Voilà donc la suite ! ;3 Après ça, on retourne au coeur de l'action, en espérant que cette coupure, dans l'histoire comme dans le film, vous aura plu ! Je ne sais pas pour quand sera la suite, mais elle arrivera bien un jour, rassurez vous ;3
En attendant, bonne lecture !
Malentendus, bricolage ou apéritif ? Euh…Vous avez pas une section tricot ?
J'ai passé le reste de ma « journée » à ruminer une nouvelle fois mes pensées (et je me fous complètement de ceux qui pensent que je fais que ça !), avachie dans un siège de je ne sais plus quelle pièce du Faucon, puisque la Princesse intergalactique m'avait libérée en disant qu'elle avait de la soudure à faire (pensez pas que j'ai pas vu Han se glisser dans la pièce peu après !). Je savais toujours pas où était passé Teran, et je refusais toujours catégoriquement d'aller le chercher. Il fallait avoir un peu pitié de moi quand même : Je me suis encore jamais excusée à qui que ce soit !
Je me suis efforcée de garder l'Hologramme au fond de ma poche avec mon mouchoir par-dessus (au sens figuré…) histoire de ne pas avoir à le jeter contre un mur sous le coup de la frustration (ça, c'était pas au sens figuré…). Et à part me dire que j'étais vraiment, mais alors vraiment, la dernière des andouilles au pâté ouzbek, je n'avais pas grand-chose d'autre à faire, puisque personne ne m'avait assigné de nouveau travail.
Par pitié ! Faites qu'on se casse d'ici bientôt ! Je vais devenir complètement folle à tourner en rond !
Je crois bien que j'étais à deux doigts de mordre l'accoudoir du siège dans lequel j'étais avachie, dans le cockpit, quand la porte s'est ouverte en chuintant pour laisser entrer Chewie, qui, image unique et inoubliable, avait tant outils dans la bouche que je me demandais comment ça pouvait bien tenir, deux boites à outils sous les bras poilus tout en tenant un rouleau de fils électriques impressionnant d'une seule main. J'ai haussé les sourcils en le voyant arriver comme ça, avant de lâcher un cri de surprise quand il a tendu sa dernière main libre (essayer de le faire quand vous avez un truc de plusieurs kilos sous le bras ! Vachement forte, la carpette !), qu'il m'a attrapé par la peau du cou et qu'il m'a tout simplement trainé à travers les couloirs du vaisseau en ignorant mes injures et mes insultes… Tout ça pour me lâcher devant le tableau de commande qu'il m'a indiqué d'une griffe ferme pendant qu'il laissait tomber tout son fatras par terre. J'imagine que les pinces et autres joyeux instruments qu'il avait dans la bouche l'empêchaient de parler son langage d'ours babouiné, mais il fallait pas être Einstein pour comprendre qu'il voulait que je surveille ce qui se passait là pendant qu'il…
Pendant qu'il…
Je l'ai regardé avec des yeux ronds attraper ses boites à outils et les balancer purement et simplement dans un trou du plafond, à travers lequel on pouvait apercevoir des fils et des tubes et autres trucs non identifiés. Puis - et oui, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je le certifie ! – Il a entrepris d'imiter un escaladeur amateur en gigotant ses jambes poilues dans tous les sens (j'ai failli me prendre l'un de ses pieds dans l'œil dans toute cette histoire, moi !) pour se hisser là haut à son tour… Et je vous jure que l'espace d'un instant, j'ai eu peur qu'il me demande de lui faire la courte échelle… Pour le coup, je pense que j'aurais vraiment fait celle qui comprend pas un seul de ses grognements (j'ajoute que ça n'aurait pas été totalement faux, si vous voyez ce que je veux dire…).
Et je me suis retrouvée à lui décrire ce qui s'affichait sur le tableau dès qu'il se mettait à aboyer, tout en entendant des bruits de plus en plus bizarres, qu'on aurait pu comparer à ceux que produiraient un violon désaccordé utilisé par un musicien enrhumé ET bourré pendant une soirée du quatorze Juillet, ou encore une bétonneuse rouillée et remplie de billes, mise à mal par une boule de chantier…
Vous m'aurez compris, c'était plutôt bizarre.
Néanmoins, je dois avouer que ca m'a permis de penser à autre chose, comme espérer ne pas me faire engueuler par une chose poilue avoisinant les deux mètres dix si je disais une connerie parce que je savais que je gagnerais pas sur ce coup là, par exemple…
…
Foutez vous de ma gueule.
Si bien qu'au bout de deux heures à beugler vers le plafond, je me suis rendue compte que la désagréable boule que j'avais dans l'estomac depuis je sais pas combien de temps (mais très longtemps !) avait un peu disparu…
Enfin, je dis ça…
Elle est quand même revenue vitesse grand V quand je me suis rendu compte que Teran était planté au milieu du couloir à me regarder faire depuis plusieurs minutes, les bras croisés et un sourcil haussé.
Bizarrement, j'ai eu du mal à déglutir.
Puis je me suis raclée la gorge (fort) et je l'ai ignoré en me mordant l'intérieur des joues au point de me faire saigner, ce qui, entre nous, était foutrement intelligent et n'a contribué qu'à me faire super mal, au point que j'ai du me retenir de taper du pied par terre en jurant.
- Kara, s'il te plait, a demandé Teran dans mon dos.
- Occupée, ai-je réussi à maugréer malgré la douleur.
Putaaiiin… J'étais pas prête, là ! OK pour faire des excuses, même si j'étais vraiment sure que ça risquait de m'écorcher la langue, mais j'avais certainement pas pris mon élan. Chuis sure que c'était Leïa qui a vendu la mèche… Traitresse !
Teran m'a ignoré et je l'ai senti s'approcher, mais je me suis brusquement décalée pour m'intéresser vivement à un petit bouton rouge qui, j'en étais certaine, ne clignotait pas avant.
…
Chewie veut faire exploser le Faucon !
- Ecoute moi, s'il te plait, a continué Teran derrière moi.
- Toujours occupée.
- Je sais que je n'aurais pas du m'énerver comme ça. On était tous sur les nerfs et agités et…
- Encore occupée, l'ai-je coupée en me retenant de ne pas me mordre moi-même pour me punir de ma connerie.
J'en avais marre ! Encore une fois, j'étais vraiment pas prête, sans compter que je l'avais évité toute la sacro sainte journée en tentant (vainement) de me préparer mentalement à lui dire que j'étais désolée d'avoir manqué de le tuer à trois reprises en l'espace de quelques heures (vous avez déjà du vous excusez à quelqu'un pour cette raison, vous ? C'est l'un des « avantages » de cet univers… Et je m'appelle Nougat le petit ourson ! Ca, c'était vraiment nul, Kara… Et moi je t'emmerde, Lereniel). Et au moment où j'étais vraiment le moins préparé, il fallait évidemment qu'il débarque (Qui a écrit ce film ?! Je veux des noms, donnez moi des noms !).
Teran a poussé un soupir excédé avant de s'exclamer :
- Mais bon sang, Kara ! J'étais venue m'excuser de t'avoir poussée à bout ! C'était déjà assez dur comme ça, mais si en plus tu en raj…
Il a fini par se taire en me voyant trembler.
Alors rassurez-vous, non, je pleurais pas.
Pour faire simple, on va résumer comme ça :
Au mot « m'excuser », je me suis tout simplement étranglée comme si je venais, juste pour le fun, d'avaler un verre d'eau salée qui serait passé par le mauvais tuyau.
Et… pour la suite…
Bah disons que j'ai rigolé.
…
Et oui, c'était un rire nerveux !
Donc pour reprendre, Monsieur Teran Selace m'a cherché absolument partout dans la carlingue qu'était le Faucon Millénium parce que j'osais pas m'excuser d'avoir perdu les pédales en faisant un truc super bizarre qui avait presque fait de moi une psychopathe, tout ça pour que lui s'excuse de m'avoir incité à lui faire ça !
… Manque plus qu'un chat et une tartine de confiture et je crois qu'on a tout ce qu'il faut…
Bien sur, comme je foire absolument tout, Teran a fini par se rendre compte que j'étais pas submergée d'émotions incontrôlables et… euh… humides, quant à ses excuses, et que mon tremblement était dû à un fou rire impossible à réprimer. Et c'était pas faute d'avoir essayé !
- C'est agréable de voir que tu apprécies mes tentatives pour demander pardon, m'a-t-il finalement lancé d'un ton glacial.
Ah… Finalement, c'est lui qui a trouvé la solution. J'ai arrêté de glousser comme une bécasse pour me retourner vers lui, le souffle court et refroidi par son ton acéré.
Oulà, attends… Euuuh, temps mort sivouplé !
- Non, ai-je commencé, Je… En fait, je…
…
Bon, Kara, reprends-toi, nom d'une babouche moscovite ! Ca, c'était pas toi ! Je devais peut être lui expliquer quand même pourquoi je m'étais mise à ricaner face à ses excuses, parce que vu sa tronche, m'est avis que je risquais d'avoir crée un malentendu dont j'allais entendre parler pendant longtemps si je m'en occupais pas très, très vite !
… Et en plus il a fallu que je repense à ce que m'avait sorti Leïa tout à l'heure !
- J'ai ri parce que…Parce que…, ai-je lâché.
Alors, tu le craches, ce morceau, oui ou non ? Je me suis mise une bonne baffe mentale dans la gueule, histoire de me remettre les idées en place. Ouais, j'allais tout expliquer à Teran. Il était pas débile. Il comprendrait et tout rentrerait dans l'ordre entre nous. On recommencerait à s'engueuler pour la forme et…
J'allais ouvrir la bouche pour laisser enfin sortir ces foutus mots qui me bouffaient depuis des heures (à moins que ce soit des jours ? J'arrive jamais à savoir dans l'espace, à cause des décalages horaires !) quand un mugissement de vache en rut, croisé au piaillement d'amour d'un Gundark enroué nous a vrillé les oreilles.
Chewie n'aimait pas se faire oublier, ca, c'était pas nouveau.
En lâchant un juron, je me suis retournée vers la console pour lui hurler les infos qui s'y affichaient, afin qu'il me fiche la paix, cette espèce d'olibrius des cavernes !
Seulement, quand je me suis enfin retournée, Teran n'était plus là.
Putain… Maintenant c'était encore pire qu'avant. Et c'était encore une fois ma faute.
OOO
J'ai fini par abandonner Chewie et son travail de Frankenstein, profitant du fait que Han venait de se pointer en le cherchant pour un travail de soudure de fortune sur le système interne des hyperpropulseurs ou un truc de ce genre. Je me suis empressée de trahir la position de la Bête du Gévaudan de l'espace. J'avais plus du tout le cœur l'ouvrage et j'étais plutôt d'humeur à faire une partie de Roulette Russe qu'à continuer à beugler joyeusement des informations concernant la hausse de la jauge d'énergie thermodynamique. J'avais un peu du mal à y croire, en fait. Pile au moment ou j'avais commencé à avoir l'audace de penser que peut être, ca s'arrangerait entre Teran et moi, voilà qu'il fallait que ça devienne pire !
Mais c'était de sa faute, aussi, à cette espèce d'abruti ! Il aurait pu me laisser m'expliquer ! Maintenant il était parti je sais pas où (peut être qu'il avait trouvé la réserve où j'étais allée m'enterrer avant…), mais j'allais pas lui courir après ! Encore une fois, je me répète (un peu trop souvent, d'ailleurs…) : Malgré tout mes efforts (comment ça c'étaient pas de vrais efforts ?!), j'étais toujours pas prête à lui présenter d'humbles excuses, mais en plus, il fallait maintenant rajouter celles qu'il attendait concernant cette scène là !
Putain, j'en avais marre de cette histoire, moi…
Du coup, la seule chose que j'ai trouvé à faire, surtout pour oublier mon mal de crâne et mes yeux brulants (Bin tiens, ils m'avaient pas manqué ceux là ! A moins que ce soit autre chose…), ça a été de m'échouer comme une baleine en dépression.
Dans le cockpit.
Retour à la case départ, quoi.
Mais le pire, c'était pas ça. Quand je suis finalement arrivée dans la cabine de pilotage, ca a été pour me retrouver face à Leïa, qui elle-même était avachie dans le siège que Chewie m'avait fait abandonner de force plusieurs heures plus tôt.
Monde cruel !
Elle a tourné la tête en me voyant entrer, avec un air d'espoir sur le visage, avant de constater que ce n'était que cette chère Kara que tout le monde aime et adore et de retourner à sa méditation profonde qui consistait sans doute à ruminer ce qui devait être une scène d'échange de salive entre orifices buccaux qui avait eu lieu quelque part dans ce vaisseau entre un certain contrebandier et elle.
Au moins, moi, j'avais une bonne raison de me morfondre.
On faisait un beau groupe, quand même ! Entre les filles qui étaient en dépression totale et les mecs qui tiraient la tronche !
A moins que ce soit moi qui fasse la gueule, Teran qui déprime et les deux autres zigotos qui se disent « mon dieu, mais grand maman Jabba n'acceptera jamais notre union ! Devrons-nous nous enfuir pour vivre notre idylle ? »
Punaise, donnez-moi des baffes, je vous jure…
On est restées toutes les deux affalées sur des sièges, chacune à ruminer nos échecs respectifs en matière de relations humaines…
Enfin, jusqu'à ce que je puisse plus me retenir.
- Alors… Vous aussi ?
- Mmh…, a répondu simplement la princesse en fixant la caverne au dehors.
Admirez la réponse concise et recherchée d'une des plus grandes personnalités galactiques sous le charme d'un contrebandier de l'espace ! Wouhou ! C'est la fête du slip ! Son marmonnement engageant m'a en tout cas plus incité à retourner à mes propres idées noires qu'à l'interroger davantage.
Je crois bien que j'étais prête à hurler des débilités sans nom juste pour faire réagir toute cette ménagerie figée dans le bourbier de la Gêne intergalactique lorsqu'une… Ombre ? Forme ? Chose ? Papier toilette ? est passé fugitivement devant l'une des vitres du cockpit. Enfin, ça, c'était d'après Leïa, parce que moi, je l'ai juste vue se redresser sur son siège en sortant enfin de sa torpeur à la Shakespeare pour tenter de percer l'obscurité de l'extérieur.
- Qu'est ce qui se passe ?
- Chut, m'a-t-elle répondu en joignant le geste à la parole.
Les sourcils froncés, j'allais reposer ma question avec un peu plus d'insolence, puisqu'il y avait que ça qui marchait avec elle, quand elle a poussé un hurlement en retombant dans son siège.
Et, vous vous en doutez… Je me suis mise à beugler aussi. Sauf que moi je suis directement allée de me carapater derrière mon siège !
Y'avait un… truc sur la vitre ! Avec plein de franges et de dents bizarres ! Et le pire, c'est que ça bavait !
Je me suis dit un instant qu'on était presque dans un remake de vingt mille lieues sous les mers en mode galaxie… C'est vrai quoi ! Maintenant y'avait même des poulpes de Mars dans cette histoire de fous !
Leïa est sortie du cockpit en trombe, me laissant seule avec cette horreur qui était trop occupée à recouvrir la vitre de bave brunâtre pour faire attention à moi. Mais bon, j'en menais quand même pas large derrière mon fauteuil, moi !
Beuheu, laissez moi sortir d'ici ! …
Mais bon, la bestiole a quand même fini par se casser, estimant sans doute que la vitre était bien assez belle comme ça, tandis que l'alarme indiquant que le sas d'embarquement du Faucon venait de s'ouvrir retentissait. Je me suis empressée de la couper… Une fois que je me suis assuré qu'utiliser son pied pour tenter d'appuyer sur un bouton du tableau de commande, bah, c'était pas pratique, pratique, surtout quand on n'ose pas sortir de derrière son siège.
Mais bordel, il se passait quoi, là, dehors ? Ils avaient décidé de faire une surprise party au milieu d'un astéroïde ou c'était juste la fête du Slip tant attendue ? En levant la tête, j'ai fini par apercevoir Leïa, Han, Chewie et (Pincez moi, je rêve !) Teran, avec toute la panoplie du masque à oxygène sur le visage et les blasters sortis pour ces messieurs (bande d'obsédés !), avant que la porte du cockpit ne s'ouvre pour laisser passer C3PO, ce qui m'a fait grogner. Je sentais que ça allait pas être de tout repos, avec ce bachi bouzouk doré, comme dirait notre cher capitaine Haddock...
- Qu'est ce qu'ils fabriquent ?, ai-je néanmoins demandé.
- Et bien… Ils sont sortis, a été la réponse.
…
…
…
J'allais vraiment lui écraser la tête sur le tableau de bord, à celui là !
Nan, rectification : Je l'aurais fait si j'avais pas été certaine que Solo aurait pas fait la même chose avec moi pour avoir bousillé son joujou. Ca plus le fait que je risquais de faire plus de dégâts qu'on en avait déjà…
C3PO a du calculer que sa réponse était pas vraiment celle que j'attendais parce qu'il s'est empressé de rajouter :
- Il y a des bruits bizarres, dehors. Et puis, la princesse est venue nous avertir qu'il y avait quelque chose dans la grotte.
- Je sais. J'étais là quand…, ai-je commencé en frissonnant de dégoût.
- Quand ? , a demandé 3PO.
En réponse, j'ai pointé le doigt vers la vitre qui avait été repeinte… Pile au moment où dans un grand bruit absolument incongru (j'ai nommé celui d'ailes en cuir poisseuses et baveuses cognant contre la vitre) nous a fait sursauter. C3PO s'est mis à piailler et à faire de grands gestes (vachement utiles !) pour chasser les horreurs qui s'étaient mis à danser la samba, là, dehors.
Quant à moi…Bin…
J'avais sorti mon blaster.
Si, si ! J'vous jure ! Si ces affreuses bestioles nous envahissaient, je préférais m'ôter la vie plutôt que d'être mordue et contaminée par l'une d'entre elles… Et j'arrête tout de suite mon délire zombie parce que je sens la baffe de Lereniel arriver à trois kilomètres !
Et puis tout à coup, aussi vite qu'elles étaient apparues, ces saletés se sont volatilisées. Dans la grotte spatiale, les autres s'étaient figés, eux aussi…
Enfin, jusqu'à ce que Solo ait la sublime (et crétine !) idée de tirer par terre.
Et alors là c'est devenu l'enfer.
Mais alors vraiment !
Le vaisseau à commencé à tanguer, et moi, je me suis recassée la gueule…
Et c'est C3PO qui m'est tombé dessus cette fois ci.
- AAOUUUUUUUHHHH ! MAIS CASSE TOI, ESPECE DE GRILLE PAIN INTERSIDERAL ! , ai-je hurlé.
Mais C3PO continuait à gigoter en couinant, incapable de se redresser, comme toute bonne tortue qui se respecte. En fait, il a fallu que ce soit Leïa et Teran qui l'attrapent par les bras pour que je puisse me redresser et respirer à peu près normalement. Entre temps, Solo et son babouin apprivoisé s'étaient installés sur leurs sièges respectifs et remettaient les turbines du Faucon en route, malgré les protestations de Leïa :
- On ne peut pas partir maintenant ! Et les Destroyers, dehors ?
- Accrochez vous, mon cœur, on décolle ! , a été la réponse particulièrement utile.
Au moment où il a appuyé sur l'accélérateur, je me suis encore sentie partir en arrière, mes doigts s'accrochant de justesse au dossier du siège de Chewie, le tout en arrachant quelques poiles au passage à la bête, ce qui la fait protester de manière plutôt véhémente.
- Mais qu'est ce qui se passe, bon sang ! , me suis-je écriée en espérant avoir une réponse.
C'est Teran qui me l'a donné.
Sans me regarder.
Abruti et rancunier.
- On n'est plus en sécurité, ici ! Pas plus que dehors !
- Mais pourquoi ?!
Pas de réponse, cette fois ci, mais tout le monde s'est mis à regarder par le « pare brise » le chemin qu'on avait fait pour venir se réfugier ici…
…
Jusqu'à l'entrée.
Qui disparaissait très, très vite.
Mais c'était quoi ce bordel ?!
- La grotte s'effondre ! , a paniqué Leïa.
- C'est pas une grotte, a lâché Solo.
Je lui ai fait les gros yeux, tandis qu'il accélérait encore. Et plus on s'approchait, plus on pouvait constater que…
Que…
- Mais ce sont des…, ai-je balbutié, les yeux exorbités.
- Des dents ! , a terminé Teran !
SCHLAK ! Le Faucon a foncé à travers deux canines absolument gigantesques qui auraient bien eu besoin d'un petit coup de brosse et de l'équivalent de six baleines bleues en matière de dentifrice Colgate ultra blancheur et on est reparti au milieu des astéroïdes tandis que derrière nous, le plus gros, mais sérieusement, le PLUS GROS ver de terre que j'aie jamais vu, sortait de la caverne dans laquelle on était jusque là pour essayer de nous gober à nouveau.
Au secours !
- Mais… Mais c'était quoi, ce… truc ! ? , ai-je réussi à couiner.
- Un ver foreur*, a répondu Teran.
Gros silence de mon coté. Le coup du Ver Foreur me rappelait quelque chose… Sauf que j'ai pas vraiment eu l'occasion d'y réfléchir, puisqu'on était, semblait-il, tombé de Charybde en Scylla pour retomber sur un deuxième Charybde passablement énervé, en la personne de la jolie petite bande de parts de pizza qu'étaient les Destroyers impériaux…
Monde cruel !
* Pour ceux qui auraient oublié, lors de la première rencontre de Kara et de Teran, ce dernier se moque d'elle en disant qu'elle ne ressemble pas à un ver foreur. Je me suis dit que ce serait pas mal comme clin d'oeil... ;3
Voilà sinon pour ce chapitre ! Un peu d'action dans le suivant, et beaucoup dans ceux qui vont suivre sur leurs petites giboles ! ;3 En espérant que ca vous plaise toujours !
