Je saiiiiiis que j'ai un retard inacceptable, je le saiiiiiis ! Mais j'ai eu la terrible maladie de la page blanche (la façon de parler de Kara est une torture à imaginer !), plus des problèmes personnels qui m'ont empêché de bien me mettre dans le bain et donc... 2+2 = 6, euh non, 4, pardon... Bref ! Ca va très bientôt commencer à swinguer ! YAY :D

Et sinon... J'ai vu Dragons 2, qui est à tomber par terre, mais ça, je crois que tout le monde s'en fout...

Bonne lecture !


Tout pour m'emmerder jusqu'au bout !

Un nuage.

Deux nuages.

Trois nuages.

Quatre nuages.

Cinq nuages.

Six… non, merde, sept !

Raaaah ! Mais y'avait que des foutus nuages sur cette planète « Baisse-ton-pain » machin truc muche ! Sérieusement, il s'occupait vraiment du gaz, le copain de Han Solex ? Vous êtes surs que c'était pas de la pluie qu'ils vendaient ici, plutôt ?

Je crois que mon énième soupir a du faire craquer celui qui était coincé avec moi dans le cockpit de pilotage à cause de mon ennui, parce que j'ai brusquement senti un regard genre « soupire encore une fois et je te fais bouffer lesdits nuages ! ».

Oups !

Je me suis retournée en croisant les bras d'un air ronchon, cachant dans mon dos la trace que mon front et mes mains avaient faite sur la vitre. Solo aurait tout le temps de la voir plus tard, de toute façon…

Mais sérieux, quand est-ce qu'on arrivait, là ? Déjà qu'on s'était tapé tout le chemin sans hyperpropulseurs, ce qui avait quand même VACHEMENT allongé le trajet, soyons honnêtes… Et maintenant, c'était « Youhooouuuu ! C'est nous, les gentils rebelles qui ont miraculeusement échappé aux grands méchants qui font bobo ! Y'a encore quelqu'un ou l'Apocalypse a eu lieu quand on était au petit coin intergalactique ? »

… Ouais… Quelque chose dans le genre.

J'allais ouvrir la bouche, mais Solo m'a devancé sans même me regarder. En fait, je crois que seuls ses sourcils froncés indiquaient vraiment quelle était son humeur à cet instant.

- Non, on est pas encore arrivé, alors arrête de me poser cette question !

…OK, un point pour lui.

- …T'es sur de savoir où tu vas, au moins ? , ai-je finalement lâché d'un ton qui se voulait volontairement sceptique.

Sens mon doute, contrebandier, sens mon doute… B)

J'ai cru qu'il allait jamais me répondre, mais finalement, il a poussé un soupir (Ah ! Qui c'est qui m'engueulait du regard à cause de ça il y a pas deux minutes ? Kara… Mais quoi, c'est vrai !).

- Oui, je sais où je vais, mais si une gosse qui a un réacteur à la place des poumons n'arrête pas de me casser les pieds dès maintenant, tu peux être sur qu'on ne sera pas arrivé d'ici demain ! J'ai pu compter tes soupirs depuis que tu es arrivée ici et je crois personnellement que t'as dépassé un record galactique ! Alors maintenant, tais-toi et laisse-moi piloter !

Un « réacteur à la place des poumons » ? Il était sérieux ?

Bon, OK, maintenant, j'avais plus le droit de parler, ni même de respirer ! Je croyais qu'on combattait un empire galactique tyrannique, pas un contrebandier galactique tyrannique ! Y'avait erreur à la commande, là !

M'enfin quand même, là, je crois que l'occasion était trop tentante, puisque je m'amusais autant qu'un rat, ou un womp - puisqu'on était dans un univers plus… étendu – mort et soigneusement écrasé sur le bord de la route/piste/voie interstellaire et plus si affinités.

Fera ? Fera pas ? Fera ? Fera pas ?

- … On est bientôt arrivé ?

Fait.

Cette fois-ci, il a franchement tourné la tête vers moi, et je crois que si un regard pouvait tuer, bah je serais morte, ressuscitée, re-morte, re-ressuscitée puis re-re-morte.

Et tout ça à la fois.

Vachement fort, le contrebandier !

- OK, gamine, cette fois, c'est bon ! , a-t-il explosé, Tu sors ! Va enquiquiner quelqu'un d'autre ! T'es vraiment insupportable quand tu ne sais pas quoi faire !

J'ai haussé les épaules. Si je les écoutais tous, je crois que j'étais insupportable tout le temps… Mais j'étais pas si chiante que… Et pourquoi tu ricanes comme ça, LERENIEL ?!

- Et tu nettoieras la tache sur la vitre après ! , a ajouté mon contrebandier préféré.

J'ai écarquillé les yeux.

- Comment t'as vu ça, toi ?

- C'est mon vaisseau… Du balai !

Le fait que je faisais la gueule en sortant du cockpit devait être flagrant, puisque Leïa m'a lancé un innocent et gentil :

- Vous avez encore fait une bêtise, je me trompe ?

Je me suis contentée de la regarder, mais je pense que ca devait être suffisamment éloquent, parce qu'elle n'a rien ajouté et qu'elle est rentrée à son tour dans la cabine en me laissant seule.

Miss Galaxie aux Pains aux raisins interstellaires… Peuh ! T'en foutrais, moi, des commentaires bidons ! En plus, chuis sure qu'elle était partie voir capitaine « seul-au-monde » pour tout autre chose que pour s'assurer qu'on arriverait bientôt…

… Bon, bah je faisais quoi, moi, en attendant ?

Raah, c'était chiant !

OOO

Je vous dirais pas ce que j'en avais été réduite à faire à cause de Tirelipimpon-sur-le-chihuahua, ou Chewie pour les intimes (juste que c'était dégueu et puant…), mais j'avais à peine réussi à poser mon pauvre cul sur un fauteuil après avoir passé tous mon temps à genoux et à pester que j'ai manqué me casser la gueule à l'autre bout de la pièce quand un choc a ébranlé le Faucon.

Punaise, mais c'était une manie ou un complot ? C'était quoi, le trip du moment, là ? On allait offrir des chuppa chups à la moutarde à celui qui réussirait à assommer Kara D. le premier et Solo était déterminé à gagner ses sucettes ou quoi ? OK, il était peut être pas content parce que je l'avais emmerdé tout à l'heure avec mes questions débiles, mais quand même !

Grommelant des insultes à propos d'un permis de pilotage que Solo avait du trouver au fond d'un paquet de céréales moisies depuis deux ou trois siècles, j'ai entrepris de sortir mon pied à grande peine du trou sous l'accoudoir, puis je suis retournée au cockpit avec la ferme intention de lui faire savoir ce que j'en pensais, moi, de sa manière de piloter avec les pieds !

Sauf que j'ai eu la fugace impression que j'étais pas la seule à être allée me plaindre. En fait, ils étaient tous là, sauf Teran, que j'avais pas revu depuis l'épisode du deuxième plan foireux de l'hyperpropulsion, et ils étaient tous occupés à fixer du regard notre cher pilote/contrebandier/je-conduis-un-vaisseau-prêt-à-tomber-en-foutus-morceaux-de-taule, qui n'avais plus vraiment l'air aussi sur de lui, tout à coup…

- …Bin ca remonte à pas mal de temps, il m'a peut être oublié…

- Il se passe quoi ? , ai-je fini par demander, T'as fini par craquer ton slip ?

Le regard qu'il m'a lancé en guise de réponse était plus qu'éloquent. Nan, en fait, ils m'ont tous regardé de travers.

Pourtant, y'avait absolument rien de mal à craquer son slip… Bon, d'accord, ça va, j'ai rien dit !

Et pour couronner le tout, c'est l'intercom du vaisseau qui a répondu à leur place, le tout en grésillant comme s'il passait à la poêle à frire avant qu'une voix, qui devait appartenir à un type dont la tête ne donnait qu'une envie c'était qu'on la fracasse contre un mur, ne lâche un très amical :

- « Ne deviez pas de votre trajectoire initiale. »

OK, je l'avoue, j'ai retenu un gros mot. Mais faut dire qu'ils pourraient être un peu plus sympas, aussi ! C'était quoi ces manières ?

- Je croyais que vous le connaissiez bien…, a marmonné Leïa derrière le siège de Solo.

A voir la tronche de Solo, lui-même n'avait plus l'air aussi sur.

- Bin, ca fait longtemps qu'on ne s'est pas vu, il m'a peut-être oublié…

Solo, je te déteste.

Bon, j'ai pas eu vraiment le temps d'exprimer les doux et tendres sentiments que j'éprouvais à son égard (sentez l'ironie suinter de chacun de mes propos…), parce l'enquiquineur à l'autre bout de l'intercom, après quelques passages parasités, a fini par lâcher :

- « Vous êtes autorisés à atterrir. »

Et la tronche qu'a fait notre chauffeur en regardant Chewie, puis Leïa, appelait juste les baffes, je vous jure.

- Vous voyez ? Pas besoin de s'inquiéter !

- Qui s'inquiète ? , a répondu Leïa d'un ton over-sceptique.

Sincèrement, je voyais pas trop pourquoi elle faisait une tronche pareille, et en même temps, j'avais pas vraiment confiance non plus. Elle devait surement être parano, avec toutes ces histoires de rébellion et machin, patin, couffin, mais pour moi, je pense que c'était plus le fait que ce soit un vieux pote à capitaine Solex qui m'embêtait. Nan, parce que question magouille, le contrebandier, je crois qu'il figurait dans la catégorie des champions intergalactiques… Suffisait de voir la gueule des chasseurs de primes qui s'accrochaient à ses fesses chaque fois qu'on se rendait dans un système « civilisé » ! Ils étaient encore plus moches et méchants que ceux que je devais décaper de mon propre postérieur (oui, je sais, l'image vous parle à merveille !).

'Fin bref, quoi qu'il en soit, on était là dedans jusqu'au cou, plus question de se défiler !

Bon, je vous épargne la scène mirifique du pré-atterrissage (oui, je l'appelle comme ça et je vous… KARA !), pendant laquelle Solo nous a sorti les dernières consignes de sécurité avant qu'on se pose, à savoir ne pas trop en dévoiler à son pote de toujours, rester discrets et ne pas trop l'ouvrir (et POURQUOI c'est encore moi qu'on regarde comme ça ?), puis on s'est finalement posé et on a ENFIN pu poser un pied hors de cette fichue boite de conserve de l'espace intersidéral pour la première fois depuis des jours (et non, je compte pas le coup des chauves souris de l'enfer !).

Bon, comme 3-PO l'avait si bien fait remarquer, bah y'avait personne pour nous faire une danse de bienvenue sur fond de ukulélé symphonique à trois cordes. En fait, y'avait personne du tout. La plateforme était complètement vide, et la porte qu'on voyait à l'autre bout de la passerelle était - Ô surprise universelle – fermée.

- Je n'aime pas ça, a relancé la si confiante Leïa en fronçant les sourcils.

- Eh, relax, a alors tenté Solo en se tournant vers elle, Tout va bien. Lando est un vieil ami, vraiment !

Vraiment, oui… Pour nous accueillir à coups de blasters et de remarques agréables de la part de zigotos engoncés dans leurs sièges de vaisseau comme s'ils avaient un tire bouchon toydarien dans le c… le périnée, il était TOUT A FAIT amical ! J'ai brièvement croisé le regard de Teran, qui avait pas pipé un mot depuis pas mal de temps, mais lui-même s'est vite intéressé au fait que le putain de zef qui soufflait depuis qu'on avait atterri le décoiffait plus qu'il ne l'était déjà.

Pourquoi fallait-il toujours qu'il réagisse comme ça ? J'allais ouvrir la bouche quand dans un chuintement, la porte s'est ouverte pour laisser passer des gens…

Qui se tapaient la discute.

OK, sympas les gars ! On vient juste d'arriver depuis une planète qui aurait fait baver d'envie tous les profs de ski de la terre, on s'est enfui dans un truc qui mérite même pas d'être appelé un vaisseau spatial, poursuivi par des hordes de parts de pizza galactiques dans un champ d'astéroïdes, on était à 5 dans le cockpit à chaque fois, donc je vous raconte pas l'odeur (3PO, ca compte pas !), on a échappé à un ver intestinal géant pour se bringuebaler jusqu'ici SANS hyperpropulsion pour finalement regarder des olibrius habillés comme des valets « plus guindés, tu crèves ! » papoter de la pluie et du beau temps ? C'était du foutage de gueule, ma parole !

- Vous voyez ? , a continué Solo, la gueule toujours aussi enfarinée, Mon ami.

Je lui ai fait les gros yeux. Comme si ça suffisait !

Bon, il a quand même marmonné un truc à Chewie, que j'ai pas compris, avant de s'avancer tandis que notre mascotte poussait un grognement aussi original que ceux qui l'avaient précédé.

- Eh ! Ca fait une paye, Lando ! , lança notre contrebandier national.

Euuuh… La réponse ne s'est pas fait attendre. Loin de là, même ! En fait, ledit Lando, un black aux cheveux coiffés comme s'il sortait d'un quartier branché des années soixante dix, le tout agrémenté d'une moustache sexy en diable et d'une cape qui virevoltait majestueusement au vent (c'est le cas de le dire… Sentez mon ironie, sentez la…) s'est arrêté pile devant Solex en le gratifiant d'un regard censé être celui de la mort qui tue. Bon, j'allais être gentille, il y arrivait plutôt bien. Allez, un 6.5/10 !

En fait, ce qui m'inquiétait le plus, c'était plutôt les pignoufs derrière lui, accompagnés comme ils l'étaient par le sosie du professeur X dans les X-Mens, sauf que celui-ci paraissait fan des serres têtes de l'espace électroniques et des walkmans qui clignotent parce qu'ils sont en manque de batterie.

- Espèce de bon à rien, de roublard et d'escroc ! T'as du culot de revenir ici, après ce que tu as osé faire !

… Ooook, question insultes, c'était comme Leïa, je crois qu'il manquait de cours. 'Tention, la note baisse !

M'enfin bon, à voir la tronche ébahie de Solo, qui s'est montré du doigt avec – pour une fois – un visage vraiment innocent, je me suis demandé si tout ce plan foireux avait été une bonne idée dès le début…

Lando a fait un pas, puis deux, avant de faire mine de donner un coup de poing à Capitaine Solitude. Il a tenté une parade, avant que l'autre…

Se mette soudain à rigoler, lui offrant un sourire 100% Colgate ultra blancheur tout en manquant de l'étouffer. Ca, pour passer d'un extrême à l'autre, ça y allait ! Ils étaient tous comme ça, ses copains de la cour de l'école, à notre pilote ?

- Il a l'air très amical ! , nous a alors débilement lâché 3PO en s'avançant à son tour derrière notre macaque de l'espace.

- Oui… Très amical…, a marmonné Leïa d'un ton sceptique en s'avançant à son tour.

Comme Teran faisait de même, bah, j'ai pas vu pourquoi je les imiterai pas, même si, bon… Les nouvelles rencontres et moi, ça fait quinze mille !

… Encore plus en constatant l'accueil que Lando à réservé à Leïa.

- Eh bien, eh bien ? Qu'avons-nous là ? , a-t-il demandé en prenant un air qui se voulait séduisant.

OK, je l'admets, j'ai failli tirer un chapeau imaginaire à Miss Galaxie qui n'a pas bronché un seul instant, se contentant de le fixer avec un regard que n'importe quelle fille aurait compris.

Mais pas les mecs, visiblement.

- Bienvenue, je suis Lando Calrissian, l'administrateur de cette station, a-t-il alors déclaré en s'avançant vers elle avant de lui prendre la main, Et vous êtes ?

- Leïa, a-t-elle seulement répondu avec un sourire goguenard.

- Bienvenue, Leïa, a fait Lando en lui faisant le baisemain.

J'ai fait une grimace dans le dos de Teran. Yerk ! Il faisait ça avec moi, c'était la baffe directe ! Solo est d'ailleurs intervenu en s'interposant entre eux, reprenant au passage la main que Lando ne semblait pas prêt à lâcher.

- D'accord, ça va… Vieux dragueur.

Et puis, évidemment…

- Mais… Han, comment tu fais ? , s'est exclamé notre hôte quand il m'a vu, cachée – bien mal, d'ailleurs – derrière Teran sans qu'il s'en aperçoive, Tu les collectionnes ?

Han s'est brièvement tourné vers nous, avec un sourire que je connaissais trop bien pour l'arborer assez souvent en me voyant devenir toute rouge sous la question de son abruti de pote.

- Ah nan, nan elle, c'est bon, j'y touche pas !

Je crois que mon juron et l'insulte que je lui ai balancés à la figure en réponse ont suffi à dissuader Lando de toute tentative de baisemain… Il pouvait toujours prendre des gants de boxe et un protège dents, sinon !


Encore mille fois désolée pour l'attente. Et je sais qu'il se passe pas grand chose dans ce chapitre, mais appelons le "transitoire"... Ouais comme le précédent en fait ! Allez, promis, le suivant, ça bouge plus ! Mais ça, vous le savez déjà, non ?

A bientôt ! ;)