...

Vous me détestez pas, j'espère ?

Je suis monstrueusement désolée pour mon retard. Je sais que je suis horrible ! Mais j'ai eu pas mal de choses à faire pendant les vacances, et je dois avouer que je n'ai pas rempli mon objectif qui consistait à terminer cette histoire avant la fin du mois d'Aout... Puisque je me suis retrouvée avec des révisions. Farpaitement, des révisions, vous m'avez comprise ! Ca en plus de True Blood et du fait que la moitié de mon chapitrea vait disparu, ce qui a eu tendance à me déprimer... Bref ! La M****, quoi !

Mais revenons à nos moutons intergalactiques. Ce chapitre est en deux parties, parce qu'à la fin, ça faisait vingt pages, et que vingt pages, quand même... M'enfin, vous me prendrez peut être pour une folle ! C'est juste que pour une histoire comme celle là, ca me semblait trop lourd... Donc on coupe ! La suite sera surement pour demain ou un peu plus tard, histoire de voir si vous m'en voulez beaucoup, beaucoup, beaucoup... Gloups !

Bonne lecture !


Fuck ze World ! Partie 1

J'imagine que vous connaissez la sensation d'une douche après plusieurs jours de voyage interstellaire à tenter d'échapper à des pingouins excités de la gâchette laser ?

… Nan ?

Bah, cherchez pas à savoir, ça vaut mieux.

Dans tous les cas, je crois que mon soupir de soulagement a été audible à l'autre bout de la cité quand je suis finalement sortie du bac de la douche. Sérieusement, j'avais dû leur vider toutes leurs réserves d'eau, mais là, c'était plus possible. Mais qu'ils se plaignent pas : Le fait que la salle de bains soit la première chose que j'ai vu quand on m'a abandonné dans cette chambre (dont la vue était, j'étais obligée de l'avouer, à se taper le c*** par terre en chantant la Marseillaise en Hollandais ancien), faisait que le propriétaire de la station, donc Lando, remontait un peu dans mon estime.

Un peu.

Et c'est donc en pestant parce que mes cheveux avaient réussi l'exploit d'être plus chiants que jamais en imitant la forme d'un gros nid de frelons asiatiques que je suis retournée m'affaler sur le lit dans lequel je n'allais pas me gêner pour baver de béatitude pendant mon sommeil cette nuit. Je peux vous dire que j'étais quand même relativement contente, malgré tout : J'étais propre, j'avais un lit (Ô, rêve suprême !), l'endroit était quand même vachement cool (même si le blanc, au bout d'un moment…Kara… Mais qu'est-ce que j'ai encore dit ? On peut même plus donner son avis dans cette histoire, nom d'un wookie nain enrhumé !), et le mieux, c'était que depuis plusieurs heures, mon mal de crâne qui paraissait vouloir me labourer le cerveau avait lui aussi, semblait-il, pris ses cliques et ses claques avant de se barrer pour des vacances prolongées.

Du coup, c'était un peu ce qui pouvait se rapprocher du bonheur. Même si tout le monde paraissait me faire la gueule, mais ça, c'était une question d'habitude, après tout…

J'étais tellement plongée dans mes tumultueuses et sombres pensées apaisées par la quiétude de la chambre où… Oui, bon, OK, je commençais à piquer du nez, quand j'ai d'un seul coup entendu la porte s'ouvrir.

Pour laisser passer Teran.

Je crois bien que j'ai eu un blanc, l'espace d'un seconde et demi, avant de pousser un piaillement de la mort qui tue… Tout simplement parce que j'étais encore en serviette ! Ce qui m'a forcé, en mode ninja, à me casser royalement la gueule de l'autre côté du lit avant de lancer un regard éloquent à cet enquiquineur de stalkeur.

- Tu pouvais pas sonner avant d'entrer ? , ai-je fini par lâcher en retenant de justesse un juron bien trop peu orthodoxe même pour ceux qui n'étaient pas orthodoxes.

- Bah, c'est ce que j'ai fait, mais tu n'as pas répondu, a été la réponse, accompagné d'un haussement de ses deux sourcils.

J'ai ouvert la bouche, avant de la refermer, puis de l'ouvrir avant de la refermer de nouveau. OK, il avait un point, j'avais rien entendu… Mais quand même, punaise ! J'étais en serviette de bain, même si elle était plutôt longue…Bref, ça restait un principe ! Un principe que les garçons ne captaient visiblement jamais, d'ailleurs !

Grommelant des choses que je ne préciserai certainement pas ici (attention, chastes oreilles !), j'ai fini par arrêter de m'empêtrer les pieds dans la serviette qui représentait, à cet instant, mon seul vêtement, tout en essayant de me relever d'une manière que j'espérais… digne.

Laissez-moi-vous dire que c'était raté.

Et Teran qui restait planté là comme un Mérou de l'espace confit au départ d'un cinq cent mètres haie ! A moins que ce soit un ornithorynque de guerre spirituel… Bref ! Il m'aidait pas. En fait, il s'est contenté de me regarder me redresser, les cheveux encore plus en pétard qu'ils ne l'étaient déjà, serrant la serviette tellement fort autour de moi que si j'avais forcé un peu plus, je suis sure que je l'aurais déchirée… Mais c'est pas le sujet principal du moment, donc on oublie cette foutue serviette quelques minutes, sivouplémerci !

- Bon… Qu'est ce qui justifiait que tu rentres dans ma chambre…comme ça ? , ai-je fini par lâcher, remarquant qu'il avait lui aussi pris une douche (tiens ? Je croyais que c'était moi qui avais utilisé toute l'eau…) et qu'il s'était changé.

Il s'est gratté l'arrière du crâne en ébouriffant un peu plus sa tignasse encore humide (comme si ça allait l'arranger… Encore un commentaire hors du contexte et je te fais bouffer ta serviette !), tandis qu'il promenait ses yeux verts sur le mobilier, très, très blanc (Et j'arrête tout de suite parce que je tiens à ma dignité…Kara, tu n'as jamais eu de dignité…COMMENT CA J'AI JAMAIS EU DE DIGNITE ?!) sans avoir l'air de savoir quoi dire. J'ai rien dit non plus, je vous avouerais. J'étais déjà assez occupée à éviter qu'on puisse faire cuire un œuf sur mon front tellement j'avais chaud. Il faut dire que c'était la première fois qu'on se retrouvait tous les deux depuis l'épisode du Faucon, quand les hyperpropulseurs nous ont gentiment dit d'aller nous faire f**** pour la deuxième fois. Alors dans le feu de l'action, on avait eu des choses à se gueuler dessus, mais après, je pense que j'aurais eu plus de succès à devenir dentiste pour Gundarks enragés qu'à tirer trois mots d'affilée venant de lui. Il m'avait évité pendant tout le trajet jusqu'à Bespin (Et pas toi, peut-être ? La ferme, Lereniel…), ne m'adressant la parole que si j'étais la seule à pouvoir lui passer le papier toilette parce que tous les autres étaient morts dans d'atroces souffrances aux mains de Hutts habillés en Sissi l'impératrice de l'espace de pétaouchnok !

Et maintenant, monsieur Selace se pointait dans ma chambre ? Il se passait quoi ? La fin du monde intergalactique ? Les Nyan Cats de l'espace montés par des Blanche-Neige vengeresses attaquaient l'Empire à coups de brocolis ? Oui, bon, OK, je sais, la deuxième était légèrement farfelue… Mais pourquoi tout le monde me regarde comme ça ?

- Eh bien…, a-t-il enfin dit, Je… Je voulais juste…

Il s'est tu un instant, la bouche toujours ouverte, prêt à gober des mouches des nuages.

- … Je vois que tu es bien installée, a-t-il finalement soupiré en fermant les yeux, Je te laisse.

Quoi ? Il venait ici… Juste pour me dire ça ? Je crois que ma propre mâchoire se serait décrochée sans les ligaments et articulations pour la retenir. Et ce …crétin de Teran en a profité pour faire brusquement demi-tour et partir, la porte s'ouvrant devant lui avant de se refermer. Je me suis levée d'un bon, ma serviette tenant encore par je ne sais quel miracle, ma main à moitié levée comme si je pouvais garder ouverte cette foutue porte depuis l'autre bout de la pièce, ce qui était impossible, bien sûr.

Et complètement débile.

Et je me suis retrouvée comme une abrutie toute seule dans ma chambre tout à coup trop grande. J'ai fini par regarder mes mains sans pour autant les voir, la déprime s'abattant brutalement sur moi comme si quelqu'un avait décidé que ce serait cool de me plonger la tête dans le seau.

- Pardon…

Je l'avais dit.

Après tout ce temps, j'avais enfin réussi à sortir ce foutu mot qui me brulait la langue…

Et celui qui aurait dû l'écouter était parti trop vite.

OOO

J'avais le menton dans les mains, avachie dans le canapé et l'air suprêmement intéressé par ce que la princesse boulangère pouvait être en train de raconter tandis qu'elle faisait les cent pas dans l'espèce de salon – encore blanc, quelle surprise ! – dans lequel elle avait demandé une réunion de l'équipe.

Le sujet de son anxiété ? La disparition de 3PO, entre autres. Pas que ça m'inquiète outre mesure, il était tellement apte à s'attirer des emmerdes, ce droïde, mais encore plus capable de s'en sortir, le tout avec des piaillements dignes d'un concours d'imitation de cri de cochon, que je doutais qu'il lui soit arrivé quoi que ce soit de bien méchant… Et perso, j'avais autre chose en tête qu'El Dorado à cet instant. J'avais à peine dormi de la nuit à cause de la visite de Teran, et en plus, j'avais du, et là, je cite Leïa (Miss Pain aux Raisins pour les intimes…) « avoir l'air un peu plus distingué que si vous sortiez d'une mauvaise nuit ».

N'empêche, elle avait l'œil, Miss Galaxie, pour avoir remarqué ça… A moins que les containers sous mes yeux n'en disent plus que ce que pensais de prime abord.

Bref, quoi qu'il en soit, j'avais encore le crâne qui piquait à cause de la femme que Lando avait mis au service de Leïa (En même temps, princesse oblige…) et qui s'était empressée de me torturer en me « démêlant » les cheveux (Je suis sure qu'elle les a tous arrachés ! Espèce de sadique !). Et encore, heureusement qu'elle s'en était tenue à la tresse toute simple ! Et non, le regard éloquent que je lui ai lancé quand elle a commencé à sortir pinces et autres instruments de souffrance n'y est pour rien, Lereniel !

Bon… Par contre, j'avais pas pu échapper à la tenue absolument impossible à porter (enfin, selon moi). Même si elle était pas aussi… Euh… « simplement » sophistiquée que Leïa, j'avais eu droit à une espèce de… truc qui rendait le tout, à mon gout, insupportable. Et le pire, c'est que ça grattait !

Enfin, j'ai quand même eu une compensation en voyant la tête de Miss Galaxie quand, à la fin, la bonne femme qui s'était occupée de moi m'a demandé ce que j'en pensais, et que j'ai pas pu m'empêcher de répondre :

- Je ressemble à une nonne de l'espace.

Je souriais encore à ce souvenir, surtout à la réaction que ma tortionnaire et celle qui l'avait engagée avaient eue face à ma remarque. Mais maintenant, Leïa ne paraissait même plus y penser. Par contre, si jamais la Rébellion ça marchait plus, elle pouvait toujours se reconvertir dans les travaux publics : Si elle continuait son fichu manège, elle allait finir par creuser une tranchée dans le sol et passer au travers ! Dommage, dommage pour les voisins du dessous…

- Vous êtes sure que vous ne l'avez pas vu hier soir ? , a-t-elle fini par me demander pour la je-ne-sais-pas-combientième fois.

J'ai fini par lancer la tête en arrière en levant les yeux au plafond avec un soupir de compète (Me dites pas que vous l'avez jamais fait !). En fait, mon soupir ressemblait plus à un râle d'agonie venant de quelqu'un qui se fait royalement…

- Ce n'est pas normal ! , a continué Leïa sans attendre ma réponse, tout en reprenant son chemin de pénitence (Elle connait pas les freins…), Jamais il n'a agi ainsi ! 3PO n'est pas un idiot, il ne peut pas s'être égaré !

Pas idiot… Mais enquiquinant, ça…

- Qu'est ce qui a pu se passer ? Je n'aime pas ça du tout… Quelque chose cloche !

- Quelqu'un a dû lui proposer ma tenue…, ai-je marmonné.

- Pardon ?

- Nan, nan, rien du tout…

Leïa a soupiré avant de secouer la tête, tandis que je me contentais de la regarder. N'empêche, de toutes les coiffures que j'avais pu lui voir jusque-là, j'estime que celle-là était la moins pire… Pour quelqu'un qui aime bien faire des nœuds papillon avec des tresses et des chignons. J'avais encore jamais vu Miss Galaxie avec les cheveux détachés, mais j'imagine que ça devait être quelque chose pour qu'elle puisse se coiffer comme si elle allait faire un numéro de cirque tous les jours.

Pas étonnant que Solo craque pour elle, si on oublie le côté « je commande, tu la fermes et tu obéis ». Il avait dû voir la facette « J'aboie mais je mords pas, j'embrasse ! »

Bah, tiens ! Quand on parle du loup…

- Tout va bien, j'ai parlé à Lando, a déclaré Solo en rentrant dans la pièce, Il a mis ses techniciens sur le coup et on devrait bientôt pouvoir repartir.

- Tant mieux, a enchainé Leïa en s'approchant d'un pas vif malgré ses quatre-vingt kilomètres en sur place précédents, Quelque chose ne va pas ici, personne n'a vu C-3PO depuis hier ! Il a disparu depuis trop longtemps pour s'être perdu !

J'ai rien dit, me contentant de regarder ce qui se passait dehors (avec, entre autres, les chauffards universels qui semblent exister partout qui passaient à fond la caisse en frôlant la large fenêtre de la pièce…).

- Eh, relax, détendez-vous, a été la réponse, accompagnée d'un bisou sur le front, Tout va bien, Lando s'occupe de tout...

Et de draguer tout ce qui bouge et qui a une paire de lolos au passage !, ai-je ajouté en pensée en relevant les yeux au ciel.

- Je n'ai pas confiance en Lando, a lâché la princesse en s'asseyant brusquement (sans oublier, malgré tout, la majesté qui l'accompagne à peu près partout, même aux toilettes, sivouplémerci !)

En tout cas, on aurait vraiment dit que j'existais plus, ça c'est sûr ! Solo me faisait la tronche depuis l'épisode des soupirs et des questions intempestives dans le cockpit du Faucon, la veille (M'en fous ! Il faudra bien qu'il me demande la réponse concernant les pingouins s'il veut savoir !), et Miss Rebelle-parce-que-j'ai-des-cheveux-qui-le-valent-bien… était complètement obnubilée par le problème que lui causait ce foutu droïde et Mister dragueur, tout en faisant l'équivalent princier du regard de chien battu à l'élu de son cœur (essayez pas ! C'est super dur et ça fait loucher ! Seuls les meilleurs y arrivent !).

- Moi non plus, je n'ai pas confiance en lui, mais c'est mon ami, a fait Solex pendant que je lui faisais les gros yeux, Et puis… Nous serons bientôt repartis…

Non, non… Je veux pas assister à ça !

- Puis vous aussi vous partirez.

Et c'était reparti ! OK, c'était bon ! Je me suis levée en trainant les pieds, sans qu'aucun d'entre eux ne remarque quoi que ce soit, et je suis allée m'échouer dans le couloir. Les « minou, minou ! » et « coucou, je t'aime ! », j'avais pas vraiment besoin de ça maintenant ! Allez savoir pourquoi ça me mettait tellement en rogne, moi-même je cherchais pas ! Et c'est en tirant comme une débile sur le col de ma tenue ? Robe ? …Truc ? Et en essayant vainement de ne pas marcher dessus pour éviter de me casser la gueule que je me suis auto-exilée à attendre les deux derniers arrivants, sous le regard des gens qui passaient par là en me regardant comme si j'étais une nouvelle attraction.

Youpi !


Et youpladou ! Ca se corse au prochain chapitre !

Les reviews, c'est comme les bonbons : Ca se mange et c'est bon, lol !