Bon, bah voilà la suite du chapitre, j'arrête mon blabla, promis ! Juste que vous vous doutez bien qu'après ça, ça va plus vraiment rigoler pour cette pauvre Kara et compagnie...

Bonne lecture !


Fuck ze World ! Partie 2

Bon, je voulais bien m'exiler pour éviter d'avoir à tenir une chandelle spatiale entre Solex et la présidente des rebelles galactico-universels… Mais c'était pas pour voir arriver d'autres emmerdes !

Et pour cause ! J'avais pas passé dix minutes dans ce fichu couloir que dans une vague de murmures, l'ornithorynque de guerre à poils longs qu'était Chewbacca a quasiment balancé quelques CQR (Cons Qui Regardent) dans les airs à son passage en tenant devant lui ce qui paraissait être un jeu de construction un peu noirci sur les bords…

Et de couleur dorée.

OK, je l'avoue, j'ai un peu perdu mes mots, surtout quand Chewie m'est passé devant pour entrer dans la pièce en coup de vent, cassant sans doute l'ambiance « Ti Amo » qui faisait roucouler les deux amoureux dans la pièce d'à côté. Et c'est les sourcils prêts à tenter l'ascension de l'Himalaya des étoiles que j'ai vu un Teran complètement essoufflé s'arrêter devant moi. Je me suis efforcée d'envoyer voir ailleurs si j'y étais les émotions qui montaient peu à peu en moi à grand coups de pieds dans un endroit que je ne citerai pas explicitement en le voyant. Le fait que je me sente aussi mal à l'aise en sa présence, de même que pour lui, n'aidait certainement pas, mais on allait pas s'en préoccuper maintenant, parce que ma babouche toydarienne (oui j'en ai une !) me soufflait que c'était peut-être pas le moment de régler un truc pareil.

C'était jamais le moment, de toutes façons, dans cette histoire de fous…

- Euuuh… Pourquoi Chewie portait un set de construction pour droïde ? , me suis-je hasardée à demander.

- Il faut lui demander. D'après ce que j'ai compris, il a trouvé ce qu'il restait de 3PO à la casse.

OK, je retire ce que j'ai dit. Non seulement ce fichu droïde s'attire des emmerdes, mais en plus il arrive pas à s'en sortir. Et comment il avait fait pour se retrouver à la casse en PIECES DETACHEES !?

Et en plus il avait fallu que cet olibrius de Teran recommence son manège de « je te parle, mais je te connais pas personnellement » ! Je crois que j'allais être courbaturée des poumons à force de soupirer (Et rigole pas, Lereniel ! C'est très grave, des courbatures pulmonaires !), tout comme je commençais à me dire que toute cette histoire entre nous pouvait plus durer. Il y avait des choses à dire…

Et des excuses à faire.

Et merde.

Teran lui-même s'est raclé la gorge (à moins qu'un chat s'y soit glissé par mégarde…), et allait entrer dans la pièce à la suite de la peluche ambulante sans plus vraiment faire attention à moi quand on s'est aperçu que Lando se dirigeait vers nous. Il a ralenti en nous voyant, Teran occupé à regarder les magnifiques bas-reliefs inexistants du mur face à lui et moi, les bras croisés, en train de me demander si je devais le mordre avant ou après m'être excusé.

- Vous semblez bien préoccupés, tous les deux… Quelque chose ne va pas ? , a finalement demandé le nouveau venu.

- Non, tout va bien, a déclaré Teran en me voyant ouvrir la bouche.

Lando a eu un air surpris en me voyant foudroyer cette espèce de bachi-bouzouk du regard. Comment ça tout allait bien ? Nan tout n'allait PAS BIEN ! Devais-je faire la liste de tout ce qui n'allait PAS BIEN ?!

J'ai en tout cas bien eu l'impression que Lando avait décidé de pas insister sur ce qui se passait entre nous, et si j'appréciais extrêmement moyennement son humour pourri pourave et son coté « Je drague tout ce qui bouge parce que YOLO ! », bah il remontait encore un peu plus dans mon estime avec la chambre et la salle de bains de la veille, même si ladite estime avait baissé ce matin à cause de cette tortionnaire sadique et perverse qu'on appelle la femme de chambre temporaire de la princesse aux pains aux raisins galactiques… Oui, cette phrase est longue, mais la vie est courte, nom d'un Muun enrhumé !

- Vous êtes divine, ma chère… Kara, c'est cela ? , a-t-il lâché tout d'un coup.

… OK, je retire ce que j'ai dit. Y'avait des baffes qui allaient se perdre !

… Et en plus, j'avais un truc qui s'enfonçait entre mes côtes. Sauf que ce n'est qu'en tournant la tête que je me suis rendue compte que le truc insupportable en question, bah c'était le coude de Teran qui paraissait prêt à vouloir me perforer les poumons.

Mais il se gênait pas, lui ! Non seulement il me faisait le gueule, mais en plus il espérait me faire des bleus de compète alors que j'avais autre chose à foutre que de sentir le manche à balai qui lui servait d'os du coude me piquer le côté ! Le regard que je lui ai lancé était surement on ne peut plus clair, mais j'ai quand même eu la surprise de le voir répliquer avec un regard à peu près égal au mien, si ce n'était que le sien voulait dire quelque chose qui m'horripilait particulièrement.

En fait, je crois que notre échange de regards pour le moins houleux (en gros, on s'engueulait en se regardant, ce qui est quand même vachement pratique quand tu veux lui faire comprendre à quel point il est insupp… « adorable » quand il se mêle de mes relations publiques…) n'est encore une fois pas passé inaperçu aux yeux de Lando Calvitie (son nouveau nom, même si ça n'a rien à voir avec ses cheveux !), qui a fini par se racler la gorge… Au moment où Teran allait manquer se prendre une baffe tout simplement parce que son dernier coup de coude était plus fort que les autres. On s'est tous les deux retournés vers lui, les sourcils prêts à n'en former qu'un seul, si ce n'était pas déjà fait.

- …Euuuh…, ai-je fini par lâcher en me rendant compte qu'on était peut-être pas les plus discrets de la Galaxie.

- Oui, c'est Kara, est de nouveau intervenu Teran, Il faut l'excuser. Ses manières laissent quelque peu à désirer, mais les efforts d'éducation ont été faits.

En entendant ça, Lando a éclaté de rire, tandis que j'ai chuchoté en grinçant des dents :

- Les « efforts d'éducation » ?

Teran m'a regardé d'un air indéchiffrable.

- Ne va pas me dire que t'es douée en relations diplomatiques, a-t-il finalement soufflé en réponse, Ça n'a jamais été ton fort.

Mais j'allais te me le… ! Seul le fait que Lando nous invite à le suivre dans le salon blanc que j'avais quitté il y a quelques minutes m'a empêché – d'extrême justesse – de l'étrangler avec sa ceinture de blaster en lui faisant bouffer ledit blaster. Un écho de douleur m'a titillé le crâne de manière brève, mais je m'en foutais. J'étais bien trop énervée pour m'attarder là-dessus.

Nan, je me suis contentée d'un bon et simple « Je te déteste » d'une voix qu'on aurait presque pu qualifier de venimeuse, mais qui a pas paru l'ébranler plus que ça. A la place, il a suivi notre Lando galactique, pour retrouver à l'intérieur notre princesse galactique, son contrebandier de poche galactique, la peluche XXL galactique et le set de construction pour droïde galactique.

Ça faisait beaucoup de personnes galactiques, tout ça, ma foi…

Lando s'est arrêté à l'entrée, apparemment en train d'hésiter alors qu'il avait jusque-là avancé d'un pas de conquérant. Je me suis une nouvelle fois retenue, cette fois-ci de lui tirer la langue. Cherchez pas une explication quant à cet acte, y'en a pas !

- Excusez-moi, je dérange, peut-être ?

A voir la tête de Leïa, oui, mais je doutais sincèrement qu'elle irait lui sortir un truc du genre « Non, on était juste occupé à se faire des mamours, mais vous pouvez rester et regarder, si ça vous intéresse ! »

Nan, définitivement pas. A la place, Lando a eu droit à un « non », le plus simplissime possible, ce qui ne l'a certainement pas empêché de lui faire un nouveau sourire Colgate ultra blancheur.

- Vous êtes véritablement sublime, ma chère. Vous êtes faite pour demeurer avec nous au milieu des nuages.

Nouveau hochement de tête neutre de la part de Miss Galaxie. Sérieusement, il allait falloir qu'elle m'apprenne comment elle faisait. A sa place, j'aurais déjà pété les plombs !

- M'accompagneriez-vous pour un rafraichissement, a-t-il lancé ensuite en lui prenant la main de manière que je qualifierais volontiers d'over-possessive.

Puis il a paru se rappeler qu'ils n'étaient pas tous seuls dans la pièce.

- Tout le monde est invité bien sûr !

« Et Winnie l'Ourson est ton ami ! » ai-je songé. Il avait tellement l'air pressé de se retrouver avec Leïa en tête à tête qu'il avait l'air d'oublier qu'elle faisait office de monitrice de conduite accompagnée pour un contrebandier de l'espace intersidéral et sa clique infernale de joyeux lurons au cerveau complètement grillé. Sincèrement, j'étais plus que tentée de refuser son offre. Boire un verre ne m'intéressait absolument pas, surtout si c'était pour voir Calvitie baver sur les genoux de la petite copine/princesse galactique/bergère enragée de capitaine Solex sous les yeux vitreux d'un macaque arbalétrier de deux mètres vingt et d'un Tatooinien qui faisait constamment la tronche.

M'enfin, en voyant le regard que Teran et Solo m'ont lancé, je me suis dit que j'avais peut être pas forcément le choix. Pour faire court, j'ai dû fermer la bouche que je venais d'ouvrir pour refuser si je voulais pas faire tomber Teran en syncope à coups d'insultes les plus dégueulasses que je connaisse quand son talon est venu m'écraser les orteils.

Quoique, ça lui ferait peut être pas de mal…

Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvés à déambuler de nouveau dans les couloirs, Han, Leïa et Calrissian en tête, suivis par Teran et Chewie, et moi qui trainait derrière parce qu'ils m'énervaient tous. D'ailleurs, pour en rajouter une couche, il a fallu que Mossieur Selace décide de me refaire la morale en ralentissant pour se mettre à ma hauteur.

- Tu veux bien faire un effort pour te montrer un peu plus polie envers Lando ? Il a quand même pris le risque de nous offrir un abri !

- Tu veux bien t'occuper de tes affaires au lieu de vouloir me perforer le poumon et me casser les orteils ? , ai-je répliqué d'un ton acerbe.

- C'est ça ou tu dis des conneries ! , a été la réponse.

- Et ça, c'est ma réponse ou tu vas t'en prendre une !

Teran a encore froncé les sourcils, si c'était possible, avant d'accélérer de nouveau pour rejoindre Chewie, me laissant avec ma mauvaise humeur derrière une fois de plus. Je voulais bien faire un effort pour m'excuser, mais il fallait pas pousser le bouchon si l'autre me cherchait les poux ! Non mais !

Ça ne m'a malgré tout pas empêché de pousser un nouveau soupir en fixant mes pieds. J'en avais marre de toute cette fichue histoire. Si je m'écoutais, je les enverrais tous se faire voir et je retournerais m'échouer dans ma chambre comme une moule exténuée pour le reste de la journée… Non, mieux, jusqu'à ce qu'on m'annonce que le Faucon Aluminium était prêt à repartir. Tout le monde me faisait la gueule (sauf Chewie, mais comme je comprends que dalle à ce qu'il me raconte…) … Et cette foutue tenue manquait de me faire faire un rencard avec le sol poli !

Excédée, j'ai fini par m'arrêter, ne serait-ce que pour me dépêtrer de cette *fg$£ù% de veste sans manches dans laquelle je passais mon temps à me prendre les pieds. J'ai d'ailleurs fini par l'abandonner dans un coin discret, après un dernier coup de pied pour l'envoyer un peu plus loin… Avant de me rendre compte que les autres, bah ils m'avaient pas attendu.

Super, merci, les gars ! Sympa !

Ils allaient vraiment m'achever, un jour…

Nnnn'empêche, euuh, j'avais beau regarder, j'ai vite fini par remarquer un truc.

C'était pas juste ma clique qui avait disparu.

C'était tout le monde.

Oooooook, c'était un remake de « Je suis une Légende » ou une blague galactique de mauvais goût ? J'avais un très, très, mauvais pressentiment, là…

Je m'étais même pas rendue compte que je marchais presque sur la pointe des pieds, mais je vais vous avouer un truc, c'est que m'a, sur le coup, sauvé la mise.

Parce que quand j'ai tourné tooooooouut doucement la tête au coin, j'ai compris pourquoi il y avait plus personne…

Et pourquoi je me suis dit que, c'était décidé, je détestais définitivement Lando Calrissian.

OOO

Ouuinn ! J'aime pas les pingouins de l'espace ! Ils ont pas encore compris ça, les scénaristes ?

De là où j'étais (faut dire que j'ai pas fait dans la dentelle, je me suis carrément accroupie pour éviter de me faire remarquer, parce qu'avec ma chance, euuh…) je voyais juste le dos poilu de Chewie et le bout des fesses et des cheveux de Teran. Et quand je dis ça, c'est en regardant entre deux Stormtroopers qui étaient tellement proches que je m'attendais presque à ce qu'ils se serrent l'un contre l'autre en criant « Je t'aiiiiiiiimeuh ! ». Sérieusement, ils pensaient que Han, Leïa ou encore l'olibrius poilu comme un yéti allaient passer entre eux ? Même un mille pattes ne s'y risquerait pas ! Je me demandais juste pourquoi ils leur tournaient le dos…

Sauf si quelque chose d'encore pire qu'une cohorte de Stormtroopers avec l'arme au poing attirait leur attention, ce qui se réduisait à une poignée de personnes dans cette galaxie quand on se mettait du côté de l'Empire…

Et merde.

Encore heureux que j'ai pas été avec eux à ce moment-là, comme ça, peut-être que j'aurais une chance de les sortir de…

- Là ! La dernière est là !

OK. Je retire ce que j'ai dit.

Au moment où je me suis redressée, et alors que les autres pingouins imitaient celui qui avait eu l'extrême bonne idée de beugler en me montrant du doigt quand il m'avait vu, j'ai entendu Teran se mettre à hurler :

- COURS, KARA ! DEGAGE !

OK, message reçu ! Ni une, ni deux, je me suis carapatée en sens inverse, sous le feu nourri des blasters que ces abrutis d'impériaux ont commencé à faire pleuvoir sur moi, avant qu'ils ne se mettent à me courir après à leur tour.

Fuck ! Mais pourquoi c'était toujours au pire moment que le destin décidait de jouer les emmerdeurs et de me faire porter un truc qui ressemblait un peu trop à une robe à mon gout ? Y'avait vraiment pas de justice, dans ce monde de fous ! Et en plus, quand ça tombait sur toi, tu pouvais être sûr que jamais tu la trouverais, la fameuse plaque déboitée menant au couloir de ventilation qui circulait dans toute la station !

J'ai fait un dérapage sur les chapeaux de roues au coin d'un couloir, manquant de me casser la figure. M'enfin bon, moi, j'ai juste manqué, hein !

Les Stormtroopers, eux, y'en a au moins trois ou quatre qui se sont cassés la figure.

Un point pour Kara !

Je me suis pas vraiment attardée pour leur taper la discute, parce que j'étais pas sure que c'était ce qu'ils avaient en tête. A la place, je suis repartie de plus belle en me retenant de me donner des gifles parce que j'avais pas pris mon blaster. Il était resté dans la chambre, et si je semais pas les pingouins très vite, je sentais que j'allais pas me retenir pour me taper la tête contre un mur pour avoir été aussi débile. OK, j'étais loin d'être la plus douée en tir (Teran me devançait de très loin à ce niveau-là), mais c'est presque rassurant de pouvoir courir en tirant au pif par-dessus son épaule quand une horde surexcitée de soldats impériaux te courent après comme un troupeau de vaches en folie. C'est vrai, quoi !

Mais bon, là, j'allais devoir faire avec… Ou plutôt sans, puisque je l'avais pas.

Merci, Capitaine Obvious !

Au bout du couloir interminable dans lequel je cavalais est alors apparu un endroit qui m'a paru familier… On était pas déjà passé par ici, il y a quelques minutes ? Nan, parce que cette foutue station était tellement grande qu'on aurait pas fait mieux si on avait été…

SBING !

J'ai pas su immédiatement avec quoi ma mâchoire est entrée en collision à ce moment-là. En tout cas, je peux vous dire que j'ai fait l'une de mes plus belles gamelles, me broyant au passage le coccyx. Ah, sur le coup, la douleur, je l'ai sentie ! Punaise !

Evidemment, ça a suffi pour que ces enquiquineurs de stormpingouins de l'espace me rattrapent. Je les ai plus entendu que vu se mettre en cercle autour de moi et de l'illustre abruti qui avait décidé que ça devait être cool de m'enfoncer une enclume ou je ne sais quoi dans la mâchoire, mais j'avais quand même vachement mal !

- Vous êtes en état d'arrestation, au nom de l'Empire Galactique, vermine rebelle !

OK. J'avais mal et j'étais dans la GROSSE merde ! Et oui, Lereniel, j'ai pas honte de le dire !

Je sais pas si c'est parce qu'ils étaient vexés que je les ignore, en tout cas, ils ont pas pris de gants pour me remettre sur mes pieds, même si je chancelais un peu, je vais pas le cacher. M'enfin, ça m'a quand même permis de voir qui avait eu la mirifique idée de me prendre pour un punching ball.

Bah, tiens ! Pourquoi ça m'étonnait pas plus que ça ?

Je lui aurais bien fait savoir le fond de ma pensée si j'en avais vraiment eu le cran et la forme – à savoir lui gueuler un bon « va te faire foutre, Boba Fesses ! » pour me défouler – Mais je crois que le regard que je lui ai lancé l'a fait pour moi…

Et j'ai été quitte pour un nouveau coup de crosse dans la figure, sauf que cette fois, j'ai définitivement sombré dans le noir.


E voilà pour ce chapitre ! La suite bientôt, mes bichons !