Bonjoooouuuurr ! *arrive la bouche en cœur... Et se reçoit des tomates pourries en retour*

Je sais, je suis pas gentille, mais j'avais tellement de boulot ces derniers temps que j'ai eu un mal fou à me remettre sur cette histoire. Néanmoins, la bonne nouvelle, c'est que le chapitre suivant est déjà prêt, parce qu'à l'origine il était tellement long que j'ai du le couper en deux. Donc voilààà ! Maintenant à vous de me dire quand est-ce que je poste la suite :333 *second jet de tomates pour aller jusqu'au bout*

En attendant, bonne lecture !


Pingouins, cannes à pêche et torture à deux balles

Beuuuuuuuuuuuuhhhhh…

J'avais mal au crâne.

C'était pas la douleur habituelle, celle qui me donne l'impression qu'on me bouffe le cerveau par les deux yeux. Non, là, c'était la bonne vieille migraine qui vient toujours quand on se prend un truc lourd dans la gueule.

Par deux fois.

Moui, vous allez me dire que c'est normal, venant de moi, que je me prenne continuellement des trucs dans la figure.

Je ne dirai rien.

Bon, j'avais un peu du mal à immerger, quand même. Une torgniole dans la mâchoire, suivie d'une autre sur le front, c'était pas le plus recommandé, d'autant plus si c'était à coups de crosse de fusil blaster. Du coup, j'avais un peu (beaucoup) la gerbe quand j'ai enfin réussi à ouvrir les yeux.

Pour les refermer aussitôt.

Punaise, c'est qui les abrutis de dernière qui règlent la lumière aussi fort ! Ils veulent vraiment mourir jeunes, eux ! Il m'a carrément fallu plusieurs minutes pour pouvoir tenter à nouveau l'exploit qui consistait à soulever mes paupières… Tout ça pour que les lumières en question s'éteignent brusquement.

Bah, à force de foutre l'électricité à fond… A moins qu'ils aient finalement découvert la note EDF…

Oups.

Quoi qu'il en soit, tout ce foutu tintouin a suffi pour que je passe les dix minutes suivantes à jurer et à gémir en demandant aussi poliment qu'il m'était possible de l'être à cet instant (et croyez-moi, c'est franchement pas glorieux !), à l'olibrius vert à poil jaune qui s'amusait à jouer aux apprentis boxeurs dans mon crâne d'aller se faire voir… Oui, je sais qu'il y a personne d'autre que moi dans mon crâne, c'est pas la peine de me regarder avec des yeux de merlan frit à la sauce thaïlandaise, Lereniel !

Bon, je vais avouer, il m'a fallu moins longtemps pour me rendre compte que la pièce était pleine de caméras.

Ils se foutaient vraiment de ma gueule !

Ils pensaient que j'allais aller où, dans mon état ? Danser la gigue avec le Grand Méchant Loup Galactique à cheval sur un thon interstellaire à roulettes, le tout sur fond de chansons paillardes ?

Sincèrement, c'était tout juste si j'arrivais à ramper par terre comme une limace trop cuite en me retenant vaille que vaille de gémir tellement j'avais mal à la tête. Nan, en fait, je crois même pas avoir réussi à me retenir de gémir, ce qui ressemblait plus un « Nyyueueuehhaaaaagnniiiii ! » qu'à un « Oh mon dieu, mais j'ai mal à la tête et je saigne ! ». Aussi n'ai-je pas donné beaucoup de signes de vie, essayant avant toute chose de ne pas dégobiller. Pas pour leur épargner un nettoyage pour le moins désagréable (t'as vu ? Chuis restée polie !), mais surtout parce que connaissant l'Empire Galactique des Zinzinbrutis, ils se feraient pas chier à nettoyer pour que je me sente mieux… et aussi parce que j'étais capable de tout recevoir sur les genoux, ce qui faisait pas vraiment partie de mes plans, ni à long terme, ni même à court terme.

Je vous ferai pas de dessin, en tout cas…

Bref, dégueulis ou pas, de toutes façons, j'étais franchement dans la merde, raison pour laquelle j'essayais de retrouver un semblant de mes moyens avant qu'une énième catastrophe me tombe sur la gueule.

Mais comme évidemment, j'avais un karma de nouille suprême, je vous laisse imaginer la suite.

Dix minutes après m'être (foutrement difficilement) réveillée, alors que j'avais réussi à me retrouver à peu près, j'ai eu la (très horrible) surprise d'entendre ma porte s'ouvrir pour voir entrer deux pingouins troopers. Ils avaient pas de blasters, mais des matraques qui auraient presque pu passer pour des cannes à pêche tellement elles étaient longues. Je me suis retenue à grande peine de leur dire d'aller se faire voir, parce que disons qu'un coup de matraque dans l'estomac aurait réduit tous mes efforts pour ne pas gerber à néant.

Quoique… au moins je dégobillerai sur eux.

Et ils seraient plus verts que blancs.

Mais ils m'ont pas laissé le temps de tenter l'expérience, même si moi-même j'étais qu'à moitié chaude pour ça. C'est pas que j'aime pas vomir, mais… J'aime pas. J'aimais bien emmerder Teran en faisant semblant, mais essayez de me trouver quelqu'un de suffisamment maso pour se mettre à sauter de joie en sentant qu'il a la nausée !

Tiens, en parlant de cet olibrius de Tatooinien, il était passé où ? Et les autres ? La dernière fois que je les avais vu, je me carapatais dans les couloirs pour une course poursuite dont la fin me donnait qu'une envie : l'oublier.

Alors pourquoi j'étais pas avec eux ?

Je le sentais mal, là.

Les Stormtroopers m'ont carrément soulevé par les bras, malgré mes jurons qui se sont finalement tus quand je me suis retrouvée avec une vilaine matraque toute noire sous le nez, avant de presque me trainer dehors.

Bande d'ornithorynques sous amphétamines !

J'ai pas du tout reconnu les couloirs tandis qu'ils me trainaient presque sur le sol comme un sac à patates trop lourd (et pourtant, faire la rébellion contre un empire galactique ultra-tyrannique, c'est pas ce qui vous fera gagner quelques kilos en trop…). J'aurais quand même foutrement apprécié qu'ils évitent de faire taper mes pauvres talons contre le sol en métal, mais je crois pas qu'ils ont apprécié mes doux mots pour exprimer ce que je pensais de leurs manières…

En tout cas, mon estomac, lui, a clairement pas apprécié le coup de matraque que j'ai reçu en retour.

Du coup, j'avais un peu le souffle coupé quand ils ont ouvert une autre porte un peu plus loin et qu'ils m'ont trainé dans la pièce toute aussi vide que la première. J'ai par contre clairement cru halluciner quand il m'ont fait passer des menottes.

Dans une cellule !

- Vous êtes abrutis ou vous le faites exprès ? , n'ai-je pas pu m'empêcher de demander.

La réponse a été relativement simple.

- Ferme-la !

… OK, des abrutis.

La poussée que le deuxième crétin a exercé pour me faire tomber par terre a été parfaitement inutile et n'a servi qu'à me défoncer les genoux. Et je crois que mes jurons les ont suivi jusqu'à ce qu'ils aient quitté peu importe quel endroit ce trou était.

En parlant de ça, j'étais toujours sur Bespin, ou ils avaient trouvé ça trop cool de me faire bouger dans un endroit que je connaissais pas ? Ensuite, est-ce que j'étais toute seule ou est-ce que les autres étaient dans le coin ? Et enfin, quelqu'un pouvait-il m'expliquer comment on avait fait pour se faire avoir de cette façon ?

J'ai eu du mal à me relever correctement. J'avais encore mal à la tête, et mes genoux me faisaient des gestes relativement explicites à cause de ces ouistitis de la Galaxie des fous furieux, mais au moins ma nausée s'était un peu atténuée, même si le coup que j'avais reçu me laisserait surement un beau bleu. Je devais déjà en avoir un mirifique sur la mâchoire à cause d'un foutu chasseur de primes qui ne connaissait visiblement pas les mots « tact », « gentillesse » et « douceur »… Mais après, disons que comme j'étais pas dans la chambre d'un hôtel 27 étoiles, alors c'est sur j'avais pas de miroir pour vérifier si je devais dorénavant me tartiner de fond de teint durant les 15 prochaines années pour cacher ça… Et ça, c'était si je survivais jusque-là, et rien n'était moins sûr.

Conclusion : J'étais dans la merde.

Combien de temps j'ai passé dans cette fichue pièce, je serais bien incapable de vous le dire. Ils s'amusaient à mettre le chauffage à fond avant de le baisser brusquement, et les échanges thermiques, y'a rien de pire pour vous foutre par terre. Et entre ça et le fait d'éteindre et d'allumer la lumière à la puissance 15000000000 de manière continue, je peux vous assurer que le mal de tête après ça, il s'est pas fait la malle.

Il a même carrément empiré.

A la fin, je me suis contentée de rester adossée contre le mur, à me cacher les yeux derrière mes poings serrés. Je leur avais déjà crié toutes les horreurs possibles, mais là encore, ça a été complètement inutile, en plus du fait que j'étais vraiment crevée, maintenant. En plus de ça, j'avais faim, mal partout et surtout soif.

Vous comprendrez que j'étais vraiment pas au mieux de ma forme.

Et puis au final, tout s'est arrêté.

Quand je me suis rendue compte que la température n'était pas remontée de 15 degrés depuis les dix dernières minutes, et que les lumières étaient visiblement revenues à la normale, je me suis brièvement autorisée à ouvrir un œil de façon over-prudente. Un frisson violent m'a parcouru, mais j'ai pas bougé de ma place, juste contente qu'ils aient enfin arrêté de m'emmerder – que dis-je ? me torturer ! – et que je puisse respirer en espérant que j'aurai pas à me supplier moi-même pour que mon crâne arrête de se prendre pour une enclume qu'un forgeron complètement fou se chargerait de punir à grands coups de marteau…

Ce qu'il y a peut-être de plus gênant, outre le fait que tu sais absolument pas où tu es dans ces conditions, c'était que j'avais pas la moindre idée de l'heure qu'il pouvait être non plus. Peut-être que ça faisait partie de la torture, mais même si ce qu'ils m'avaient fait subir pendant perpette - je dirais – était loin d'être agréable… Bah on en était pas au stade des droïdes d'interrogation de la mort qui tue qui t'injectent des sérums de vérité et des drogues à gogo pendant qu'un vilain monsieur en tenue encore plus moche que lui passe son temps à poser des questions auxquelles tu sais que t'as pas le droit de répondre si tu veux pas voir tous tes amis crever à cause de toi. Croyez-moi, les rares prisonniers échappés des prisons impériales que j'avais pu rencontrer ces deux dernières années avaient vraiment pas eu l'air beau à voir, à un point tel que j'avais plus d'une fois été très, très contente d'avoir échappé à ça, sur l'Etoile Noire…

Ce qui faisait que leur système de fonctionnement était quand même foutrement bizarre. Teran et moi avions eu je sais plus combien de fois l'occasion de voir les infos que l'Empire avait récolté sur les membres de la Rébellion, et nos fiches respectives nous citaient comme officiers, ce qui tendrait plutôt ces hurluberlus à nous faire subir une interrogation en règle plutôt qu'à cette espèce de pseudo torture de pétaoushnock. Comme si leur but ultime était de me faire chopper un rhume et une conjonctivite ! Bon, OK, je nie pas que leur foutu manège m'avait bien crevé, mais sincèrement, je m'attendais à un peu plus que ça… Pas que je me plaigne, bien sûr ! J'avais déjà mal au crâne (chose que ces emm******** s'étaient bien amusés à intensifier… leur ont jamais dit que c'était mal de jouer avec la lumière ?), très mal à la mâchoire aussi, puisque Fett devait trouver ça drôle de te mettre une crosse de blaster dans la figure, mal au ventre (merci aux pingouins et leurs cannes à pêche !) et les genoux en morceaux. Et maintenant, grâce à ces zigotos, qui malgré le fait qu'ils aient arrêté de faire faire le yoyo au chauffage avaient apparemment oublié de le remonter, j'avais froid.

Le premier qui me traite de petite nature, il s'en prend une.

Je me suis légèrement cognée la tête contre le mur en serrant les dents, les yeux encore fermés, tout en me promettant solennellement d'arroser d'injures les plus exotiques le premier qui aurait le courage – ou l'idiotie – d'entrer dans cette cellule et de tenter de mordre pour toute réponse aux questions qui me seraient posées pendant l'inévitable séance d'interrogatoire qui allait finir par tomber sous peu…

Pourtant, je suis sans doute restée une heure supplémentaire toute seule dans cette pièce frigorifiée, jusqu'à ce que je ne sente plus tellement ni mes mains, ni mes pieds, et que mon estomac, ingrat organe maltraité comme il l'était par sa maitresse, ne se mette à beugler, et non crier, famine.

Je crois bien néanmoins que je commençais à piquer du nez, la douleur de ma bosse au crâne ayant commencé à s'estomper un peu, lorsque un chuintement de porte pas si lointain m'a fait me redresser un peu trop brusquement, d'après la douleur qui s'est répercutée dans ma nuque trop tendue.

J'vous jure…

J'ai brièvement levé les yeux vers la porte à l'opposé de la pièce au moment où elle s'ouvrait… Et là, il s'est passé deux trucs simultanément.

J'ai clairement senti mon sang se glacer dans mes veines et la douleur brulante située habituellement derrière mes globes oculaires et qui s'était faite discrète, ces derniers temps, est revenue me percuter de plein fouet. Je me suis instinctivement recroquevillée, tant sous la douleur que la peur…

Parce que la respiration mécanique, Ô combien crainte et redoutée, qui a retenti dans la pièce soudain beaucoup trop petite à mon gout, ne pouvait appartenir qu'à une seule personne.

Dark Vador.

Merde.


Mah...

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La suite quand vous voulez !

Lereniel.