Un petit moment que je n'avais rien posté, les cours, le passage à la nouvelle année, pleins de choses à faire... tout ça... Ce ne sont que des excuses malheureusement. Croyez moi, j'aurais aimé écrire plus et partager plus !

Ce n'est donc qu'un petit chapitre, mais tout y est dévoilé, bonne lecture.

Je ne possède pas Le Hobbit et ses personnages, je ne touche rien pour cela.


Chapitre 4 : Passivité passée, conséquences présentes,... drame futur ?

Thorin s'écarta un peu de ses deux compagnons, tant de souvenirs lui revenaient, des images sombres qui bousculaient sa mémoire, il s'accouda lentement au mur. Voir tout ça surgir à nouveau, c'était tel un choc. Il s'y était préparé pourtant, il savait que ce jour arriverait, il le savait et n'avait rien dit. Il baissa alors la tête : il n'aimait pas mentir à son conseiller, Balin était avec lui depuis toujours, il ne l'avait jamais laissé, pas une seule fois et pourtant, il n'était pas là ce jour-là.

Tous ces souvenirs, c'était comme s'il vivait à nouveau cela, encore une fois la colère, encore une fois la peine, puis une main. Calme, apaisante et compatissante... Le roi tourna faiblement la tête pour voir apparaître la main de Balin sur son épaule gauche. C'était vrai, Balin n'était pas avec lui ce jour-là, personne ne l'avait soutenu ce jour-là mais aujourd'hui il était présent, Thorin lui avait menti, lui mentait toujours, mais Balin restait là, à croire en lui, il était sans aucun doute l'ami le plus loyal que le roi ait connu.

« C'était peu de temps après la découverte de l'Arkenstone, tu n'étais pas convié à la réunion royale ce jour là. » Finit par avouer Thorin.

Cette fois-ci le roi se retourna complètement et revient vers le centre de la pièce où se trouvait la table de leur hôte, à laquelle il prit place, Balin et Gandalf prirent alors place en face de lui. Le mage sentait que conter cette allait demander beaucoup de courage, cela était bien pire qu'affronter quelques gobelins ou Azog en personne, Thorin semblait s'affronter lui même à cet instant précis. Un mélange de honte et de peur s'en dégageait, le mage espérait seulement que cette fois le roi ne fuirait pas le combat, qu'il ne s'arrêterait pas avant de leur avoir tout révélé, enfin.

Mais cette fois Thorin ne fuirait pas, il n'esquiverait pas les questions, non. Pour lui aussi le moment était venu de se libérer, tant d'années vécues dans le secret, tout ce temps à murer ses regrets dans le silence, il aurait dû leur avouer, avant, mais le passé ne peut être changé, c'est pourquoi aujourd'hui il leur devait la vérité.

« Ils étaient tous deux avec moi, nous étions dans la salle du trône, seul deux gardes étaient également présents. Un homme, ou plutôt un sorcier, était revenu nous mettre en garde.

- Revenu ? L'interrompit Gandalf.

- Oui, il y a quelques années avant cela, il était déjà venu. Il nous avait prévenu que notre avarice, qui nous poussait à amasser une importante quantité d'or nous attirerait les foudres d'un dragon venu du Nord. Ce jour-là, Thror ne l'avait pas écouté.

- Il est donc venu une seconde fois. Conclut Balin.

- Oui, mais cette fois, les menaces furent différentes. »

Et c'est ainsi que Thorin commença son récit.

Erebor, salle du trône, il y a bien longtemps...

« Vous ne m'avez pas écouté, je vous avais demandé d'arrêter vos recherches ! De mettre fin à cette soif d'or !

- Ce n'est pas un pauvre fou de votre genre qui va me donner des ordres. Vous prétendez être magicien, mais vous n'êtes pas plus sorcier que moi ou que quiconque dans ce royaume.

- Votre inconscience est telle que vous ne savez même pas à quel point vos actes auront de graves répercutions ! Pas sur vous, mais aussi sur tous ceux qui vous entourent !

- Oseriez vous insinuer que je mets en péril les miens ? Ou même mon royaume ? »

Thror n'en croyait pas ses yeux, cet homme osait venir l'accuser, dans sa propre ville et devant ses héritiers pour remettre en cause sa responsabilité vis-à-vis de son peuple ? Quelle audace ! C'était tout simplement intolérable pour le roi !

« Pour être honnête, votre Altesse, reprit le sorcier, je vais vous laisser une chance de prouver votre bonne foi envers votre peuple.

- Qu'entendez-vous par là ? Intervint Thrain.

- Il est tout à fait probable que dans un excès de bonne foi, j'ai lié le cœur du dit dragon à votre précieuse Arkenstone...

- Veuillez être plus explicité. Grinça le premier des héritiers.

- Pour être le plus clair possible, il vous suffirait de briser votre très cher butin pour tuer ce dragon et ainsi empêcher ma prophétie de se réaliser. »

Autour de la table Balin ne pouvait croire ce que lui disait son roi. Ils avaient eu la chance d'éviter tout ça... Ils auraient pu arrêter le feu avant sa venue, ils auraient pu sauver ces personnes, elles qui sont mortes ce jour-là, ces générations d'écorchés qui sont nés dans la souffrance auraient pu être épargnées. Pourquoi n'ont-ils rien fait ?

« L'un d'entre vous a t-il seulement essayer ? L'un d'entre vous a t-il seulement eu le courage de renoncer à l'avarice ? D'affronter la lâcheté des autres ? »

Gandalf aurait espéré une autre réponse, sincèrement, mais le regard honteux de Thorin était des plus décevant. « Non, nous n'avons rien fait, ni Thror, ni Thrain, ni même moi... » Voilà ce que pensait le nain, voilà ce que tentait de cacher ses yeux à la baisse.

Erebor, salle du trône, il y a bien longtemps...

« Je vous demande pardon ? Gardes ! Arrêtez-le ! »

À peine le roi eut-il finit ses mots que le sorcier se défendit, il figea les dit gardes et s'adressa une nouvelle fois au roi.

« J'ai eu tord de croire en vous, le courage des nains n'est donc qu'une légende, mais vous n'êtes en réalité qu'une nation de lâche, d'orgueilleux, incapables de reconnaître leurs erreurs ou de faire le moindre sacrifice ! Vos flèches noires ne pourront rien contre ce mal et par votre faute un grand nombre d'innocent perdront la vie ! Soyez maudit, Thror, roi sous la montagne ! Soyez maudit ! »

Puis il disparut, laissant l'ensemble des héritiers dans un désarroi qui montrait de toute évidence la peur qu'ils ressentaient.

Le roi fit sortir ses gardes et préféra ne s'entretenir qu'avec les siens. Le calme enfin revenu, il s'adressa à ses deux héritiers.

« Moi ? Briser l'Arkenstone ? Ha ! Voilà qui est drôle !

- Mais, s'il disait vrai ? Rien qu'un instant ? Pourrions nous réellement causer tant de mal sans agir ?

- As-tu perdu la tête ? Ce n'est qu'un fauteur de trouble qui aimerait nous voir déposséder de nos biens. Il ne faut pas le prendre au sérieux ! »

Balin se surprenait lui même à avoir honte d'être un nain. Comment avaient-ils pu ? Tout cela était leur faute. Entièrement leur faute. Mais il ne voyait pas encore en quoi ce récit tragique était lié à Thorin et le danger qu'il représentait pour la quête... C'est alors que celui-ci reprit ses aveux.

Erebor, salle du trésor, jour de l'arrivée de Smaug...

« Thror, vous devez la détruire, n'entendez vous pas la ville crier ? Le sorcier avait raison ! Dîtes moi où elle est !

- Retenez vos propos, Thorin ! Je suis toujours votre roi !

- Roi de quoi ? Erebor brûle et notre royaume meurt sous les flammes.

- Je NE détruirai JAMAIS l'Arkenstone ! Et je vous empêcherai de le faire, même au péril de ma vie !

- Alors nous sommes perdus. Cet homme avait parfaitement raison. Les nains sont avares, orgueilleux, des lâches. Et vous, Thror, roi sous la montagne, préférez cette maudite pierre à la vie des nôtres, elle vaut sûrement plus à vos yeux que votre propre vie ! Je souhaite qu'il soit encore dans le vrai, une dernière fois : soyez maudit, mon roi. »

À peine eut il finit sa phrase qu'il désira partir, laisser son père sur son tas d'or et fuir, loin. Mais on tenta de le retenir.

« Où vas tu donc ?

- Je vais sauver autant de nains que je le pourrais. Nul ne devrait avoir à payer les erreurs de notre lignée.

- Tu ne peux pas ! Tu es l'un des héritiers ! Un jour tu devras succéder à ton père et tu comprendras.

- Un héritier, pour hériter de quoi ? De la lâcheté et de l'avarice des Durin ?

- Si tu pars, tu mourras. Tu ne peux tuer ce dragon. »

Cela était bien l'unique fois ou le roi sous la montagne semblait être sincère dans le ton de sa voix, mais il en fallait plus pour faire renoncer le jeune nain.

« Je ne suis pas un lâche.

- Il est de ton devoir en tant que futur roi de rester à l'écart de cela, de survivre !

- Alors, je ne serais jamais roi. »

Ce furent les derniers mots qu'il prononça... d'un ton presque désolé, avant de partir, aussi vite qu'il le pouvait pour regagner les remparts. Il y avait là-bas quelqu'un qu'il se devait de sauver plus que tout, une personne qui saurait lui prouver que les nains pouvaient encore faire preuve de sagesse.

« Et c'est là que tu es venu me rejoindre. Comprit Balin.

- Oui. Et vous connaissez la suite de cette histoire...Mais ce que vous ne savez pas... C'est que ce jour là, les menaces du sorcier sont devenus réalité... par ma faute, Thror fut maudit, son cœur fut lié à l'Arkenstone, tout comme celui de Smaug. La détruire, à partir de ce jour, aurait tué les deux.

- Mais qu'est il arrivé par la suite ? Thror est mort. Cette histoire appartient donc au passé. S'étonna Gandalf.

- Pas tout à fait... Avant de rassembler les membres de ma compagnie, j'ai retrouvé ce sorcier. Ou plutôt il m'a retrouvé, il savait parfaitement ce que je comptais faire, ou je voulais aller... Et il m'a appris quelque chose.

- Quoi donc ? S'inquiéta Balin, qui redoutait une réponse à laquelle il ne voulait faire face.

- Ce n'était pas Thror qui fut maudit... la malédiction n'était pas exactement destinée à sa personne...

- Alors à qui ? Angoissa le second nain.

- Au roi sous la montagne... et... aujourd'hui, après la mort de Thror, … la mort de Thrain... il s'agit de moi.

- Non...non... Commença à murmurer Balin qui devinait les pensées de Thorin.

- Je suis désolé. Sincèrement. Mais,

- Tu ne peux pas faire ça ! Tu n'as pas à le faire !

- En dernier recours, Balin, en dernier recours. S'il faut payer les erreurs qu'ont fait mes pères dans le passé. Je le ferai dignement. »

Il regarda son ami et puis le mage. Tout deux semblaient assez bousculés.

« Vous êtes donc le « Dragonnier », affirma Gandalf. C'est pour ça que vous ne vouliez pas que Balin conte cette histoire. »

Thorin hocha la tête.

« Seulement vous savez maintenant que la légende n'est pas tout à fait exacte... Car le dragonnier n'était en rien un porteur d'harmonie... et à l'époque Thror était en effet responsable de l'arrivée du dragon, nous l'étions tous.

- Mais vous oubliez une chose, Thorin Écu-de-chêne, le soldat, celui qui pensait pouvoir ramener la paix en usant du lien, lui existait et c'était vous. Vous avez eu le courage de proposer ce que ni Thror, ni Thrain n'avaient eu le courage de faire.

- Mais cela n'a rien changé. Et aujourd'hui je suis celui qui doit en payer le prix.

- Tout n'est pas perdu. Continua Gandalf. Peut être que vous n'aurez pas aller jusque là. »

Le roi ne répondit rien à cela, il regarda simplement Gandalf : celui-ci croyait-il vraiment ce qu'il avançait, ou voulait il seulement apporter un peu d'espoir à Balin ? Malheureusement, le mage, tout comme Thorin, connaissait déjà la réponse...


Voilà, pour ceux qui connaissent le film, je pense que je me suis donc inspirée du film Cœur de dragon, je pense, je n'en suis pas sur, mon inconscient contrôle tout ça !

J'espère que vous avez apprécié, n'hésitez pas à laisser un commentaire et à bientôt avec la suite j'espère.