N/A : Eh oui, Cuddy fait encore sa chieuse ici, mais c'est chacun son tour ne vous inquiétez pas ! Mais bon, j'avoue que j'ai du mal à écrire sur les défauts de House, j'arrive toujours à justifier son attitude en rejetant les torts…jcrois que c'est la définition d'idéalisation…
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
« Hors de question qu'on prenne ta moto. »
« Pourquoi ? », geignit House.
« Parce que je tiens à finir la soirée vivante et entière. »
« T'es juste une trouillarde », ronchonna-t-il.
« On est déjà en retard, alors monte dans la voiture », ordonna-t-elle.
« Non ».
Elle se mordit la lèvre pour se retenir de crier. Elle savait que c'était inutile avec House, mais la plupart du temps, elle avait énormément de mal à se retenir de lui arracher la tête. Elle souffla pour se calmer. Pourquoi avait-elle dit oui quand ce donateur lui avait proposé un dîner à quatre ? Pourquoi diable avait-elle fait ça !? Ils étaient déjà en retard d'un quart d'heure et elle était presque certaine que chaque minute supplémentaire lui coutait des milliers de dollars. Ce n'était vraiment pas le moment pour House de jouer au gamin capricieux….pourtant, il semblait décidé à le faire, la canne fermement plantée dans le sol et la mine aussi boudeuse que déterminée.
« House, on prendra ta moto une autre fois », tempéra-t-elle, bien que le fait qu'elle l'appelle par son nom de famille était un signe certain qu'il l'exaspérait. « On est déjà en retard et je ne suis pas habillée pour une virée de bikers. »
Il la jaugea un long moment et elle vit clairement qu'il était à deux doigts de monter sur sa moto et de partir sans elle. Bon sang, ce n'était vraiment pas le moment pour une crise de rébellion.
« Ok, qu'est ce que tu veux ? », céda-t-elle. « A part qu'on aille à cette soirée en moto », se dépêcha-t-elle de préciser.
« Pas de clinique pendant un mois »
« Hors de question. Pas de privilèges, c'est la règle », rappela-t-elle fermement.
Ce n'était pas la première fois qu'il essayait d'outrepasser leur accord comme quoi ils ne pouvaient pas se servir de leur relation privée pour obtenir une faveur professionnelle. Elle n'avait jamais cédé et ne comptait jamais le faire. Elle savait que ça serait le début de la fin si elle ne lui accordait ne serait-ce que trois minutes de clinique en moins.
« C'est ta règle. »
Elle passa une main dans ses cheveux sans remarquer qu'elle se décoiffait.
« C'est non, House », répéta Cuddy.
Il plissa les yeux dans sa direction, puis attrapa son casque, le fourra sur sa tête et enjamba sa moto.
« Ok, ne viens pas. Tu sais quoi, c'est pas plus mal…pour ma réputation j'entends », ajouta-t-elle cruellement.
Il n'ajouta rien et démarra, disparaissant au bout de la rue quelques minutes plus tard. Elle soupira.
Elle ne s'en faisait pas pour House. Il lui suffirait d'apparaître devant sa porte demain matin en mini short et méga décolleté en demandant l'autorisation d'enjamber son « engin » pour qu'il oublie toute l'affaire. Pour le reste cependant…elle était certaine que House venait à nouveau de lui faire perdre quelques millions de dollars. Elle jeta un coup d'œil à sa montre et se demanda qu'elle excuse – un accident de moto peut-être ? – elle pourrait donner à Mr Lincoln quand elle l'appellerait pour lui dire qu'elle ne viendrait pas.
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Un peu avant ça :
« Tu ne comptes quand même pas y aller comme ça ? », s'outra Cuddy.
House baissa les yeux vers sa tenue. Il avait mis son jeans le plus neuf et une chemise repassée. Il ne voyait vraiment pas où était le problème.
« Je ne comptais pas y aller du tout, mais je n'ai visiblement pas le choix », commença-t-il à râler.
Sérieusement, qu'est ce qui avait pu passer par la tête de Cuddy quand elle avait promis à un de ses précieux donateurs un dîner à quatre ? Elle devrait déjà s'estimer heureuse qu'il ait accepté de venir. Bien que « accepter » ne soit pas vraiment le terme dans la mesure où elle ne lui avait pas demandé son avis. Pour une fois, il avait décidé de lui faire plaisir – il lui menait la vie dure en ce moment alors il pouvait bien lui accorder ça…contre compensations, évidemment – et il fallait qu'elle trouve quelque chose à redire ? Cette femme était impossible.
« Greg, va te changer, on va être en retard », dit-elle sans patience alors qu'elle enfilait une boucle d'oreille.
« J'aime bien cette chemise. »
Elle leva les yeux au ciel et le dépassa pour aller jusqu'à l'armoire. Elle sortit un costume et le lui tendit.
« Tu peux garder la chemise », essaya-t-elle de négocier.
Il retroussa le nez devant les habits qu'elle lui tendait. Il détestait les pantalons de smoking, ils étaient toujours trop serrés là où il fallait pas. A croire qu'ils avaient été conçus pour des eunuques…bien qu'il préférait penser que c'était lui qui avait trop de matériel à cet endroit là. Il testa son soupir à fendre le cœur et ses yeux de martyr, mais Cuddy l'ignora, filant à la salle de bain pour finir de se coiffer. Il s'assit sur le lit à côté des vêtements et resta planté là quelques minutes. Peut-être qu'elle choisirait de ne pas être en retard et le laisserait porter ce qu'il voulait s'il gagnait assez de temps.
« Nom de…House ! »
Ou pas.
Elle avança vers lui en continuant de pester et il grimaça. Dire qu'il pourrait être avec Wilson en train de regarder la finale de Hockey…ou se faire une soirée L World avec une bonne pizza et des litres de bière. Perdu dans ses rêvasseries, il n'écouta même pas Cuddy qui continuait de l'engueuler.
« Enlève ton pantalon ».
Ca, ça attira son attention. L'espace d'une seconde, il crut même qu'il allait être chanceux. Un seul coup d'œil vers Cuddy lui apprit qu'elle était plutôt d'humeur à le castrer. Littéralement et métaphoriquement, comprit-il quand, voyant qu'il ne bougeait pas, elle entreprit de l'habiller elle-même.
Il éloigna ses mains de sa ceinture d'un geste agacé. Il détestait qu'elle le materne. Il détestait encore plus qu'elle soit dans cette humeur de peste autoritaire. Il baissa son jeans et enfila le pantalon de smoking à contrecœur. Ca, elle allait lui être sacrément reconnaissante et il allait en profiter un maximum. Elle allait en baver pour ce sale coup.
Il était à peine en train de fermer son pantalon qu'elle enroula une cravate autour de son cou.
« Ah non, pas question ! », s'écria-t-il avec un geste de recul.
« Arrête un peu de faire le gamin », s'agaça-t-elle. « Tu ne peux pas mettre un costume sans cravate », raisonna-t-elle.
« Bien, dans ce cas là, j'ai qu'à remettre mon jeans », conclut-il en s'apprêtant à baisser à nouveau son pantalon.
Elle attrapa sa main et ferma son pantalon si vite que ça en était suspect. Ou avait-elle appris à être si à l'aise à habiller et déshabiller un homme ? Ca demandait des explications. Plus tard, là, il était en rogne, se souvint-il.
Il recula quand elle tendit les mains pour faire le nœud de sa cravate. Elle fit un pas en avant et il se retrouva coincé contre le lit.
« Cesses de gigoter deux secondes. »
Il lui jeta un regard noir qu'elle ignora alors qu'elle serrait le nœud autour de son cou. Elle éloignait à peine ses mains qu'il entreprit de défaire le nœud.
« House, nom d'un chien ! On est déjà en retard ! »
Leurs mains se débattirent autour de la cravate un moment avant qu'elle lève les siennes en signe de reddition. Il la regarda de biais, méfiant.
« Greg, ce dîner est très important et tu le sais. Tu ne pourrais pas, juste pour cette fois, te conduire en adulte ? »
Elle fit un pas vers lui et il hésita à reculer. Elle avait cette lueur dans les yeux, cette lueur manipulatrice qui criait qu'elle ne cèderait pas et qu'elle aurait ses testicules sur un plateau. Elle posa une main sur sa joue, se haussa sur la pointe des pieds et déposa ses lèvres sur les siennes. Il ne répondit pas à son baiser, sentant l'arnaque. Mais tout à coup, une main glissa dans ses cheveux, grattant la base de son crâne, le faisant frissonner de la tête au pied.
« Pour moi », chuchota-t-elle à son oreille.
Il ouvrit la bouche à la recherche d'une réponse et elle en profita pour l'embrasser plus intensément. Il était perdu.
