Bonsoir,
je vous met la suite de cet fic. Désolé pour les fautes, mais je n'ai pas de béta et ne suis pas très forte en orthographe, ni grammaire et conjugaison d'ailleurs. J'essaye dans enlever au maximun.
La fic devrait comporter 10 chapitres, et je pense poster un chapitre tous les 15 jours, voir avant s'il est fini avant comme ce coup-ci.
En espérant que cette suite vous déplaira, bonne lecture.
Je viens de le republier car la mise en page n'avait pas été pris en compte, comme on me l'a fait remarqué. C'est mieux comme ça.
Retour et Réveil
-Mal, c'est quoi ce bazar ? Je pars une journée en ville et j'apprends à mon retour que notre prisonnière s'est échappée, s'insurgea Ursula.
-En effet, nous avons un contretemps fort regrettable dans notre projet, qui peut nous être bénéfique.
-Comment ça ?
-Va chercher Cruella et l'autre que nous en discutions ensemble, j'ai horreur de me répéter.
Ursula sorti de la pièce pour y revenir quelques minutes plus tard accompagnée de Cruella et d'une autre personne. Elles s'installèrent chacune sur une chaise en face du bureau de Maléfique.
-Une certaine blonde, prénommée Emma, et son pirate, se sont infiltrés ce matin dans nos locaux. Personne n'a eu la décence de me prévenir, que ce soit l'accueil ou les gardes, ce que je déplore. D'ailleurs, Cruella, il faudra qu'on s'en occupe. Emma s'est rendu jusqu'à l'infirmerie et a embarqué notre chère amie. Non seulement ils l'ont embarqué mais en plus ses saletés de gardes n'ont pas réussi à les rattraper. Seule Cruella a réussi à emboutir leur voiture avant qu'ils ne passent la frontière de Storybrooke. Ils ont quand même réussi et se sont volatilisés, confessa Maléfique de façon non nonchalante.
-Ils sont pathétiques, la ramener à Storybrooke. C'est trop facile pour nous, triompha Ursula.
-Nous n'allons pas aller la chercher, confia Maléfique.
-QUOI, se scandalisèrent les trois autres.
-Ça fait 5 mois que Regina est ici et nous avons rien obtenu d'elle. Laissons-là se rétablir tranquillement, observons-là pour mieux frapper plus tard, suggéra Maléfique.
-Tu suggères l'espionnage pendant qu'elle guérit. Ça risque de prendre du temps, déclara Ursula
-Le temps on s'en fiche, seul l'aboutissement de notre projet à un sens, et je compte bien mettre en œuvre tous les moyens possibles pour y parvenir même si cela repousse notre échéance de quelques années. Il faut savoir être patient, annonça Cruella.
-Et si elle se remet jamais ? jubila Ursula.
-Une partie s'en remettra. De toute façon elle peut aller qu'en s'améliorant. Pour nous c'est l'occasion rêver de mieux observer les changements dans sa vie, améliorer notre plan d'attaque. De plus, la blonde étant sur le coup, on a intérêt à se faire discrète, répliqua Cruella.
-Demandons à l'infirmier de nous tenir au courant, et envoyons deux ou trois gardes formés aux renseignements sur place. Je veux un rapport détaillé de tous ses agissements, ses relations, sa santé,… toute les semaines, enchaina Maléfique.
-Emma, vous êtes encore là.
-Et oui, docteur Whales, il a fallu que je trouve un moyen de faire sortir ma voiture de votre hall.
-Il est vrai que vous auriez pu vous téléporter juste devant le parvis et non dans le hall, plaisanta Whales.
-J'ai encore quelques difficultés avec ma magie dans des cas d'extrêmes urgences présentant des émotions fortes, me moquais-je. Trêve de plaisanterie, je suis là pour savoir comment va Regina ? Répliquais-je en reprenant tout mon sérieux.
-Nous allons en discuter dans mon bureau.
Je le suivi jusqu'à son bureau où nous serions à l'abri des oreilles indiscrètes. Il paraissait préoccupé par ce qu'il allait me dire et me rendais nerveuse. Après plusieurs minutes, il se décida enfin à prendre la parole.
-Elle s'en sortira, j'en suis convaincu mais dans quel état, je ne peux me prononcer définitivement. Son état est stable mais reste préoccupant de ses nombreux traumatismes. Elle présente des fractures aux jambes, du sternum et de certaines côtes, des brulures sur les membres inférieurs par le feu et des agents chimiques, coupures et cisaillements sur les bras, déboitement osseux des épaules. D'autre part sa peau comporte de nombreux hématomes, et son dos à des lacérations dû a des coups de fouet. Elle a était privé de nourriture, comporte des carences et a perdu pas mal de sang. Vous verrez tous les détails plus précisément dans mon rapport et son dossier médical. Je l'ai d'ailleurs agrémenté de photos. Cependant, ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus, même si elle gardera des cicatrices. Je me préoccupe plus sur le plan psychologique avec ce qu'elle a enduré mais aussi le chemin qu'elle va devoir parcourir. L'état de ses jambes est alarmant en revanche car en plus de ce que je viens de vous énoncez, elle a une lacération de la colonne vertébrale, les muscles des jambes sont atrophiés suites aux brulures et lacérations qu'elle a eues et ses nerfs sont fortement endommagés, avoua Whales sans savoir où se mettre.
-Donc, vous êtes en train de dire qu'on parle d'handicap ?
-A son réveil, il est indéniable qu'elle présentera une paralysie des membres inférieurs, temporaire ou à vie, seul le temps et sa rééducation nous le dira. Tout comme les examens supplémentaires pour savoir à quel niveau elle est atteinte. Elle devra prendre des analgésiques constamment pour supporter la douleur.
Whales se tut mais il s'agitait sur son siège.
-Mais encore ? trépignais-je.
-J'ai décelé des résidus de sperme dans ses orifices… anale et vaginal.
-Elle a été violé.
J'étais choquée par cette révélation.
-Vu les lésions qui sont présentes, oui, et plusieurs fois de façon brutale et sauvage. Elle risque de souffrir d'incontinence un petit moment vu la dilatation de ses sphincters, m'avertit-il.
Je ne pouvais décrire ce que je ressentais envers ce qui avait fait ça. Mes yeux se perdirent sur le sol un petit moment.
-Emma ? dit-il en agitant sa main devant moi.
-Désolé, en revenant à la réalité.
-C'est compréhensible, j'aurai une faveur à vous demander.
-Laquelle ? m'étonnais-je.
-Ne cherchez pas à les retrouver, je ne connais pas leurs intentions mais elles risquent de revenir. Ne vous mettez pas en danger pour rien. Je voudrai que vous preniez soin de notre Reine, me conseilla-t-il.
- Whales, je n'ai jamais eu confiance en vous, vous le savez. Vous avez été le premier à monter une vendetta contre elle lorsque la malédiction s'est brisée, vous avez toujours affirmé que si on en est là où nous sommes aujourd'hui c'est de sa faute. Que me vaut ce retournement de situation. Comment dois-je l'interpréter ?
-Je n'ai jamais vu ça, même dans la forêt enchantée où nos lois ne sont pas aussi strictes qu'ici, où les gens sont plus barbares. J'ai compris de mes erreurs, surement l'incident lorsque j'ai voulu ramené Daniel à la vie. Je suis resté sur mon idée et je n'ai jamais vu que la malédiction m'a permis de vivre une vie meilleure dans ce monde, ni tous les sacrifices que Regina a dû faire. Je ne tiens plus rancœur envers Mme le Maire, elle a suffisamment souffert et montré sa rédemption pour moi depuis son retour de Neverland.
-Vous devriez lui dire à son réveil. Pourquoi moi ?m'étonnais-je une fois de plus.
- Je lui dirai quand je serai sûre que c'est bien Regina que nous avons et non l'Evilqueen. Dans cette ville deux personnes sont à même de lui venir en aide à mon gout de par leur patience et leur relation avec elle, vous et le Docteur Hopper. Je pense qu'il serait judicieux de laisser le docteur Hopper s'occuper exclusivement des séances de thérapies et non du quotidien. Vous êtes plus proche d'elle pour l'accompagner pour les gestes anodins du quotidien, vous et Henry.
- Je ne pense pas qu'Henry soit une solution envisageable. Puis-je la voir ?
- Pour l'instant, elle est en soins intensifs, je vous tiens au courant quand on la transfèrera dans une autre chambre.
-Merci de prendre soin d'elle. Je compte sur vous pour la discrétion patient/médecin.
-C'est mon métier, c'est normal.
Je marchais le long des rues de Storybrooke, en direction de l'appartement de mes parents. J'étais affligée par ce que je venais d'entendre. Comment de telles choses peuvent-elles exister ? J'en ai déjà entendu parler dans les journaux, à la télévision,… mais on se rend vraiment compte de la véracité des faits que lorsque nous y sommes confrontés. Puis je repensai à la demande de Whales, suis-je vraiment capable de m'occuper de Regina, de supporter ses sautes d'humeurs car il y en aura ? Moi, qui ai mis un terme à ma relation avec Hook, ne supportant pas de devoir lui rendre des comptes, de le voir à la maison me tourner autour,… Hook était gentil, attentionné mais là on parle de Regina, une femme déterminée, forte. Aurais-je assez de courage pour s'opposer à elle ? Comment va-t-elle prendre le diagnostic de Whales lors de son réveil ? Comment une femme comme elle va-t-elle se remettre d'une telle nouvelle, elle qui ne veut de l'aide de personne ? Puis je pensais à sa réaction en me voyant concernant Henry. Qu'a-t-il bien pu se passer pour que je lise de la peur dans ses yeux ? Alors que j'étais perdu dans mes pensées, je me rendis pas compte que je venais de pénétrer dans l'appartement, ma mère me tombant dans les bras.
-Emma, ou étais-tu passée ? Ton père et moi ont s'inquiété, tu ne répondais pas au téléphone. Personne ne t'a vu depuis hier soir.
-Il faut que je vous parle et à Henry aussi.
-Qu'est-ce qui ce passe maman ?
-Asseyez-vous
-Tu m'inquiètes ma chérie, lança Snow.
-J'ai retrouvé Regina. C'est pour ça que personne ne m'a vu car je n'étais pas en ville.
-Mais c'est merveilleux, pourquoi ça te perturbe ? s'étonna ma mère.
-Henry, je ne vais pas te mentir. Si je ne réponds pas à tes questions ne te vexe pas. S'il te plait, c'est assez difficile pour moi. Ta mère ne va pas bien du tout … et souhaite ne pas te voir. JE NE VEUX PAS QUE TU T'APPROCHES D'ELLE sans mon consentement.
-Quoi ? grogna Henry.
-Henry, ta mère va très mal. Elle est fragile physiquement et mentalement. Laisse-nous du temps pour qu'elle se remette et que je discute avec elle.
-Pourquoi ferais-je cela, elle est ma mère?
- Je ne sais pas ce qui s'est passé. Quand je l'ai trouvé, elle était à moitié shooter et le seul truc qui m'a choqué en dehors de son état c'est sa panique à l'idée de te voir. Elle a été torturée pendant tout ce temps qu'elle a disparu.
-Je ne peux pas croire qu'elle ne veut pas me voir, tu mens. Je sors prendre l'air.
Henry, particulièrement remonté par mes propos sorti de l'appartement me laissant tout le loisir d'expliquer à mes parents la situation. Je leur racontai l'endroit dans lequel je l'ai retrouvé, ce que j'ai vu là-bas. Mon récit n'étant entrecouper que par les oh mon Dieu et les petits cris de stupeur ou d'angoisse de ma mère. Je fini par leur dire qu'elle était en soin intensif et la discussion que j'avais eu avec Whales.
- Cet endroit me dégoute, comment un lieu où règne la perversion et le sadisme extrême existe, vociféra David.
Je sorti la carte de visite que j'avais trouvé et leur montra.
-Apparemment des gens payent cette entreprise pour leur fournir des hommes ou femmes qu'ils considèrent comme un objet de plaisir qu'on peut torture à mort. C'était écœurant, j'ai vu de ses choses.
-Attend, tu n'as pas percuté au nom, intervint David.
-Non, mais ça ne m'étonne pas vu qu'elle a disparu au moment où elles nous ont attaqué, avouais-je.
-Cruel Mal pour Cruella et Maléfique. Cette entreprise est la leur. Tu en pense quoi David ?
-Et le logo montre les tentacules d'Ursula, rajouta David.
-Attend, le médaillon ressemble étrangement à celui de Zelena autour de son cou, renchérit Snow.
-Effectivement mais elle est morte, non ? Je suis sûre qu'il se trame un truc pas net, va savoir ce qu'elles ont pu faire, constatais-je.
-Enfin si on ne s'emballe pas trop, précisa David.
-Tous les items correspondent. On devrait avertir la ville.
-Maman, je sais que tu occupes la fonction de Maire, j'aimerai que tu ne dévoiles pas la situation dans laquelle est Regina.
-Ma chérie, j'en prends notes. Malgré cela, je pense qu'il serait souhaitable d'avertit un minimum la ville afin qu'ils ne posent pas des regards de bêtes de foires sur elle. Vu son état, elle aura fort à faire pour ne pas être en plus irrité par le regard des gens.
-Faisons cela le plus tôt possible.
La réunion s'est tenue trois jours après notre discussion. La ville fut avertie de la possibilité d'une attaque, demandant au gens de prendre rendez-vous avec moi pour avoir des informations sur les Queens of darkness comme ils les appellent et sans rentrer dans les détails de l'état préoccupant de Regina, de la conduite à tenir envers elle. Ma principale occupation fut de prendre le maximum d'informations concernant ses femmes et ma formation par les infirmiers pour pouvoir assister Regina au quotidien, lui prodiguai les soins quotidien nécessaires à son rétablissement. Henry m'en voulais toujours et ne posa aucune question autre que pourrais-je la voir ?
Quelques jours plus tard, Whales me téléphona en m'informant que Regina avait été transférée dans une chambre et que je pouvais lui rendre visite. Je lui expliquai la situation avec Henry et notre dispute, que nous nous parlions plus. Je me rendis de ce pas à l'hôpital, croisant Henry sur le trajet. Heureusement que je venais d'en discuter avec Whales pensais-je.
- Maman, tu vas voir ma mère ?
-Oui
-Je peux venir avec toi ?
-Je ne suis pas sure que ce soit une bonne idée.
-C'est ma mère. Peu importe l'état dans lequel elle se trouve, je veux juste m'assurer qu'elle est entre de bonne main et qu'elle va bien.
-D'accord tu m'accompagnes, on avisera sur place. Si j'estime en la voyant qu'il vaut mieux pas que tu rentres dans sa chambre, promets-moi de m'obéir.
-C'est à ce point.
-Oui Henry, j'ai été choquée en la trouvant en morceaux et en la ramenant, alors j'ose pas imaginer à ton âge.
-Bonjour, la chambre de Mme Mills, s'il vous plait ?
-La dernière au fond du couloir à gauche.
-Merci
Après avoir parcouru le couloir avec une certaine appréhension, je laissai Henry dans le couloir afin de pénétrer dans la chambre. Je fus soulagée en la voyant, allongée, sans aucunes blessures apparentes, ni de grosses machines s'insinuant un peu partout dans sa peau. Elle portait juste une sonde nasale très discrète. J'entendis la porte s'ouvrir et aperçu Whales et Henry rentraient.
- Laissez-le voir sa mère, ça ne craint rien. En se tournant vers Henry. Nous l'avons ramené ici car nous n'avions plus besoin de la maintenir sous toutes ses machines permettant de vérifier ses constantes, ou les sondes pour son bon fonctionnement. Cependant Henry, ce n'est pas pour ça que l'on ne veille pas sur elle. Comme tu peux le voir, elle a toujours sa perfusion pour l'alimenter, nous suivons son rythme cardiaque en cas de problème et une sonde nasale permet de lui procurer tout l'oxygène dont elle a besoin.
-Pourquoi elle est comme ça ? Dans cette position ?
-Je ne lui ai pas parlé de ses blessures, il était trop énervé après moi.
-Henry, ta mère va avoir besoin de beaucoup de temps pour se rétablir. Il faudra que tu écoutes attentivement Emma pour ton bien mais aussi celui de Regina. Pourquoi comme ça, c'est dû à ses blessures. Si on veut qu'elle n'ait pas de trouble circulatoire, il faut que nous la maintenions dans une légère position déclive. Tout comme pour ne pas aggraver ses blessures, elle est installée sur un matelas d'eau.
-Et ce machin au niveau du thorax ?
- C'est une attelle métallique car elle a plusieurs fractures de côte et du sternum. Ça soulage la pression sur ses poumons et lui évite de trop bouger.
- Elle semble calme.
Henry pris le siège attenante au lit tout en tenant la main de Regina après lui avoir délicatement embrassé le front.
-Coucou maman, c'est Henry. Je ne sais pas si tu m'entends, je suis content que tu sois là. Tu m'as beaucoup manqué. Maintenant je suis là pour toi, je ne te quitte plus.
-Si tu as d'autres questions Henry, n'hésites pas à venir me voir à mon bureau, n'importe quand.
Il se passa un moment sans que qu'aucun son ne soit échangé après le départ de Whales, l'un en face de l'autre séparé seulement par le lit de sa mère. Henry lui caressant le dos de sa main avec son pouce. Nous fumes sortit de notre torpeur par le bruit de nos ventres.
Une routine s'installa durant 1 mois. Nous passions voir Regina tous les après-midi. Ses fractures s'étaient résorbées, sa peau avait repris son aspect d'origine, seul les traces de fouet dans son dos n'étaient pas totalement cicatrisées et les dégâts sur ses jambes. Un après-midi alors que nous étions installées sur nos chaises respectives, Regina commença à lutter pour ouvrir les yeux, poussant de légers gémissements.
-Henry, va chercher Whales, maintenant.
Alors qu'Henry partit, Regina ouvrit enfin les yeux. Je m'approchai en lui caressant la joue.
-Coucou
-Em-ma, demanda-t-elle les yeux dans le flou, ce fut plus un râle car sa voix était roque de ne pas avoir servi.
-Oui, c'est moi. Comme promis tu es de retour parmi nous, en sécurité.
Toujours dans les vapes, Whales s'approcha d'elle pour lui faire ses examens de réveil notamment ses réflexes laryngés, sa réponse à des ordres simples, réflexes photomoteurs de ses yeux.
-Comment vous sentez-vous Regina ?
-Fatiguée
-C'est normal, votre corps se rétablit doucement et vous vous réveillez d'au moins un mois de coma.
-Tu vas t'en remettre maman, dit Henry en s'approchant de sa mère pour lui prendre la main.
La tentative d'approche d'Henry se solda par un échec. Regina retira violement sa main, par rapport à ce qu'elle était capable de faire. Regina se débattait, essayant de se relever.
- Arrête ! s'écria celle-ci, les yeux écarquillés.
- Regina arrête, demandais-je soudainement inquiète.
Regina secouait la tête tout en sanglotant. Elle fixait Henry, la peur au ventre.
- Je t'en supplie ! hurla Regina, tout en se débattant.
Je ne reconnaissais plus la mairesse tant elle était furibonde et hystérique. Elle tenta d'arracher les perfusions et tout ce qui la retenait au lit de toutes ses forces pour faire réagir les personnes se trouvant dans la pièce.
Henry était horrifié, il ne comprenait pas la réaction de sa mère. Je ne savais comment remédier à la crise qu'Henry avait engendré. Je me détestais d'imposer pareil traitement à Regina, mais je pouvais y remédier.
-non, trembla Regina.
-HENRY, SORS, Criais-je
-Regina calmez-vous, ordonna Whales qui revenait dans la pièce, sans que je l'ai vu en sortir.
-Mais… tenta de riposter Henry
- DEHORS, NE DISCUTE PAS, glapis-je
- Comment peux-tu faire ça ?! Comment peux-tu me laisser dans ce lit ?! Laisse-moi partir ! s'époumona Regina.
Plus l'ancienne Reine se débattait, plus elle sombrait dans la folie et se faisait du mal.
- Va-t'en ! Je te hais ! hurla-t-elle, en me poussant furieusement car je m'étais approchée un peu trop près
La brune saisit tout ce qui lui tomba sous la main et me le jeta dessus.
Je me sentais démunie et n'osais faire acte de violence. Je laissais alors Whales intervenir, le cœur en peine. Whales lui administra un sédatif qui fit rapidement effet étant donné qu'elle convulser de plus en plus de peur, au risque d'aggraver l'état de son corps encore fragile car tout juste rétablit.
J'observai les effets du calmant qu'on administrait à la brune, l'air paisible qui se retranscrivait sur son visage alors qu'elle s'endormait.
-C'était quoi ça ? demanda Whales.
-J'ai oublié de vous en parlez, elle m'a fait pareil là-bas. Tenais-moi au courant de l'évolution. Je vais avec Henry.
Je me mis en recherche d'Henry qui s'était enfuie. Je le retrouvai pleurant aux bords du lac.
-Si c'est pour me gronder, tu peux faire demi-tour.
-Je suis désolée Henry, je sais que c'est difficile pour toi.
-Tu crois que ça ira mieux.
-Il va falloir être patient mais ça s'arrangera, j'en suis persuadée.
Je le serra dans mes bras, et nous somme s restés dans cette position un moment.
Les jours passaient, Whales m'avait averti que Regina refuser de me voir, malgré mes nombreuses tentatives pour la voir, feignant de dormir à chaque fois. C'est résigné que je respectais son choix. Moi qui devais m'occuper d'elle, c'était bien parti. Me voilà dans une quête héroïque, le chevalier venant en secours à sa princesse en forte détresse, barricadé dans son donjon.
Avec Whales, nous avions convenu que pour son bien, ce serait moi qui m'occuperai d'elle malgré sa réticence. C'est donc le jour de sa sortie que je me rendis tôt à l'hôpital pour l'attendre. Quel ne fut pas ma surprise de voir sur son visage le dégout.
-ça ira, je vous remercie.
-Enfin tu acceptes de me voir, inversement tu n'as pas trop le choix. J'ai essayé de te joindre plusieurs fois mais tu n'as jamais répondu ou de te voir mais tu feignais de dormir.
- Je ne savais pas, mon téléphone était dans la poche de mon pantalon. Il était en mode vibreur, et comme tu peux le constater… en pointa du doigt son bassin coincé dans un fauteuil roulant.
-Alors, la rééducation se passe bien ?
-Un peu douloureux.
-Les médecins disent quand travaillant assidument, tu pourras remarcher un jour.
-oui, ils sont très positifs, très optimiste. Je rêve de les renverser avec mon fauteuil. Bon, pourquoi étais-tu venu ?
-Tu as traversé une période difficile, il a été décidé qu'il était préférable que tu rentres à la maison. Je t'aiderai autant que je le pourrai.
-Je préférerai me faire aider par un singe volant sale et plein de poux.
-Regina, je sais que tu es en colère pour une raison que j'ignore mais je suis toujours la sauveuse.
-Nous avons à ce que je vois une idée totalement différente de ce qu'est une sauveuse. Je ne veux pas de toi.
-Tu m'auras quand même. Je ne comprends pas, il y a environ 7 mois et demi tu te battais à mes côtés en tant qu'amie. Qu'est-ce qui s'est passé ?
-Les Queens of darkness, voilà. J'aurai pu continuer s'il ne m'était pas arrivé toutes ses choses odieuses et méprisables parce que tu m'as abandonné ce jour-là. Le fait que tu sois venue me chercher ne change rien. Non Emma je n'ai pas besoin de toi.
Regina roula en direction de la porte mais elle ne peut pas sortir car la porte s'ouvre vers l'intérieur.
Emma la regarde d'un air dépité avant de s'avancer en face d'elle.
-J'ai fais installer une rampe à la maison et j'ai transformé le bureau du rez de chaussée en chambre. Tu vas revenir à la maison parce que c'est là que tu seras le mieux. Un point c'est tout. Tu peux commencer à me pardonner et je commencerai à te pardonner pour ton comportement exécrable.
Je lui ouvris la porte pour qu'elle puisse enfin sortir tout en me lançant :
- Je suggère que ce soit toi qui débute.
Sur ce, elle sortit de la pièce et commença à se diriger vers la sortie. Je la rattrapais pour la pousser. Cela me faisait plaisir de la voir dehors même si je devais supporter ses rechignements. Sur le trajet, nous passions devant l'atelier de Marco qui travaillait.
-Emma arrête ça immédiatement, tu m'entends, ce mit-elle à aboyer.
-On est presque arrivé
-Marco, appelle la police, Emma me retient en otage.
-Mais c'est elle la police.
-Tu comptes être aussi insupportable tout le temps.
-Je t'ai rien demandé.
-Bon Regina, ta chambre est maintenant dans ton bureau. Avec Whales, nous avons tout installé pour ton bien. Il faut que je vois avec toi… reviens ici.
Regina, pas du tout concernait par les dires de la blonde, s'était ruée sur la télé. Je l'éteignis en lui arrachant la zapette. Elle partit chercher un livre. J'intervins encore une fois me mettant devant son fauteuil pour la bloquer.
-Tu va m'écouter, oui ?
- Je n'ai que faire de vous écouter, Miss Swan, vous et vos ramassis de stupidités.
-Et tu comptes faire comment pour vivre ici ? Te déplacer ? Prendre soin de tes jambes ? énumérais-je
-Je peux très bien me débrouiller toute seule.
-Ah oui, tu ne peux même pas accéder à la salle de bain ni même te laver seule, rien dans cette maison n'est aménager,…
-Je peux très bien me débrouiller seule, me coupa-t-elle. Je suis grande NON. Alors, Miss Swan, pour l'amour du ciel, retourner jouer dans le bac à sable, ça c'est de votre âge.
-Tu veux vraiment jouer à ça. Très bien, je te donne pas 2 jours avant que tu abandonnes. Si par malheur tu utilises le téléphone pour avoir de l'aide, et crois moi je le saurai, je reviendrai ici et tu devras me supporter quoi que tu puisses y faire.
Je tournais les talons et sortit de la maison du Maire, la laissant seule à ruminer sa colère envers moi. Bon débarra, pensais-je.
Regina se sentit soulager de voir enfin Emma quitter sa maison. Elle décida de sortir prendre l'air mais très vite, elle se rendit compte qu'Emma avait raison. Elle ne pouvait ouvrir la porte menant dehors, ni comme la plupart des portes de sa maison, faire passer son fauteuil puisque les cadres de porte sont trop étroit. Elle abdiqua et ce dit qu'elle pourrait prendre du temps pour lire les livres qu'elle n'avait pas eu le temps de lire. Le temps passa rapidement. Son estomac lui rappela qu'elle avait faim aux alentours de 11h, son petit déjeuner n'ayant pas était très copieux. Elle se déplaça jusque dans la cuisine pour se retrouvait les yeux à hauteur du plan de travail et ne pouvant ouvrir les placards en hauteur.
-Merde. Mais pourquoi il faut qu'Emma ait toujours raison.
Elle fit demi-tour en se disant que celle-ci reviendrait. Le temps continua de passer, son ventre criant de plus en plus famine, les analgésiques ne faisant presque plus effet, la douleur revenant petit à petit dans ses jambes pas encore guéries, elle commença à douter. Emma reviendrait-elle ? N'avait-elle pas était trop dure avec elle ? Elle décida de se reprendre en main, ses médicaments étant sur la table.
-Allez, tu vaux mieux que ça Regina, tu peux y arriver sans l'aide de personne, se disait-elle à elle-même pour s'encourager.
Elle tenta de prendre le sac plastique sur la table. Elle s'étira du mieux qu'elle pouvait. Toutefois son corps sortant d'un traumatisme et d'une hospitalisation, sa faim, et son nouveau mode de déplacement qui ne lui était pas encore tout à fait familier, elle tomba à la renverse, laissant échapper un cri de douleur quand elle atterrit au sol, ses jambes réveillant une douleur atroce. Des larmes commencèrent à dévaler ses joues. Plusieurs réflexions occuper son esprit maintenant : pourvu qu'Emma revienne vite, qu'elle ne m'abandonne pas à mon sort, elle vaut mieux que ça.
Elle ne savait pas quelle heure il était, ni depuis combien de temps elle était à terre, avec sa faim, ses douleurs, ses pensées mais le soleil venait de se coucher, plongeant la pièce dans la pénombre. Elle tenta de lutter encore mais la fatigue et la douleur étant trop important, elle se laissa aller, ferma les yeux, partit dans les bras de l'inconscience.
TBC
Merci, de bien vouloir prendre 2 min supplémentaire pour me laisser vos impressions afin que je puisse m'améliorer et savoir si je la continue ou pas à travers une review ou un message privé. C'est ce qui nous permet de savoir si on fait fausse route, de rectifier nos idées et surtout de savoir ce que vous en pensez.
