Voilà, la suite.
Tout d'abord je remercie les guest qui ont laissé une review à qui je ne peux pas répondre. J'en profite pour précisé à un de ses messages; je sais 15 jours me paraitre long mais c'est ma date limite de mise en ligne. Si je ne me fixe pas de date butoire, j'ai tendance à me laisser un peu aller. Mais tu vois, celui-là est publié avant 15 jours. Tout comme certains autres chapitres qui seront plus rapide car quasiment fini.
Sur ce bonne lecture.
Je reste zen, tu m'énerves
Lorsque j'avais quitté Regina, je m'étais rendu au Granny's pour récupérer un pique-nique pour le midi, vu avec Archie quand je pourrai passer le voir avant de me diriger vers les sentiers de randonnée dans la forêt. Je m'installai à un coin sympa sur une couverture au sol pour réfléchir. Regina m'avait piqué au vif avec ses réflexions, m'avait blessé dans ses propos. J'avais besoin de respirer pleinement l'air frais, de m'évader un petit moment. Moi, retourner jouer dans un bac à sable, mais pour qui me prenait-elle, je ne suis plus une gamine. Et dire à Marco que je la kidnappe, pourquoi pas que je l'ai torturé pendant ses cinq mois aussi. Pourtant, je n'arrivais pas à lui en vouloir. Elle avait toujours eu un tempérament rebelle, solitaire, un air hautain même si elle s'était plus ouverte aux autres depuis l'incident avec Peter pan et Zelena. Je pouvais comprendre qu'elle ne se sente pas bien après sa captivité, ses blessures n'aidant surement pas mais de là à me repousser et m'insulter.
Perdu dans mes pensées après avoir mangé, je m'endormi. Je me réveillai car j'avais froid, le soleil étant pratiquement déjà couché. Je rangeai mes affaires et me dirigea vers le bureau d'Archie. Je me frappais mentalement de ne plus avoir ma voiture, il faisait frais le soir maintenant. Je marcha rapidement pour me réchauffer.
Je toque à sa porte, se mettant de côté pour me laisser entrer.
-Bonjour Emma, Regina n'est pas avec vous ? s'étonna-t-il
-Non, je ne l'ai pas revu depuis ce matin que je l'ai laissé chez elle.
-Pourquoi, vous voulez aggraver son cas ? s'intéressa-t-il
-Je chercherai à l'enfoncer, c'est absurde, m'offusquai-je
-Vous croyez, parce que bien sûr vous ne la maltraitez pas en la laissant seule ce débrouiller dans son état, enchaina-t-il
-oh, disons que vous n'avez pas toutes les données.
-Dans ce cas, expliquez-moi.
-Je préférerai que vous passiez à la maison voir son comportement pour pouvoir m'éclairer par la suite.
- je passerai chez elle demain vers midi et vous observerai. Retournez la voir, elle a surement besoin de vous.
- Je ne compte pas en plus l'affamer, je comptais retourner chez elle après notre discussion.
-Dans ce cas, je ne vous retiens pas plus longtemps, aller auprès d'elle.
-Regina, c'est moi, je suis revenue.
Je dépose les clés dans le pot de l'entrée. L'absence de lumière et de réponse m'inquiète.
-Regina, t'es où ? Je sais que tu m'en veux, ce n'est pas une raison pour me faire tourner en rond.
Lorsque je vis ses pieds au sol au détour d'une porte, je me précipitai auprès d'elle et lui tapota légèrement les joues.
-Regina, tu m'entends ? Réveille-toi, s'il te plait, ce n'est pas ce que je voulais, hurlai-je
Je saisis le portable dans ma poche et appela Whales. En voulant la saisir pour la mettre au lit comme me l'avait demandé Whales, je remarquai que le sol était humide ainsi que ses habits
-Bordel de merde, il manquait plus que ça.
Je l'a laissa donc là le temps que j'aille dans sa chambre à l'étage chercher du rechange. Ce n'est pas possible le nombre de tenue qu'elle a dans son placard, moi qui est que des jeans tous les même, quelques hauts. Non, il faut qu'elle ait un supermarché de vêtement chez elle. Quoi choisir, c'est que des affaires chics et de marques. Bon aller, la technique Emma, je prends un tee-shirt ample dans mes affaires après avoir pris une culotte dans son tiroir à sous-vêtement. Je me rendis compte du temps que j'avais mis quand Whales tapa à la porte alors que j'étais encore dans les escaliers.
-Elle est où ?
-Dans la salle à manger. Je ne sais pas ce qui s'est passé, j'étais sorti, balbutiai-je
-Emma, je ne suis pas là pour vous juger, juste pour qu'elle se rétablisse.
Il l'examina rapidement avant de se tourner vers moi. Voyant que je me rongeai les doigts, il me rassura de suite
-Ne vous inquiétez pas, elle a rien.
-Ah oui, alors pourquoi elle ne répond pas et je croyais qu'elle avait fait sa rééducation pour plus se pisser dessus.
- Elle a perdu connaissance à cause de la douleur. Allons d'abord la mettre au lit, la changer et la soigner, après je vous expliquerai, m'informa Whales calmement.
Nous la portions jusqu'au lit, moi par le buste tandis que Whales la prenait délicatement par les jambes. Il l'installa le plus confortablement possible, les jambes en l'air comme à l'hôpital sur le gros coussin remplie de graines d'épeautre. Il lui mit une perfusion.
-Cela vous gêne si vous la changer, là je me le sens pas. En plus, je n'ai pas vu comment faire avec l'ergothérapeute et je souhaite ne pas lui faire encore plus mal, admis-je gêne.
-Ce n'est pas dans mes attribution normalement mais exceptionnellement, vu que ce n'étais pas prévu, alors oui. C'est comme pour les bébés mais regarder pour la prochaine fois au cas où.
Il la déshabilla, la nettoya avec des lingettes et lui mis une couche.
-Euh…
-Elle ne vous a pas mis au courant apparemment, constat-il envoyant ma tête.
-Disons que le journée a été un peu compliqué.
-On verra après. J'ai trouvé un onguent pour favoriser la cicatrisation de ses brulures et soulager les tensions, je vais vous montrer et vous lui en mettrez tous les deux jours environ, après sa douche.
-Et si elle ne veut pas ?
-Attacher là au lit, plaisanta-t-il
- Je ne peux pas faire ça, m'exclamais-je de façon outrée
-Je rigole Emma, ne le prenait pas mal mais vous avez vraiment l'air tendu, me confirme-t-il
-On se demande la faute à qui, lui répondis-je de manière un peu forte en regardant Regina.
-Une journée avec elle et vous n'en pouvez déjà plus ? railla-t-il
-Je préfère ne pas répondre.
Il s'installa sur le bord du lit et commença à défaire les bandages présents sur les jambes de Regina, le plus délicatement possible pour éviter d'arracher la peau pris dans la bande au cas où. Choquer, je détournai la tête. La peau était à vif par endroit alors qu'elle avait complément disparu à d'autre et comporter par moment des lacérations.
-Emma, ça ne s'arrangera pas aussi vite que vous le pensez. Vous serez confronté à ça à chaque fois que vous devrez le faire alors regarder maintenant pendant qu'elle est inconsciente, précisa Whales
-Désolé, j'ai vraiment du mal. Pas de ça me dégoute de le voir mais de penser la douleur qu'elle a dû avoir et qu'elle a encore.
-Dites-vous que pour que ça arrête de lui faire mal, il faut en prendre soin, ajouta-t-il à mon attention pour me faire sentir plus à l'aise
Il me montra comment faire tout en m'expliquant. Il s'assit au fond du lit, cala le talon gauche de la brune délicatement sur son épaule afin de maintenir sa jambe en l'air pour pouvoir appliquer la crème.
-Surtout n'enlever pas les attelles en le faisant et éviter de trop faire bouger la cheville ou la compresser, les tendons ne sont pas encore rétablit complétement, il me précisa en montrant bien comment faire.
Il étala une couche de 1-2 centimètres uniformément du creux du bassin jusqu'à la cheville. Il prit la bande qu'il avait posée au préalable sur le lit et entrepris de l'enrouler autour de sa cuisse.
-On commence par le haut. A chaque nouveau tour, pensez à bien serrer. Ne lui couper pas la circulation du sang non plus mais serrer bien, il ne faut pas que la bande baille.
Il l'enroula jusqu'à la fin de la crème. Il se déplaça pour caler sa jambe sur sa cuisse et continuer à appliquer la crème sur le pied, enroula la bande autour et revient jusqu'à mi- mollet pour l'accrocher.
-Faites l'autre que je vois si vous avez compris.
Je fis donc comme il me l'avait indiqué plus tôt, imitant ses gestes précédemment effectués.
Installer sur le canapé, Whales m'accorda de son temps pour répondre à mes questions
-D'abord, les couches, tous les soirs il faut que je lui en mette une ? le questionnai-je d'abord un peu hésitante.
-Pour le moment ce serait bien. Il n'y a que quelques jours qu'elle s'est réveillée et a attaqué sa rééducation vésico-sphinctérienne. En journée, elle se débrouille mais quand elle dort, ou comme là, elle ne se contrôle pas. Même si elle a fait pas mal de progrès, il lui arrive encore d'avoir des fuites quand elle fait des cauchemars ou à des nuits agitées. D'ailleurs, tous les deux jours, sa kiné passera, il lui reste une dizaine de séance à faire. Vous verrez avec elle l'avancement de la situation.
-Ok, joyeux. Rassurer-moi, je ne suis pas sensé assister à ses séances ?
-Non, pas la peine. Elle a aussi eu une information sur la prévention des escarres comme vous.
-Ouf, c'est deux infos me rassure, je me voyais mal y tenir compagnie et la surveiller constamment. Pourquoi en étant paralysé, elle souffre de douleurs ? lui demandai-je intriguer car je pensais qu'elle ne ressentait plus rien.
- Ah oui, je ne vous ai pas informé de ses derniers résultats. La colonne vertébrale, moelle épinière, ni aucun nerfs principales important ont été touchés. Par contre, comme vous l'avez vu, une grosse partie des tissus épidermiques et musculaires ont été touchés, l'empêchant de sentir, de se mouvoir,… Lorsque cela sera réparer alors elle pourra à nouveau utiliser ses jambes correctement. Cela n'empêche pas que les terminaisons nerveuses en périphérie de celle détruite de fonctionner.
-Elle ressent donc toute la douleur liée à ses manques de terminaison.
-Oui, comme si la brulure était aux mêmes endroits. C'est pour ça qu'elle a besoin d'un apport constant d'analgésiques et qu'elle s'est évanouie. Elle devait être à l'agonie et son esprit s'est mis en veille pour la protéger.
-Bien foutu le corps humain. Vous parliez de se mouvoir, sentir, qu'en est-il exactement ? Quand on saura qu'elle peut sentir à nouveau ?
-Il existe deux sensibilités, une superficielle et l'autre profonde. La première permet de véhiculé les sensations cutanées, le sens du toucher, la sensation chaud/froid mais pour sa part pas la douleur. Si vous lui verser de l'eau chaude dessus, elle va crier, je peux vous l'assurer. Pour la seconde, qui permet de renseigner sur le placement de son corps dans l'espace, elle n'est pas atteinte, ce qui facilitera la tâche lors de ses futures séances pour réapprendre à marcher.
La formation que vous avez faite durant son séjour à l'hôpital avec notre kinésithérapeute, vous vous en souvenez ? Il continua suite à mon hochement de tête, permet d'entretenir sa mobilité articulaire, la souplesse musculaire, de lutter contre les rétractions qu'entraînent les contractures et développe la force des muscles non atteint. La progression de guérison suit des étapes défini es différentes d'un individu à l'autre : retour des sensations, apparition de la motricité réflexe, de légers mouvements principalement. Vous serez à même de voir cette progression ou qu'elle vous en fasse part.
-Donc en gros si j'ai bien compris, tant qu'elle ne ressent rien que ce soit toucher, chaud/froid, que je ne vois aucune contraction musculaire ou réflexe, on attend.
-Vous avez très bien compris.
-Et combien de temps cela risque de durée ?
-Vu son état, le temps que les blessures se cicatrisent, dans les douze – dix-huit mois.
-QUOI ? Un an à un an et demi ? le coupais-je
- Laissez-moi finir. Ses blessures ne sont pas anodine, les brulures sont les pires. Elle sera rétablit complètement dans les douze – dix-huit mois prochain mais il y a de forte chance pour qu'elle marche avant. Il n'y a pas besoin d'attendre le retour complet de toutes les terminaisons nerveuses mais d'une bonne partie. Dès qu'elle pourra commencer sentir votre main sur une partie de ses jambes alors là ce sera bon, on commencera la rééduc.
-Ah ouais, ok. Il suffit de les muscles soit rétablit, même si la peau n'est pas encore nette.
-Voilà. Le temps dépendra d'elle, de sa cicatrisation, de ses soins, de sa motivation, de vous.
-Ni a-t-il rien qu'elle puisse faire avec sa magie, il me semblait pourtant qu'elle peut guérir ?
-Réfléchissez un peu Emma, si elle ne vous a pas encore étripé et qu'elle s'est évanouie sur le plancher du salon sans pouvoir rien faire, c'est que sa magie ne répond pas.
-Elle n'a plus sa magie ? J'étais heurté par cette information
-Depuis son réveil, non. J'ai demandé l'aide de la fée bleue pour en connaitre la cause mais elle n'a pas su me répondre. C'est comme si ça magie avait complétement disparu et étant donné que Gold n'est plus ici, personne n'est à même de répondre à cet interrogation.
-Merci Whales, je ne vais pas vous retenir vous avez sans doute pleins de choses à faire.
-N'hésitez pas à me téléphoner si vous avez d'autres questions.
Ma nuit fut courte, mes pensées tournant dans mon cerveau sans que je puisse les chasser, je m'endormi vers la fin de la nuit. Le soleil était déjà bien haut dans le ciel quand je me réveillé. Tournant la tête pour voir l'heure, je pris peur et fut vite debout en constatant qu'il était 11h passé.
Putain de merde, Regina, pensais-je. Elle doit être réveillée à l'heure qu'il est. Je vais me faire tuer deux fois, une fois pour hier, une fois pour mon réveil.
Je descendis à sa chambre et passa la tête pour voir.
-Achetez-vous un réveil pour demain. Je ne vais pas attendre tous les matins que Madame veuille bien se lever, me lança-t-elle sarcastiquement
-Bonjour à toi aussi, ta nuit s'est bien passé ? lui répondis-je nullement atteinte par sa pique.
-Bien mais gâcher depuis vous êtes apparu.
-ça tombe bien, je ne compte pas partir.
Je récupérai le fauteuil pour le mettre près d'elle afin de l'asseoir dedans.
-Tu as fait la sale gosse ou pas dans ta couche ? blaguai-je pour détendre un peu l'atmosphère
-Sur un autre ton Miss Swan.
-Oui ou non ?
-Tu as cas vérifié par toi-même, me lança-t-elle sur un air de défi.
-Vous serez ma perte, Ma-jes-té
Je lui retirai la couette pour la lui enlever et la mettre dans une tenue plus décente.
-Eh Miss Swan, j'ai un cadeau pour vous.
Restant figé de par ce qu'elle venait de me dire, je ne bougeai pas et elle se mit à uriner, m'aspergeant au passage.
-La prochaine fois, vous dormirez moins et me ferez pas attendre toute la matinée. Maintenant je veux mon petit déjeuné, m'ordonna-t-elle, en me prenant pour son larbin.
-Ah oui, tu le prends comme ça, tu vas d'abord prendre une douche. Tu es ignoble, je te croyais pas capable de ça.
-Je ferai n'importe quoi pour que tu partes d'ici. Tu es prévenu, me provoqua-t-elle.
-Tu as raison, la guerre est ouverte, commençons par la douche.
Je tentai de la prendre en poids mais elle commença à se débattre, me taper, me griffer,…
-Lâchez-moi. Pas la douche, me dit-elle paniqué
Je la reposai dans le lit.
-D'accord, dans ce cas, débrouille toi toute seule pour te changer. Tu viendras manger quand tu seras présentable, exigeai-je
Je sortie de la pièce pour aller prendre mon petit-déjeuné-repas de midi.
Après m'avoir supplié allégrement, je m'occupai de la nettoyer, de lancer une machine pour les draps avant de confectionner le repas. Celui-ci se passa sans accro. Où était le problème, avait-elle des remords. Archie avait observé le comportement de la mairesse à travers la fenêtre lors du repas comme je lui avais demandé la veille. Maintenant il se trouvait à la salle à manger, tandis que Regina regardait la télé au salon. Il observait la situation dans le silence depuis une vingtaine de minutes suite à son arrivée après le repas terminé de celles-ci.
-Quelqu'un veut bien m'apporter un morceau de pain, je suis affamée, je n'ai rien mangé depuis hier.
Je m'approche d'elle d'un pas sûr.
-Oh par pitié Regina, arrête cette comédie
-Non je t'en supplie, cette fois frappe aux jambes, là je suis sûre de ne presque rien sentir avec les médicaments.
-Miss Swan, j'aimerai vous parlez en privé, vous avez un moment, m'informa Archie.
Il se dirigea vers la cuisine et m'attendit.
-Voyons Archie, vous devez me croire, jamais je ne lèverai la main sur elle.
-J'ai senti qu'elle dramatisé très bien la situation mais la laisse seule n'est pas la solution
-Ce n'est arrivé que parce que j'avais besoin de prendre l'air, je ne voulais pas lire la satisfaction sur son visage de m'avoir atteinte. Ce qui je vous l'accorde peu avoir l'air mesquin, vous pouvez comprendre qu'elle est tout bonnement impossible à vivre.
-Cette femme, la méchante reine qui a presque toujours eu ce qu'elle voulait grâce à sa magie et son dévouement, est désormais clouée dans un fauteuil roulant, sans magie, avec des séquelles et un vécu atroces. Elle en veut au monde entier, et malheureusement vous êtes celle sur qui elle se défoule.
-Oh
-Ecoutez, je sais que c'est difficile mais en attendant qu'elle fasse face à son handicap, vous allez devoir apprendre à être patiente.
Je souffle pour se calmer.
-Trouvez, la raison de son mal-être, de sa rancœur. Si vous n'y parvenez pas, venez me voir pour que l'on réfléchisse ensemble à une solution. Je sais comment vous vous sentez par rapport à sa disparition pour m'en avoir parlé, si vous ne l'aidez pas maintenant, vous ne pourrez plus vous regarder dans une glace. Et garder ceux-ci en mémoire, « Nul ne peut se forcer à éprouver ce qu'il ne ressent pas mais chacun peut faire de son mieux en dépit des sentiments ». C'est de Pearl Buck. Sur ce je vais vous laissez réfléchir.
Avant de sortir, il se rendit auprès de Regina. Je tendis l'oreille pour l'entendre lui dire.
-Je te dirai juste ceci Regina. Si tu ne crois pas en elle maintenant et que tu ne lui fais pas confiance, elle ne te le pardonnera pas. Et toi non plus tu ne te le pardonneras pas. Fais le bon choix.
Il fit demi-tour, me salua
-Oh, et donner lui un bain, on ne devrait pas être obligé de mettre un pince sur le nez pour venir la voir.
Sur ce, il me laissa seule avec moi-même et Regina dans la pièce adjacente. La suite de la journée se passa sans embuche.
Le lendemain soir à table, chacune de nous se trouvait à un bout de la table. Il régnait un silence de plomb, on entendait seulement le tintement des couverts. Regina me regarde d'un air dépité, sans bouger. Depuis le départ d'Archie la veille, elle n'avait pas dit un mot.
-Bon alors, qu'a pensé la kinésithérapeute de tes efforts ?
Regina balançait nonchalamment la tête de droite à gauche en levant les yeux.
-Est-ce qu'elle trouve que tu fais des progrès ?
Regina baissa les yeux et regarda ses genoux. Pas de réponse. Je vais pour mettre une nouvelle cuillère de ma soupe à la bouche avant de m'adresser à nouveau à Regina. En ce mois de novembre, par le froid qu'il fait et le fait que je ne savais pas trop cuisiner, j'avais fait de la soupe.
-Regina, ça fait déjà quasiment 2 jours, il faudra bien qu'à un moment tu acceptes de me parler.
-Je sais pourquoi tu fais ça Emma ? Archie est passé pour voir si mon état s'était amélioré, comment tu te comportais avec moins. Il était très fier de lui, fier de t'avoir convaincu de voir en moi une sorte rédemption pour tes actes.
-Ce n'est pas une rédemption. Certes, il est vrai qu'avec cet abandon j'ai non seulement trahi ta confiance mais aussi mon rôle de sauveuse, alors je t'en prie tu dois accepter mon aide.
-Autrement tu vas culpabiliser
Je baissai la tête sur cette vérité.
-J'ignorai à quel point c'était important pour toi. J'essaierai d'être heureuse malgré tout, ne t'en fais pas.
-Merci infiniment Regina, je te promets d'être là et de prendre grand soin de toi.
-A ce propos, ma soupe est froide.
-Oh, et bien la mienne est chaude, prend donc celle-ci.
Je me lève pour échanger ma soupe avec la sienne, juste avant que mes fesses se posent sur ma chaise :
-En pendant que tu es debout, sers moi un verre de vin
-Tu n'as pas le droit avec tes médicaments si ?
-Miss Swan, ne compliquait pas les choses
- Oui, oui, tout de suite
-Ce que j'aimerai pour le dessert, c'est une patte d'ours.
-Tu rigoles j'espère. Tu as en horreur les pâtisseries de ce genre.
-Du tout, c'est juste que depuis que je me suis réveillée, il faut que je profite de la vie et j'ai des envies particulières
-Tu n'as cas allé chez Granny
-Ben oui, je le ferai bien moi-même mais…
Regina se décale de la table pour bien me montrer qu'elle ne peut pas y aller en fauteuil. Je suis soudainement mal à l'aise tandis que Regina réprimande un sourire de victoire.
- Vite, va me la chercher, il ferme dans 10 minutes.
Je me retourne et sortit de la pièce en comprenant le manège de Regina. Alors comme ça, elle souhaite jouer avec mes nerfs, ma culpabilité pour assouvir son humeur sur moi. Je constate que Regina doit se dire Miss Swan cède à tous ses caprices tellement elle se sent fautive. Ah que non, je ne la laisserai pas faire. Pour ce soir, je laisse passer mais demain et un autre jour. Je prends donc les clés de la voiture et m'en vais.
Regina, fière d'elle retourne manger.
Un autre jour, alors que nous allions passer tranquillement au dessert. J'eue de nouveau à affronter une de ses crises.
-Où sont mes gaufres ?
-Elle arrive, soit un peu patiente
-Tu dis ça parce que je ne peux plus me servir de mes jambes.
-Tiens tes gaufres, en déposant une assiette devant son nez.
-Et les fraises, tu sais bien que je ne les mange jamais sans des fraises.
-J'ai tout prévu, voilà un bol remplie de fraise. Elles ont été nettoyées, équeutées à ta convenance,. Je déposai à petit saladier remplie de fraise devant elle.
-Et tu crois qu'elles vont tenir toutes seules sur la gaufre.
-Tu n'as cas les manger séparément.
-Et puis quoi encore, donne-moi, la chantilly que tu as préparé ce matin qui se trouve dans le frigo. Je t'ai vu faire.
-Franchement pour quelqu'un qui peut rien faire, voilà que tu m'espionnes
-J'ai que ça à faire de mes journées
-Ca et me mettre des bâtons dans les roues.
Je me dirigeai vers le frigo, en sorti un autre petit saladier remplie de crème blanche avant de me diriger vers Regina. Pour autant, je ne le déposai pas à côté d'elle et huma une cuillère de la crème.
-Si tu la veux, tu as intérêt à te montrer plus persuasive et polie.
-Je ne voie pas de quoi tu parles.
- Je ne sais pas, voyons, une formule magique que l'on apprend aux enfants, comportant trois syllabes. Dis-je avant de me délectée d'une nouvelle cuillère.
-Donne-moi la chantilly s'il en reste.
-Presque mais ce n'est pas celui-là, en amenant une autre cuillère.
-Moi, je connais un mot en trois lettres et si tu ne me donne pas cette chantilly immédiatement, je vais te planter ma fourchette dedans.
-Dans ce cas, viens la chercher avant que je la finisse.
Je partis rapidement en direction des escaliers et m'assis au milieu de celui-ci, observant la réaction de Regina depuis le haut des marches.
-Je vous haie Miss Swan
-Moi aussi je t'aime ma chérie
-Je prendrai ma revanche, soit en sure.
-Je n'en doute pas, en attendent, tu mangeras tes gaufres et tes fraises séparément, sans chantilly. Et méfis-toi si tu les mange pas, tu les auras ce soir.
Le lendemain en rentrant après être de retour des courses dans le salon, je vois Regina de nouveau regardant la télévision.
-Bon Regina, je vais te faire prendre ton bain à présent
-J'ai le temps
Je m'approche.
-Allons, tu n'as pas eu de bain depuis quatre jours. Sache qu'en ce qui me concerne, je n'ai pas plus envie que toi mais je dois avouer que tu sens un petit peu le fauve. Et puis, Whales m'a dit de changer des pansements après la douche.
Non seulement hier, elle n'a pas mangé la patte d'ours que je me suis casser le cul à aller chercher rapidement car elle n'en avait plus envie, mais voilà qu'aujourd'hui elle recommence. Elle me tape vraiment sur le système.
-Je te l'ai dit, je ne veux pas de bain.
-Oh mais il ne s'agit pas de ce que tu veux, le but est d'appréhender cette odeur d'imprégner les voilages. En parlant ton langage de reine, peut-être cela passera mieux.
-Ce faire donner son bain par une autre personne est humiliant. Tiens.
Elle me tend un bout de papier, noir d'écriture.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Une liste d'articles dont j'ai besoin.
-Je reviens de faire les courses, tu ne pouvais pas le donner avant. Maintenant ça attendra.
-Non, je l'ai veux tout de suite, j'en ai besoin, c'est très urgent.
-Regina, en quoi les grains de maïs frit sont-ils urgent ?
-Je suis désolée, Emma, j'ai eu la naïveté de croire que comme tu as joué un rôle majeur dans ce qui a fait de moi une infirme, tu aurais envie de jouer un petit rôle pour que ma nouvelle vie soit tolérable.
Je soupire, exaspérai par le manipulation des mots de Regina.
- Donne-moi la liste
Regina tend à nouveau la liste pendant que je m'approche pour la prendre
-Réflexion faite, pose là sur la table et recule ensuite.
-Henry, j'en peu plus de ta mère, c'est une vrai garce.
-Je sais, elle peut être particulièrement énervante quand elle veut.
-Si tu savais tout ce qu'elle me fait endurer.
Je luis raconta brièvement le manège que Regina a mis en place.
-Je ne sais plus quoi faire avec elle. Même la méthode d'Archie ne marche pas.
-Dans ce cas, utilise la manière forte. Rentre-lui dedans, ça la fera peut-être réagir.
-Du crois.
-Tout le monde avait peur d'elle, se plier à ses quatre volontés sauf toi dans tu es arrivé. Certes, vous vous disputiez beaucoup mais on moins elle réagissait. Alors que là, tu la laisse faire, elle te marche dessus et tu ne fais rien pour mettre fin à cela. Rebelle – toi, montre lui que rien ne marche sur toi, fais comme tu faisais avant.
-Merci mon grand, tu as raison, je vais y réfléchir. On va les faire ses courses. Après on passera boire un chocolat chaud au Granny.
-Trop cool.
Quelques jours plus tard, Regina regarda par la fenêtre quand je rentre dans la pièce.
-Où es-tu passée encore. Je veux que tu fermes la baie vitrée.
-Je n'ai pas de compte à te rendre et si tu n'es pas contente tu n'avais qu'à le faire toi-même. Et pour info, j'ai considéré qu'un peu d'être frais pouvait être agréable.
-Et bien c'est raté
-Vois-tu Regina, comme je suis celle qui vis dans la même maison que celle qui ne veut pas ce lavais, j'ai besoin d'air frais.
- je m'en contrefous, ferme la baie vitrée
-Regina, ma voix se radoucissant, je sais que tu es en colère, que tu en veux au monde entier, ce qui t'arrive est pire que tout ce qu'on peut imaginer et e compte bien t'aider à traverser cette terrible épreuve, tout ce que j'attends de toi en échange, c'est que tu me traite avec un peu de courtoisie, courtoisie qui inclut la formule s'il te plait et en autre que tu t'excuses pour me faire tourner en bourrique depuis une semaine. Je le vois ton petit manège, ne t'inquiète pas, j'ai compris.
-Miss Swan ne serait pas si bête que je le pense, j'en doute. Pourquoi cet intérêt soudain pour le savoir-vivre. Je n'ai pas souvenir que tu m'es demandé s'il te plait avant de t'en aller lors du combat, non ?
-Notre conversation, s'arrête là, quand à la baie vitrée en question, elle reste ouverte.
-Tu la fermes
-Non, tu sens mauvais
-Et tu es une lâche, je peux être propre moi alors que toi, tu pourras jamais être autre chose qu'une lâche.
Je lui fais un sourire crispée en soufflant. La conversation avec Henri me revient en mémoire. Dans ce cas, utilise la manière forte. Rentre-lui dedans, ça la fera peut-être réagir. Tout le monde avait peur d'elle, se plier à ses quatre volontés sauf toi dans tu es arrivé. Certes, vous vous disputiez beaucoup mais on moins elle réagissait. Alors que là, tu la laisse faire, elle te marche dessus et tu ne fais rien pour mettre fin à cela. Rebelle – toi, montre lui que rien ne marche sur toi, fais comme tu faisais avant. Une idée me vient en tête. Regina, attention accroches-toi, j'arrive dans la place.
-Oui tu as raison, tu peux être propre.
Je me suis éclatée à écrire ce passage. Pour info, c'est un chapitre de transition pour asseoir leur relation et le rétablissement de Regina.
Dis-te moi ce que vous en avez pensé? Si vous avez des des attentes pour la suite?
A la prochaine qui devrai arriver rapidement.
