Bonjour, je vous donne un peu de lecture pour cette semaine... même si c'est vite lu.

Un chapitre un peu plus cool pour Emma et Regina, même s'il est riche en émotions.


Pardon

-Oui tu as raison, tu peux être propre.

Je me dirige vers la salle de bains et attrape un des savons de Regina qui y traine. J'ouvre la baie vitrée et pousse Regina dehors avant de la bloquer au milieu du jardin.

- Non, qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce qui te prends, je ne suis même pas habiller convenablement, je n'ai pas de pantalon ? s'écria-t-elle

-Je te l'ai dit tu vas prendre une douche.

Je presse le tube de savon sur elle afin de le répartir uniformément sur tout le corps.

-Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que tu fais ? Emma, ça suffit, elle vociféra

Je vais récupérer le tuyau d'arrosage et le tire jusqu'à elle en m'arrêtant à une bonne distance en face d'elle.

-Tu n'oseras pas

Je presse le pistolet d'arrosage et prend un malin plaisir à l'asperger de partout.

-Arrête Emma, ça suffit, arrête, hurla-t-elle alors que je pressai le jet d'eau sur elle

-Qu'est-ce qui pourrait bien me faire arrêter, une formule magique par exemple comme s'il te plait, des excuses pour ton comportement ou autre, à ta convenance, lui conseillai-je

-Je vais prévenir Whales et le Docteur Hopper, me répliqua Regina sur un ton de défi

-J'entends pas

-Va te faire voir

-Pourquoi as-tu t'en de mal à me dire ce qui ne vas pas ? C'est facile pourtant, S'IL-TE-PLAIT, PAR-DON

-Miss Swan, Miss Swan, STOP, s'énerva-t-elle

Trop contente de l'entendre se plaindre sans qu'elle ne puisse rien faire, je prie une certaine satisfaction à continuer.

-Miss Swan, Emma, arrête, Miss Swan, en commençant à pleurer

Me rendant compte que j'ai peut-être poussé le bouchon trop loin, je stoppe le jet en l'entendant commencer à sangloter.

-Je m'excuse, je suis désolée mais par pitié arrête, les larmes défile sur ses joues, Vous ne savez pas ce que c'est.

-Alors explique-moi, je n'attends que ça. Comment veut-tu que je t'aide si tu dis rien.

-Qui vous a dit que j'avais besoin d'aide, dit-elle sarcastiquement

-Tu veux que je te rafraichisse la mémoire.

-Je n'en ai pas besoin, c'est déjà tout vu, je n'ai pas besoin d'aide.

Remarquant une pointe de défit dans ses yeux et me lançant un regard noir, je la trempe à nouveau.

-S'il te plait, arrête, s'il te plait, je m'excuse, en pleurant. S'il te plait retourne-moi, s'il te plait amène-moi au WC, s'il te plait, pardon, s'il te plait, pardon,s'il te plait, pardon,s'il te plait, pardon, en s'égosillant

A ce moment j'arrête le jet et envoie le tuyau le plus loin possible.

-C'est à ça que ma vie ressemble maintenant. Je dois sans cesse me faire aider pour la moindre petite chose, sais-tu à quel point c'est difficile. Non, tu ne sais pas ce que sais d'être une personne diminué, infirme. Mais surtout arrête avec ce jet d'eau, je ne serai pas capable de tenir plus longtemps ce traitement ça me rappelle trop ma captivité.

En la voyant dans cet état de semi-panique et de semi-dépression, je suis touchée, pour moi plus rien ne compte que de la réconforter et de faire en sorte qu'elle se sente bien à nouveau dans son corps et son esprit. Voulant qu'elle s'ouvre à moi, je me rends compte que ma façon de faire était trop brusque, que j'aurai dû y aller plus en finesse mais trop tard, c'est déjà fait. Je m'approche d'elle et l'enlace, posant ma tête sur son épaule près de son oreille, tant pis si je suis mouillée, plus rien de m'importe pour le moment que de la consoler. Elle sursaute à mon contact puis m'entoure de ses bras tout en sanglotant dans mon cou. Je la laisse faire avant de reprendre la parole, elle a besoin d'évacuer toute la tension qu'elle a dû accumuler depuis longtemps.

-Je ne savais pas que tu te sentais aussi mal, que tu le vis aussi mal. Pourquoi as-tu rien dis ? Est-ce si difficile d'admettre que tu as besoin d'aide ?

-Mettre des mots sur ce que je ressens, ce que je vis ne fais que rendre les choses plus réelle. Je ne me supporte pas, je ne peux pas voir mon corps sans avoir un pincement au cœur après ce qui s'est passé. Je me dégoute dès que je me voie. C'est pas moi, pas mon corps, il ne m'appartient pas, c'est un étranger pour moi. Je veux fuir ce corps et toi tu me renvoie mon image à chaque fois, quoi que tu fasses, quoi que tu dises. Tu me demandes de prendre une douche, tu comprends que c'est un peu compliqué, dit-elle tout en continuant de sangloter.

Je soupire, les larmes aux yeux et m'accroupi devant elle, lui prenant ses deux mains dans les miennes.

-Regina, je suis désolée, pardonne-moi, s'il te plait, parlai-je avec une voix douce et rassurante au maximum .Chut, calme-toi. Ça va aller. On va repartir sur de nouvelles bases toute les deux, OK ? Pour que chacune y trouve son compte. On ira à ton rythme mais je te demande une seule chose en retour, après ta douche, parce que tu vas prendre une douche, on va discuter de tout ça calmement et tu vas tout me dire. Fais-moi part de ton malaise, de tes émotions, ressentit, tout. Ne pense pas voir de la pitié dans mes yeux quand je te regarde car ce n'est pas ça. C'est de la compassion, de la compréhension et de l'empathie.

-Je pense que je peux faire un effort en discutant avec toi. Par contre, pour la douche ça va être compliqué.

-Ecoute, je te propose un truc. On va ensemble à la salle de bain et je te bande les yeux s'il faut entre le moment où je te déshabille et te rhabille.

-Mais tu vas me voir mes cicatrices, soupira-t-elle.

-Je te rappelle que c'est moi qui suis venue te chercher, j'ai changé tes bandages avec Whales pendant ton évanouissement et puis j'ai eu accès à ton dossier médical où il y a toutes les photos, les détails médicaux. Par contre, je ne pourrai pas faire autrement que de te toucher, il va falloir que tu me fasses confiance.

-Tu n'as pas peur de voir un monstre ?

-Non car tu n'es pas un monstre mais si tu veux on en discutera après car tu vas attraper froid en restant ici. Je vais te porter jusqu'à la salle de bain, ok ?

-Plus ou moins.


Alors, qu'elle était assise sur le tabouret de la salle de bains, je déglutis et me détourna de Regina, je me rendis à nouveau dans le jardin pour récupérer une chaise en plastique afin de l'installer dans la douche tout en lâchant des "Oh mon dieu" à plusieurs reprises. J'allais voir Regina nu. La Regina Mills. La mère de mon fils. La femme la plus sexy que j'avais jamais vu. Je me rendais seulement compte maintenant de ça, de ce que ça voulait dire l'aider dans les tâches quotidiennes et ce que cela engendrer.

-Emma, pourrais-tu…, elle était trop gêné par sa demande pour la finir, une fois que je suis revenu dans la pièce.

-Quoi, dis-moi tout ?

-Tu vas me prendre pour une imbécile et rigoler.

-Jamais de la vie, on peut rigoler de certaines choses mais là, ce n'est ni le moment, ni le lieu, ni dans les bonnes circonstances.

-Pourrais-tu me laver ? J'ai peur de me regarder en me lavant et de sentir mes blessures sous mes doigts.

-Pas de problème, je suis aussi là pour ça. Et puis tu as besoin de moi pour tes jambes.

Je me mis ensuite en sous-vêtement afin d'éviter de mouiller un peu plus mes habits suite à sa demande.

-Très sexy ta brassière de sport et ton boxer marvel.

-C'est notre fils qui me l'a offert pour la dernière fête des mères. Elle grimace à l'entente du mot fils. Et puis, j'aime bien être dans des habits décontracté et confortable à la maison. Tu devrais essayer.

-Il me semble que j'ai eu un aperçu avec ton tee-shirt l'autre jour.

-Peut-être devrais-tu continuer, ça t'allait bien, admis-je

-On verra

-Tu ne dis pas non, tu fais des progrès. Regarde-moi et seulement moi et tout se passera bien. Je te le promets. Bon, je vais te déshabiller. Arrête-moi si ça ne va pas.

-Je n'en doute pas.

Alors qu'elle me fixait dans les yeux depuis un petit moment sans que cela me gêne, je dû baissai les yeux pour commençai à la déshabiller. Je commençai par le haut car c'était surement l'endroit qui lui posais le moins de problème vu qu'elle le voyait le moins et où tout était cicatrisé. Sa respiration s'accélérera un petit peu, mais elle resta impassible, me fixant toujours.

Tout en lui expliquant ce que j'allais faire comme quand je l'ai sorti de l'usine désaffectée, je la portai jusque dans la douche, l'installa sur la chaise. Je pris la poire de la douche en main et m'agenouilla à côté d'elle.

-Dites-moi si c'est trop froid ou chaud.

J'allumai l'eau et commençai à la mouiller. Regina pencha sa tête en arrière afin que j'aie un meilleur accès. Je laissai courir doucement mes doigts dans ses cheveux en m'assurant qu'il était complètement humide avant d'ajouter le shampooing. Il avait commencé à pousser et elle arborait une coupe comme celle de Red dans Orange is new black mais en brune. Alors que je massais son cuir chevelu, Regina ferma les yeux et se détendit à la sensation qu'elle éprouvait.

Après avoir rinçais ses cheveux, je pris à nouveau du savon et l'appliqua, avec le plus de douceur et de tendresse possible sur son buste. Même si au début, elle sursauta et était à nouveau tendu, elle se détendit un peu sous mes caresses. Je ne pus que laisser mes yeux se balader sur ce corps qui était devant moi. Malgré certaines cicatrises apparentes dû à ses opérations au niveau de la cage thoracique, de ses fractures sur ses bras, et celle présente dans son dos, elle restait magnifique à mes yeux. Quand je passai sur sa poitrine, ma respiration se bloqua quelques instants sans que je m'en rende compte sur le moment. Je me giflai mentalement pour rien laisser transparaitre et continuai mon travail le plus impassiblement possible. Je l'a rinça.

-Regina, je vais te tenir et je te laisse faire tes parties intimes, ce n'est pas à moi de le faire et de toute façon je ne peux pas le faire.

-Merci

-Pourquoi ?

-De me laisser le faire. De prendre en compte mes considérations et ma personne.

-C'est la moindre des choses que je puisse faire.

J'omis de lui dire que cela me déranger aussi vu la réaction de mon corps, l'état d'humidité de mon boxer qui n'avait rien avoir avec le fait qu'il soit mouillé par l'eau et la cacophonie de mes sentiments dans ma tête. Je l'aidai pendant qu'elle finissait de se savonnait et se rinçait.

-Regina, il va falloir que tu fixes autre choses que moi le temps que je retire les bandages de tes jambes et les nettoie. Fixe ce que tu veux.

Elle s'exécuta et une fois qu'elle m'a donné son accord, je retirai délicatement les bandes et les laissa tomber au sol. J'entrepris de nettoyer le reste d'onguent ainsi que les blessures de toute impureté. Je pris une serviette et l'enroula dedans avant de la porter sur son lit à l'endroit où j'avais mis une autre serviette. Je pris la troisième serviette pour me sécher. Je commençai ensuite à lui sécher les cheveux pendant qu'elle se frictionner le reste du corps sans me quitter des yeux. Je pouvais y voir de la reconnaissance dedans, de l'affection.

-Tu vas t'allonger et je vais panser tes blessures et après j'ai une idée pour que tu te sentes mieux.

Tandis qu'elle s'allongeait, je pris le pot d'onguent ainsi que de nouveaux bandages et commença à lui prodiguer les soins comme je me l'avais montré Whales quelques jours plus tôt.

-Ne bouge pas, je reviens et garde les yeux fermaient.

Je partie dans ma chambre avant de revenir et lui enfiler un pantalon et une paire de chaussure. Je l'aida à s'asseoir.

-Tu peux ouvrir, lui murmurai-je au creux de l'oreille enthousiaste à mon idée.

Elle se regarda puis les leva vers moi, les larmes aux yeux.

-Ah ben non, je pensais te faire plaisir moi. Comme ça tu vois plus tes bandages, on peut croire que tout va pour le mieux.

-Tu ne peux pas savoir ce que cela représente pour moi, personne n'a fait attention aux moindres petits détails depuis que je suis réveillée, même si j'aurai préféré un de mes tailleurs et mes chaussures.

-Je sais mais seul mon jogging et mes baskets sont assez amples pour passer.

-Merci, du fond du cœur.

-Mais qu'avez-vous fait de Regina Mills ?

-Idiote

Elle me tapa sur l'épaule. Je fini de l'habiller. Je ne m'attendais pas à qu'elle se livre à moi aussi facilement et aussi rapidement, du coup je fus surpris par sa question.

-Comment s'accepter quand tu te voies comme une personne diminuer, fragile, impuissante, inutile, moche,…

-Arrête, la coupai-je, tu sais très bien que c'est entièrement faux. Tu te fais du mal pour rien. Déjà ton état est TEM-PO-RAI-RE. Et pour moi tu resteras toujours magnifique à mes yeux.

-Mais je suis moche, avec mes cicatrices

-Non, tu n'es pas moche, mais spéciale, forte,… chacune de ses cicatrices en témoignent, prouvent ta force, ta détermination, ton entêtement, ta résistance,… chacune d'elle fait partie de ce que tu as vécu alors pour le moment oui elles te paraissent hideuse, moche,… mais avec le temps, elles feront partie de toi, attestant de ton vécu, de la personne que tu es, des souffrances que tu as dû endurer. Pourtant tu es toujours là, en vie et chaque jours de mieux en mieux. Vu ce que j'ai vu dans la douche, ne doute pas de mes dires.

-Merci, les larmes aux yeux.

-Si vraiment tu ne peux pas vivre avec, n'y aurait-il pas un sort pour les effacer ?

-Je ne crois pas qu'il existe un tel sort, surtout sur des blessures guéris, je pourrais modifier mon apparence mais pour moi elles resteraient visibles.

-Je comprends. Et quand est-il de celle non guérit ?

- Emma, je n'ai pas ma magie, comment veux-tu que je fasse ?

-Qui a dit que c'était à toi de le faire. Je sais que tu ne supportes pas de ne rien pouvoir faire, tu es quelqu'un qui a besoin de s'occuper, de bouger, de montrer ta supériorité … et là tu es dans une position, qui pour toi, montre ta faiblesse. Ça t'énerve, tu es impatiente mais il le faudra bien, je serai comme toi dans cette situation. Je ne gère pas encore tous les aspects et les sorts de la magie, mais si je peux t'aider alors je le ferais.

-Les sorts de guérison demandent beaucoup d'énergie et vu l'étendu des miennes, tu en mourrais si tu essayes. De plus, sache qu'elle ne peut pas tout guérir. Par exemple, il est impossible de l'utiliser en cas de fractures ou sur les organes vitaux.

Je m'installai sur le lit à côté d'elle et plaça mes mains autour de sa cheville droite.

-Emma, ne fais pas ça, j'ai besoin de toi.

-Les brulures peuvent se soigner. Me fais-tu confiances ?

-Oui

- Alors laisse-moi faire dans ce cas.

Mes paumes de mains s'illuminèrent de lumière blanche qui s'enroula autour de sa cheville. Au fur et à mesure que je maintenais ma magie, je sentis celle-ci me vider de mon énergie. Lorsque ma magie s'arrêta, je relevai la tête pour observer Regina, retenant à nouveau ses larmes.

-Je pense que ce sera tout pour aujourd'hui. On ira étape par étape. Ce serait dommage que je m'évanouisse, ou meurent, plaisantai-je.

-Tu es une grande malade, une idiote.

-Peut-être, en attendant ça marche, et je le ferai jusqu'à ce que tu sois guéri, que tu le veuilles ou non

Mon ventre se fit entendre à travers un gros gargouillement.

-Allons préparer notre repas avant de discuter plus.


Nous avions mangé sur la table du salon devant Avatar que je n'avais toujours pas vu. Lorsque le film fut fini, Regina était allongée dans mes bras, son dos collait contre ma poitrine. J'avais se besoin de la réconforter, de la faire se sentir en sécurité. Et puis, elle devait sûrement être plus à l'aise dans mes bras que dans son fauteuil.

-Sais-tu ce qui m'a fait tenir pendant ses 5 mois ?

-J'aurais pensé Henry, mais vu la réaction que tu as eu avec lui, cette réponse n'est pas envisageable.

-Je ne peux pas te dire pour Henry, pas maintenant, je n'en suis pas capable. Je ne sais pas si un jour j'en serai capable d'ailleurs, ça m'a trop fait souffrir. Merci de le tenir éloignée de moi. Ça doit être dur pour toi de ne pas le voir.

- Je passe le voir de temps en temps, même s'il ne comprend pas ce qui se passe avec toi. Prends ton temps, ne va pas croire que je veux savoir ce que tu as vécu, juste je veux que tu fasses un trait dessus et que ça reste dans ton passé sans empiété sur ton futur. Il restera loin le temps qu'il faudra. Lui, il va bien, pas toi. Mais je suis impatiente de savoir ce qui ta fait tenir, je t'écoute ?

- Lorsque j'étais enfermée, je me suis raccrochée à ce que nous avions vécu ensemble, ton sourire, tes boucles blondes sur ton horrible veste en cuir rouge, tes piques, nos disputes,… je ne pouvais pas t'en vouloir pour ce que tu as fait. Je pensais que tu viendrais un jour me chercher malgré le fait que ce jour-là, lors du combat, tu m'es abandonnée.

-Attend une minute, je t'arrête tout de suite, je ne t'ai JAMAIS abandonnée, lui indiquai-je.

J'étais consternée par ce qu'elle venait de me dire. C'était donc pour ça qu'elle m'en voulait depuis que je l'avais ramené. Pour un malentendu entre nous deux. Il fallait absolument que nous améliorions communication pour éviter ce type de débordement, d'incohérence. Je positionnai mes bras autour de sa taille afin de lui montrer de maintenant j'étais bien là.

-Pourquoi n'était-tu pas revenu vers moi, tu savais que j'avais besoin de toi, que je n'y arriverai pas seule à les vaincre, que la magie aussi puissante soit-elle à des limites. Je ne pouvais pas lutter toutes seule contre les trois, enchaina-t-elle.

-J'avais cru voir Henry dans une ruelle, un enfant en tout cas qui lui ressembler fortement, je ne voulais pas qu'il s'approche trop, de peur qu'il soit blesser. En voulant m'approcher de lui comme je te l'avais expressément demandé, il n'y avait personne. Avant que je revienne vers toi, je me suis fait assommer. Quand je me suis réveillée, j'étais attachée dans les docks, c'est Ruby qui m'a trouvé. Je me suis précipitée l'endroit où tu aurais dû être mais arriver sur place il n'y avait plus personne. J'étais en colère contre Henry mais il est resté tout le temps avec Snow, j'ai demandé confirmation après t'avoir cherché partout. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ce jour-là, mais je regrette d'être partit, encore plus de t'avoir dit que je revenais alors que je ne l'ai pas fait.

-C'est vrai, tu ne m'as pas laissé seule? S'enquit immédiatement Regina, sentant qu'elle avait besoin d'être rassurée et en même temps soulager par ce que je venais de lui dire.

-Oui, tu peux aller vérifier par toi-même auprès de Snow et Ruby. Tu comptes comme une amie pour moi, même une très bonne amie. Nos relation ont été compliqués et conflictuelles mais tu as une place privilégiée dans mon cœur et tu es la mère de mon fils. Je m'en veux qu'il te soit arrivé ça. Je veux t'aider mais pour cela, il va falloir que l'on mette tout à plat entre nous, que l'on travaille notre communication. Le plus important aujourd'hui, pour éviter tout malentendu, c'est que tu me parles, ne t'enferme pas dans ta coquille.

-Je suis désolée de mes agissements ses derniers jours, de tout ce que j'ai pu te dire depuis mon réveil à l'hôpital. Ne remet pas en cause ton rôle de sauveuse de part ce que j'ai pu te dire. Personne n'a pris le temps de me chercher et aurait été capable de me retrouver et venir en aide comme tu l'as fait. Ne doute jamais de toi et de tes capacités. Comme tu le dit, il vaut mieux qu'on évite les quiproquos à l'avenir, je suis prête à faire des efforts pour ça. Tu penses que tu me pardonneras tout cela ?

-Je pense que tu peux te rattraper.

-Ah oui, comment ? S'exclama-t-elle un peu sur la réserve.

-Accepte mon aide et surtout de voir Archie, ça te fera du bien de parler de ce qu'il s'est passé. Arrête de m'énerver comme s'est trois derniers jours, lui répondis-je calmement pour ne pas l'effrayer ou la braquer.

Dans le but de la détendre et de mettre fin à ses doute, je commençai à frictionner son ventre de mes caresses, en faisant des ronds. Cela m'aider à m'endormir le soir et à évacuer toutes tensions, je me dis que ça pourrait en faire autant avec elle.

-Reste à mes côtés, ne me laisse pas tomber, je n'ai que toi au jour d'aujourd'hui.

-Je n'ai jamais eu l'intention de te quitter. Je serai là pour toi, à tout moment de la journée quand tu auras besoin de moi et te laisserai du temps seule pour te retrouver s'il faut, la tranquillisai-je.

Après un petit moment tranquille sans parler des plus plaisant, pour la deuxième fois de la journée, son comportement de laissa sans voix.

-Vu que l'on en est aux résolutions sur la communication, il faut que je dise quelque chose d'important. J'espère ne pas te repousser en te le disant. Ça me trotte dans la tête depuis un certain temps et j'espère que je me sentirai mieux en te le disant. Je t'aime, avoua Regina subitement

-Pardon ? Haletai-je

-Ne me fais pas répéter deux fois, s'offusqua Regina.

- Je ne te suis pas là.

-Ce qui m'a permis de tenir tout ce temps c'est toi. En particulier les sentiments que j'éprouve pour toi.

Je posai ma tête contre son épaule et huma son parfum dans son cou. Pourquoi j'étais touchée par ses paroles. Mon cœur se mis à battre plus vite et j'espérais qu'elle ne le sente pas.

Etais-je en train de tomber amoureuse de la mère de mon fils. C'est surement les émotions de la journée, la situation qui me faisait penser ça.

On resta à nouveau un petit moment comme ça. J'analysais la situation, ce que je voulais vraiment. Je me dis qu'elle devait être perturbée par ce qu'elle avait vécu, et puis moi parce que j'appréciais ses dires depuis ma rupture avec Hook. Non, il n'était pas possible que j'éprouve moi aussi des sentiments pour elle. Elle est la mère de mon fils J'en arrivai à la conclusion que je verrai avec le temps. Elle était toujours allongée contre moi lorsque j'émergeai de mes pensées, mes caressant mes avant-bras entourant sa taille et moi la tête dans son cou, jusqu'à ce que je me réinstalle comme il faut et pour aborder la question de la vie quotidienne.

-Pour le quotidien, comme veux-tu que l'on fasse ? J'ai cru comprendre que mes grasses matinées te dérangent ?

-Oui et non. Tous les matins, je me réveille à 7h30, tu te lèves quand tu en as envie à partir de 10h, je reste minimum 2h30 à attendre allongée, le regard rivée sur le plafond ou la porte close, et régulièrement j'imagine combien ça pourrait être merveilleux d'être capable de me lever et d'aller me faire un café une dernière fois, sans s'il te plait et sans personne, juste avec de l'eau bouillante et du café moulue.

-Je sais, rien n'est adapté. Je n'ai pas eu le temps de finir ce que je voulais faire. Voilà comment on va s'organiser. Dans un premier temps, je me lèverai à 8h comme quand j'allais au bureau. Dans un deuxième temps, tu vas apprendre à te lever toute seule du lit, te mettre dans ton fauteuil pendant que je m'occuperai d'aménager la cuisine pour que tu es accès la plupart des choses.

Pour le reste, on avisera au fur et à mesure, je vais me débrouiller seule, je t'assisterai, David me remplace jusqu'à ton rétablissement. Cependant je suggère certains aménagements dans la maison telle que l'agrandissement des portes.

-Tu veux faire des travaux ?

-L'avantage d'avoir de la magie, c'est de pouvoir pratiquement faire ce que l'on veut.

-Si tu le dit, que ça ne devienne pas une habitude, exigea-t-elle.

-Ah si, je vais m'employer à l'utiliser tous les jours.

-Je ne rigole pas, Henry s'est éloigné de moi pour ça, me le rappela-t-elle.

-Parce que tu l'utilisais tout le temps, et n'importe comment. Qui a dit que je l'utiliserai à mauvaise escient moi. Juste pour aménager la maison mais surtout, je l'emploierai à te soigner tous les jours un petit peu.

-Ni a-t-il pas d'autres choses que tu aimerais faire plutôt que de t'occuper de moi comme l'on fait avec une personne âgées ? Être ailleurs ?

-C'est sûr, il y a pleins de choses en ce moment que je préférerai faire. J'aimerai un long week-end ou des vacances, où je ne ferai rien d'autre que dormir, manger des pizzas et boire de la bière, mais comme ce n'est pas vraiment ma vie ou la tienne et qu'on ne peut pas toujours faire ce que l'on veut, c'est mort. J'ai Henry à gérer, j'ai toi et pleins de travail sur les bras. Quant à l'autre partie de ta question, non, il n'y a nulle part ailleurs plus important où j'aimerai être qu'ici et maintenant.

Regina pencha sa tête en arrière et me déposa un bisou sur la joue.

-Tu m'as sauvée lors de l'incendie à la maire au début quand l'on s'est rencontré et que je n'étais pas très recommandable, contre le spectre à deux reprises et à tes dépends, de l'attaque de Whales, tu m'as sauvée d'une mort certaines dans les mines avec le dispositifs et tu crois sans cesse en moi, tu m'invites au Granny's alors que j'ai tenté de vous empêcher de revenir, tu as tout fait pour me montrer que tu étais présente et que tu me comprenais lors du retour de Marianne et tu es encore là aujourd'hui. Pourquoi ? Est-ce à cause d'Henry que tu venu le chercher et que tu restes auprès de moi?

-Oui et non. Depuis que tu as disparu, ma vie a été un enfer, je ne dormais plus, je mangeais plus, je penser sans cesse à toi et lui aussi. J'ai alors décidé de te retrouver quoi qu'il m'en coute. J'ai pris des cours avec les fées pour utiliser le sort de localisation. Ça m'a pris beaucoup de temps et en plus il fallait qu'il marche en dehors de storybrooke. Lorsque je t'ai retrouvé dans cet endroit et que je t'ai vu avec tes saignements et toutes tes blessures, ce n'était plus pour Henry mais pour toi. Parce qu'à ce moment j'aimais à penser que nous étions devenu amis et que c'est ce que font les amis, il s'entraide dans les bons comme les pires moments.

Regina rencontre mes yeux, puis hoche la tête avant de finalement dire.

-Je pense que l'on peut dire que tu penses bien, nous sommes amies et je veux que tu le restes. Je ne veux pas que ce que j'ai pu te dire plus tôt concernant mes sentiments pour toi vienne gâcher ça.

-Ne t'inquiète pas, j'ai l'intention de m'assurer que tu es un rétablissement complet en restant à tes côtés, après on verra ce qu'il en est. On va gérer étape par étape et le plus important dans nos objectifs actuelles et que tu retrouves l'usage de tes jambes.

Regina se laissa submergé par ses émotions.

-Après tant d'années à n'avoir personne pour prendre soin de moi, c'est presque troublant d'avoir tout cela.

Je l'enlaçai plus fort pour lui montrer que je suis là, tout en respirant à nouveau dans son cou. Cette odeur était en train de devenir comme une drogue pour moi. Il ne fallait pas que j'y pense pour le moment, que dirait Henry surtout et puis les autres. Non, il fallait vraiment que je reste dans mes objectifs concernant Regina.

-Je te laisse quelques jours pour te faire à l'idée et que tu intègres tout ce que l'on s'est dit. Dès que tes séances de kinés sont finies, je veux que tu voies Archie. Et c'est non négociable, lui soufflai-je dans l'oreille.


Fini les querelles. Elles commencent à se rapprocher. J'espère que ça vous à plu. Pour la suite, on va enfin commencer à savoir ce qu'il s'est passé pour Regina.