Salut,
J'espère que vous avez passé un bon week-end, que vous vous êtes éclatés, que vous êtes prêts pour ce nouveau chapitre et que vous allez l'apprécier.
Certains l'attendaient avec impatience. Et oui on avance, petit à petit tout ce met en place.
Au programme: Henry qui va faire des siennes, les Queens of Darkness qui n'ont pas fini d'en découdre, Regina et Emma vivant leur petite vie pleine d'émotions.
Bonne lecture
L'espoir fait vivre
-Pour finir cette splendide journée, ne voudrais-tu pas pour une fois rester dormir avec moi cette nuit ? questionna Regina avec un sourire timide, essayant de cacher la gêne dû à sa demande.
-Tu veux que je dorme avec toi ?
-Oui, tu m'apaises en me prenant dans tes bras. Je me sens vivante, lui avoua-t-elle
-Demandé si gentiment, je ne peux te le refuser. Alors tu as apprécié cette journée pique-nique/équitation?
-Oui, cela faisait longtemps que je n'étais pas remontée à cheval. J'avais oublié la sensation que l'on éprouve.
-Tant mieux si ça t'as plu.
Une fois que j'eu fini de la mettre en pyjama, je montai dans ma chambre récupérer le mien puis m'installa au côté de Regina. J'ouvris mes bras et elle se blottit contre moi, face à face, sans demander son reste. Sa tête contre le haut de ma poitrine, je pouvais sentir son souffle dans mon cou. J'en frissonnai de plaisir.
-J'aimerai que ce moment ne s'arrête jamais. Que l'on reste comme ça pour toujours…Crois-tu qu'il serait possible que l'on retourne faire une balade à cheval cette semaine ? Rajouta-t-elle après un petit moment de silence
-Tout ce que vous voudrez, votre majesté, me moquai-je gentiment.
-Par contre, ne me reparle pas d'aller voir Henry, dit-elle de façon forte, voulant assoir son autorité.
-Ok, d'accord, ne t'énerve pas, j'ai compris.
Avec ma main, j'entrepris de lui frictionner le dos en des mouvements circulaire pour la calmer. Il fallait que j'annule notre sortie avec Henry. Elle ne me le pardonnera jamais si elle le savait. Je devais la travailler encore un peu au corps avant qu'elle accepte de le voir.
-Maintenant si cela ne te gêne pas, je suis fatiguée et j'aimerai dormir, soupirai-je les yeux à moitié clos par la journée que je venais de passer et mes appréhensions concernant le cheval.
-Bonne nuit ma douce Emma.
-Bonne nuit, Gina.
Elle laissa échapper un petit rire à l'entente du surnom que je venais de lui donner. Mais d'où je sortais ça. Non mais franchement, reprend-toi, ne lui donne pas de faux espoir. Sur ce, je calquai ma respiration sur celle de la belle brune qui dormait déjà à mes côtés, dans un sommeil profond et sans rêves.
Voilà maintenant près de deux mois et demi que je m'occupe de Regina. A force d'utiliser ma magie pour la soigner, celle-ci devient plus endurante et je pouvais la soigner plus longtemps. Cependant, il restait toujours des zones qui sont plus ou moins rétablit comme sous sa plante de pieds, ou à vif comme au niveau de ses cuisses. Je ne perdais pas espoir, et m'attelais tous les jours à ce petit rituel entre nous avec beaucoup d'enthousiasme.
Ça faisait cinq jours que je l'avais amené en sortie équitation pour la première fois lorsque ce moment se passa. J'étais à nouveau en train de la masser sur le mollet.
-Emma attend, remet ton doigt là où il était, m'ordonna-t-elle subitement.
-Où, là ?
-Non, plus à gauche et en bas, commanda-t-elle, une pointe d'impatience dans sa voix.
-Là ? la taquinai-je pour mon plaisir.
Il était vrai qu'à force de vivre ensemble, se doucher ensemble, s'occuper de l'autre quoi, nous avions développé une relation fusionnelle entre nous, se moquant l'une de l'autre, s'enquiquinant comme des gosses ou frère et sœur.
-Non mais tu le fais exprès ma parole, s'énerva-t-elle. Encore à gauche, voilà, maintenant descend lentement, STOP. Fait des petits ronds. Ahhhhhhh…. Lâcha-t-elle finalement, tout son corps devenant mou.
Je vis le visage de Regina se détendre et elle laissa échapper de petits gémissements de contentement.
-Euh, ce n'est pas ce que je suis censé faire, tu le sais, rétorquai-je mal à l'aise de par les bruits qui s'échapper de la bouche de Regina.
-Laisse tomber, reste où tu es encore un petit moment, décréta Regina qui ne voulait rien savoir et rester dans sa bulle pour le moment.
-Puis-je savoir ce qu'il t'arrive ?
-Je te sens, face à l'expression de mon visage elle s'empressa de rajoutai, je sens ton doigt.
Je restai bouche bée. Après tout ce temps, elle pouvait me sentir la caresser, la masser,… Ça avait pris du temps, j'étais euphorique car grâce à moi, cela avait été plus rapide que les pronostics de Whales. Là où il prévoyait dix-huit, nous en avions mis un peu moins de trois. Je me mis à sauter partout dans la pièce, euphorique, Regina me regardant sans comprendre attendant patiemment que j'ai fini ma petite crise.
-C'est bon, tu as fini ?
-Alors je pense que l'on peut se permettre de s'accorder un moment de pause sur cette partie-là du mollet, lui indiquai-je face à son regarda noir qu'elle me lança.
Je restai bien 10 minutes à lui masser l'endroit, avant de parcourir l'intégralité de son mollet gauche puis droit.
-Tu me sens ailleurs ?
-Une bonne partie du mollet gauche, un peu à droite mais pas encore partout, admit-elle.
Je poursuivi sur ses pieds et ses cuisses qui n'était pas encore entièrement rétablit.
-Là non, pas encore.
-ça viendra. Tu arrives à bouger ?
- Non, du tout, tout s'arrête au niveau de mes cuisses. Je sens tes doigts mais je ne sens pas mes jambes encore. C'est comme si elles n'existaient tant que tu ne les touche pas. C'est une sensation pour le moins étrange, m'annonça Regina un peu déçu
-Surement que quand tes cuisses iront mieux, le reste suivra, la rassurai-je.
-J'espère
-Non ce n'est pas j'espère, c'est ça suivra, reste optimiste, affirmai-je sure de moi, ayant toujours un optimisme à toute épreuve.
-Je t'aime, me murmura-t-elle à l'oreille.
-Je t'adore, lui répondis-je.
Je n'arrivai toujours pas à lui avouer mes sentiments. J'étais bien consciente qu'ils étaient là, néanmoins je ne pouvais les laisser s'exprimer. Elle me prit la main et me tira contre elle dans une étreinte. J'atterrie au-dessus d'elle.
-Merci d'être là pour moi
-Tu l'as pas déjà dit ça, la narguai-je
Je lui chatouillai les flancs, elle se mit à rigoler et à se tortiller dans tous les sens comme elle le pouvait pour essayer me chassait de dessus elle. C'était la première fois que je l'entendais rire, pas le rire de Madame le Maire, non celui-ci était sincère et pur. C'était un doux bruit à mes oreilles. Elle avait un rire légèrement enfantin mais communicatif. Je rigolai avec elle.
-Ah, je vois que là tu me sens, m'esclaffai-je tout en continuant à la chatouiller.
-Arrête, s'écria Regina, tentant de reprendre son souffle sous mes assauts.
Je la laissai reprendre son souffle tout en me glissant sur son côté droit, laissant mes doigts courir sur la peau de son avant-bras.
- Je ne te remercierai jamais assez pour tout ce que tu fais pour moi.
Aucune des deux ne parla, profitant de ce moment à nous, toute les deux heureuses de cet évènement qui met fin à des semaines de souffrances, d'attentes, de frustrations.
-Bon, je te le finis ton soin ? Je te rappelle que l'on a prévu de sortir en ce samedi, dis-je en me redressant sur mes coudes pour la regarder.
-Oui, vas-y, désolé.
-Tu n'as pas à être désolé pour les sensations que tu viens d'éprouver, j'ai apprécié que tu puisses partager ça avec moi.
Je frotta mon nez contre le sien avant de déposé un bisou sur son front et reprendra son soin là où je m'étais arrêtée.
Nous sortîmes faire un tour du lac après s'être remis de ce moment d'émotions matinal et avoir pris une collation. Il y avait peu de passants et leurs regards ne dérangèrent pas plus que ça Regina à mon plus grand soulagement. J'avais peur qu'elle se sente mal à l'aise du regard que les autres pouvaient porter sur elle. Je la poussai dans son fauteuil avant de nous stopper pour profiter du très beau temps, du chant des oiseaux et du bruit de l'eau. C'était agréable, ce petit rayon de soleil, annonçant le début du printemps. Je m'étonnai de trouver Regina détendu. Mes efforts pour la faire sortir hors de sa maison commençaient à payer. J'étais installée sur le banc en face du lac, elle a mes côtés, lui tenant la main. J'avais rejeté la tête en arrière sur le dossier du banc pour mieux profiter du soleil et fermer les yeux. Brusquement je l'ai senti se raidir et m'attraper violemment le bras.
-EMMA, EMMA, paniqua-t-elle.
J'ouvris les yeux pour voir Henry se diriger dans notre direction assez rapidement. Je me plaçai devant Regina. La semaine précédente, j'avais tout prévu avec lui pour une rencontre surprise avec Regina, je m'étais bien garder l'en informer. J'avais prévenu Henry que l'on annulait notre plan suite à la discussion que j'avais eu avec Regina. Cependant, il m'avait désobéi, se trouvant devant nous. Pourquoi j'avais maintenu notre sortie ici et pas ailleurs sachant qu'il était au courant. A présent, c'était à moi de gérer la situation, c'était de ma faute, à moi d'assumer les conséquences. Il ne fallait pas qu'elle panique, qu'elle me rejette, tout en faisant bien comprendre à Henry qu'il n'y était pour rien et que je me le mette à dos. Il pouvait être très compréhensible mais aussi très borné quand il avait une idée dans la tête.
-Henry STOP, reste là, criai-je. Tout va bien Regina, il ne te veut pas de mal, tentai-je de la calmer en me tournant vers elle.
-Pourquoi ? revendiqua-t-il, ne comprenant pas.
- Tu ne peux pas aller plus loin, lui commandai-je
Il s'était arrêté à bien 20 mètre de nous. Regina frissonnant à mes cotés.
-Mais je veux juste voir ma mère, discuter avec elle, râla Henry.
Je lançai un regard vers Regina pour voir sa réaction et lui demander quoi faire. Elle m'écarta de son bras pour qu'elle puisse faire face à Henry. Elle était livide, parcouru de tremblement et une sueur froide perlait sur son front.
-Henry, s'il te plait, ne rend pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont, gémit-elle.
-Je veux te parler, accepterai-tu ? contra Henry.
-A une condition, reste où tu es, hoqueta-t-elle, mal à l'aise, oscillant dangereusement sur son fauteuil, sachant qu'un jour ou l'autre elle devrait y être confrontée à cette situation.
Je restais planté devant elle, légèrement à l'écart. Regardant l'échange entre les deux,
-Attend, je ne vais pas rester debout, puis-je m'asseoir sur le banc juste là, désignant le banc qui se trouvait à 10 mètres de nous, je te promets de ne pas bouger plus vers toi. .
Henry alla s'installer sous le regard terrifié de Regina et sous ma surveillance avant que je me rassoie à côté d'elle, agrippant son épaule pour lui montrer ma présence.
-Je reste là, je ne bouge pas, au moindre problème, fais-moi signe et j'éloignerais Henry, lui murmurais-je à l'oreille.
Henry se triturai les doigts sur son banc, regardant ses genoux, ne sachant pas par où commencer.
-De quoi voulais-tu me parler ? rétorqua-t-elle sèchement.
-Tu me manques, admit Henry. J'ai attendu 5 mois avant que l'on te retrouve, j'étais surexcité. Depuis que tu t'es réveillée à l'hôpital, je ne peux pas être avec toi. Je ne sais pas ce qui se passe, personne ne m'explique. Je vois mes deux mères ensemble alors que je suis seul avec mes grands-parents et mon oncle. Je suis ton fils et je me sensrejeté, impuissant. Je voudrai être là, près de toi à te soutenir, mais je ne peux pas. Je veux comprendre ce qui ce passe. Qu'ai-je fait de mal ?
- Henry, tu oses me demander ce que tu as fait de mal ? riposta Regina. Ne te rend-tu pas compte que ce que tu as fait est affreux, inhumain. Je ne sais pas si je pourrais te pardonner un jour pour tes actes. Pour le moment, il vaut mieux que tu restes chez tes grands-parents et que tu ne t'approches pas de moi.
-Je te jure que je n'ai rien fait, contre-attaqua Henry. Tu es ma mère. Demande aux gens autour de toi dans la ville, tu verras que tu m'accuses pour rien. Pourquoi tu paniques dès que tu me vois, qu'est-ce qui a bien pu se passer pour que tu sois dans cet état ? tonna-t-il. Emma est toujours avec toi, je sais qu'Archie vient te voir. Pourtant eux tu ne les rejettes pas alors que moi oui, pourquoi ? Dis-moi Maman ?
- C'est trop douloureux pour que j'en parle. Tu n'y es vraiment pour rien ? adjura-t-elle.
-Oui, je n'y suis pour rien, lui confirma-t-il. Pourquoi voudrais-tu que je te fasse quelque chose. Même quand je te détestais, je n'ai jamais levé la main sur toi. Tu peux tout me dire, il te suffit juste de trouver du courage au fond de toi, juste d'aligner des mots. Tu peux l'écrire aussi ou demander à Emma ou Archie de me le dire. Je ne suis plus ton petit garçon, j'ai grandi et je veux te soutenir moi aussi.
-Henry, ta mère ne te le raconte pas car cela te détruirai, intervins-je .Elle le fait pour te protéger car malgré que tu sois grand tu es encore en train de te construire et cela ferai l'effet d'une bombe. Tu pourras faire des choses que tu regretterais par la suite. C'est assez dur de gérer la situation, alors je te demande d'obéir et de rester loin de tout ça.
-D'accord, mais je veux moi aussi agir. Tu as eu un traumatisme dont je suis la cause si je comprends bien, conclut-il.
- Non, ce n'est pas ta faute, Henry, je vais en discuter avec ta mère. Cependant, cela peut prendre du temps pour passer outre son blocage. Tu dois rester patient, le rassérénai-je.
-Permet-moi de te revoir, de partager des moments avec toi, dit-il en fixant Regina, même si c'est dans les mêmes conditions qu'aujourd'hui
-Je ne peux pas satisfaire immédiatement ta demande Henry, mais je te promets d'y réfléchir avec Emma.
-Merci, bon ben, je vais vous laisser.
Sur ce il se leva et s'éloigna à l'opposé des deux femmes.
-Emma, merci de m'avoir soutenu sans savoir. J'aimerai rentrer, je me sens pas bien, bégaya Regina.
-Henry attend, l'interpellai-je, accorde-moi deux minutes Regina.
Elle hocha la tête car elle savait que malgré tout, j'étais atteinte par cette situation de ne pas être présente pour notre fils. J'accourue vers lui et le pris dans mes bras, en voyant qu'il était émotionné, les larmes au bord des yeux.
-Je suis désolé pour tout ça, j'aurais dû mieux me renseigner avant, admis-je. Ne me refait plus un coup comme ça, je t'avais prévenu de ne pas venir.
-ca va aller, va la rejoindre. Eclaircie l'histoire, fait en sorte que ma maman revienne et qu'elle ne me voit plus comme de cette façon, revendiqua-t-il.
Le chemin du retour se fit en silence. Une fois arrivée, je me mis au fourneau alors que Regina s'installai devant la télé sur le canapé. Elle avait plus de liberté depuis que je lui avais montré comment se déplacer de son fauteuil sur un autre support. J'avais remarqué son malaise depuis le départ d'Henry mais ne savait pas comment m'y prendre. Je me sentais coupable de son état, après tout Henry était venu avec plus ou moins mon accord. Après mûre réflexion, ayant senti un désaccord entre les deux sur les évènements, je décidai de graver l'abcès.
-A table, criai-je de la cuisine
-J'ai pas faim, me répliqua-t-elle.
-Je ne vais pas me répéter, tu viens à table.
- Non, je n'ai pas faim, me vociféra Regina au visage alors que je m'étais approchée.
M'installant sur elle, mes jambes de part et d'autre de son bassin, je la tourmentai en lui chatouillant les côtes. Elle se crispait sous mes assauts, ne voulant pas rigoler et abdiquer.
-S'il faut je te forcerai à manger, et crois moi j'en suis capable. Il ne faut pas que tu sautes des repas et tu le sais, claironnai-je
-C'est de ta faute tout ça, j'avais confiance en toi, me jeta-t-elle une fois de plus à la figure, passablement énervée.
-Maintenant que tu ne peux aller nulle part, tu vas m'expliquer ce qui ne va pas, me radoucis-je. C'est à cause d'Henry, je le sais. Ne me rejette pas la faute dessus.
-Je ne sais pas comment faire avec lui. C'est vrai, mets-toi à ma place quelques minutes. Il dit qu'il n'a rien fait et moi je l'ai vu là-bas, dans cette cellulue. Je suis sure que c'était lui, je l'ai vu de mes propres yeux. Et si c'était une tentative pour m'amadouer, pour me faire du mal ? Et toi, qui le ramène dans ma vie. Où as-tu la tête ? Tu veux que je continue à souffrir ? Tu crois que je n'en ai pas eu assez ? attaqua Regina.
-Très bien, soupirai-je, protège toi comme tu le souhaites mais ne compte plus sur moi dans ce cas-là. J'appréciais les moments que l'on partageait.
Je me lève pour partir, passablement agacé par sa réaction.
-Miss Swan … glissa Regina tranquillement se rendant compte qu'elle était allée trop loin dans ses propos.
-Tu te rends compte de que tu penses qu'il a un plan tordu avec elles dans mon dos ... continuai-je.
-Miss Swan … répéta-t-elle attentivement.
-…pour venir finir le travail qu'ils ont commencé, je me mis à rire du bout des lèvres.
-Emma, gueula Regina brutalement.
Je la regarde avec un froncement de sourcil quand je réalise que quelque chose ne vas pas, elle n'a pas l'air bien.
-Je... Je me sens malade, admis Regina une fois qu'elle avait mon attention.
J'ai glissé rapidement jusqu'à la cuisine pour prendre un saladier et l'apporter à Regina.
-Es- .., Regina respira profondément, tu es sérieuse?
-Laisse-moi t'expliquer la situation de mon point de vue. Accepte que quelqu'un t'aide à surmonter tout ça, ai courage de dire ce qu'il s'est passé. Dire la vérité parfois c'est ce comporter dignement, même si c'est difficile à faire, ratifia-je. C'est aussi te donner une nouvelle chance avec notre fils, déclarai-je tranquillement.
Un instant plus tard Regina avait vomi dans le saladier et je regardai au loin dans une tentative inutile de lui donner un peu d'intimité, l'aidant comme je pouvais. Heureusement ce fut bientôt terminé et Regina avait chuté dans mes bras, se tenant le ventre. Je la réinstallai comme il fallait.
-Regina, regarde-moi. Je peux t'assurer que durant les cinq mois de captivité, jamais, tu n'entends, JAMAIS Henry n'est venu te voir. Il est resté ici avec moi, il n'a pas quitté Storybrooke. Je lui ai fait une promesse, te retrouver et que l'on forme une famille. Et c'est en partie ce que j'ai fait. En réagissant comme ça, en te voyant dans cet état, c'est comme si un énorme rocher avait écrasé mon cœur. C'est ça que je ressens. Je ne peux rien faire pour que tu te sentes mieux psychologiquement, il faut que ça vienne de toi. Je n'ai aucune idée de comment faire pour attraper tes agresseurs. Et ça me fais mal. Il faut que tu en parle avec Archie, Henry n'y est pour rien. Laisse-lui une chance de te le montrer, lui confiai-je au rythme de mes pensées, même si cela n'était pas sortir dans un ordre logique et cohérent.
-C'est Maléfique, Ursula, Cruella, les investigatrices. Tu pourras avancer tes recherches, même si je ne sais pas où elles se trouvent. Inversement, je ne peux pas faire en sorte de ne pas ressentir cette angoisse qui me compresse les entrailles à chaque fois que je le voie ou que je pense à lui.
Je la serra dans mes bras, lui passant une main dans les cheveux, quand j'ai vu qu'elle allait craquer.
- Stop, arrête-toi là, je sais ce que c'est de vivre avec la peur au ventre. Sache que tu n'as pas besoin de le voir, je pense qu'un petit coup de téléphone pour lui parler pourrait être un grand pas pour lui et pour toi, pour renouer des liens.
-Tu crois ?
-J'en suis sûre.
Elle essaya de bouger ses jambes. Celle-ci se contractèrent mais ne bougèrent pas. Le seul résultat fut un violent élancement douloureux, et elle poussa un gémissement.
-Surtout ne fait pas ça, dis-je. Il n'y aura aucun moyen d'arrêter la douleur si tu commences car je ne pourrai pas te donner une autre gélule avant deux heures. Elles doivent encore se reposer et guérir avant que tu sois bien.
-Moi aussi j'en ai marre de cette situation, confessa-t-elle.
-Etant donné que j'ai bien plombé notre matinée, veux-tu que nous allions à l'écurie cet après-midi ? la sondai-je.
-Sans Henry ?
-Sans Henry.
Henry attendit de voir que ses mères partent en voiture pour s'introduire dans la maison. Il voulait savoir ce qu'il s'était passé durant l'absence de sa mère adoptive. Il mettrait tout en œuvre pour le découvrir. Après avoir fouillé entièrement la maison, Henry décida de continuer ses recherches par le bureau du Shérif. Il s'y rendit durant la nuit pour être tranquille après avoir mis des somnifères dans les verres de Snow et David. Arrivé sur place, il commença à fouiller tous les tiroirs de son bureau avant d'attaquer les placards. Il trouva ce qu'il cherchait rapidement au fond d'un des placards : le dossier médical de sa mère. Il s'installa et commença à le lire.
Certains mots lui sautèrent aux yeux. Plus il avançait dans sa lecture et voyait les photos, plus ses sourcils se fronçaient et son visage se fermait :
Electrocution, asphyxie, suspension, brulure jambes et pieds, fractures multiples, malnutrition, déshydratation, cisaillement, infection, hypothermie, fatigue, résidu de drogue, inflammation des nerfs, battu, violé, écorchement, flagellation
Il resta choqué par ce qu'il venait d'apprendre. Sa mère venait de vivre l'enfer et pourtant elle était toujours là. Elle avait été un jouet de torture pour des êtres humains qui s'en étaient donnés à cœur joie de la démolir. Cependant, son état physique ne lui expliquait pas son comportement mais il ne réussit pas à mettre la main sur le dossier d'Archie. Il décida de repartir chez lui et verrai plus tard.
Le lendemain soir, il eut la surprise d'avoir Emma au téléphone lui expliquant que sa mère voulait lui parler. Il en fut enchanté. Ils parlèrent de tout et de rien, de l'école, de ses loisirs,… avant que la conversation ne dérape.
-J'ai lu ton dossier médical, balança innocemment Henry après un blanc.
-QUOI ? gronda Regina à l'autre bout du fil.
-J'ai lu ton dossier médical, je sais tout ce que tu as vécu, répéta-t-il aussi calmement.
-Tu n'as aucune idée de ce que j'ai vécu. Tu sais seulement ce qui est écrit dans le dossier, tout le reste, le côté psychologique, tu n'es au courant de rien. Si c'était juste pour ça que tu voulais renouer les liens avec moi, abstient toi de me rappeler. Au revoir.
Elle raccrocha. J'avais entendu toute la conversation. Pourquoi Henry s'obstinait-il à découvrir ce qu'il s'était passé. Je ne pus continuer le cours de mes pensées quand Regina fondit en larmes. Pourquoi a-t-il fallu qu'Henry fouille dans mes affaires. En quoi cela l'aide-t-il. Il allait m'entendre. Sa mère était assez stressée comme ça pour ses futurs examens demain, important pour elle afin de savoir si elle était prête pour commencer la rééducation. Pas la peine de lui rajouter des émotions en plus. Je m'allongeai à ses côtés dans le lit face à son dos. D'une main rassurante, je repoussai ses cheveux rebelles de plus en plus longs derrière son oreille puis effleura son dos en un va-et-vient très léger. Elle ronronnait doucement sous mes caresses au milieu des sanglots. Je commençais à lui masser le crâne. Je l'aidai à se mettre sur le dos avant de continuer mon massage. Ses sanglots cessèrent progressivement et elle se détendit, profitant pleinement de mes gestes.
-Grmbl, murmura-t-elle dans le coussin.
Je pouffai de sa réaction. Je descendis ma main jusqu'à sa nuque. Mon pouce traça doucement des cercles sur sa peau. Elle frissonna sous mes doigts, parcourant ses points sensibles. C'est bon à savoir pour plus tard. Je continuai sur ses épaules et m'attardai un peu. J'arrêtai et me glissai contre son corps quand j'entendis un ronflement s'échapper de sa bouche et sa respiration devenir lente.
Suite au retour de ses examens auprès de Whales, celui-ci affirma que Regina était prête à démarrer sa rééducation. Entre temps, elle avait commencé à sentir ses jambes mais elles étaient comme du caoutchouc pour elle. Elle n'arrivait pas à leurs demander de bouger, les faire fonctionner malgré toute la bonne volonté qu'elle y mettait. Elle portait toujours des baskets et pantalons de survêtement, ce qui changeait radicalement de ses tenues habituelles, à mon plus grand plaisir et damn de Regina. Pour une fois qu'elle était en tenue décontractée toute la journée au lieu de nichée sur des talons de 15cm avec les pieds endoloris, ses jupes étroites faisant ressortir son cul et ses débardeurs avec vu plongeante sur sa poitrine.
La rééducation se déclinait en plusieurs étapes. Elle devait attaquer avec des séances de piscine afin de retrouver une masse musculaire convenable. Après elle devrait réapprendre à se tenir debout en travaillant son équilibre et réaction nerveuse, puis se déplacer à l'aide d'un déambulateur ou de béquilles. Whales ne nous cacha pas que ce serait douloureux, éprouvant. Même si ses blessures s'étaient résorbées rapidement, il nous informa que cela pourrait être plus ou moins long. Il avait été convenu que j'assisterai à toutes les séances avec elle et Archie aussi.
Le matin avant sa première séance, elle me fit part de son état : pas faim, ventre noué, forte appréhension. Je ne l'avais jamais vu dans cet état, stressée, proche du malaise.
A la piscine, Regina paniqua, se débattit à l'idée d'aller dans l'eau quand les kinés la portèrent pour la mettre à l'eau. La scène me rappela celle avec Henry à l'hôpital. En discutant avec Archie, on en avait déduit que ça devait trop lui rappeler les mauvais traitements infligé à son corps en étant immergé dans l'eau froide ou suffocant. Je décidai d'intervenir vu l'état de ma protégée. Je ne pouvais l'abandonner dans cet état. Je m'approchai et la pris dans mes bras, l'asseyant sur mes genoux.
-Tu as confiance en moi ?
-Oui, me souffla-t-elle, d'une voix cassée à force de hurler.
-Vous n'avez pas une pointe d'humanité, pas de cœurs, vous savez dans quel état elle a été, vous avez eu accès à son dossier. C'est lamentable d'agir comme ça connaissant parfaitement ses traumatismes, hurlai-je après les kinés qui n'avaient aucune douceur à mon gout, prenant les gens pour du bétail, Regina frémissant dans mes bras.
Je la déposai près d'Archie qui posa une main sécurisante sur son épaule. Je me déshabillai et me retrouve en boxer masculin et débardeur devant tout le monde sans que cela ne me gêne, et pris délicatement Regina dans mes bras pour revenir au bord de la piscine.
-On va y aller doucement, je ne te lâche pas, tu me dis stop si ça ne va pas, la consolai-je sous le regard des kinés voyant que Regina ne bronchait pas.
Tout en continuant de l'apaiser, je me rapprochai de plus en plus du bord de la piscine. Plus j'avançai plus Regina se tendait. Je décidai de s'asseoir un peu avant le bord afin que Regina sur mes genoux ne touche pas l'eau mais moi oui.
-Regina regarde-moi dans les yeux, . .T'ARRIVER. Je vais prendre de l'eau et te montrer.
Alors je mouillai ma main, la passa délicatement sur ses épaules. Elle frissonna au contact, se crispa un peu plus mais ne dis rien. Je réitérai le geste plusieurs fois en la mouillant de partout.
-Tu vois, ça mouille, c'est tout, elle n'est même pas froide.
-Même trop chaude, s'exclama Regina avec un sourire crispé.
-Oui, tu veux que l'on continue ou on s'arrête là pour aujourd'hui ? la sondai-je avant de continuer.
- Tu serais prête à le faire pour moi ? rétorqua-t-elle.
-Oui, si tu as besoin de temps et je le comprends, je serai prête à prendre le temps qu'il faut et à être là quoi qu'il arrive, même si je dois me battre contre tout l'hôpital. Ce qui la fit sourire.
- Merci, mais j'aimerai tenter un peu plus si tu n'y voie pas d'inconvénient. Il faut que je passe outre ma peur, fasse ma rééducation sérieusement. Avec toi, tranquillement, s'exclama-t-elle assez fort pour que tout le monde l'entende.
-Alors on va y aller en douceur, lui murmurai-je tendrement dans l'oreille.
Je me rapprochai doucement du bord faisant glissai mes fesses sur le sol, amenant l'eau à hauteur de Regina. Je m'arrêtai avant la fin du bord pour la déposer à côté de moi.
- Non, ne me lâche pas, protesta-t-elle.
-Gina, regarde, je ne t'ai pas encore lâche, je te tiens par la taille mais je souhaite juste te laisser sur le bord afin que tu t'habitues à avoir les fesses et les jambes dans l'eau. Je ne peux te garder dans mes bras, cependant je reste là, je vais nulle part. Je te lâche juste quelques secondes, lui confirmai-je.
Tout en disant cela, je m'immergeai dans l'eau pour me placer en face la brune. J'avais pieds et l'eau arrivait à peine au nombril si bien que je pouvais toujours la tenir. Après plusieurs minutes, voyant que Regina jouait avec ses mains dans l'eau de chaque côté de ses cuisses, je repris la parole décidant d'aller plus loin.
- Ça va ?
- Vous devriez enregistrer cette phrase Miss Swan, ça vous éviterez de la répéter 50 fois dans la journée.
-Alors ?
-C'est … agréable, lâcha-t-elle.
- Prête pour lentement t'immerger ?
Elle prit une inspiration tremblante, et se détache de ses mains pour me regarder. Un frisson parcouru son dos. Elle hocha tristement la tête.
-Bien, moi contre toi, lentement. Je te fais confiance.
-Oui mon amour, lui soufflai-je dans l'oreille sortant cela de je ne sais où.
Il faudra vraiment que je lui dise ce que je ressens pour elle. Je la ramenai le plus possible sur le bord et adossa son bassin au bord de celui-ci. Je passais entre ses jambes avant de la serrer dans mes bras. Elle se laissa lentement amener dans le bassin, glissant le long de mon corps, les pieds reposant au fond de l'eau. Au fur et à mesure des minutes, ne voyant aucune objection de sa part, je l'amenai plus loin dans le bassin avant de m'arrêter sachant qu'à cette endroit-là, elle aurait de l'eau jusqu'à la poitrine mais pas plus. Après plusieurs minutes dans l'eau et les mots doux pour l'apaiser dans l'oreille, la serrant toujours dans mes bras, Regina se détendit progressivement.
- On attaque les exercices ? lui proposai-je voyant l'heure tournermême si nous étions les seules tout le matin.
-Oui, mais seulement si tu restes, que tu me les fais faire et pas eux.
- Monsieur, auriez-vous la gentillesse de m'indiquer ce qu'il faut faire, de me le montrer, et de m'accompagner, c'est moi qui m'en occuperai.
Après que les kinés ont bien râlé, ils m'ont montré comment faire l'un faisant sur l'autre. Ensuite, ils me regardaient faire, réajustement si besoin. La séance se passa plutôt bien malgré les douleurs ressenties par Regina. Ils nous expliquèrent que les douleurs étaient normales, qu'elles passeraient avec le temps. C'était dû au fait que ses muscles n'est pas servi depuis un long moment.
Les autres séances se passèrent plus ou moins de la même façon, jusqu'à ce que Regina ait assez confiance pour que les kinés prennent la relève. Après les séances, elle était fatiguée, le moral à zéro mais j'étais là pour elle. Répondant du mieux que je pouvais à ses angoisses et luttant avec elle contre les courbatures durant les jours qui suivaient en la massant. Elle regagnait progressivement de la masse musculaire et fut bientôt capable de bouger légèrement ses jambes même si elle ne pouvait toujours pas se lever. Les kinés proposèrent des exercices supplémentaires à la maison voyant que son corps répondait bien et la motivation que nous avions.
-Faite-le entrer, ordonna Maléfique
Un homme noir, les cheveux grisonnant entra dans la pièce accompagné de Cruella et d'Ursula.
-Bonjour Sidney, la pêche aux informations a été bonne ? demanda Maléfique.
-Oui, votre altesse.
-Comment va-t-elle ? Continua-t-elle.
-Elle se rétablit lentement, admit-il.
-Quand pensez-vous qu'elle sera rétablit ? Intervint Cruella.
-Très rapidement. La blonde, Emma Swan, a fait un travail formidable auprès du Maire. Elle l'a rétablit en un temps records en utilisant sa magie. Physiquement c'est quasiment fait.
Moralement, il reste des parts d'ombres. Henry reste loin d'elle néanmoins il a tenté une approche. Le maire a une confiance absolue en Emma. Elle la pousse à se surpasser, la motive, l'apaise.
-Quoi, comment est-ce possible ? Cette blonde qui ne sort de nulle part va nous mettre des bâtons dans les roues.
-Elle est la fille de Snow et le prince Charmant. Elle est le fruit du parfait amour, l'enfant de l'amour vrai. Regina et elle ont un lien particulier qui est indéniable. Elle peut tout lui faire faire. C'est la seule à avoir réussi à la mettre à l'eau sans qu'elle panique, elle est tout le temps avec elle... raconta Sidney
-Son fil s'approche. La situation est plus grave que ce que je pense. Après tout ce qu'elle a enduré à travers lui, elle aurait dû le rejeter, supposa Ursula.
-Comme je vous l'ai dit, la blonde est très persuasive, réexpliqua Sidney
-Il faut se débarrasser de cet Emma Swan pour l'atteindre, il faut que l'on planifie rapidement un plan pour évincer la blonde, tout en atteignant son altesse royale la Reine. Les filles, on a du travail sur la planche. Maintenant, ordonna Maléfique.
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Je vous souhaite une bonne semaine et à dimanche prochain pour la suite des aventures !
