Salut,

j'espère que vous vous éclatez bien.

Tout d'abords, je sais que j'ai l'habitude de publier mes chapitres dans la matinée, seulement n'étant pas chez moi en France mais à l'étranger avec un décalage horaire de 8h, les 3 prochains seront publier le soir heure française.

Pour ce chapitre et le suivant, c'est Ailec22 qui m'a aidé. Si vous ne connaissez pas sa fic c'est Thaw A Frozen Town, elle est sympa à lire.

Voulant exploiter en détail la captivité de Regina, j'ai divisé ce chapitre en 2 par rapport à l'histoire et aussi pour respecter un peu la longueur des chapitres précédents (entre 5000 et 6000 mots). La deuxième partie, dans la continuité de celle-là arrivera la semaine prochaine a moins que j'ai le temps de posté avant. Je suis en vacances et pourtant je n'ai quasiment pas une minute pour moi.

AVERTISSEMENTS:

Ce chapitre ainsi que le suivant font référence à la torture qu'à subit Regina durant ses mois de captivité. Ils sont extrêmement sombres et traite de sujet très choquants. C'est intense. J'ai exploité les évènements qu'elle a subit, les détails sont fourni et assez précis. Il présente des notions de torture, violence, un langage spécial, douleur émotionnelle, violence sexuelle, traumatismes psychologique.

Si vous êtes sensible à tout cela, ne lisait pas.

Pour ceux qui pourraient vouloir sauter ses parties, mais rester dans l'histoire, je vous conseille donc ceci :

-pour ce chapitre-ci, afin de ne pas perdre toute l'histoire, vous pouvez lire sans craintes jusqu'à l'avertissement « ATTENTION » bordé par 3 lignes de séparation avant et après. Après s'abstenir de lire.

-Pour la suite de ce chapitre pour la semaine prochaine, ne pas le lire du tout.


Récit du passé – Partie 1

Un mois après le début de sa rééducation, Regina avait retrouvé pleinement ses muscles. Elle était donc passée à l'étape suivante, l'équilibre. Elle y consacrait quatre heures par jour. C'est plutôt énervant comme situation, parce qu'elle se fatigue plus à se concentrer sur ses mouvements plutôt qu'à rester statique, mais quand même, c'est un grand pas pour elle. Elle se sent bien malgré les jours où elle se perçoit faible, que son corps est en feu et courbaturé. Toutefois, j'étais là pour l'épauler, Archie aussi, et même si cela peut paraitre étonnant, Snow et David sont là également. Un week-end alors qu'Henry était chez un copain, ils sont passés à la maison pour voir Regina. Ils avaient exprimé le souhait de la soutenir dans cette épreuve.

Regina en bavait, c'était une lutte contre elle-même, contre son propre corps. Qu'il était frustrant au détour d'un exercice de tomber au sol parce que ses jambes refusent de la soutenir... En général, Regina nous menaçait de détruire notre bonheur, de nous maudire jusqu'à la fin des temps, on retrouvait l'infime partie d'Evil Queen qui restait en elle. Néanmoins, nous ne lui en tenions pas rigueur, sachant d'une fois la séance finie et son corps reposé elle en serait désolée. Au fur et à mesure, Regina et moi nous rendions compte que nous formions une famille unie, prête à se soutenir, avec pour seule part d'ombre Henry. Elle détestait de moins en moins mes parents et se trouva même à penser qu'elle les appréciait et qu'elle aimait passer du temps avec eux.

Les prochaines séances s'écoulèrent lentement. Alors qu'elle arrivait à se tenir debout, elle commença à réapprendre à avancer à l'aide de béquilles. Au début elle trainait les pieds, n'ayant pas assez de force et n'avançant que sur de courtes distances. J'étais inquiète pour elle à chaque fois qu'elle se crispait, trébuchait ou tombait au sol. Elle m'insultait à chaque fois que je me précipitais pour la relever, me disant qu'elle devait y arriver seule. Ça ne l'empêchait pas de venir se réconforter dans mes bras après. De même, ce tragique kidnapping nous a permis de renforcer le lien qui nous unissait, d'autant plus durant sa rééducation. Je lui parlais et m'asseyais avec elle chaque fois que les choses devenaient effrayantes et bizarres, chaque fois que son corps refusait de coopérer, j'étais là. Pour l'écouter, pour la câliner, l'encourager ou la laisser seule durant les jours où elle avait besoin d'espace, même s'ils étaient rares.

Parfois, quand je sentais que son moral tirait vers le bas, que les douleurs étaient présentes tout comme ses pensées négatives lui rappelaient ce qu'elle n'est pas encore capable de faire pour le moment, je l'exhortais pour préparer le dîner, faire une balade à cheval. C'était durant ces moments-là que nous apprécions être toutes les deux, elle se rappelait même que son état n'était que temporaire, que d'ici peu elle serait de retour sur ses pieds, sans aide, et qu'elle pourrait reprendre une vie normale sans être assistée, même reprendre son travail.

En ce lundi midi, je venais de la faire sortir de sa léthargie sur le canapé, en pleine concentration dans son livre. En ville, les rumeurs concernant son rétablissement s'étaient propagées à une vitesse fulgurante. Regina s'était repentie aux yeux de la population mais peu prêtaient attention à ses occupations, à ses états d'âme. En parlant avec Granny qui m'avait demandé de ses nouvelles, elle m'avait proposé de venir discuter avec Regina. Ainsi, elle se trouvait devant la maison de l'ex-maire à ma demande, attendant que Regina vienne lui ouvrir, moi-même me tenant à côté de Granny.

-Bonjour, Regina. Emma m'a demandé de vous apporter le repas de midi mais le portillon est fermé à clé.

Regina grogna puis descendit prudemment les quelques marches et commença son chemin dans l'allée. Même si elle avait fait d'énormes progrès, elle se déplaçait lentement, toujours appuyée sur ses béquilles. Il fallait que j'use de stratagèmes pour la pousser un peu plus chaque jour à en faire plus, et à sortir de chez elle. Elle ne souhaitait pas que les autres la voient dans ce moment de faiblesse. J'avais donc décidé de me cacher derrière la haie en l'attendant, pour qu'elle me voie à son arrivée.

-Et ben voilà, ce n'était pas compliqué, allez le retour maintenant, s'il vous plait votre majesté, lui glissai-je dans l'oreille.

-Plus facile à dire qu'à faire Miss Swan, ronchonna-t-elle, je suis fatiguée.

-Gina, embrasse ton nouveau défi pour moi, lui criai-je depuis le devant de la porte que j'avais rejoint, attendant qu'elle nous rejoigne. Allez chérie, tu en es capable. Arrête de t'apitoyer sur ton sort.

-Regina, ne sous-estimez pas vos compétences, lui soutint Granny en s'adressant à la brune.

-Vous allez me rendre folle toutes les deux.

Je posai une main sur son bras pour l'aider à monter les escaliers car elle avait encore du mal. Cependant, pour une raison que j'ignore, elle se tourne vers moi, ses yeux lançant des éclairs et me pousse violemment.

-Stop, exiga-t-elle, Arrête avec tes stratégies débiles et cesse de me voir comme si j'étais une sorte d'enfant malade qui ne peut pas se tenir debout par ses propres moyens. Je suis la Reine du Mal, Emma. Je suis un méchant et je n'ai pas besoin de toi pour me toucher toutes les cinq secondes en pensant que je vais mes briser en deux.

-D'accord, dis-je passablement énervé de sa réaction, en mettant ses mains en l'air en signe de reddition. Je suis désolée de mes agissements.

-Vous êtes désolé? Pourquoi? Pour moi? Pour mon état ?

- Je n'ai pas dit que j'étais désolé pour vous, votre état, expliquai-je, j'ai dit que j'étais désolé pour envahir votre espace personnel. J'ai foiré, et ça ne se reproduira plus.

Regina me regarda fixement pendant un long moment puis elle se tourne et commença à monter les escaliers. Elle continue sa route pour entrer dans la maison, ses pas sont nettement plus laborieuse à chaque nouvelle foulée. Je vois qu'elle est dans la douleur, je peux voir la tension dans son corps de plus en plus présent. Je veux aller l'aider mais je sais que ce ne fera qu'empirer les choses. Certains jours, comme hier, elle est compréhensible et se laisse aider tandis que d'autre, elle se renferme sur elle-même et veut le faire par elle-même. Je sais que ce n'est pas de la méchanceté, juste de l'entêtement autodestructeur. J'ai réalisé que ses blessures n'étaient pas seulement un problème physique mais aussi mental. Chaque fois que le stress, la colère ou le dégout de soi commencent à jouer dans sa tête, elle se braque et commence à ressentir des douleurs intenses jusqu'à devenir débilitante. Comme maintenant.

Je l'entends haleter de douleur et je ne suis pas surprise de voir chuter les béquilles parterre, Regina se retrouvant sur ses mains et genoux près du sol, ses cheveux de part et d'autre couvrant son visage. J'entends quelques mots que je ne pensais pas un jour entendre Regina les prononcer.

-Puis-je t'aider? Demandai-je tandis que je me déplace vers elle, m'accroupissant à côté, mais sans la toucher. J'ai besoin qu'elle soit d'accord sinon je risque de m'attirer encore ses foudres.

-Non, siffla Regina. Je peux le faire moi-même.

-Bien.

Je me lève et recule prés de Granny qui observe la scène, donnant plus d'espace à Regina pour se mouvoir. Je l'avais prévenu car ce n'était pas la première fois que j'étais confrontée à cette situation. Elle restait silencieuse et en-dehors de notre altercation.

Lentement, Regina se leva, les jambes et les mains tremblantes et sa poitrine haletante quand elle inspire de grandes goulées d'air. Il y a des larmes sur son visage, dans ses yeux une lueur de fierté. J'hoche la tête pour lui montrer que j'ai compris qu'il ne faut jamais la sous-estimer.

Le repas se passa dans une ambiance légère, discutant surtout de ce qui se passait en dehors du 108 Mifflin Street. Alors que Regina s'était retirée un petit moment, Granny s'adressa à moi.

-Elle n'a pas trop chaud avec ce qu'elle porte ?

Effectivement, il faisait une chaleur suffocante dehors, l'été étant déjà là avant l'heure. Cependant, Regina ne portait que des pantalons et tricot à manches longues.

-Elle accepte le contact, mais refuse de voir son corps. Je n'ai pas réussi à l'en dissuader. Tout comme de retourner voir Archie pour continuer sa thérapie.

-Je peux peut-être lui en toucher deux mots.

On attendit qu'elle revienne dans la pièce pour relancer la discussion.

-Vous n'avez pas trop chaud ?

-A vrai dire je suis juste bien.

-Regina, pourquoi vouloir se cacher de vous-même et des autres ? Vous êtes en sueur et rouge, cette excuse ne marche pas avec moi.

-Je crois que cela ne vous regarde pas.

-Que vous le vouliez ou non, je vais vous faire part de mon point de vue. Pourquoi auriez-vous honte de vos cicatrices ? Ce n'est pas vous qui les avez faites. Vous ne serez jamais une pestiférée aux yeux des autres. Regardez-moi, mon mari m'a griffé sur tout l'avant-bras droit étant loup-garou, est-ce pour ça que je m'en cache ? Non, pourtant je savais que c'était lui, qu'il tuait des gens autour de lui. Est-ce pour ça que mon amour pour lui a changé ? Non. Ne soyez pas si dure avec vous-même. Vous revenez de loin. Votre passé n'est pas glorieux, ni heureux, il est très sombre. Vous vous êtes battue pour montrer que vous aviez changé, pour vous repentir à nos yeux. Votre état, votre captivité ne fait que renforcer l'image de la nouvelle Regina, celle qui s'est battue pour la ville contre les magiciennes voulant nous attaquer. Vous nous avez tous sauvés en mettant votre vie en danger. Et pour cela, la ville devrait vous en être reconnaissante. N'ayez pas honte de montrer par où vous êtes passée.

Je la vis esquisser un léger sourire avant qu'elle la remercie. Granny la prit dans ses bras pour une étreinte chaleureuse, amicale.

-Et s'il vous plait, allez voir le docteur Hopper, il vous sera d'une grande aide.


Regina avait laissé s'écouler trois jours avant de décider avec Archie d'un rendez-vous à la maison. Ce fut donc sans surprise qu'il se trouvait dans le salon aujourd'hui.

-Bon ben, je vais vous laisser.

-Emma, j'aimerais que tu restes. Je voudrais que tu saches tout et je ne pense pas avoir la force de tout raconter si je suis seule.

-Tu es sûre de toi ?

-Je veux te sentir prêt de moi. J'ai besoin de toi en ce moment précis. Peut-être même plus que lors de tout ce que nous avons vécu précédemment.

Je pars chercher de quoi boire dans la cuisine car je pense que la séance va trainer en longueur. Au passage, je récupère aussi des paquets de mouchoirs. J'avais comme un gros pressentiment que l'on en aurait besoin. Regina était assise droite, sur le bord du canapé, tendue et crispée. Je vins me tenir à ses côtés alors qu'Archie était dans le divan d'en face.

-Regina, prenez votre temps, démarrez quand vous vous en sentez prête.

-Lors du combat, ma magie a absorbé toutes mes forces, je me suis donc évanouie au sol.


ATTENTION ÂME SENSIBILISE,NE PLUS LIRE


Flashback

Lorsque que je me réveillai la première fois, j'étais fatiguée, je peinais à garder les yeux ouverts. Je pus seulement voir que j'étais dans une salle lumineuse, des machines diverses et variées reliées à moi. Personne en vue hormis moi dans un lit, vêtue d'une chemise blanche d'hôpital et attachée au lit par les poignets, les chevilles et une sangle au niveau de mon abdomen.

La deuxième fois, je fus secouée de sanglots en observant le réduit d'environ deux mètres sur trois dans lequel j'étais enfermée. Il ne comportait aucune fenêtre ou soupirail, et était faiblement éclairé par une petite ampoule pendue par un fil au plafond. Folle d'angoisse et de peur, je m'effondrai sur la couverture au sol et pleurai tout mon saoul : qu'allait-il m'arriver ? Le temps se mit à couler, monotone. Je ne savais absolument pas quelle heure il pouvait être, puisque je n'avais plus ma montre. Je ne pouvais non plus me baser sur la lumière du jour. Aucun bruit ne me parvenait et je me mis à vivre aux rythme de mes besoins naturels et de ma faim ou de ma soif : je mangeais un peu de pain qui était posé sur un tabouret, buvais quelques gorgées d'eau ou me soulageais sur le seau hygiénique qui sentait de plus en plus mauvais. Moi aussi, je devais puer, pas moyen de me laver, même pas de papier hygiénique pour m'essuyer. Je dormais par moments, un sommeil lourd peuplé de cauchemars horribles qui me réveillaient en sursaut, baignée de sueur.

Ma déchéance s'amplifiait avec le temps qui passait : je me sentais sale, pas coiffée, mon maquillage avait coulé depuis longtemps, ce qui me servait d'habit, c'est-à-dire ma blouse d'hôpital était sale et froissée. De plus le seau hygiénique, malgré son couvercle, répandait une odeur présidentielle. J'étais dans un état lamentable de crasse et d'abattement quand la porte de mon cachot s'ouvrit alors que je ne l'attendais plus. A ce moment, j'étais debout dans ma cellule et je n'eus pas le temps de réagir : deux hommes bâtis en armoire à glace et vêtus de blouses blanches se jetèrent sur moi et m'enfilèrent rapidement une camisole de force, emprisonnant mes bras croisés devant moi. Je protestai violemment, en pure perte, un sparadrap venant recouvrir ma bouche. Je fus enroulée dans un drap, empoignée et posée sur une civière sur laquelle je fus sanglée au niveau de la poitrine, du ventre, des cuisses et des jambes. Je sentis qu'on emportait le brancard. Au bout d'un moment d'attente, je sentis qu'on s'affairait autour de moi, une voix féminine s'exclamant dégoûtée :

- Qu'est-ce qu'elle peut sentir mauvais !

On me désangla, me déballa de mon drap. Ma civière était posée sur le sol d'une grande pièce blanche entièrement carrelée, et trois femmes en blouses blanches étaient accroupies près de moi, dont une de race noire. Plus loin, deux types massifs, également en blouses blanches, debout, tenant chacun un long fouet à la main. M'adaptant à cette vive lueur au fur et à mesure, je pus mieux discerner les détails. Se trouvaient en face de moi, mon ex-amie de longue date Maléfique, accompagnée de ses deux acolytes Cruella et Ursula. Elles commencèrent à me libérer : chevilles, camisole de force, sparadrap.

-Ici, tu peux gueuler tant que tu le voudras, personne ne t'entendra ! Aussi, si j'ai un conseil à te donner, c'est de filer droit, de te montrer docile et très soumise si tu ne veux pas aggraver ton cas. Ce n'est pas la peine de rajouter des sévices à ton programme par manque de coopération. Ton traitement commence demain, mais tout de suite, je vais faire un ou deux tests : tu dois te laisser faire sans dire un mot.

On m'ordonna de me mettre debout et de me déshabiller entièrement. Debout, ankylosée, affaiblie par ces jours enfermés dans la pièce étroite, je refusai avec énergie de quitter ma blouse. Les deux hommes brandirent leurs fouets et les abattirent sur moi, me frappant le dos, le ventre, les cuisses... Je cédai rapidement sous cette avalanche cinglante et très douloureuse, et c'est en pleurant que je retirai le vêtement. Je me retrouvai toute nue et honteuse devant les cinq personnes qui me détaillaient d'un air goguenard.

On me poussa dans un angle de la pièce et Ursula saisit un tuyau terminé par une lance, ouvrit un robinet et braqua sur moi le jet tiède. Elle m'arrosait partout, manquant de me faire suffoquer par la puissance du jet sur le visage, la poitrine ou le ventre, me demandant de tourner sur moi-même pour mouiller tout mon corps. La menace des fouets me rendait obéissante pour le moment.

Le jet d'eau fut coupé et Cruella s'approcha de moi, un gros morceau de savon à la main, et entreprit de me savonner de la tête aux pieds, y compris les cheveux. Après ce savonnage, de nouveau le jet pour me rincer. On me laissa m'égoutter un moment, toujours nue, avant de me passer une serviette assez rêche pour finir de me sécher avant de me diriger, mains liées, dans une autre salle pour me faire une beauté (chez l'esthéticienne comme elles me l'ont fait comprendre). Je fus attachée sur une table, bras en crois, jambes légèrement écartées. Maléfique s'occupa de moi, on me coupa le plus court possible les ongles. Ensuite, munie d'une tondeuse électrique, elle s'attaque carrément à ma magnifique chevelure dont je suis si fière. Mes supplications de l'épargner sont accueillies par des rires et je dois subir la tonte de ma belle crinière brune en pleurant doucement, chaque mèche qui tombe me pinçant cruellement le cœur. Quand j'ai "la boule à zéro", on me présente un miroir et l'image qu'il me renvoie redouble mes pleurs.

-Ça te permettra de te rappeler que tu n'as aucun pouvoir ici, même pas sur ton corps.

Elles décident ensuite de passer aux choses sérieuses, Cruella prend la relève et étale la cire qu'elle a mise précédemment à chauffer sur un petit réchaud sur toute la surface de mon aisselle droite. Elle attend patiemment que la cire durcisse en refroidissant puis arrache brusquement le cataplasme ainsi formé, et tous mes poils axillaires par la même occasion. Sous l'atroce douleur je hurle à plein poumons, ce qui me vaut d'être traitée de "chochotte un peu douillette". L'épilation de l'aisselle gauche est tout aussi horrible. Mais ces douleurs me paraissent bien anodines quand elle entreprend, par la même technique de la cire chaude, de me débarrasser entièrement de ma toison intime bien entretenue. Tout poil doit disparaître de cette zone : pubis, aines, haut des cuisses, grandes lèvres, périnée, pourtour de l'anus et intérieur des fesses. Elle procède par petites zones et je hurle sans discontinuer sous les douleurs horribles malgré les menaces durant tout le temps que dure cette barbare épilation d'une région aussi sensible et fragile, et qui me paraît durer un siècle.

Une fois terminé, je fus jetée à nouveau dans ma cellule.

Fin Flashback

-Durant près d'un mois, à ce qu'il me semble, je subis leur programme sans savoir ce qu'elles me veulent.

Flashback

Je fus harnachée, morte de honte, bracelets en cuir aux poignets et aux chevilles avec un collier en cuir autour du cou, chacun de ces accessoires étant muni d'un mousqueton. Lorsque je devais quitter la pièce, on m'accrochait une laisse au mousqueton de mon collier et l'on tirait dessus pour m'inviter à suivre. J'avais l'impression d'être un animal. Dans ma nouvelle cellule toujours pas de lumière du jour, seulement l'électricité. L'ameublement était réduit au minimum : coin toilette avec WC à la turque, lavabo et bidet, un lit avec un matelas et un traversin ainsi qu'un fin drap. Par la suite, Ursula revint toute seule et ajouta une pièce à mon "costume" : une large ceinture de cuir, comportant des tas d'anneaux sur son pourtour, qu'elle serre autour de ma taille. Ainsi attifée, je serais promenée partout.

On m'expliqua comment se dérouleraient mes journées. Cérémonial du matin : manger, lavement, WC, toilette dans le bidet. Cérémonial de fin de journée : manger, lavement, WC, toilette, au lit... Je m'endors comme une masse malgré l'inconfort apporté par mon attirail de cuir, et dors très mal.

Ainsi la journée est rythmée avec ça puis par des sévices et humiliations toute la journée. Repas à quatre pattes dans des écuelles comme les chiens, j'assouvis mes besoins devant au moins une des Queens of Darkness suite au lavement que je reçois tous les jours après les repas, toilette intime imposée (car toujours pas de papier) sous leur yeux. Puis elles me laissent tranquille plus ou moins longtemps.

Chaque jour, Ursula me conduit dans une pièce minuscule entièrement carrelée. Sur les murs, des tas de pommes de douches orientées dans tous les sens. Elle m'attache les bras tendus en l'air puis saisit deux tuyaux annelés qui sortent du mur devant moi, terminés par une espèce de canule, au-dessous de laquelle se détachent deux chaînettes. Elle s'accroupit devant moi, tâtonne un peu entre mes fesses et enfile une canule dans mon anus et l'autre dans mon vagin, avant de fixer les chaînettes sur le devant de ma ceinture, les autres derrière en suivant la raie de mes fesses pour les empêcher de ressortir. Puis elle ressort, refermant soigneusement la porte. Pendant quelques instants il ne se passe strictement rien, puis brusquement des trombes d'eau glacée s'abattent sur moi de toutes parts. Cependant je sens un liquide brulant et épais gicler violemment dans mes entrailles. Je hurle, pleure, tremble, claque des dents... Au bout d'un moment qui me paraît interminable, tout s'arrête net. Je suis transie de froid, l'eau chaude continuant à me gonfler comme un ballon de baudruche avant de lentement goutter. La porte s'ouvre, mais au lieu d'Ursula c'est un des types que j'ai vu le premier jour qui brandit un long fouet en lanière de cuir, qui siffle avant de s'abattre sur ma peau mouillée. Méthodiquement, sans se soucier de mes cris, il me fouette sur le corps tout entier, me faisant atrocement mal. Je ne peux prévoir où va s'abattre le prochain coup : mon dos ? Mes seins ? Mon ventre ? Mes cuisses ? Avant d'arrêter la correction, il aime frapper une dernière fois, mais de façon atroce : d'un habile revers du poignet, il me frappe violemment de bas en haut entre mes jambes maintenues écartées. Avec une précision diabolique, la lanière de cuir tressée frappe longitudinalement toute mon intimité, du clitoris à l'anus, s'insinuant entre mes grandes lèvres pour atteindre mes fragiles nymphes. Mais la douleur est trop intense et je m'évanouis souvent, restant suspendue par les bras...

Je reprends en général conscience par une énorme quinte de toux quand Ursula débouche un petit flacon d'ammoniaque sous mes narines.

-Tu es une véritable mauviette ! Me dit-elle dédaigneusement.

Il alterne souvent, pour éviter que je m'habitue. Parfois je reste suspendue par les bras, ruisselante d'eau. A d'autres moments il met en marche les énormes ventilateurs au plafond, me faisant avoir encore plus froid tout en me remouillant de temps à autres. Et des fois, il alterne avec tout.


L'examen ophtalmologique, comme il aime dire, est encore pire. Maléfique m'examine chaque œil au triple miroir, une espèce de verre de contact formant un prisme, qu'elle place sur l'œil à examiner en le déplaçant à sa guise pour voir au travers. Douloureux et désagréable à souhait. Un œil, puis l'autre. Là aussi je suis attachée solidement et bien obligée de me laisser examiner. Elle m'impose ensuite un électrorétinogramme : un grand verre de contact rigide est placé sur chaque œil et l'empêche de se refermer, puis des éclairs lumineux de toutes les couleurs vous vrillent le crâne, et ce, pendant plus d'une demi-heure. Comme si ça ne suffisait pas, je dois ensuite subir une échographie oculaire : l'œil, enduit d'un produit gras, est parcouru par une sorte de crayon électronique au bout arrondi. C'est affreux. Par la suite, quand elle a fini, j'ai les yeux douloureux, enflés, larmoyants et je ne vois quasiment plus rien à cause de l'importante dilatation de la pupille qu'elle m'a fait subir, pour le fond d'œil.


Tous les jours, j'ai droit à ce que Cruella appelle plaisamment faire un peu d'exercice. Ça consiste à courir comme une dératée sur un tapis roulant, puis de meurtrir mon entrecuisse déjà bien éprouvé par les douche et autre traitement sur la selle d'un vélo sur cales, vivement encourager à ne pas faiblir dans l'effort par la cravache qu'elle tient fermement en main, prête à l'abattre sur moi... Je termine toujours l'heure trempée de sueur, moulue, vidée, épuisée.


Ainsi va ma vie : sport tous les jours, douches externes glacées et douches internes brûlantes. Les corrections une ou plusieurs fois par jour : je suis fouettée sur tout le corps par deux hommes, suspendue par les poignets, les orteils touchant à peine le sol. Je peux également citer des tortures plus sophistiquées que je dois subir.

La privation tel que l'insuffisance de nourriture et de boisson, de sommeil, de soins, de stimulations sensorielles avec un bandeau oculaire ou comme vu avant.

Quelque fois, elles m'entravent dans des postions que je dois garder, position debout prolongée sans pouvoir bouger, contentions douloureuses par des liens serrés, garder les bras levés ou liés dans le dos, rester durant de longues heures sans bouger, assise, accroupie, debout, en appui sur un pied, sur la pointe des pieds, etc...

J'avais des séances d'hyper-stimulation sensorielle avec la confrontation à des bruits violents ou à une lumière aveuglante.

J'ai reçu pas mal de coups : coups de poing, de pied, gifles sur les oreilles, aucune partie n'a été épargnée. Lors des séances les plus fatigantes les coups étaient assénés à l'aide d'un bâton, d'une barre de fer ou d'autres objets. Les flagellations étaient infligées par des ceinturons, des branches de bois souples ou des câbles d'acier, et des blessures pouvaient être provoquées par des outils contondants, des morceaux de verre ou des cailloux pointus.

Également je peux citer l'ingestion forcée de substances expulsées du corps : urine, selles, vomissure.

Des brûlures provoquées par des cigarettes ou des métaux chauffés à blanc ont commencées durant cette période.

Il y a eu aussi des suffocations par submersions dans eau ou l'urine, par intromission de chiffons dans les orifices buccaux et nasaux, ou par introduction de la tête dans un sac en plastique.

Puis des railleries, des moqueries, des insultes visant mon apparence physique, mes proches, mon passé.

De même que la confrontation aux tortures infligées aux autres détenus, en les entendant crier ou agoniser, les voir souffrir ou mourir, faisant me redouter prochainement le même sort.

Il y a aussi la cravache sur les fesses ou entre elles, les injections vaginales et les lavements punitifs plus ou moins corrosifs.

Dans les punitions pour désobéissance, ou lorsque que je ne m'exécutais pas assez rapidement à un ordre, une ressortait régulièrement. Les Queens of Darkness m'ordonnaient de me mettre sur le ventre, attachaient mes poignets à la tête de mon lit et mes chevilles écartées aux pieds, puis elles saisissaient la cravache pour m'en appliquer une vingtaine de coups, très appuyés, régulièrement espacés de mes épaules à mes mollets, chacun me faisant hurler de douleur. Pas encore satisfaites, elles saisissaient alors le manche du martinet, le présentait entre mes fesses écartées par la position, posant le bout sur mon anus, et poussaient très fort sans s'occuper de mes cris jusqu'à ce qu'il soit entièrement introduit dans l'orifice. Ensuite elles me détachaient et me promenaient dans ma cellule, ravivant la douleur un peu plus, avant de me faire mettre à quatre pattes. Attendant que la douleur se calme un peu, elles profitaient que je suis encore prosternée pour retirer le manche en bois de mon anus, me faisant presque aussi mal que quand elles l'y avaient enfoncé.

Fin Flashback

-Ce n'était que le début et je n'en pouvais déjà plus. Un soir Maléfique est venue me voir pour discuter de ce qu'elle attendait de moi.

Durant son récit, je m'étais adossée au canapé derrière Regina, pouvant ainsi l'entourer de mes bras. Je voyais qu'elle était anxieuse, stressée. Sa respiration s'était accélérée, elle avait la bouche sèche et buvait constamment. Je voyais les tensions musculaires, son cou tendu et ses spasmes. J'entrepris de la masser avec le plus de délicatesse possible après ce que je venais d'apprendre, aussi je me penchai légèrement et j'entrepris d'embrasser sa peau, recouverte d'une fine pellicule de sueur. Sa joue d'abord, puis je descendis dans son cou et ses épaules, lui témoignant comme je le pouvais mon amour. Elle sera un peu plus sa main qu'elle avait glissée dans la mienne.

-Ça va aller, lui dis-je, on va s'arrêter pour prendre une pause. J'en ai marre et surement que toi aussi, tu parles depuis presque 4 heures.

-Je finis juste ça, posa-t-elle, après on s'arrêtera un peu.

Flashback

-Tuez-moi, suppliai-je

-Pas encore, ce n'est pas le moment. Réfléchit un peu, il y a longtemps que j'aurais pu te tuer. Je te tuerai mais pas maintenant, pas encore. J'ai besoin de toi pour un sort. Tu sais celui me permettant de récupérer tous tes pouvoirs. Mais pour ça, j'ai besoin de toi, il faut que tu prennes part au rituel de ton plein gré, que tu nous prêtes allégeance, et que tu exécutes tout bien comme il faut.

-Va te faire foutre.

-Oh Regina, quel langage. T'as peur ? Répond moi. T'as peur ? Tu te rends compte de ce que tu m'as fait ? Tu t'es jouée de moi ! Tu as pris la place d'Ursula au cours de ton existence ! Cria Maléfique. J'aurais pu choisir Rumple, mais pour ça c'est toi que j'ai choisi. Tu es une proie facile, en plus je voulais ma vengeance sur toi, je voulais te voir souffrir.

-Tu t'es suffisamment amusée ? Epargne-moi ton discours, espèce d'enfoirée, tu as déjà perdu. Tu avais l'impression de jouer avec moi, hein ? Un rire nerveux sorti de ma bouche. Tu parles, la douleur je ne sais pas ce que c'est. La peur ? Je ne sais pas non plus ce que c'est. Tu ne tireras rien de moi. Rien. Alors tu as déjà perdu. Et tu le sais. Fais ce que tu as à faire, jamais je me rendrais.

- Tu es pragmatiques, relativiste, conséquentialiste, tu vois surement ce que je veux dire. Non surement pas. Laisse-moi te demander :tu te penses prête à supporter ce qui va se passer ? Non. Personne ne l'est jamais. Toutes tes pries craintes, tous tes cauchemars sont ici et vont se réaliser. Ce n'était qu'un début, maintenant nous allons passer à la vitesse supérieure. Je te ferai sauter les yeux des orbites s'il faut mais tu ne mourras pas. Chaque homme, quel que soit sa force, à en lui une faiblesse qu'il veut oublier. Je trouverai la tienne. Quand tu seras au summum de la douleur, quand tu souffriras atrocement, quand tu trembleras plus de peur que de douleur, alors là tu seras prête. C'est ça, la véritable vengeance. Et tu me donneras ta puissance, Maléfique prit une respiration profonde. J'espère que tu souffriras encore longtemps avant de te rendre compte que j'avais raison. Tu ne peux pas gagner, cette fois.


J'espère que je ne vous ai pas trop traumatisé, que je n'en ai pas perdu en route. Je vous préviens le prochain est quasiment pareil.

J'avoue que je me suis lâchée sur ce chapitre. Il y a des référence à plusieurs films d'horreur et à du Stephen King. J'adore ça, je pense que vous l'aurez compris. Mes amis n'ont dit d'arrêter de faire du sport en pensant à ma fic car j'avais trop d'imagination quand je revenais de mes séances.

Une petite review pour savoir ce que vous en avez pensé, ce serait sympa.

Bonne semaine et à la prochaine