Salut

Surprise, surprise, un chapitre avec une fin comme je les aime. Je ne suis pas sûre que ça plaise à tout le monde mais bon, tant pis, j'assume.

Chapitre qui met fin au récit de la captivité de Regina, un flashback court (1) et un autre un peu plus long (2). Après, je ne reviendrai pas sur ce qu'il s'est passé. Les deux flashback sont lisible par rapport aux chapitres précédent. Cependant, je met un petit avertissement sur le deuxième car il parle d'inceste entre le faux-Henry et Regina. Pour ceux que ça pourraient choquer, vous êtes au courant et pouvez le sauter.

Merci à ma correctrice qui a pris le temps de le lire et de l'améliorer.

Je ne vous retient pas plus longtemps, bonne lecture.


Un retour inattendu

Lorsque qu'Henry s'était introduit dans la maison de Regina, il avait été assez malin pour placer un mouchard afin de suivre leurs conversations. Il savait enfin pourquoi sa mère ne voulait plus de lui. Elle avait besoin de se retrouver, d'accepter de le voir à nouveau comme son fils, gentil, aimant, prêt à tout pour la rendre heureuse. Et non comme un garçon inculpant des tortures physiques et psychologiques à sa mère. Il ferait tout ce qu'il pourrait pour revenir auprès d'elle, pour changer l'image qu'elle avait de lui. Il était prêt à attendre, à laisser beaucoup d'eau couler sous les ponts s'il le fallait. Il l'aiderait du mieux qu'il pourrait.


Connaissant bien les Queens of Darkness, notamment Maléfique et sa ténacité, elles allaient revenir à la charge. Il avait donc été prévu qu'Emma reparte vivre chez elle pour que nous reprenions notre vie tranquillement. Cependant, aucune de nous deux ne réussit à se séparer de l'autre, Emma rentrait toutes les nuits à la maison pour dormir avec moi. J'étais sujette aux cauchemars depuis ma séance avec Archie. J'étais soulagée durant ces moments-là qu'Emma soit à mes côtés pour me rassurer.

Le fait d'éloigner Emma de moi avait pour but de faire apparaitre les Queens of Darkness, de les faire sortir de leur cachette pour revenir me chercher, Emma veillant constamment sur moi à distance.

Cela faisait presque un mois depuis ma séance émotion avec Archie. La mise en place de notre plan avait été facile, mais malgré le nombre de fois où j'étais restée seule à la maison, aucune manifestation des Queens of Darkness n'avait été repérée. Mais, lors d'une après-midi bien ensoleillé, tout bascula.

Pour profiter du beau temps et de mes progrès, j'avais demandé à Emma de m'accompagner faire une promenade dans la ville. Je n'avais plus besoin de mes béquilles, j'arrivai à me déplacer seule sans aide. Je retrouvais enfin le goût de la liberté, pouvant me débrouiller seule même si je devais faire attention de ne pas trop forcer. J'avais décidé de faire ma première sortie en ville aux bras d'Emma pour me rassurer et pour la remercier de sa patience. Lui montrer que finalement, elle avait bien fait de me botter les fesses. Arrivées devant l'hôtel de ville, Emma s'arrêta brusquement.

-Aie ! S'exclama-t-elle.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Demandai-je, troublée.

Elle passa une main sur son épaule, attrapant quelque chose, avant de me montrer une fléchette-seringue.

-Emma, tu te sens bien ? Paniquai-je voyant la fléchette dans sa main, ne sachant pas à quoi cela servait.

-Drôlement bien. Bizarre, on dirait les fléchettes pour endormir les animaux, articula-t-elle.

Alors que nous étions perdues dans notre conversation pour savoir à quoi servait cette fléchette, nous fûmes interrompues par le bruit d'un klaxon de voiture. Nous nous retournâmes précipitamment pour voir, au milieu de la rue, Cruella, Maléfique et Henry sortant d'une Panther De Ville noire et blanche.

-Comme on se retrouve... Tu vas bien ? Ironisa Maléfique.

Emma se plaça devant moi pour me protéger.

-Maintenant que vous êtes là, ça peut aller. Tu ne feras de mal à personne, rétorquai-je méchamment.

-Tu es trop modeste. Comment comptes-tu t'en tirer sachant que tu n'as même pas ta magie pour la sauver ? S'esclaffa Cruella.

Maléfique fit un moulinet avec son poignet et Emma disparu dans un nuage de fumée noir pour atterrir attachée près de Cruella. Elle se débattait, agitant ses mains, mais rien ne se produisit, sa magie ne répondait pas.

-Je n'ai peut-être pas ma magie comme tu dis, mais j'ai toujours ma tête et mes poings, ripostai-je.

-Je ne te laisserai pas l'approcher, aboya Maléfique.

-On verra bien, annonçai-je sûre de moi, ne voulant pas leur donner raison.

J'étais remontée. Personne ne ferait de mal à Emma. J'avais trop souffert, trop enduré, ce n'était pas à elle de subir la même chose à cause de ces tordues. Je ne pouvais me permettre de la perdre aussi, elle était tout pour moi, je ne m'en remettrais jamais. Je compris à ce moment-là les paroles d'Archie : « Je sais qu'elle vous protégera au péril de sa vie si besoin». Aujourd'hui, ces paroles s'appliquent à moi, c'est à moi de la sauver. Je concentrai toutes mes forces et partit du mieux que je le pouvais en courant-boitillant vers Emma. Je fus stoppée dans mon élan et tomba brusquement au sol, une douleur atroce dans mes mollet me rappelant toutes les fois où j'étais à leur merci. .

-C'est fou ce que l'on peut faire revivre à ton corps à travers de simples souvenirs ! Se moqua Maléfique.

FLASHBACK 1

-Rattrape là espèce d'idiot ! Cria Maléfique à l'attention d'un garde.

Celui-ci se mit alors à me courir après. J'étais à bout de souffle, je titubais, de temps à autre tirais avec le révolver dérobé mais il fallait que je tienne. Encore. Juste un peu, le temps que je sorte de cet endroit.

Mais je fus rapidement stoppée par les chiens qu'ils avaient lâchés. Je ne bougeais plus, accroupie au sol en attendant ma sentence, jusqu'à ce que tout devienne noir.


Je me réveillai attachée sur le ventre sur une table métallique, je ne pouvais plus bouger. Je ne pouvais pas voir ce qui se passait dans mon dos, juste entendre les bruits, métalliques, et une voix, autoritaire.

-Prend le scalpel. Nous allons lui faire passer l'envie de s'échapper une troisième fois. Plante-le à ce niveau-là quand je te le dirais, indiqua Maléfique au garde sans que je ne puisse la voir.

Je ne sais pas ce qui m'attend mais j'en frissonne d'horreur. Les Queens of Darkness rentrent dans mon champ de vision. Maléfique m'attrape le menton et me fait relever la tête pour que je la regarde dans les yeux.

-Tu croyais que tu pouvais te jouer de nous ? Hahaha, mais tu n'es rien ! Tu entends ? RIEN. Tu croyais aller où comme ça ? Tu ne peux pas t'échapper. De toute façon, tu ne pourras même plus bouger tes jambes après ce que l'on a prévu de te faire. Pourtant je pensais que tu en avais assez eu, à l'évidence je me suis trompée... Je le reconnais, tu es plus coriace que ce que je pensais, s'émerveilla Cruella.

Maléfique s'adressa à quelqu'un derrière moi.

-Maintenant.

Une douleur fulgurante me transperça alors l'arrière de la cheville gauche.

-Tu sens ? Ça c'est le scalpel qui vient de se loger entre ton tibia et ton tendon d'Achille. J'espère que tu apprécies car la suite est encore plus excitante, railla Maléfique.

-Vous êtes des perverses, articulai-je tant bien que mal dans la douleur.

-Oui, j'adore quand tu dis ça. Car tu vois, quand je l'ordonnerais, il va gentiment tourner le scalpel afin de mettre le coté tranchant contre ton tendon, et tirer d'un coup sec. Tu vois ce que je veux dire, il me semble que tu as déjà testé une fois ? Ajouta Maléfique.

-Non, pas franchement, ironisai-je

-Oui c'est vrai, c'est un euphémisme ce que je viens de te dire, tu ne vas pas voir, tu vas sentir. Vas-y, je pense qu'elle est prête, se gaussa-t-elle.

La douleur précédente n'était maintenant plus rien comparée à ce que je senti maintenant. La personne tenant le scalpel venait en effet de littéralement couper mon tendon.

-Je continue ? Demanda une voix masculine à mes pieds.

-Non, attend qu'elle s'en remette et qu'elle arrête d'haleter. Ensuite tu feras le côté droit. Quand tu auras fini emmène là dans sa cellule. Je dois voir avec le conseil des gardes pour la suite des évènements pour elle, lui répondit Maléfique. Quand j'aurais fini je reviendrais m'occuper de toi, cela n'était qu'un avant-gout, ajoute-t-elle à mon intention en me faisant à nouveau relever la tête par le menton.

Sur ce, elle part accompagnée de ses deux acolytes, me laissant seule avec le type qui suit à la lettre ses instructions. J'étais près de l'inconscience sans arriver à l'atteindre. J'avais mes deux mollets et pieds en feu. Il me releva brutalement puis m'attrapa par les épaules et me tira jusqu'à ma cellule. Je m'étais plus ou moins habituée à sentir les mains rugueuses des gardes sur mon corps, meurtri et ensanglanté, à chaque fois qu'ils me trainaient à travers les pièces pour me jeter sur le sol humide et sale de ma cellule. Mais mes pieds raclaient sur le sol, se tordant dans tous les sens, envoyant des décharges dans mes membres déjà affligés. Une fois seule sur le sol de ma geôle je rampai comme je pu jusqu'à ma couchette avant d'éclater en sanglots, une souffrance permanente dans mes deux membres inférieurs. Si cela n'était qu'un avant-gout, qu'avaient-elles prévu pour la suite ? J'avais tué un des leurs, m'étais rebellée pour la deuxième fois en tentant de m'échapper... Je restai étendue sur ma couchette en attendant que la douleur s'atténue mais rien n'y faisait. Seul le sommeil fut ma délivrance au bout d'un long moment.

FIN FLASHBACK 1

-Ne lutte pas, tu ne fais pas le poids de toute façon, déclara Cruella.

-Je n'abandonnerais pas Emma à son sort ! Ripostai-je.

Je sens de nouveau des brulures dans mes jambes, le feu dans mon dos et une sensation de déchirure permanente. Je reste au sol, je me sens misérable, impuissante une fois de plus. Je ne pourrais pas sauver la femme de ma vie si je reste dans cet état-là, je dois me relever.

-MAMAN ! Cria Henry.

Je le vois se précipiter vers moi avant de s'arrêter à quelques mètres. Je vais peut-être enfin savoir ce qui s'est réellement passé durant ma captivité. Car il y a bien eu deux Henry. Le faux Henry est toujours présent aux côtés de Maléfique, Cruella, Emma, et Ursula qui les a rejoints sans que je ne m'en aperçoive, un fusil hypodermique en main.

-Oh mais qui voilà ? Notre cher petit garçon qui vient sauver sa môman méchante, se gaussa Cruella.

-Que lui faites-vous ? N'a-t-elle pas assez souffert ? Ne lui en avez-vous pas fait assez baver ? Pourquoi avoir usurpé mon identité ? Interrogea Henry en remarquant que son double se tenait entre les Queens of Darkness.

-Mes chères, je crois que nous n'avons plus le choix. Cruella, tu peux lui faire reprendre son apparence normale, grogna Ursula.

Cruella sortit de la voiture un cœur rouge luisant et parla à l'organe. Le faux Henry s'évapora dans un nuage de fumée verte pour laisser place à une nouvelle personne. J'écarquillai les yeux en découvrant qui se tenait à présent devant moi. Zelena.

Henry était tout aussi choqué. La bouche ouverte, il s'approcha de moi pour m'aider à me relever, mais je ne le laissai pas faire, essayant de le repousser du mieux que je le pouvais. Je devais le faire seule. Mes douleurs avaient d'ailleurs disparu lorsque Maléfique avait relâché son sort, distraite par l'arrivée d'Henry.

-Pourquoi moi ? Je suis au courant de tout, j'ai placé un mouchard dans le salon, j'ai entendu ma mère raconter à Archie ce qu'il s'est passé, les interrogea Henry.

-On pensait que ton implication dans sa captivité nous permettrait d'obtenir ce que nous voulions de ta mère. Malheureusement, c'était sans compter sur les multiples ressources qu'elle avait pour lutter contre ce que tu lui as infligé. Ta mère blonde a été un obstacle dans les pensées de Regina et nous a quelque peu perturbées dans notre plan. On t'a fait passer pour le bourreau de ta mère, TOUTES les blessures physiques, TOUTES les blessures psychologiques qu'elle a subit viennent de ta main dans son esprit. Et encore, tu n'es pas au courant de ton petit moment intime avec elle, pas vrai Regina ? Nous aussi nous t'avons surveillée, confia Maléfique. Ta mère va te raconter.

Elle se téléporta brusquement à mes côtés et arracha alors mon cœur sans ménagement, lui ordonnant de raconter ce passage à Henry avant de le remettre en place dans ma poitrine.

FLASHBACK 2

J'étais en train de réfléchir à ma situation. J'avais été soignée et mes blessures aux tendons d'Achille bandées par Maléfique, qui m'avait laissée ironiquement le choix de partir. Mais la discussion que j'avais eue avec elle il y a quelques jours et le silence régnant depuis ne présageaient rien de bon.

Je fus réveillée par l'ouverture de la porte de ma cellule. Maléfique pénétra dans celle-ci avant de s'adresser à moi.

-Alors, comment te sens-tu ?

Je feins de continuer à dormir mais elle me secoua les épaules pour que j'ouvre les yeux.

-Je t'ai posé une question il me semble ? S'acharna-t-elle.

Elle exerça une pression sur mes deux chevilles, mais je ne voulais pas lui donner satisfaction et ravalai un cri.

-Qu'est-ce que cela peut te faire ? Rétorquai-je.

-Je souhaitais te présenter ton nouveau tortionnaire, il a lourdement insisté pour s'occuper de toi. Tu peux rentrer, cria-t-elle vers la porte, un sourire lui étirant le visage.

Je regardai le nouveau arrivant et me figea d'horreur.

-Il est charmant, tu ne trouves pas ? Se moqua Maléfique.

-Hen... Henry... ? Balbutiai-je.

-Salut maman.

-Que fais-tu… là... ?

-J'attendais ce moment avec impatience. Je voulais depuis toujours me venger de toi pour m'avoir fait passer pour un fou, avoir fait autant de mal autour de toi. Alors quand Maléfique est venue m'expliquer son plan, je n'ai pas pu refuser. Je suis ta faiblesse. Je t'ai bien bernée depuis tout ce temps, me déclara-t-il le plus naturellement possible.

Il prit mes deux talons dans ses mains et commença à les bouger dans tous les sens sans que je puisse retenir mes cris. La douleur qui s'en suit est indescriptible, c'est comme si on m'avait passé les pieds dans un broyeur...

-Bon travail Maléfique, tu disais qu'elle a essayé de s'échapper, pourquoi ne pas jouer un peu plus ? déclara-t-il.

Il s'approcha et se mit à califourchon sur moi. L'idée de ce qui allait se passer me figea d'horreur.

-Reprend-toi Henry ! Je suis ta mère ! Le suppliai-je.

Sa main droite se fraya un chemin sur ma poitrine.

-Non arrêtez !

Une larme coula le long de ma joue car je me savais complètement impuissante.

Il m'attacha les mains avec une corde particulièrement rêche. Maléfique, depuis l'entrée de la pièce, me regardait à peine. Il admira mes seins avec avidité une fois mes bras entravés. Du bout des doigts, il me les caressa doucement. Je pouvais sentir le désir d'Henry fleurir entre ses jambes. Il se pressa encore plus contre moi en s'allongeant et accentua le contact alors que je m'agitais de plus en plus pour tenter de me dégager, ce qui n'avait pour effet que de l'exciter encore plus.

-Vous faites une grave erreur, grognai-je faiblement, les dents serrés.

Ma voix était plus tremblante que je ne l'aurai souhaité.

-Laisse-toi faire, susurra Henry comme un supplice, laisse la fièvre te prendre. Un peu d'amour avant de te torturer ne te fera pas de mal.

-Non je ne veux pas…pleurai-je.

-Tu seras récompensée si tu es consentante. Détends-toi et ce sera moins douloureux.

-Non, s'il vous plaît !

Il n'écoutait pas mes supplices, j'essayais de mettre mes genoux entre nos deux corps pour le repousser mais il m'écarta violemment les jambes en me tirant vers lui.

-Sois coopérative, ma douce, chuchota Henry dans mon cou tout en effleurant mes cheveux de sa bouche.

-Arrêtez-vous ! Sifflai-je entre mes dents alors qu'une rage intérieure m'envahissait. Je vous conseille de garder vos distances car quand je retrouverais ma liberté…menaçai-je.

Maléfique le tira en arrière pour mon plus grand soulagement, jusqu'à ce qu'elle rajoute :

-Il faut la préparer pour la soirée à venir. Mais avant je veux que tu passes dessus. Bâillonnez-là, je ne veux pas l'entendre pour le moment. Attachez-la moi par les poignets au plafond tout en maintenant ses jambes écartées. Nous allons nous amuser un peu, ordonna-t-elle.

Puis elle se dirigea vers la sortie pendant que je criai tout mon désespoir.

-Je t'avais prévenue de te tenir tranquille, me lâcha Henry dans un souffle. Ne t'inquiètes pas, tu seras encore vivante et entière pour la soirée, mais je ne peux pas promettre dans quel état, me marmonna-t-il avant de sortir de la pièce.


-Allez… allez nous n'avons pas tout notre temps ! Lança Henry d'un geste agacé de la main aux gardes, pendant qu'ils m'amenaient dans une autre pièce.

Alors qu'ils s'éloignaient après m'avoir déposé, Henry reprit :

-J'ai encore besoin de vous ! Leur cria-t-il. Puis il s'adressa à moi : Maléfique m'a dit que les gens pour la soirée sont bientôt là pour te préparer, ce qui veux dire qu'on a peu de temps pour agir... Henry indiqua un crochet accroché au plafond. Les gardes m'y emmenèrent. Ils me serrèrent des fers aux poignets par-dessus la corde et accrochèrent la chaîne au crochet. J'avais la pointe des pieds qui touchait à peine le sol, pas assez pour que je puisse m'appuyer sur eux, mais mes épaules me tiraient. Henry tourna alors une manivelle, le crochet descendit et je pus enfin toucher le sol de pleins pieds. Les gardes m'attachèrent alors les pieds au sol, les jambes écartées dans de hautes bottes en métal, bottes qui me permettaient de me tenir seule et presque normalement debout, ce qui soulagea mes épaules. Puis les gardes s'en allèrent sans se retourner, me laissant seule avec Henry.

Je ne pouvais plus bouger, juste détendre mes muscles. Puis Maléfique entra dans la pièce, le sourire aux lèvres, me jetant un coup d'œil satisfait. Comme si elle était heureuse de son nouveau jouet. Elle était accompagnée d'un autre garde.

-S'il vous plaît, attendez, demanda Henry.

-Tu te rappelles de notre accord Henry ? C'est toi qui as proposé l'idée. Tu sais de quoi je suis capable, rouspéta Maléfique.

-Je vais le faire, mais laissez-moi le temps d'arriver à bander, implora Henry.

-Je vais t'aider, ne t'inquiète pas, annonça-t-elle comme si elle le faisait tous les jours et que c'était quelque chose de logique.

Maléfique vint le rejoindre, une de ses mains cherchant le bas ventre d'Henry. Elle voulait l'exciter. Elle le regardait à peine, ses yeux rivés dans les miens pendant qu'elle s'exécutait.

Je regardais la scène avec horreur. Mon fils, le garçon que j'avais élevé, s'offrait à elle.

-Maintenant vas-y, ordonna Maléfique qui avait de toute évidence une idée derrière la tête. Caresse-la.

-Pardon ? Demanda Henry, pas sûr d'avoir bien entendu.

-Fais-le, renchérit-elle méchamment d'une voix forte ne laissant aucune place à l'hésitation.

Elle rit et me passa derrière pour prendre quelque chose.

Henry la regardait avec étonnement, ne comprenant pas son idée. Mais il fit tout de même ce qu'on lui demandait, sans poser de question. Les mains tremblantes, il parcourra chaque courbe de mon corps entièrement nu. Puis il s'éloigna en m'admirant. Je perçus l'odeur d'une bougie. Maléfique refit surface et prit la chaise pour s'asseoir en face de moi, souriant.

Elle hésita puis fit entrer un garde, voyant qu'Henry s'était arrêté. Le garde avança et se dirigea vers Henry.

-Tourne-toi, somma-t-elle pour qu'Henry soit de dos au garde.

Le garde baissa son pantalon et Henry commença à paniquer.

-Laissez-le ! Criai-je en me tortillant pour essayer de me libérer.

Maléfique rit, s'approcha de moi, et me mit un tissu dans la bouche pour me bâillonner. Elle revint sur sa chaise et fit signe au garde de continuer.

-Non, je vais le faire... dit Henry timidement.

Il dirigea une main vers mon corps avec hésitation.

-Oui c'est bien, l'encouragea le garde à son oreille.

Henry me caressa le ventre. Puis le garde lui prit la main et la dirigea sur mon sein.

-Fais ce que tu as à faire à cette femme, conseilla-t-il.

J'essayais de crier mais sans succès. Je ne pouvais pas me soustraire à ses attouchements. Henry prit progressivement de l'assurance, il pinça mes tétons, doucement puis plus fermement. Du bout de ses doigts, il caressa fiévreusement mon corps. Il prit du plaisir face à ce corps magnifique. Dégoûtée, je détournai la tête, embarrassée. Je priai pour que cela s'arrête.

-Bien, acquiesça le garde en reculant d'Henry, tu es en bonne voie.

Henry explora plus loin mon corps, allant de la pointe de mon sein à mon intimité. Je frissonnai à ce contact doux et ferme. Je fermai les yeux pour essayer d'ignorer la situation. Mon fils qui allait prendre possession de mon corps.

-Va plus loin, commanda Maléfique, la voix rauque et excitée.

Henry ne sembla pas comprendre. Il était tiraillé par la situation. Il voulait me voir souffrir mais ne s'était pas rendu compte des conséquences du contrat qu'il avait signé. Le garde soupira devant son regard interrogateur et lui attrapa la tête un peu violemment.

-Ouvre la bouche, exigea-t-il.

Henry obéit. Puis le garde lui dirigea la bouche vers la pointe de mon sein.

-Voilà utilise ta langue et tes lèvres, doucement, recommanda-t-il, lui aussi émoustillé par la situation.

Sans nous quitter du regard, le garde et Maléfique admiraient le spectacle. Maléfique commençait à respirer avec difficulté à cause de l'excitation. Je remarquai que le désir l'avait envahie, tout comme le garde. Les yeux de Maléfique étaient devenus fous. Ses mains se crispèrent sur les bras de sa chaise, pour s'empêcher d'intervenir. La langue d'Henry parcourait chaque parcelle de peau de mon corps et explorait toutes mes parties, même intimes. Il n'hésitait plus, il prenait de l'assurance. Il osa même accompagner la langue par des caresses et des gémissements d'excitation.

-Arrête… Maintenant ! S'écria une Maléfique essoufflée, n'en pouvant plus.

Henry obéit aussitôt en soufflant, presque déçu.

-Prend le produit derrière. Fais le couler le long de son cou, ordonna-telle en se léchant les lèvres.

-Mais c'est chaud ! Protesta Henry avec horreur.

J'écarquillai les yeux. Maléfique sourit d'un air sadique.

-Fais-le, répéta-t-elle doucement.

-Je ne peux pas…elle est encore si belle...

-N'aie pas peur d'abimer son corps, elle n'aura pas de marque. En plus, elle est responsable de tous nos malheurs. Tu as l'occasion de te venger, venge-toi.

-Je ne veux pas, refusa-t-il.

-Rappelle-toi ce que tu as signé, susurra-t-elle pour le convaincre.

Elle sourit en apercevant le dilemme dans ses yeux. Pour le convaincre, le garde s'approcha de lui et le serra contre lui, le dos d'Henry contre ses pectoraux. Il enleva son pantalon brutalement, le déchirant complètement. Il le caressa sauvagement, en me regardant moi qui le foudroyais du regard. Comme si c'était moi qu'il caressait, d'ailleurs c'est ce qu'il devait s'imaginer. Henry se débattit. Les caresses ne lui procuraient aucun plaisir. Elles étaient agressives.

-Non, s'il vous plaît ! Pleura Henry. Le garde pinça l'un de ses tétons brutalement. Il cria de douleur.

-Aïe ! Vous me faites mal ! Rouspéta Henry.

-Tu as pourtant bien aimé lui faire la même chose... laisse-moi me faire plaisir. Laisse-moi te montrer ce que tu aurais dû faire avec cette femme, s'excita le garde.

Puis il descendit plus bas dans son exploration alors qu'Henry se défendait.

-Arrêtez ! Je vais le faire ! Accepta Henry en criant.

-Alors vas-y ! Gronda Maléfique.

Henry hésitait toujours. Il gémissait quand les caresses du garde devenaient insistantes.

-Je vais t'aider, proposa l'homme.

Il le força à se plier et d'un coup de hanche, il s'enfonça avec son membre bien excité dans le derrière d'Henry, lui arrachant un cri de douleur. L'adolescent cria et pleura alors que la douleur devenait insoutenable.

-Oh non, non s'il vous plaît ! Implora Henry, essayant de l'écarter de sa main.

Mais le garde le sera encore plus, le pressant d'obéir.

-Tu sais ce que tu as à faire, lui souffla Maléfique dans l'oreille.

Henry sanglota d'acceptation. D'une main tremblante, il dirigea le liquide chaud vers ma gorge pendant que j'essayais de me dégager de mes entraves.

-Verse tout, souffla-t-elle.

Henry laissa tomber le liquide doucement, ce qui brûla ma peau. J'essayai d'hurler de douleur mais le bâillon tint bon. Mon corps eut des soubresauts violents sous la douleur. Le liquide descendit le long de mon cou, puis se dirigea vers un de mes seins. Il passa ensuite entre ma poitrine, coula, puis sécha, me brûlant la peau sur son passage avant de ne descendre encore plus bas, entre mes jambes. Henry pleurait pendant que je me tendais dans mes fers.

-Bien, jeune homme, nous allons enfin pouvoir passer à l'étape suivante, l'encourageait Maléfique tandis que je continuais de me tordre de douleur.

Le fait que je me trémousse les excitait encore plus. Le garde redressa violemment un Henry larmoyant pour le remettre debout. Il l'attrapa par les deux pectoraux, les pressant fortement pour qu'il ne s'écarte pas de lui. Ainsi il s'enfonça encore plus en lui sans qu'il ne puisse s'échapper.

-J'ai fait ce que tu as demandé ! Cria-t-il, perçant leurs oreilles.

-Oui mais pas tout de suite : tu as hésité, rit Maléfique, tu dois être puni.

Le garde commença à faire de lents va-et-vient, alors qu'Henry hurlait et le suppliait d'arrêter. Puis il força l'allure.

-Tu veux atténuer ta douleur ? Proposa Maléfique.

-Com…comment ? Demanda Henry alors que le garde s'enfonçait toujours plus.

-Lèche le liquide, guida le garde.

-Quoi ? Les interpella Henry, ne comprenant pas une fois de plus.

-C'est du miel, précisa Maléfique.

Elle gémit de plaisir en prévision de ce qui allait se passer. Henry s'approcha avec difficulté de mon corps alors que le garde continuait à le violer sauvagement. Henry évita de se pencher pour atténuer la douleur et lécha le miel le long de mon cou alors que le garde ralentissait le mouvement. Maléfique frissonna de désir quand Henry suçota mes seins. Elle cria de plaisir alors qu'il se baissait pour lécher le reste. Henry pleura de douleur. Le garde entra encore plus profondément en lui son membre raide de plaisir, encouragé par ses pleurs, ses cris. Il avait fini de tout lécher. Le garde accéléra de nouveau, cognant son entre-jambe dans son derrière. Les pleurs reprirent d'intensité. Henry avait l'impression de recevoir des coups à l'intérieur de son corps.

-Que puis-je faire d'autre ? Supplia-t-il en pleurant.

-Bien, tu as compris… plus tu la feras crier et bouger, plus je ralentirais. Mais si tu diminues la cadence ou la force de tes coups, j'accélère la mienne, expliqua le garde essoufflé.

-Comment ? Gémit-il, ne comprenant pas car je portais un bâillon.

Le garde lui tendit sa ceinture sans s'arrêter dans ses va-et-vient. Henry la prit sans hésiter cette fois-ci. Maléfique me retira mon bâillon.

Et sans remords, il me fouetta le ventre puis les seins. Je ne bronchais pas au début. Les yeux fermés, je priais pour que ma souffrance cesse. A ce moment-là, l'image d'Emma envahit mon esprit, me protégeant de la douleur et de l'humiliation. Après plusieurs coups, comme je ne criais toujours pas, Henry frappa plus fort et plus rapidement, sans pitié. Il ne retenait plus ses coups. Mais je les encaissais toujours en silence, aussi le garde ne ralentit pas la cadence et au contraire l'accéléra, excité par les coups de fouet.

Mais au bout d'un moment, n'en pouvant plus, je criai. Le garde ralentit la cadence, soulageant Henry qui, encouragé, continua à me fouetter sur les parties les plus sensibles du corps. Il frappait comme si sa vie en dépendait. Mais il commençait à faiblir et le garde n'en avait pas fini avec lui. Le garde ne fatiguait pas. Il lui ordonna de reproduire la même chose qu'il venait de subir sur moi. Henry dit qu'il était prêt pour la suite, puis il me pénétra violemment, imitant ce que venait de lui faire subir le garde, par devant, par derrière. Son membre s'insinua dans mes entrailles et je dû faire un incroyable effort pour ne pas laisser ressortir les reflux gastriques qui faisaient des va et vient entre ma bouche et mon estomac.

Quand il se retira, je ne tenais plus sur mes jambes meurtries. J'avais mal partout, et je me laissai tomber à genoux alors que le crochet descendait pour me suivre. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Je n'y arrivais pas.

La tête pendante, je n'avais même plus la force de bouger ou de crier. J'entendis les hurlements de victoire d'Henry et les cris d'excitations du garde et de Maléfique. Ces cris de jouissance me firent frissonner. Alors que l'Emma dans ma tête me disait des mots doux pour m'apaiser et occuper mon esprit, le silence tomba. Je ne vis pas le garde et Maléfique quitter la pièce, mais j'entendis la sorcière :

-Tu vois que quand tu veux tu peux faire ce que l'on te demande, rit Maléfique de bon cœur.

Je n'osai enfin lever les yeux que lorsque la porte claqua. Je remarquai Henry à mes pieds, effondré, baignant dans sa sueur. Il sanglotait, les genoux repliés sur lui-même. Je m'évanouis alors que l'image d'Emma lâchait son emprise sur mon esprit.

FIN FLASHBACK 2

-Tu comprends maintenant ? Tu es l'élément déclencheur de sa déchéance. Et maintenant tu vas finir le travail de tes propres mains. Regina, tout ce que tu as vécu avec Henry est seulement dans ton esprit car c'était en fait Zelena, déguisée en lui, que nous contrôlions. Tout ce que tu as vécu dans ces pièces sombres et humides ne venait pas de lui. Jamais. C'était ta faiblesse et nous l'avons exploitée à merveille : tu ne le laisses plus approcher. Mais nous avons découvert plus tard que la force qui t'a fait tenir tout ce temps est la blonde, Em-ma. Nous t'avons bien observée durant ta convalescence, mais tout se termine aujourd'hui. Soit tu te rends de ton plein gré, soit on s'occupe de ton fils et de ta blonde, résuma Ursula pour être sûr qu'Henry avait bien compris à quoi avait assisté sa mère.

Elle ramena Henry à elle avec ses tentacules et le ligota au-dessus d'elle.

-NON ! Arrêtez ! Vociférai-je. Pourquoi me rendre alors que je n'ai même plus ma magie ?

-Qu'elle est naïve ! Se moqua Cruella. Ça s'appelle la science. Ne te souviens-tu pas d'un certain bracelet inhibant tes pouvoirs ? Oui celui en cuir de vachette noir. Et bien on a amélioré le concept : on t'a injecté un produit dans le sang qui paralyse ta magie tant que l'on ne t'injecte pas l'antisérum. Que nous avons, bien sûr. Emma a reçu le même avec la fléchette.

-A toi de choisir, suggéra Maléfique.

-Jamais, plutôt mourir ! Aboyai-je.

-Tant pis pour toi, nous t'avions prévenue. Les filles vous savez ce qui vous reste à faire, commanda Maléfique en se tournant vers les autres.

Je vis alors Cruella donner le cœur de Zelena à Maléfique, pendant qu'elle se dirigeait avec Ursula vers Henry et Emma, les préparant pour les torturer. Maléfique et Zelena s'approchèrent de moi. Maléfique donnait les ordres à travers le cœur de Zelena. Elles enserrèrent ma gorge chacune leurs tours afin de m'asphyxier. J'avais les poumons en feu, ils criaient pour obtenir de l'air. Je peinais à reprendre mon souffle entre les prises. Quand elles me lâchèrent, elles m'envoyèrent valser dans tous les sens. Je percutai un arbre, un mur, traversai une vitrine, j'ai mordu le béton, me suis retrouvée dans le lac. Je sentis mon corps taper lourdement à chaque fois sur les obstacles de ma trajectoire, certains de mes os se rompant sous l'impact violent, les morceaux de verres me déchirant la peau en profondeur. Je ne pouvais rien faire, j'étais grièvement blessée, épuisée, ne présentant aucune résistance. Faible. C'était ça le pire, se savoir impuissante, ne pouvant rien faire. Elles s'amusaient à me rompre, me casser, il fallait que le corps lâche avant de pouvoir m'atteindre psychologiquement, que je sois plus encline à leur répondre ce que Maléfique voulait entendre. Une fois lasses, elles me laissèrent m'écrouler sur le sol, le visage en sang à cause de mon nez certainement cassé, mon corps de nouveau meurtri, tailladé et brisé. Je ne pouvais plus bouger, la douleur irradiant chaque parcelle de mon corps.

-Le spectacle va être grandiose ! Pouffa Maléfique.

Elles m'obligèrent avec de la magie à regarder dans la direction de ma famille. Henry, dont Cruella maintenait le cœur dans sa main, tenait une hache. Emma, quant à elle, avait le torse maintenu sur un tronc d'arbre grâce à Ursula, les mains attachées dans le dos. Cruella s'approcha du cœur d'Henry et parla d'une voix bien forte pour que tout le monde entende. Moi je n'entendis pas, luttant contre les ténèbres prêtes à me prendre. Je n'avais pas fait attention à toute la ville, qui nous avait observées. Je ne savais pas depuis combien de temps ils étaient tous là. Je luttais pour garder les yeux ouvert afin d'éviter les autres claques de Maléfique, qui arrivaient à chaque fois que je les fermais, revivant un peu plus ma douleur au crane. Grâce au contrôle exercé par Cruella sur son cœur, je vis Henry s'approcher d'Emma tout en levant sa hache.

-HENRY NON ! Je t'aime ! Henry s'il te plaît ! M'époumonai-je violemment, même si je savais pertinemment que cela ne servirai à rien, les larmes dévalant mes joues.

-Il ne pourra pas arrêter quand Cruella lui ordonnera d'abaisser la hache, et tu le sais, alors amuse-toi bien, plaisanta Maléfique.

Henry lui fit alors les gros yeux en direction de son sac dans un élan de lucidité. Les autres, trop accaparées à faire attention à ce que tout soit parfait, ne me remarquèrent pas lorsque je commençai à ramper jusqu'au sac de mon fils, gémissant de douleur de temps à autres, avant d'y prendre quelque chose.

-Espèce de lâche, tu ne partiras pas ! Riposta Maléfique, qui malheureusement pour moi venait de me voir.

Je fus ramenée magiquement à elle et elle me maintint en place, immobile, la tête en direction d'Henry et d'Emma dont je croisai le regard. Je cru lire sur ses lèvres qu'elle était désolée, me disant de tenir bon. Oh Emma...

-Le spectacle est sur le point d'avoir lieu, je ne veux pas que tu en rates un morceau, rajouta Maléfique. Elle tourna la tête vers Cruella : Maintenant.

Ne pouvant plus bouger, j'assistai à l'exécution d'Emma sans pouvoir ne rien faire. Henry, en pleurs, ne pouvant lui non plus rien faire sans son cœur. Aussitôt l'ordre donné à travers le cœur, la hache s'abattit violement sur la nuque d'Emma, tranchant net la chair. La tête, ainsi détachée du corps, roula au sol et le visage de la blonde s'arrêta en face de moi, me regardant de ses yeux désormais vides.

-NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! M'égosillai-je.

Je fus libérée de l'emprise de Maléfique, tombant au sol. Je fus prise de soubresaut, les larmes dévalant encore plus mes joues.

-Trop tard, ma chère ! Pouffa Cruella.

-Reste à toi de choisir si on s'occupe aussi de ton fils ? Me lança Maléfique tel un défi.

-Jamais vous ne l'aurez ! Plutôt mourir que de vous laisser lui faire du mal ! Enchainai-je d'une voix faible suite à mon cri de désespoir.

Et avant que l'une d'elle n'ait eu le temps de faire un geste, je sorti le révolver d'Emma que j'avais pris dans le sac d'Henry et tira.

Maléfique ouvrit les yeux en voyant Cruella tomber au sol, lâchant par la même occasion le cœur d'Henry qu'elle tenait.

-Espèce de salope ! Tu ne peux pas faire ça ! Rétorqua-t-elle.

Le révolver s'envola de mes mains pour atterrir dans celles de Maléfique.

-Celle-là c'est pour Cruella ! S'extasia-t-elle avant de me tirer une balle dans le genou droit. Je ne ressentis rien sur le coup, puis une brulure, une sensation de chaleur alors que mon sang commençait à se répandre sur le sol.

-Finissons-en une bonne fois pour toute. Elle veut mourir ? Très bien, alors elle mourra. Intervins Ursula.

-Non ! Nous avons encore besoin d'elle, contra Maléfique.

-Pourquoi ? Depuis le début c'est toi qui ordonne tout, nous devons suivre TES plans. Pour que toi seule deviennes la plus puissante et nous écrase toutes ? Hors de question, il est temps de changer ça. Je vais en finir avec elle. C'est du temps perdu, trancha Ursula.

Maléfique se jeta alors sur Ursula, folle de rage, et un combat s'entama entre les deux sorcières, chacune essayant de prendre possession du révolver.

Un coup part. Puis deux. Je sens mon souffle se couper, j'ai du mal à respirer, mon ventre me brûle, ma vision se brouille encore plus. Lorsque le troisième tir retentit, un corps me passe devant et s'écroule non loin de moi. La dernière chose que je vois avant de m'effondrer au sol, c'est Henry sautant sur Ursula et Maléfique en arrachant le révolver de leurs mains avant de tirer sur Ursula. Je vois le ciel bleu au-dessus de moi, une main s'agrippe à la mienne. Je tourne la tête pour voir ma sœur.

-Je suis désolée... Tellement désolée... balbutia Zelena, sa voix gargouillant à cause du sang sortant de sa bouche quand elle tente d'articuler ces quelques mots. Tiens bon, Emma et Henry ont besoin de toi.

-Emma... soufflai-je difficilement, ne comprenant pas.

Elle ne me répondit pas. Puis je vis sa poitrine s'affaisser. Elle venait de rendre son dernier souffle. Je remarque une mare de sang autour d'elle avant de constater un impact de balle dans son abdomen.

Mais je remarque aussi que le sang ne vient pas que d'elle. En passant ma main, je remarque deux trous, un au niveau de mon poumon droit et un sur mon flanc gauche. Les deux premiers tirs ont bien atteint leur cible. Je ne peux alors plus lutter plus longtemps et je ferme les yeux, trop exténuée pour continuer à les maintenir ouverts, me laissant aller vers l'appel des ténèbres...


Et oui, je vous l'avez dit, je vous laisse sur cette fin. Mais tout commentaires, bon ou mauvais, de mécontentement est le bienvenu.

A dimanche prochain pour la suite. Que vont devenir les Queens of Darkness, que va faire Henry, et espérons-le, un dénouement heureux.

Vivez une bonne semaine.