Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Je les emprunte à Stephenie Meyer pour m'amuser un peu et surtout pour votre plaisir personnel.

Notes de l'auteur : Je remercie à nouveau mes deux bêtas Marie et Lydie pour leur travail sur cette fiction. Je remercie aussi Jazz pour ses avis toujours pertinents.

J'en profite aussi pour remercier les personnes qui m'ont laissé des reviews et de l'intérêt que vous a suscité ce court prologue... Je précise que j'essaierai de poster une fois par semaine. La fiction est totalement écrite et comporte neuf chapitres et un épilogue.

Voilà, vous savez tout ou presque… Je vous laisse avec Paul. Bonne lecture !

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Chapitre 1 : Dublin.

Octobre - Dublin

L'espoir venait de me quitter définitivement.

Je n'avais rien trouvé.

Rien.

Et je ne trouverais très certainement jamais rien qui me conviendrait. Je n'avais plus qu'à rentrer chez moi et le plus tôt serait le mieux.

C'était vraiment lamentable ! Comment une ville aussi grande que Dublin ne pouvait avoir ce que je cherchais ? Comment était-ce possible de ne pas trouver chaussure à son pied ici ? Je poussai un long soupir de frustration avant de taper dans une canette de soda vide, laquelle alla valser un peu plus loin dans un tintement sonore.

Je décidai de me laisser encore quelques heures avant de rentrer à Galway et de profiter de mes derniers moments ici pour aller me saouler dans le bar le plus proche. Au moins ça, ils en avaient ici. Ce n'était pas très dur à trouver, ça courrait même les rues !

Je poussai la porte du Zanzibar et fus d'abord étonné par la majestuosité de l'endroit. Des statues et des palmiers immenses servaient de décoration dans ce pub à deux étages, très réputé dans la capitale irlandaise. L'endroit était bondé, principalement de jeunes adolescents très éméchés, se trémoussant sur une musique électro-pop branchée.

Je m'assis au bar et commandai une pinte de Guinness au serveur, lequel me l'apporta très rapidement, malgré le monde qui se pressait autour de lui. Je lui filai un billet de dix et il me rendit la monnaie. Je bus une grande rasade de ce fameux breuvage et m'en délectai en fermant les yeux. Ça faisait vraiment du bien de se faire plaisir après la journée de merde que je venais de vivre.

Je vidai mon verre en quelques minutes et en recommandai un autre sans tarder. Je devais en être à mon troisième ou mon quatrième quand le mec assis à mes côtés m'adressa la parole:

- Vous avez une sacrée descente pour un étranger. Rude journée ?

- Ouais, répondis-je en jetant un coup d'œil dans sa direction. Il me souriait de toutes ses dents. Je ne savais pas trop quoi lui dire.

- Je comprends. Il héla un serveur : la même chose s'il vous plaît. La Guinness est le meilleur remède pour les journées de merde, ajouta-t-il en riant.

- Merci, souris-je. Je m'appelle Paul.

- Et moi Jacob. Enchanté de te connaître, Paul, répondit-il toujours en souriant. Santé ! ajouta-t-il en levant son verre.

- Santé ! répondis-je à mon nouvel ami.

Nous trinquâmes, comme de vieux copains de bar. Jacob avait l'air d'être un mec sympa et, à défaut de trouver ce que je cherchais, je pouvais toujours me faire un pote. Au moins, il était jovial et grâce à lui, je passais la soirée la plus sympa depuis un long moment.

- T'es arrivé à Dublin y'a longtemps ? m'interrogea-t-il.

- Environ un mois. Et toi ? demandai-je.

- Ça fait une paye que je vis là. J'ai suivi une nana dont j'étais raide dingue et finalement, ça n'a rien donné. Mais la vie est belle ici et je m'y plais bien, rit-il, me dévoilant son large sourire. Et toi, comment es-tu arrivé là ?

- La vie à Galway me faisait suer alors, après avoir fait le tour du pays à moto, j'ai débarqué ici pour rester le plus loin possible de mon ancienne vie. Je cherche une salle de boxe pour lancer ma carrière mais j'ai fait chou blanc jusqu'ici, expliquai-je en avalant une gorgée de Guinness. Trente putain de jours que je cherche, tout ça pour rien. Vu que je n'ai presque plus de thunes, je vais devoir dire au revoir à la vie ici et retourner ramper aux pieds de mon père, dis-je en posant mon verre un peu brusquement sur le comptoir.

- Sans blague, t'es boxeur ? demanda Jacob, incrédule. C'est une sacré coïncidence ça ! Ses yeux s'étaient mis à briller.

- Et pourquoi? demandai-je, surpris que ça puisse lui paraître aussi insensé.

- Ma meilleure amie entraîne des jeunes dans une salle pas loin d'ici, dans le quartier de Temple Bar. Tu voudrais que je te la présente ? Elle pourra sûrement t'aider. Il semblait surexcité par cette idée.

- Si elle a des relations dans le milieu, je veux bien. Je cherche à me faire connaître en Europe.

- Tu ne peux pas mieux tomber mon pote ! Le célèbre Edward Cullen était un de ses poulains. Elle l'a formé et entraîné jusqu'à ce qu'il soit remarqué par un grand club français et devienne ce qu'il est devenu.

- Tu rigoles ? LE Edward Cullen ? Je faillis tomber de mon tabouret tellement j'étais abasourdi.

- En personne, dit-il fièrement. Bon, depuis qu'il s'est blessé, il ne peut plus boxer en international mais il reste un grand Monsieur de la boxe.

- C'est clair ! Qui ne le connaît pas ? Ça ne m'intéresse pas trop de m'entraîner avec une nana mais vu les circonstances, je veux bien la rencontrer. Comment ça se fait que je n'ai rien vu sur elle en fouillant sur le net ?

- Elle aime l'anonymat. Elle a toujours demandé à Edward de ne pas parler d'elle à qui que ce soit. Elle ne voulait pas de la gloire qui allait émaner de la carrière de Cullen. Elle considérait que c'était lui qui avait tout le talent.

- Est-ce qu'ils sont... ? demandai-je, vraiment curieux de savoir toute l'histoire.

- Non, car il s'avère qu'il est gay... Je crois que ça ne s'est pas su. Sûrement pour ne pas entacher sa carrière, enfin tu vois le genre. Du business de star, éluda-t-il en terminant sa pinte cul-sec.

- En effet, je ne le savais pas... Je t'en offre une autre ? demandai-je en montrant son verre vide. On avait bu comme des trous et papoté comme de vraies gonzesses.

- Merci mais ça ira pour ce soir, mec. On partage un taxi ? proposa-t-il. Tu crèches où ?

Je n'avais pas envie de partir, pas encore du moins.

- Je vais rester encore un peu, j'ai vu une petite blonde au fond avec des yeux bleus magnifiques. Tu ne veux pas rester ? Elle a une copine super apparemment et elles nous dévorent des yeux.

- C'est assez tentant. Allons-y ! décida-t-il sans réfléchir très longtemps. Après tout, on n'a qu'une vie !

Nous nous dirigeâmes vers la piste de danse, placée au milieu des palmiers et des statues de Bouddha. Je commençai à vraiment aimer cet endroit, je sentais au fond de moi que j'allais m'y plaire. La jeune femme que j'avais repérée se rapprocha aussitôt de moi, m'enlaça la taille tout en se tortillant contre mes fesses.

Oh oui, j'allais vraiment aimer vivre à Dublin. Et le plus longtemps serait le mieux.

OoOoOoOoOoOoOoO

Le lendemain matin, je me réveillai dans un petit hôtel de banlieue, nu comme un ver et les idées pas très nettes. Irina, la jeune femme blonde du bar, dormait paisiblement, un bras autour de ma taille et la tête posée dans le creux de mon épaule. Je m'extirpai de ce pétrin le plus délicatement possible et filai sous la douche pour remettre mes idées en place.

Irina ne fit pas beaucoup d'histoires pour partir, ne réclama pas de petit-déjeuner et ne me demanda même pas mon numéro de téléphone. Si elles pouvaient toutes être comme elle, la vie serait nettement plus facile. Dès qu'elle fut partie, je récupérai mon portable, ma clé et partis rejoindre Jacob dans un café de Temple Bar afin de discuter de sa copine boxeuse. Je n'étais pas spécialement misogyne mais l'idée de me faire entraîner par une femme me mettait mal à l'aise. J'avais beau savoir qu'elle avait mené Edward Cullen vers le succès, je restais bloqué sur le fait que ce soit une fille. Enfin une femme. Je me demandais bien à quoi elle pouvait ressembler. Il fallait quand même en imposer pour entraîner des gars à la boxe, avoir une certaine carrure, des muscles et de l'autorité. Le portrait qui se dressa dans ma tête n'était pas du tout flatteur et je le chassai rapidement. J'espérais juste que la chance soit de mon côté. Au pire des cas, elle aurait bien un collègue qui ferait l'affaire.

Macho ! me cria ma conscience.

D'accord, je l'étais peut-être un peu. Beaucoup même. Bon d'accord, complètement. L'héritage de mon connard de père, qu'est-ce que je pouvais y faire ?

Je montai dans un bus, lequel me déposa directement dans le quartier de Temple Bar. Ce quartier était un des plus animés de la capitale et je restai quelques instants à le contempler comme si je le voyais pour la dernière fois. Mais j'avais beaucoup réfléchi, notamment sur les dernières vingt-quatre heures et il fallait que je me rende à l'évidence : je n'étais pas prêt à quitter tout ça pour rentrer à Galway. J'allais donc rester, peu importe ce que cela me coûterait !

Les rues de Dublin étaient calmes en journée. Les jeunes cuvaient leur vin et les adultes travaillaient. Seuls les touristes semblaient arpenter les rues à la recherche d'une église ou d'un musée à visiter. J'entrai dans le troquet où Jacob m'attendait et le vis au fond de la salle en compagnie d'une petite brune toute mignonnette. Celui-là ne perdait pas de temps pour draguer ! Lui et moi allions nous entendre à coup sûr comme larrons en foire. Je commandai un café au bar et allai saluer mon nouvel ami.

- Salut Paul, je te présente ma meilleure amie, Bella. Bella, je te présente Paul. Il est nouveau en ville, lui expliqua-t-il.

- Enchantée Paul, me dit Bella en me serrant la main. Alors comme ça, vous voulez devenir boxeur ? Elle me toisait de haut en bas, un sourcil levé et le front légèrement plissé.

- Je le suis déjà ! contrai-je gentiment. Mais j'aimerais devenir professionnel, précisai-je plus doucement.

- Quel âge avez-vous ?

- Vingt-trois ans pourquoi ?

- Les meilleurs boxeurs de mon club sont beaucoup plus jeunes que vous.

- Je suis meilleur qu'eux ! affirmai-je sans ciller.

- Vous êtes prêt à travailler dur ? demanda-t-elle le plus sérieusement du monde.

- Je suis aussi déterminé qu'un lion enragé échappé d'un zoo, ce n'est pas le problème. Il me faut un coach et je n'en trouve pas.

- Alors je suis votre homme... Si je puis dire, dit-elle en souriant.

J'en restai bouche bée. Elle était minuscule ! Comment pouvait-elle être capable d'apprendre à un homme à boxer ?

- Alors c'est vous qui avez mené Cullen au titre ? demandai-je vraiment sceptique. Ça semble... improbable, ajoutai-je sous le regard agacé de Jacob.

- Ne vous fiez pas aux apparences, Paul. Acceptez de faire un essai et si mon entraînement ne vous convient pas, je ne vous retiendrai pas, proposa-t-elle tout en continuant à me sourire. Cela ne vous coûte rien d'essayer, n'est-ce pas ?

- En effet. Je... balbutiai-je bêtement face à son audace.

- Parfait, demain huit heures précises, on commencera par un footing, claironna-t-elle gaiement.

Jacob me fila une claque dans le dos en riant.

- Tu vas souffrir mon pote mais tu deviendras le meilleur !

Je ne répondis pas et commandai une deuxième tournée de cafés au barman. S'il n'avait pas été si tôt j'aurais plutôt commandé deux ou trois shooters. Je sentais que j'allais vraiment en avoir besoin pour survivre à tout cela !

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Bella ne semblait montrer aucun signe de fatigue ni d'essoufflement tandis que je m'époumonnais en la suivant. Mes jambes étaient raides, ma respiration hachée et j'avais une putain de soif. Ma coach du jour trottinait allègrement à mes côtés, un beau sourire ornait son visage et pas une seule goutte de sueur ne semblait perler sur son front.

- Est-ce que ça va ? demanda-t-elle en haussant un sourcil interrogateur.

- Tout est sous contrôle, assurai-je en tentant de ne pas souffler comme un boeuf.

- Alors on va accélérer un peu, ok ? demanda-t-elle d'un air machiavélique.

- Pas de soucis, dis-je pour ne pas me défiler.

Est-ce qu'elle voulait ma mort ? Elle rit et allongea la foulée. Je dus faire un effort incommensurable pour la suivre mais je le fis car j'étais un homme et je ne devais pas être faible face à une femme. Aussi charmante soit-elle.

Après une heure de course, nous rentrâmes à la salle d'entraînement. Bella voulait voir ce que je savais faire niveau boxe. J'ôtai mon t-shirt trempé de sueur pour enfiler un débardeur propre, lequel dévoilait le tribal qui était tatoué autour de mon bras. Je la vis y jeter un regard rapide, comme si ça l'avait intriguée ou intéressée mais cela ne dura qu'une seconde. Elle se reconcentra aussi sec dans l'entraînement, me dictant les consignes les unes après les autres. J'acquiesçai à mesure qu'elle me parlait et nous enfilâmes nos gants.

Et c'est à partir de là que les ennuis commencèrent vraiment.

Bella se tenait devant moi, en position d'attaque et le regard plus que déterminé. Elle frappa la première et je ne pus riposter. Je chancelai et manquai de me retrouver les fesses par terre.

- Allez Paul ! Un peu de nerf ! dit-elle en bougeant autour de moi. Montre-moi ce que tu sais faire !

Putain, elle se foutait de moi. Je me repris et commençai à boxer avec elle. Mais mes coups étaient faibles et pitoyables. Elle réussissait à les contrer à chaque fois, faisant échouer toutes mes attaques qui, habituellement, mettaient K.O. tous mes adversaires. Elle m'envoya un crochet du droit qui me fit reculer de plusieurs pas. Elle sourit avant de continuer à me massacrer.

- Tes jambes, Paul ! me cria-t-elle avant de me balancer un direct du gauche. Tu es trop lent !

Je commençais à bouillir, me fustigeant de ne pas être capable de frapper une femme. Putain d'ego de merde !

Elle me dominait complètement, m'assénant coup sur coup. La tête commençait à me tourner et j'allais bientôt finir K.O. si ça continuait. Dans un dernier éclair de génie, je balançai un coup au hasard qui ne fit que l'effleurer.

Elle s'arrêta, enleva ses gants et les posa par terre.

- Je refuse de continuer Paul, tu ne joues pas franc jeu. Elle était énervée contre moi. Ses yeux lançaient des éclairs.

- Je peux faire mieux que ça ! me défendis-je.

- Alors prouve-le ! ordonna-t-elle.

- Là, maintenant, je ne peux pas, avouai-je.

- Pourquoi ? Parce que je suis une femme ? Elle fulminait. De la fumée aurait pu sortir de ses oreilles et de son nez.

- Non ! dis-je, un peu trop vite. C'est juste que... J'hésitais à formuler mes pensées.

- Je suis entraîneur de boxe, Paul. J'entraîne des hommes aussi bien que des femmes. Je ne fais aucune différence. Je suis diplômée et reconnue dans mon métier, débita-t-elle en s'approchant de moi. Alors, on va mettre les choses au point tout de suite. Soit tu restes, soit tu pars. Elle se tenait tout près de moi, ses yeux ancrés dans les miens et son doigt accusateur martelait ma poitrine nue.

Je ne la quittais pas des yeux et soutenais son regard furieux. Je la dépassais d'au moins deux têtes mais elle ne cilla pas.

- Je pars ! annonçai-je en me dégageant d'elle.

- Bien ! dit-elle en tournant les talons. Bonne chance Paul.

Elle me laissa planté sur le ring, comme le con que j'étais. Je me fustigeais intérieurement d'avoir agi de la sorte mais qu'aurais-je pu faire d'autre ? Je n'avais pas réussi à lui asséner le moindre coup, même le plus simple. J'avais boxé et bougé comme un débutant et j'avais été incapable de tenir le choc lors d'un banal jogging. Je ne méritais pas d'être là. Je ne méritais même pas de boxer.

J'étais en train de remettre mon T-shirt quand Jacob fit son entrée en sifflotant.

- Hey, salut Paul ! La séance d'entraînement est déjà finie ? Bella t'a mis K.O. ? demanda-t-il en plaisantant.

- On peut dire ça comme ça... grommelai-je, pas vraiment d'humeur à en parler.

- Sans blague ? Je t'avais dit qu'elle était forte ! Il souriait, manifestement fier de lui.

- Ouais. Je dois y aller Jake ! A un de ces jours ! dis-je en sortant du ring.

- Qu'est-ce qui te prend mec ? Je croyais qu'on devait sortir fêter ça ce soir ? Il semblait troublé par mon comportement.

- Y'a rien à fêter Jacob. J'ai été pitoyable.

- Qu'est-ce que tu racontes ?

- Je n'ai pas pu faire ce combat, avouai-je. Je suis incapable de combattre une... fille ! C'est au-dessus de mes forces.

- Tu déconnes ? Bella est une super pro, c'est différent. Il était en colère à présent.

- Pro ou pas, pour moi c'est pareil, d'accord ? Je ne pris même pas la peine de le regarder en face.

- Tu me déçois vraiment ! T'es qu'un pauvre con, Paul.

- Ne me cherche pas ! Je ne veux pas me battre avec toi, contrai-je.

- Si t'es même pas capable d'affronter Bella, tu n'auras aucune chance contre moi ! me défia-t-il.

- On prend les paris quand tu veux. Mais on fait ça dans les règles. Pas de coups en dessous de la ceinture et on ne se sert que des poings.

- Je connais les règles ! grogna-t-il.

- Alors mets des gants ! ordonnai-je en remontant sur le ring.

Je battis Jacob à plates coutures. J'y avais été plus doucement que si ça avait été un combat de compétition mais il était à terre et légèrement sonné. Alors que je m'apprêtais à l'aider à se relever, j'entendis quelqu'un applaudir et s'approcher du ring.

- Je dois dire que je suis impressionnée ! dit Bella d'un ton moqueur.

- Tu es là depuis quand ? demandai-je.

- Depuis le début. J'ai appelé Jacob aussitôt après la fin de notre séance d'entraînement et il m'a donné un petit coup de main, sourit-elle.

- C'était un coup monté ? J'étais partagé entre la colère et l'amusement.

- J'avoue, oui. Mais je savais que ça marcherait. Tu as beaucoup trop de rage en toi, Paul, me reprocha-t-elle.

- Ça, ça me regarde.

- Si tu veux que je t'entraîne, il va falloir apprendre à te maîtriser, dit-elle très sérieusement.

- Tu veux toujours être mon coach ? Je tombais de haut et elle rit doucement.

- Il m'en faut plus que ça pour abandonner, Paul.

- Des conditions ? Je haussai un regard interrogateur vers elle.

- Oui. Tu devras apprendre à boxer contre moi. A ton meilleur niveau, ajouta-t-elle. C'est à prendre ou à laisser.

- D'accord, dis-je sans avoir pris le temps de réfléchir. Je savais tout au fond de moi qu'elle était mon meilleur espoir dans cette ville.

- Alors on commence demain, à la même heure. Footing, muscu et entraînement. Ne te couche pas trop tard et freine un peu sur la Guinness ! ordonna-t-elle en repartant vers son bureau. Fichez-moi le camp tous les deux, j'ai encore deux entraînements à assurer et la journée est déjà bien avancée.

Jacob était toujours par terre. Il avait observé la scène sans intervenir mais à présent il souriait comme un gamin le matin de Noël.

- Putain, Paul, tu craques pour elle !

- Arrête de raconter des conneries Jake ou je te mets K.O. pour de bon, le menaçai-je.

- Le prends pas mal, mec ! se défendit-il en riant.

- Je vais prendre une douche, faire une sieste et on va s'en jeter une au bar ce soir, ok ? proposai-je.

- Mais Bella a dit que...

- Je me fous de ce qu'elle a dit, le coupai-je. J'ai un truc à fêter !

- Comme tu voudras, abdiqua-t-il. On se retrouve où ?

- Le Isolde's Tower Bar, vers dix-huit heures, ça te va ? lui demandai-je.

- Parfait. A tout' Paul.

Je savais que je faisais peut-être une connerie en allant faire la fête avec Jacob mais après tout, Bella n'était ni ma mère, ni ma tutrice. J'étais majeur, vacciné et j'avais envie de profiter de ma jeunesse. Mon père m'avait assez emmerdé et bridé avec les études alors aujourd'hui, il était temps pour moi de prendre le large et de m'émanciper un peu.

Et puis après tout, une ou deux bières n'avaient jamais fait de mal à personne, si ?

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Notes : Voilà pour cette fois ! J'espère que vous avez aimé ce premier chapitre ! C'est le moment pour vous de m'innonder de reviews et de me dire ouvertement ce que vous avez pensé ! N'hésitez pas à vous connecter pour que je puisse vous répondre, je ne mords pas ! :p

A bientôt, sans doute la semaine prochaine également !

Til ^^