Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Je les emprunte à Stephenie Meyer pour m'amuser un peu et surtout pour votre plaisir personnel.

Notes de l'auteur : Je remercie à nouveau mes deux bêtas Marie et Lydie pour leur travail sur cette fiction. Je remercie aussi Jazz pour ses avis toujours pertinents, surtout sur les tatouages et sur les endroits stratégiques pour les placer... Et encore mieux quand elle me propose ensuite les images !

Merci aussi pour vos reviews qui me vont droit au coeur, merci à mes fidèles, aux têtes en l'air qui se reconnaîtront, et aux anonymes.

Je vous souhaite une agréable lecture et je vous retrouve à la fin.

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Chapitre 2 : Kate

La soirée avait été une tuerie. L'Isolde's Tower n'était pas un bar aussi splendide et impressionnant que le Zanzibar mais l'ambiance y était vraiment bonne. Et la bière aussi ! J'avais descendu un nombre incalculable de Guinness sous l'oeil désapprobateur de Jacob qui m'avait pourtant suivi à chaque fois que je faisais signe au serveur de me resservir. On n'avait qu'une vie ! Je ne voulais pas gâcher ma chance de fêter dignement les évènements du jour. J'allais enfin pouvoir m'entraîner dans une salle de boxe afin de devenir, un jour, un grand champion. J'en rêvais depuis tellement longtemps que ça me paraissait irréel.

Une petite minette, belle comme un coeur, du nom de Siobhan m'avait allumé dès le début de la soirée avant de me glisser clairement ses intentions dans le creux de l'oreille. Je l'amenai à mon hôtel dès la fermeture du bar et passai avec elle une des nuits les plus torrides de mon existence.

Le lendemain matin, des coups violents frappés à ma porte me tirèrent du sommeil. Je jetai un œil de l'autre côté du lit mais Siobhan n'était plus là, elle avait dû s'éclipser à un moment donné. Quelle heure pouvait-il être ? J'enfilai un caleçon à la hâte et allai ouvrir. Tant pis pour la tenue, il fallait vite faire cesser ces tambourinements ou j'allais devenir dingue. Je découvris une Bella en colère sur le pas de ma porte et j'étais à moitié nu.

Et merde ! J'étais en retard !

- Bella ! Entre ! Mon réveil n'a pas sonné… mentis-je sans éprouver la moindre honte.

- Ne me prends pas pour une conne, Paul. Tu pues l'alcool ! Qu'est-ce que tu fous ? Il est neuf heures passées !

Putain, j'avais merdé !

- C'est bon Bella, arrête de crier... dis-je en massant mes tempes.

- Non mais je rêve ! Tu te fous de moi ? Je t'attends depuis huit heures ce matin, ça fait un quart d'heure que je tambourine à cette foutue porte et tu me demandes de me calmer ? hurla-t-elle encore plus fort.

- Ça va, lâche-moi un peu !

- Ne me parle pas comme ça ! Je croyais que tu étais sérieux, que tu voulais vraiment boxer mais je me suis trompée. Au lieu de ça, tu as traîné dans les bars jusqu'à pas d'heure !

- Je n'ai qu'une heure de retard, Bella ! contrai-je, vraiment énervé.

- Une heure ou dix minutes, c'est pareil pour moi ! Tu dois me respecter ! Personne ne t'a appris les valeurs du sport là où tu vivais avant ?

- Tu exagères !

- T'es pas le seul que j'entraîne, j'ai pas toute ma journée ! Tu comprends ça ? Je n'ai pas besoin d'un gamin capricieux dans mon équipe !

- Alors tu me vires ? demandai-je en la regardant droit dans les yeux.

- Je devrais le faire ! Mais je vais te donner une dernière chance car malgré tout ça, je crois en toi, avoua-t-elle.

- Je vais me doucher...

- Demain, huit heures Paul. Tu as laissé passer ta chance pour aujourd'hui.

- J'en ai pour cinq minutes.

- J'ai dit demain. Marcus arrive à dix heures et il n'est jamais en retard. Le sport est une discipline stricte si on veut réussir. Je ne veux plus de beuveries et de fêtes à tout va, sinon c'est la porte ! Je ne veux pas te vexer mais certains gamins sont déjà sur le ring alors qu'ils ont cinq ans de moins que toi. Faut te bouger, dans ce monde-là on est à la retraite plus tôt qu'on le croit !

- J'ai saisi le message ! bougonnai-je en appuyant sur le bouton de la machine à café.

- A demain alors, dit-elle en tournant les talons.

- A demain. J'hésitai quelques secondes puis ajoutai : Bella ? Elle se retourna. Je suis désolé, j'ai vraiment merdé.

- Tu ne crois pas si bien dire. Tu n'auras plus d'autre chance Paul ! Elle semblait vraiment contrariée.

Lorsqu'elle claqua la porte, il ne me fallut que peu de temps pour comprendre que j'allais devoir saisir cette dernière chance avant qu'elle ne me passe sous le nez. Je devais arrêter de faire le con avec elle. J'allai me doucher et m'habiller puis j'entrepris de mettre un peu d'ordre dans ma chambre. J'allais devoir me trouver un appartement, j'en avais marre de cet hôtel. Malheureusement, je ne pouvais rien me permettre d'autre pour le moment.

Je pris mes clés et partis arpenter le quartier à la recherche d'un boulot qui me permettrait de louer un petit studio. Par chance, je tombai, dans un journal, sur une annonce plus qu'alléchante. Le Porterhouse, un énorme et magnifique pub-restaurant, cherchait d'urgence des personnes pour assurer le service du soir de dix-huit heures à minuit. Les horaires me convenaient parfaitement bien. Je ne pouvais pas me permettre de finir plus tard à cause des entraînements quotidiens.

Le gérant me reçut aussitôt et il fut convenu que je m'occuperai de la partie restaurant chaque soir de la semaine et que je ferais des extras au bar de temps en temps, en particulier les vendredis et les samedis soirs ainsi que toutes les veilles de fêtes et les vacances. J'acceptai et Garrett, le gérant, me dit de venir dès ce week-end pour faire mes preuves sur le terrain. Je le remerciai et repartis du Porterhouse le coeur léger.

Vers dix-huit heures, l'idée me vint à l'esprit d'aller me descendre quelques bières mais je ne le fis pas. Au lieu de ça, j'allai m'enfermer dans le cinéma le plus proche afin de regarder le dernier film de Martin Scorsese. En sortant, je commandai une grosse salade de poulet et une bouteille d'eau dans un petit restaurant afin de ne pas me gaver de graisses dans un fast-food. Tant que je vivrais à l'hôtel j'allais devoir faire attention à ce que je mangeais car je ne pouvais pas cuisiner.

Après avoir réglé mon réveil sur mon téléphone portable, je me couchai relativement tôt, ce qui ne m'était pas arrivé depuis très longtemps. Je n'eus aucun mal à m'endormir tellement mon corps était fatigué.

Le lendemain, j'arrivai au point de rendez-vous avec dix minutes d'avance ce qui fit sourire Bella.

- Je vois que tu as bien appris la leçon ! me lança-t-elle.

- Bonjour à toi aussi, Bella, dis-je tout en continuant mes exercices d'échauffement.

- Tu es prêt ?

- Je suis à point !

- Bien. C'est parti alors. Une heure de footing. Minimum, ajouta-t-elle alors que je faisais la moue.

J'avais encore craché mes poumons, les poids qu'elle m'avait faits soulever après avoir couru m'avaient paru aussi lourds que deux montagnes mais j'avais pu boxer avec elle sans avoir honte de lui mettre des crochets du droit. Bien sûr, Bella se protégeait avec des boucliers de frappe mais j'avais quand même eu du mal avec les premiers coups. Après de nombreux encouragements, j'avais donné tout ce que j'avais au fond de mes tripes. Au bout de deux heures de dur labeur, elle me félicita et, alors qu'elle prenait en charge son élève suivant, je continuai l'entraînement jusqu'à l'heure du déjeuner en martyrisant à tour de rôle une poire de vitesse et un sac de frappe.

- Je crois que ça suffira pour aujourd'hui, Paul. Tu vas être K.O. pour ton footing de demain ! sourit-elle.

- Ne te moque pas ! Un de ces jours, je te devancerai d'au moins un kilomètre, dis-je en bombant le torse.

- Beau parleur ! m'accusa-t-elle, alors que j'enlevais mon t-shirt trempé et le fourrais dans mon sac de sport.

Lorsque je me relevai, je la surpris en train de me reluquer. Je lui souris et, comme si de rien n'était, fis rouler mes muscles pour qu'elle apprécie le spectacle avant de me diriger vers le vestiaire des hommes. Je fis quelques pas dans cette direction puis me retournai :

- Je t'invite à déjeuner Bella ? demandai-je sans réfléchir.

- D'accord, je meurs de faim ! Je vais me changer et j'arrive !

- Laisse-moi dix minutes, lui dis-je en lui faisant un clin d'œil. Elle sourit et rejoignit son côté de vestiaire.

Une demi-heure plus tard, nous étions attablés dans un fish&chips (je le méritais après tous ces efforts !) et Bella me racontait comment, à cause d'une vilaine blessure, elle avait été obligée à vingt-deux ans seulement, de mettre un terme à sa courte carrière de boxeuse professionnelle.

- Cette fille était une grosse brute et je suis mal retombée après qu'elle m'ait envoyée au tapis, grogna-t-elle. Je ne peux plus faire de compétitions mais au moins, je peux entraîner des jeunes et essayer de les mener le plus haut possible en les faisant participer à des matchs que suivent des recruteurs ou des entraîneurs professionnels. Elle croqua dans une frite et je ne la quittai pas des yeux alors qu'elle faisait ce petit geste à priori sans grand intérêt.

- Comme Edward Cullen, dis-je complètement fasciné par son histoire.

- Oui, même si lui aussi a eu des problèmes de santé. A croire que je porte la poisse ! Je serais toi, je ferais attention ! plaisanta-t-elle.

- Je prends le risque !

Nous éclatâmes de rire et finîmes de manger dans la joie et la bonne humeur. Après le déjeuner, il nous restait encore un peu de temps alors nous allâmes nous promener le long de la Liffey, le fleuve qui traverse Dublin. Le ciel était gris mais il ne pleuvait pas, c'était donc le moment idéal pour une balade.

- J'ai trouvé un petit boulot dans un bar-restaurant afin de pouvoir louer un studio, annonçai-je sans préambule.

- Où ça ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

- Le Porterhouse.

Je lui expliquai que j'avais réussi à négocier mes horaires avec le gérant et que nos entraînements ne seraient pas mis à mal.

- D'accord mais si tu es trop fatigué, il faudra choisir. Elle semblait un peu en colère.

- La chambre d'hôtel que je loue est en train de ruiner mes économies, Bella ! Je ne peux quand même pas vivre dans la rue ! contrai-je en m'arrêtant net au niveau du Ha' Penny Bridge. Un groupe de musiciens y jouait un morceau de musique irlandaise, pour le plus grand bonheur des passants.

Elle semblait réfléchir alors que je lui parlais. Nous continuâmes à marcher, laissant le pont et ses musiciens derrière nous et, après quelques minutes de silence, elle dit :

-La salle de sport dispose d'un local qui, autrefois, était une sorte de pièce pour le gardien de nuit. Il est encombré mais je suis sûre qu'en arrangeant le tout, tu pourrais y rester et faire des économies. Jacob t'aidera et on te trouvera du mobilier. Mon père a gardé dans sa cave tout un tas de trucs qui ne lui sont d'aucune utilité et dont il sera ravi de se débarrasser.

- Bella, j'apprécie beaucoup ce que tu fais pour moi mais je t'assure, je peux m'en sortir tout seul, contrai-je gentiment.

- Arrête de faire ton macho et accepte ! ordonna-t-elle. Ce n'est que pour quelques mois ! Tu pourras louer un studio plus vite et peut-être même un plus grand que si tu restes dans cet hôtel.

- Alors je veux faire quelque chose pour toi en échange, décidai-je.

- Contente-toi d'apprendre vite et de gagner ton premier combat.

- Je crois que je suis contraint d'accepter, grommelai-je.

- En effet ! sourit-elle, victorieuse. Allez, c'est l'heure de rentrer, Marcus va arriver et je ne voudrais pas qu'il trouve porte close. Rentre chez toi Paul et tâche de te reposer un peu, dit-elle en déposant un baiser sur ma joue, me prenant totalement au dépourvu.

- A demain Bella, dis-je complètement décontenancé. Elle s'éloigna et reprit la direction de la salle de boxe.

De retour à l'hôtel, je m'allongeai sur mon lit et fixai le plafond. Les yeux de Bella me hantaient et je n'arrivais pas à m'en défaire. Cette fille avait quelque chose qui me fascinait et me rendait dingue. La sonnerie de mon téléphone me sortit de ma rêverie. C'était Jacob.

- Hey mec ! Alors comme ça, tu emménages déjà chez Bella ? T'es un rapide mon pote ! rit-il.

- Je vois que les nouvelles vont vite, grognai-je. Et je ne vais pas chez elle, je vais occuper un vieux local dans la salle de boxe.

- Ouais c'est pareil ! Tu t'installes quand ?

- J'ai payé ma chambre jusqu'à samedi. Je commence à bosser vendredi soir mais je serai libre entre mes services.

- Je passerai manger un bout vendredi soir alors ! J'amènerai une ou deux copines. Je les ai rencontrées hier, tu verras elles sont canons, débita-t-il.

- Je suis en période d'essai, Jake, ne viens pas tout gâcher, j'ai besoin de ce boulot, le suppliai-je.

- Fais pas ton rabat-joie Paul ! me taquina-t-il.

- La ferme Jake !

- D'accord, d'accord ! Je t'invite à dîner ? proposa-t-il.

- Avec plaisir ! Tu n'as qu'à amener tes copines, ce sera plus sympa.

- Ah ben tu vois quand tu veux ! Dix-huit heures au Carluccio's Cafe ?

- T'as gagné au loto ou quoi ? demandai-je surpris. Jacob bossait à son compte dans un petit garage sans prétention.

- J'ai vendu cinq voitures aujourd'hui, disons que j'ai eu une bonne journée, claironna-t-il.

- C'est le moment d'en profiter ! Mais on ne rentre pas trop tard, j'ai pas envie que Bella me tombe encore dessus !

- Ose encore dire qu'elle ne te plaît pas ! minauda-t-il.

- Jacob, la ferme d'accord ? J'espère pour toi que ces nanas sont sublimes sinon je te plante ta soirée !

- T'inquiète pas, elles sont divines !

- A ce soir alors !

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Jacob avait raison, ces filles étaient vraiment sublimes. Vu que je préférais de loin les brunes, je lui laissais Tanya avec laquelle il avait apparemment déjà beaucoup d'affinités. Ces deux-là s'étaient dévorés des yeux durant tout le repas et je n'osais même pas imaginer ce qu'ils avaient fait ensuite. De mon côté, j'avais raccompagné Kate chez elle et elle m'avait invité à boire un dernier verre, ce que j'avais accepté avec plaisir. Son appartement était magnifique et donnait sur La Liffey, offrant ainsi une superbe vue de la capitale irlandaise. Elle m'offrit un verre de Sauternes, un vin français doux et fruité, que je trouvais délicieux. Je m'en délectai jusqu'à la dernière goutte tout en parlant avec Kate de choses et d'autres. Nous étions assis sur les tabourets du bar de la cuisine et elle avait, à plusieurs reprises, effleuré ma jambe avec son pied, comme elle l'avait fait au restaurant. Malgré son petit jeu, elle continuait de me parler de manière naturelle.

- Je t'en sers un autre ? demanda-t-elle en désignant mon verre vide.

Kate était la tentation incarnée et je savais que je ne pourrais pas résister très longtemps à ses nombreux appels. Mais j'aimais bien son tempérament de feu, sa façon de m'approcher doucement mais sensuellement, alors je décidai de me laisser hypnotiser par ses grands yeux verts, ses jambes interminables et son décolleté ultra plongeant.

- Oui, merci. Ce vin est délicieux, dis-je en poussant mon verre dans sa direction.

Elle parut légèrement déçue mais elle me resservit et j'en profitai pour me rapprocher un peu plus d'elle. Mon mouvement attira son attention et elle leva la tête vers moi. Ses yeux capturèrent les miens et en un clin d'œil, elle posa ses lèvres sur les miennes. Mes mains furent rapidement sur son corps tandis que les siennes se débarrassèrent très vite de mon t-shirt et débouclèrent ma ceinture. Je fis descendre Kate de son tabouret et lui enlevai sa robe, laquelle ne cachait qu'un petit tanga en dentelle. Son corps était magnifique et je ne demandais qu'à le découvrir. Je défis mon pantalon et mon boxer en une seule fois et vint me plaquer contre elle pour lui montrer tout le désir que je ressentais. Son dos heurta le bar alors que je l'embrassais à en perdre haleine et elle en profita pour crocheter ses jambes autour de ma taille. Je grognai d'anticipation, fourrant mes mains dans ses longs cheveux bruns. J'avais tellement envie d'elle que j'en oubliai presque de mettre un préservatif mais elle me rappela gentiment à l'ordre avant de m'indiquer qu'il y en avait dans la boîte en fer située sur le bar de la cuisine.

Je l'attrapai sans lâcher ma belle d'une semelle et l'enfilai rapidement. J'entrai en elle en grondant de manière sourde et elle laissa également échapper un cri de surprise. Son dos cognait contre le bar à mesure que j'allais et venais en elle, cherchant à aller plus profondément à chaque poussée. Elle s'agrippait à mes épaules, les griffant même un peu, tout en continuant à m'embrasser et à enrouler sa langue autour de la mienne. Son parfum m'enivrait, sa peau était douce et lui faire l'amour ainsi contre le bar était fichtrement bon.

- Oh, Paul, encore ! me dit-elle, hors d'haleine. Ouiii !

Je grognai à nouveau alors qu'elle se contractait sous moi, atteignant son apogée autour de mon sexe. Je ne tardai pas à la rejoindre, relâchant ce trop plein d'énergie que j'avais emmagasiné aujourd'hui.

Nous restâmes dans cette position, lovés l'un contre l'autre, durant quelques minutes, le temps de reprendre nos esprits et notre souffle puis je laissai Kate glisser au sol après avoir posé mes lèvres sur les siennes encore une fois. Elle me sourit, me tendit mon verre de Sauternes, prit le sien ainsi que la bouteille et se mit sur la pointe des pieds pour me murmurer dans à l'oreille :

- Viens, je vais te faire visiter le reste de l'appartement...

Cette fille allait me tuer, c'était une vraie diablesse.

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J'avais passé le reste de la nuit chez Kate ce qui était assez inhabituel de ma part. En règle générale, je prenais la poudre d'escampette dès que la fille dormait profondément. Mais là, c'était différent, je me sentais bien avec elle même si j'avais du mal à trouver le sommeil.

Mon esprit se mit à vagabonder, se remémorant tout ce qu'il s'était passé depuis que j'avais poussé la porte du Zanzibar. Je me surpris à repenser au petit baiser que Bella m'avait donné après notre déjeuner au Fish&chips. Malgré moi, je me mis à sourire comme un benêt alors que Kate dormait profondément dans le creux de mon bras. Je lui caressai machinalement l'épaule malgré l'image de Bella riant et souriant qui ne faisait qu'apparaître devant mes yeux. Je me fustigeai mentalement de faire ça et secouai la tête pour chasser ma coach de mon esprit tordu. Je tentai de fermer les yeux et de repenser à la douche que Kate et moi avions prise avant de nous mettre au lit. Le visage de Bella s'évapora et je m'endormis contre mon amante, suivant le rythme régulier de sa respiration.

Mon réveil sonna à sept heures, me rappelant que j'avais une séance de footing avec Bella. Aussitôt, son regard chocolat frappa mon esprit. Waouh ! Je secouai la tête pour me reprendre. Kate bougonna quand je me défis de son étreinte et elle murmura un quasi inaudible "il est beaucoup trop tôt" avant d'enfoncer sa tête dans son oreiller. J'allai sous la douche afin de détendre tous mes muscles et me revigorer pour faire face le mieux possible à l'heure de course qui m'attendait. Je ressortis de la salle de bain un quart d'heure plus tard, une serviette nouée autour de la taille et je trouvai Kate assise dans le lit, le drap ne couvrant que très légèrement le bas de son corps mais dévoilant tout de même ses seins, magnifiquement dressés. J'en eus le souffle coupé et elle me sourit, contente de son petit effet.

- Tu es le diable incarné, Kate ! la grondai-je gentiment.

- Alors laisse-toi tenter par le mal, Paul.

- Je ne peux pas… Je vais être en retard pour l'entraînement, dis-je à contrecoeur.

- Dis-lui que tu es malade, me supplia-t-elle.

- Tu ne connais pas Bella. Elle serait capable de débarquer ici pour vérifier.

- On déjeune ensemble ce midi alors ? proposa-t-elle en faisant la moue.

- Oui bien sûr. Je te téléphone dès que j'ai terminé. Je prendrai ma douche là-bas pour ne pas perdre de temps.

Elle se leva du lit, me dévoilant toute la splendeur de son corps nu puis s'approcha de moi comme un félin en quête d'une proie. Elle enlaça ses bras autour de mon cou et m'embrassa doucement avant de frotter son corps ravissant contre le mien.

- A tout à l'heure alors… susurra-t-elle dans mon oreille avant de s'enfermer dans la salle de bain.

J'hésitai une demi-seconde à me mettre en retard pour la rejoindre sous la douche mais y renonçai finalement. J'avais envie de courir !

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Notes : J'espère que cela vous aura plu malgré le tour assez inattendu que cette histoire aura pris... Mais je n'aime pas faire les choses trop facilement... vous me connaissez depuis le temps bien sûr !

J'attends vos petits mots avec impatience et je vous dis à la semaine prochaine pour la suite.

Bisous!

Til !