Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Je les emprunte à Stephenie Meyer pour m'amuser un peu et surtout pour votre plaisir personnel.
Notes de l'auteur : Merci à Marie et à Lydie pour leur investissement dans ce projet. Merci aussi à Sandra qui a lu et donné son avis sur ce chapitre et sur les suivants.
Je voulais profiter de la petite note d'auteur pour m'excuser auprès des personnes qui ont posté des reviews en tant que "guest" et qui n'ont pas vu leur review être validée. Ceci est une erreur de ma part et j'en suis sincèrement désolée. Je devais valider ces reviews sous 36 heures (une option que j'avais mis en place sur mon profil mais que j'ai à présent enlevée) et malheureusement, j'avais oublié que j'avais enclenché cette fameuse otpion. Je m'en suis aperçue beaucoup trop tard. Alors vraiment, désolée, désolée et encore désolée. Vos reviews étaient super en plus donc si vous me lisez encore continuez à poster, maintenant vos commentaires seront validés ! :p
Allez fini le bla-bla, place au chapitre... Je vous retrouve en bas !
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Chapitre 4 : Les choses se corsent.
Lorsque j'arrivai au lieu de rendez-vous, mes amis étaient déjà là et ma délicieuse coach semblait déjà en pétard. Hum, la journée s'annonçait rayonnante !
- Tu es en retard ! me gronda Bella.
- La nuit a été rude, dis-je d'une voix neutre.
- Epargne-nous les détails croustillants et monte dans le camion, ordonna-t-elle doucement.
- C'est toi le boss ! répondis-je en étouffant un bâillement.
Elle me regarda un moment sans rien dire puis elle finit par rire et je l'imitai. Jacob avait suivi cet échange sans dire un mot mais en soulevant un sourcil interrogateur de temps à autre. Il paraissait content, allez savoir pourquoi !
La route en direction de Howth, village de pêcheurs où habitait Monsieur Swan, longeait la côte irlandaise et nous offrait un splendide panorama. Jacob conduisait prudemment car Bella lui avait dit que s'il faisait autrement, il entendrait parler d'elle pendant longtemps. Il obtempéra sans rechigner et je me fis une note mentale me disant de ne jamais contrarier Bella. Le trajet se déroula sans encombre et je fis enfin la rencontre de Monsieur Swan.
Lorsqu'il me vit, le père de Bella me regarda d'un air plus que soupçonneux. Il connaissait Jacob et ils avaient l'air d'être déjà amis ce que je ne comprenais vraiment pas. J'espérais tout au fond de moi que Jacob n'avait pas dit de conneries derrière mon dos afin de me faire avoir les mauvaises grâces de cet homme que je ne connaissais pas. Ma coach personnelle clarifia les choses immédiatement en déclarant :
- Laisse tomber papa, Paul est déjà pris.
Deux choses se passèrent alors simultanément : Charlie poussa un soupir de soulagement et je reçus un coup direct dans le coeur. Je ne comprenais pas pourquoi les paroles de Bella me blessèrent autant mais le résultat était le même. Je n'aurais pas dû réagir ainsi car c'était la vérité, j'étais avec Kate et je ne convoitais pas du tout Bella. J'aurais pu mais plus maintenant, j'avais une copine et les choses se passaient bien.
Je glissai un regard vers Bella mais elle resta entièrement stoïque. Je décidai de laisser tomber et de me concentrer sur la tâche que nous avions à accomplir aujourd'hui. Bella n'avait pas menti, la cave de son père était bourrée de choses et d'autres dont la plupart étaient bonnes pour la casse. Je ne dis rien, me sentant déjà assez menacé comme ça depuis mon arrivée.
Charlie se montra cependant assez cool envers moi, du moins quasiment autant qu'il l'était envers Jacob. Je ne pus m'empêcher de penser que c'était parce qu'il savait que je ne couchais pas avec sa fille mais soit, c'était déjà bien qu'il ne me déteste pas.
Je récupérai un canapé-lit, une belle commode que je devrais tout de même poncer et peindre, un petit réfrigérateur, une gazinière, un micro-ondes, une cafetière ainsi qu'un tas d'autres choses qui me seraient utiles pour faire du petit local une vraie pièce à vivre. Je n'allais presque rien avoir à acheter, ce qui me convenait parfaitement. Je proposai plusieurs fois à Charlie de lui donner un peu d'argent mais il finit pas me menacer d'aller chercher sa vieille arme de service si j'insistais trop lourdement. J'abdiquai comme un bon petit soldat mais le remerciai tout de même une petite demi-douzaine de fois avant de partir. Bella promit à son père que nous reviendrions passer un week-end à Howth très bientôt mais personnellement, je doutais que Kate me laisse faire ce genre de choses. Elle s'était montrée très jalouse envers Bella depuis cette histoire de déménagement, ce qui n'avait pas franchement arrangé mes affaires. Je n'avais pas besoin d'une femme possessive et jalouse en ce moment !
Le trajet de retour se fit dans la bonne humeur absolue. Nous chantâmes (très faux!) à tue tête dans le camion sur des chansons plus abracadabrantes les unes que les autres ce qui nous fit beaucoup rire. Nous formions un très bon trio d'amis et je ne regrettais plus du tout de ne pas être rentré à Galway. Je me sentais bien ici. J'étais chez moi.
Nous avalâmes un sandwich avant de nous mettre au travail car il n'était pas question de chômer. Tanya, Démétri et Marcus, que Bella avait appelés à la rescousse, nous attendaient déjà sur place pour nous aider à faire le ménage dans le local. J'avais vraiment apprécié qu'ils se donnent cette peine et je leur avais promis que je leur revaudrais ça un de ces quatre.
Malgré la grande efficacité dont tout le monde avait fait preuve, nettoyer cette pièce d'à peine vingt mètres carré nous avait pris quasiment tout le reste de la journée. Les fenêtres étaient crasseuses, les sols n'avaient pas été lavés depuis longtemps et la grande armoire en bois qui servait autrefois pour ranger le matériel de boxe était pleine de choses bonnes pour la décharge. Il y avait une toute petite salle de bain annexe et son état était vraiment déplorable. Heureusement, la robinetterie était intacte et tout fonctionnait correctement, ce qui me soulagea grandement.
Lorsque tout fut enfin propre, j'eus tout juste le temps de prendre une bonne douche bien chaude et de m'habiller avant de partir bosser au bar. J'avais dit aux autres de revenir demain vers onze heures pour finir de tout installer afin que je puisse prendre mes quartiers assez vite. J'avais vraiment de très bons amis. J'allais devoir au moins leur payer un restau pour les remercier.
Ma deuxième soirée au Porterhouse se passa plutôt bien, je me fis de nombreux pourboires et Garrett fut très content de constater que j'avais vite pigé le système en place. Évidemment, Kate vint à nouveau tout gâcher en s'installant à une de mes tables vers minuit. Elle était seule donc Jacob et Tanya avaient dû décliner son invitation à l'accompagner. Elle commanda un coca citron et le sirota lentement, tout en flirtant ouvertement avec mon patron et le barman. Je fulminai intérieurement et me promis de préférer dormir sous les ponts plutôt que dans son lit ce soir. Je renouvelai sa commande une demi-heure plus tard sans lui adresser la parole et en roulant des mécaniques devant le groupe de filles installées juste à ses cotés. Je vis de la peine dans ses yeux mais à ce moment là, je n'en avais cure.
A une heure, je quittai mon service et ce fut sans surprise que je découvris que Kate m'attendait près de la porte de service.
- Tu ne devrais pas être là ! grondai-je.
- Tu es fâché !
- Oui. Je ne voyais pas quoi lui répondre d'autre.
- Tu m'as manqué aujourd'hui. Elle le murmura si doucement que j'aurais pu ne pas l'entendre.
- Tu savais que je ne voulais pas que tu viennes, éludai-je tout simplement.
- Tu me manquais, clama-t-elle beaucoup plus fort cette fois.
- Bordel Kate, ce n'est pas la question !
- Si, ça l'est, dit-elle en parcourant les quelques mètres qui nous séparaient et en se lovant aussitôt dans mes bras.
Je la laissai faire, impuissant, et lui rendis son étreinte.
- Je suis désolée, chuchota-t-elle avant de lever la tête vers moi et de m'embrasser.
Des sifflements me parvinrent de derrière ce qui me força à briser notre étreinte. C'était Garrett. Merde !
- Tiens, salut Garrett ! dis-je un peu gêné.
- Jolie poulette, dit-il en désignant Kate du menton.
- Je te présente Kate. On sort ensemble depuis quelques jours, dis-je pour montrer qu'il n'avait aucune chance.
- Enchanté Kate, je suis Garrett, le patron de Paul.
- Enchantée mais on s'est déjà croisés tout à l'heure au bar, dit-elle légèrement mécontente qu'il ne l'ait pas reconnue.
- En effet, je me souviens de vous...
Elle lui sourit et ce qu'il se passa entre eux ne me plut pas.
- Je ne voulais pas importuner Paul sur son lieu de travail, vous savez.
- Quelle idée ! Venez au bar autant de fois que vous le voudrez Kate ! Vous êtes chez vous à présent.
Elle lui sourit à nouveau et il lui rendit, le sien charmeur et presque désirable. Merde !
- Nous devons y aller ma puce, la pressai-je doucement.
- Bien sûr, oui. Le déménagement, dit-elle durement.
- Oui, c'est ça. Je constatai amèrement qu'elle était encore fâchée à propos de tout ça. La soirée s'annonçait merdique.
- Je ne vous retiens pas plus longtemps. A demain Paul ! Viens en compagnie de ta douce moitié ça me fera plaisir.
- Je viendrai ! promit-elle d'une voix douce. A demain !
Après avoir hésité quelques instants, je suivis Kate jusqu'à son appartement. Je n'avais aucune envie de dormir chez elle mais elle habitait juste à côté et il faisait vraiment trop froid pour dormir dehors. Je n'avais plus les moyens de m'offrir une chambre d'hôtel et Jacob devait sûrement roucouler avec Tanya donc je n'avais pas vraiment le choix.
Je ne lui avais pas adressé la parole depuis que nous avions quitté Garrett et ce fut également en silence que je me douchai et allai me coucher. Kate n'avait pas l'air d'avoir envie de parler non plus, ce qui m'allait très bien. A ma grande surprise, je m'endormis vite et ne me réveillai que le lendemain.
La journée commença par une dispute que Kate déclencha juste avant que je puisse avaler ma première tasse de café. Autant dire que c'était une grossière erreur de sa part ! Le fait que j'aménage dans le local de la salle de boxe ne lui plaisait toujours pas, elle préférait que je vienne habiter chez elle. Elle ne comprenait pas que je refuse, elle ne comprenait pas que je trouve que ça fasse trop tôt et elle fit une crise de larmes qui me laissa à la fois penaud et en colère.
On ne se connaissait que depuis trois jours et je sus dès cet instant que ça ne durerait pas éternellement entre nous. Je détestais les femmes qui se mettaient dans des états pareils pour une simple histoire de piaule ! Je trouvais ça puéril et fatiguant !
Je finis par claquer la porte de son appartement avant d'avoir pu avaler quoi que ce soit. Je ne voulais plus entendre ses pleurs, ses cris et ses jérémiades. C'était peut-être dégueulasse de ma part mais je m'en foutais complètement de la laisser seule dans cet état.
Je n'en revenais pas de la vitesse à laquelle les choses entre nous avaient changé. La nuit précédente, elle m'était apparue comme une déesse sexuelle dont on n'aurait pas pu décrocher sans une bonne cure de désintox et aujourd'hui, elle n'était à mes yeux qu'une gamine idiote et puérile dont j'aurais pu me débarrasser en un claquement de doigt. La vie était parfois vraiment bizarre et déroutante.
Complètement furieux, je me rendis alors directement à la salle de boxe où j'espérais que les autres se trouvaient déjà car je n'avais pas les clés de mon futur chez moi. Bella les avait gardées. En pensant à elle, sans aucune explication plausible, mon corps se détendit aussitôt et ma respiration se fit moins nerveuse. Je ne pris même pas la peine de me demander pourquoi car je m'en foutais, du moment que je me sentais mieux pour attaquer cette journée.
C'est donc avec un sourire radieux affiché sur mon visage que je fis mon entrée au local. Tout le monde était déjà là et ça sentait le café frais et les croissants chauds. Mes amis étaient debout depuis huit heures et avaient commencé à installer mes affaires sans moi, pour me faire une surprise.
Finalement la journée s'annonçait plutôt bien !
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Les deux semaines suivantes se ressemblèrent étrangement. J'étais entré dans une sorte de spirale "entraînement-boulot-dodo" assez infernale. Bella avait continué à me mettre la pression chaque jour alors j'avais décidé de m'entraîner doublement afin de tenter de devenir le parfait petit boxeur qu'elle voulait tant que je sois. Étant donné que je vivais juste à côté de la salle d'entraînement, ce n'était pas difficile pour moi d'en faire plus. Bella m'avait donné un double des clés quand je lui avais dit que je voulais faire un peu de muscu le week-end pour sculpter davantage ma silhouette.
Bien sûr, elle ne se doutait pas une seconde que je faisais bien plus que cela, que je ne me contentais pas de soulever un peu de fonte pendant une heure. Sinon, elle ne m'aurait jamais donné la clé. En réalité, je m'entraînais comme lors d'un jour normal : course, corde à sauter, poire de vitesse, sac de frappe et musculation. Je mettais mon réveil à sonner même le week-end, ne faisant aucune grasse matinée pour récupérer de mes soirées au bar. J'avais même acheté une corde à sauter et quelques poids pour m'entraîner aussi chez moi, sans avoir à aller à la salle.
Pour couronner le tout, les vacances scolaires avaient commencé donc Garett m'avait appelé plusieurs fois pour faire des extras en salle le midi et au bar les vendredi soirs et les week-ends, ce que j'avais évidement accepté. Je commençais déjà à faire quelques économies alors travailler encore plus me motivait vraiment.
Kate et moi avions fini par nous réconcilier après avoir eu une très longue discussion en tête à tête. Je lui avais exposé mes conditions et elle les siennes et après avoir bataillé pendant ce qui m'avait paru une éternité, nous étions parvenus à un accord. Je savais que ce ne serait pas parfait mais j'avais décidé de lui donner une seconde chance.
Le soir, elle venait régulièrement s'asseoir à une de mes tables au Porterhouse, parfois seule parfois avec Tanya et Jacob. J'avoue qu'au départ, cela ne me plaisait pas trop que Kate vienne quasiment chaque soir au bar. Lorsque j'étais au travail, je me mettais automatiquement en mode professionnel et j'oubliais ma vie privée pour quelques heures. La voir débarquer me faisait perdre un peu de cet équilibre. J'avais tenté maintes fois de lui faire comprendre les choses mais elle trouvait toujours une bonne raison pour justifier sa présence. Au bout d'un moment, j'avais laissé tomber parce que j'étais à cours d'arguments et que ça ne valait pas la peine de se disputer pour des conneries de ce genre. Après tout, c'était un lieu public alors qui étais-je pour l'empêcher de venir boire un verre ici ?
Depuis notre dispute et malgré notre réconciliation, je n'allais plus chez elle aussi souvent qu'avant. J'étais constamment exténué entre le boulot et les entraînements alors la plupart du temps, j'avais la flemme d'aller dormir ailleurs que chez moi et elle refusait toujours de venir passer la nuit au local. Cela faisait partie des choses qu'elle avait décrétées lors de notre petite conversation et dont elle ne voulait absolument pas démordre. J'avais trouvé ça tellement puéril que je n'avais même pas tenté de la contredire. Le bar nous servait en quelque sorte d'endroit neutre pour nous voir mais je sentais qu'on était réellement sur une mauvaise pente, incapables d'éviter le pire à venir.
Le soir d'Halloween, à la fin de mon service, Kate m'attendait dehors, comme d'habitude, mais cette fois, elle était en compagnie de Garrett, toujours déguisé en vampire tout droit sorti d'un film pour ados. Ils riaient aux éclats lorsque je les rejoignis et, dès qu'ils me virent, ils s'arrêtèrent tout net dans leur délire comme s'ils étaient gênés que je les surprenne. J'avais besoin de parler à Kate alors je prétextai d'être crevé pour pouvoir partir rapidement. J'avais eu le temps de voir Garrett froncer les sourcils en signe de désapprobation.
- Est-ce que tu couches avec lui ? lâchai-je brusquement alors qu'on longeait le fleuve pour rejoindre son appartement.
- Non !
- Il te plaît ! contrai-je.
- Il est mignon mais je suis avec toi, affirma-t-elle d'un ton sec.
- Je ne suis pas sûr qu'on devrait continuer à se voir !
- Juste parce que je discutais avec ton patron ? Sa voix était partie dans les aigus tellement elle était surprise.
- Non. Parce que je crois que toi et moi nous ne sommes pas faits pour être ensemble.
- Paul, je…
- Ce serait mentir que prétexter le contraire, Kate. On a essayé de recoller les morceaux et apparemment ça ne fonctionne toujours pas !
- Tu refuses de venir à la maison la semaine, m'accusa-t-elle soudain.
- Tu ne viens pas non plus chez moi.
- Ce n'est pas vraiment chez toi.
- Quelle différence ? demandai-je perplexe.
- Ça en a une pour moi !
- Tu es jalouse de Bella alors qu'il ne se passe rien avec elle et tu refuses de venir chez moi sous prétexte que c'est elle qui me prête le local.
- C'est faux ! protesta-t-elle.
- J'ai raison et tu le sais. On a dû faire l'amour qu'une seule fois cette semaine alors qu'avant on ne pouvait pas s'empêcher de se toucher ne serait-ce qu'une demi journée !
- Alors nous deux, c'est juste une histoire de sexe, c'est ça ?
- J'ai pas dit ça, Kate ! Je soupirai lourdement et me pinçai l'arrête du nez pour tenter de me calmer. On est en train de se prendre la tête pour des conneries, je ne peux pas continuer comme ça.
- Si tu tenais un tant soit peu à moi, tu comprendrais ce que je ressens vis à vis de tout ça.
Je fermai les yeux, pris une profonde inspiration et décidai d'être franc car elle commençait à sérieusement me prendre la tête.
- Tu as raison, je ne tiens pas à toi, déclarai-je froidement. Du moins, pas assez pour que notre relation devienne sérieuse. Nous pouvons être amis mais pas amants, expliquai-je en la voyant froncer les sourcils.
- Mais moi je tiens à toi !
- Mais tu ne m'aimes pas. Et je ne t'aime pas non plus.
Elle ouvrit la bouche pour protester ou pour dire quelque chose mais elle se ravisa. Elle prit le temps de réfléchir quelques instants puis dit :
- Je suppose que tu as raison.
Elle semblait triste mais je savais qu'elle allait s'en remettre.
- Écoute Kate, on pourrait en rester là et être amis. Jamais je ne regretterai les moments que j'ai passés avec toi. Tu es une fille super et formidable mais on est pas faits pour être ensemble.
- J'ai saisi Paul, t'inquiète pas pour moi, je suis une grande fille !
- Tu veux que je te raccompagne ? demandai-je.
- Non, ça ira, je vais me débrouiller.
Je vis des larmes affluer dans ses yeux mais elle se retourna à temps pour que je ne les vois pas couler. Elle s'enfuit dans la nuit tandis que je tournais les talons pour rejoindre mon lit, complètement exténué.
Je ne voulais pas vraiment que ça se passe comme ça mais je n'avais pas eu le choix. Les avoir vus, Garrett et elle, en train de rire aux éclats de cette façon m'avait fait réaliser que nous faisions semblant de continuer quelque chose qui n'avait aucun avenir. Kate était une amante formidable, certes, et nos parties de jambes en l'air me manqueraient, mais, aussi macho que je puisse être, je ne pouvais plus supporter de la rendre malheureuse et hystérique.
Je préférais de loin ma liberté.
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Le lendemain, lorsque mon réveil sonna, je me levai difficilement. Je n'avais pas pris de cuite et pourtant j'avais très mal à la tête et je me sentais nauséeux. Cependant, je ne pouvais pas me permettre de rester au lit, je devais m'entraîner dur pour satisfaire Bella, lundi à l'entraînement. Du paracétamol et je serai comme neuf !
Aussi, après avoir avalé deux cachets, je partis courir, comme à mon habitude. Puis, comme chaque samedi, j'enchaînai avec mon entraînement habituel. J'avais fait des progrès considérables mais Bella ne semblait se rendre compte de rien, ce que je ne comprenais pas du tout. Je ne devais pas la décevoir, je ne voulais pas qu'elle me laisse tomber. Je voulais faire carrière dans la boxe, je voulais aller aux championnats d'Irlande, je voulais aller aux jeux olympiques et même aux mondiaux. J'avais des rêves plein la tête et je souhaitais qu'ils deviennent réalité.
Alors, sans m'en rendre compte, je m'entraînai jusqu'à en épuiser toutes mes réserves. J'avais sauté le petit-déjeuner et le déjeuner (est-ce qu'au moins, j'avais avalé quelque chose hier soir mis à part quelques frites glanées ici et là ? ) et lorsque je ressentis les premiers vertiges, il était déjà trop tard pour remédier à mes erreurs. L'espace d'un instant, des tâches noires se formèrent devant mes yeux, puis la tête me tourna brusquement, me provoquant des hauts-le-coeur puissants.
Je m'écroulai par terre, rendis le si peu de choses que contenait mon estomac puis ce fut le trou noir…
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Notes de fin : (En direct de mon bunker) : Oups... On dirait qu'il va falloir attendre une semaine pour avoir la suite ! ^^
Vous avez aimé sinon ? La rupture avec Kate ? Enfin ? Trop tôt ? La rencontre avec Charlie? Dites moi tout !
A bientôt !
Til
