Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Je les emprunte à Stephenie Meyer pour m'amuser un peu et surtout pour votre plaisir personnel.

Notes de l'auteur : Merci à Marie et à Lydie pour leur investissement dans ce projet. Merci aussi à Sandra qui a lu et donné son avis sur ce chapitre et sur les suivants. Merci à tous ceux qui me suivent au fil des jours.

Bonjour tout le monde et merci pour vos reviews. Certaines m'ont laissée très émue, je dois le dire.

Bon, je sais que vous avez eu peur pour Paul, alors je ne discute pas trop et vous laisse lire.

Dédicace à Larosesurleau : j'ai pensé à toi ! :)

Je vous retrouve en bas.

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Chapitre 5 : Rétablissement.

Novembre.

Lorsque je me réveillai, je mis quelques temps à rassembler mes esprits. Je ne reconnaissais pas l'endroit où je me trouvais et commençais à paniquer. En jetant un regard aux alentours, je compris assez vite que j'étais à l'hôpital et je me souvins du malaise que j'avais fait lors de l'entraînement. Merde !

Je fus tout aussi surpris de trouver Bella, endormie sur une chaise près de mon lit, sa main posée sur mon bras. Elle avait dû me tenir la main mais en s'endormant, elle avait sûrement bougé. Mon coeur accéléra à cette pensée et un léger sourire naquit sur mes lèvres. Lentement, je déplaçai mon bras afin de reprendre sa main pour lui en caresser le dos. Elle frémit légèrement, poussa un petit gémissement et ouvrit les yeux qu'elle leva dans ma direction. Je me rembrunis en voyant qu'ils étaient cernés par la fatigue et rouges à force d'avoir certainement versé trop de larmes. Son teint était crayeux et ses cheveux tout ébouriffés.

Je fronçai les sourcils en la découvrant dans cet état mais en constatant que j'étais réveillé, elle me sourit et ses yeux se mirent à pétiller d'un seul coup.

- Paul, chuchota-t-elle. Tu m'as fait si peur.

- Shhh, c'est fini maintenant. Je suis là.

- Oh Mon Dieu, j'ai eu si peur, répéta-t-elle.

Elle prit ma main entre les siennes et la serra aussi fort qu'elle le put. Elle la porta à ses lèvres et l'embrassa doucement. Je sentis quelque chose d'humide couler sur mes doigts et je me rendis compte que c'étaient des larmes. Elle pleurait et je me sentais impuissant face à sa tristesse. Mon autre bras était immobilisé par une perfusion alors je ne pouvais rien faire d'autre que lui murmurer des paroles rassurantes. Cela sembla l'apaiser car son corps arrêta de tressauter au bout de quelques minutes.

- Excuse-moi, je dois te paraître idiote.

- Ne dis pas ça, la rassurai-je.

- C'est moi qui t'ai trouvé Paul, tu m'as fichu une de ces trouilles. J'ai cru...

Elle tremblait de tout son corps, ce qui l'empêcha de finir sa phrase.

- Shhh tout va bien, je suis entier et vivant, Bella, dis-je en lui offrant mon plus beau sourire.

- Kate est venue tout à l'heure et elle était fâchée contre moi, avoua-t-elle.

- Qu'a-t-elle dit ? grognai-je tout bas.

- Que tout ça c'était ma faute. Que je t'avais forcé à travailler dur et que je t'avais quasiment tué.

- C'est faux et tu le sais bien, lui reprochai-je.

- J'ai été si injuste avec toi. Tu es le meilleur boxeur que j'ai eu depuis longtemps et je ne t'ai pas traité comme tel. Au lieu de ça, je t'ai traité comme une... comme un... J'ai été si bête ! pesta-t-elle, des larmes au coin des yeux.

Je restai interdit quelques instants, ne croyant pas ce qu'elle venait de me dire. Merde alors ! Le meilleur ? Pourquoi ne me l'avait-elle pas dit ?

- Ne me regarde pas comme ça Paul, je me sens déjà assez fautive comme ça.

- Tu avais sûrement tes raisons, n'est-ce pas ? demandai-je, un soupçon de reproche dans la voix.

- La jalousie mise à part, non, avoua-t-elle.

- La jalousie ? A propos de Kate ?

- Pas uniquement, dit-elle après avoir hésité à répondre. J'étais jalouse de ton talent Paul, de ta capacité à apprendre et à retenir tout ce que je te disais aussi rapidement. J'étais jalouse que tu puisses enchaîner ton boulot, tes sorties, ta copine et tes amis sans que tout cela ne soit pas incompatible avec ton entraînement. J'aurais tellement voulu être comme toi, comme Edward.

- Nous ne serions pas ce que nous sommes sans toi, murmurai-je tout bas. Sans toi, Edward Cullen ne serait pas devenu un champion, Bella. Tu l'as mené à la gloire.

- Oui mais moi, je suis toujours là, dans un quartier de Dublin, à entraîner des jeunes qui, une fois la célébrité atteinte, m'oublieront certainement, soupira-t-elle.

- Ne t'apitoie pas sur ton sort comme ça, Bella, je te l'interdis. Tu es une coach formidable, ne l'oublie jamais, tu m'entends ? Elle acquiesça doucement. Si un jour je participe à une compétition, quelle qu'elle soit, je t'emmène avec moi.

- Impossible.

- Je te le jure, Bella. Ne laisse pas Kate te faire du mal. Je te dois tout, je ne suis pas prêt de l'oublier, dis-je en embrassant ses jointures doucement.

Jacob choisit ce moment pour entrer dans la pièce, sa main accrochée à celle de Tanya. Il s'arrêta net dès qu'il franchit la porte de la chambre et nous toisa de son regard plein de sous-entendus.

- A peine réveillé que tu en profites déjà ! Sacré Paul !

- La ferme, Jacob !

- Je vais chercher un médecin, dit doucement Tanya en lâchant la main de Jake.

- Bonne idée ma puce. Comment ça va ? demanda-t-il à mon intention tout en gardant son sourire idiot planté sur ses lèvres.

- Bien. Enfin, je crois. Je n'ai mal nulle part et je me sens reposé. Combien de temps suis-je resté inconscient ?

- Plusieurs heures. Bella t'as retrouvé évanoui sur le ring en début d'après-midi et il ne doit pas être loin de dix-neuf heures.

- Merde, le boulot ! Il faut que je prévienne Garrett… mon téléphone… dis-je en m'agitant dans le lit à la recherche de mes affaires.

- Calme-toi, Paul, me supplia Bella. Nous avons appelé ton boss. Il est venu tout à l'heure pour savoir comment tu allais. Il était très inquiet. Il ne va pas te virer, Paul, il nous l'a promis. Apparemment, tu es aussi doué en tant que boxeur qu'en tant que serveur, sourit-elle doucement.

- Ouais, j'me débrouille, dis-je un peu plus calme. Où est Kate ?

- Garrett est arrivé à l'hôpital au moment où elle me criait dessus. Il… Il l'a amenée faire un tour.

- Elle n'aura pas perdu de temps, grondai-je.

- Tu… Tu l'as larguée ?

- Ouais. Hier soir, expliquai-je en faisant la grimace.

- Elle ne l'a pas mentionné. Du coup, je comprends mieux sa colère, tenta-t-elle de plaisanter.

- Elle aussi a des soucis avec la jalousie, expliquai-je en haussant les sourcils.

Bella rit doucement et reprit ma main dans la sienne. Jacob ne dit rien mais je vis à son regard qu'il était content de ce qu'il se passait entre nous. Personnellement, je ne savais pas encore si je sortirais un jour avec Bella mais peu m'importait en ce moment. J'étais juste content d'être en vie.

Lorsqu'il entra dans la chambre, le médecin fit sortir tout le monde, rappelant à mes amis que les heures de visite étaient terminées depuis un certain temps mais qu'ils pourraient revenir demain. Jake fourra quelques friandises dans le tiroir de ma table de chevet tandis que Bella me donnait des revues de sport. Elle m'informa que mes affaires étaient toutes rangées dans le placard et que ma trousse de toilette était dans la salle de bain. Je fus gêné de savoir qu'elle ait pensé à me faire une valise. Avait-elle fouillé dans mon tiroir à chaussettes et choisis mes boxers pour mon séjour à l'hôpital ? Putain, il devait sûrement y avoir des boîtes de capotes et des tubes de lubrifiants parfumés qui traînaient là-dedans et Dieu sait quoi encore ! Peut-être même des magazines pornos ! Merde, merde, merde ! Je décidai que je ne préférais ni rien demander ni rien savoir et rangeai cette idée dans un coin de ma tête, enfermée à double tour.

Lorsqu'ils furent tous partis, une ravissante infirmière me proposa un plateau repas que j'engloutis jusqu'à la dernière miette même si, comme toute nourriture que l'on trouvait dans un hôpital, ce n'était pas très fameux. Lorsque Esmee (c'était ce qui était inscrit sur son badge) revint, elle me prit la température, la tension et me changea la perfusion. Elle devait avoir la quarantaine mais elle restait malgré tout très séduisante. Sous sa blouse, je devinais un corps encore parfait, des seins de taille idéale pour mes mains et des jambes divines. Son sourire était éblouissant et ses yeux, d'un bleu de ciel printanier étaient d'un éclat à couper le souffle.

Tout en elle me fit repenser à cette femme que j'avais connue il y a quelques années de ça. Elle s'appelait Eleanor et entre nous, ça avait été tellement fantastique que nous nous étions revus pendant plusieurs semaines. Je n'étais qu'un gamin et elle savait qu'elle prenait un gros risque en continuant à me fréquenter mais, jusqu'à ce qu'elle déménage au Japon pour ses affaires, nous avions continué à coucher ensemble aussi souvent que possible. J'avais été triste de la voir partir si loin mais peut-être que si elle était restée, elle aurait eu des ennuis à un moment donné. Nous sommes restés en contact quelques mois puis elle a rencontré un gros bonnet des finances et l'a épousé. A partir de là, je n'ai plus entendu parler d'elle et, à y réfléchir, c'était mieux ainsi.

La voix douce d'Esmee me fit sortir de ma rêverie.

- Bonne nuit Monsieur Lahote. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous sonnez.

- Merci, répondis-je simplement.

Alors qu'elle sortait de ma chambre, je reluquai rapidement ses fesses et je sus qu'elle était encore vraiment bien foutue et que j'aurais pu tenter quelque chose si je n'avais pas remarqué son alliance. Je suis peut-être un homme à femmes et un macho mais je ne suis pas un briseur de ménages. J'avais toujours respecté cette règle là.

Je n'avais pas tellement envie de dormir et le programme télé ne me tentait pas alors je pris un magazine et me mis à le lire. Les nouveaux modèles de bécane qui étaient présentés me faisaient rêver et je me mis à songer à tout ce que pourrais m'acheter si un jour je devenais boxeur professionnel. La première chose que je m'offrirai serait une maison au bord de la mer, avec un ponton pour pouvoir y amarrer un petit bateau. J'aurais un énorme garage pour y mettre ma moto et un gros 4x4 et un immense séjour dont la baie vitrée donnerait sur la mer. Le pied ! J'adorai Dublin mais j'aimais l'air marin encore plus.

Je me mis à bailler alors que je feuilletais distraitement les pages des vestes en cuir. Je fermai le magazine et le rangai dans la table de nuit. Les médicaments qu'on m'avait prescrits devaient être sacrément costauds car, juste après avoir éteint la lumière, je sombrai à nouveau dans un profond sommeil.

Je restai à l'hôpital tout le week-end mais jamais je ne fus seul un instant si bien que mon séjour passa très vite. Bella et Jacob s'étaient relayés à mon chevet et j'avais vraiment apprécié leur dévouement à mon égard. Le samedi après-midi, nous avions regardé des séries à la télévision, en sirotant du Coca Cola et en nous gavant d'oursons à la guimauve, sous l'œil légèrement désapprobateur de l'infirmière. Garrett avait fait une brève apparition mais comme il gérait le service à ma place pendant ma convalescence, il n'avait pas pu rester très longtemps. C'était encore les vacances mais il avait refusé d'embaucher quelqu'un d'autre. Seule Kate ne vint pas mais je ne m'en offensai pas plus que ça. A vrai dire, je n'avais pas non plus très envie de la voir.

Comme je m'y attendais, je fus libéré le lundi midi, juste après le passage du docteur. Je n'avais aucune raison de rester cloîtré ici un jour de plus et tant mieux ! Cependant, j'avais l'interdiction de me remettre au sport et de travailler au moins pendant une semaine. Le médecin avait été formel là-dessus, j'avais encore quelques carences et mon organisme était encore fatigué. Je tentai toutefois de protester :

- Docteur, je suis un sportif ! Je ne peux pas rester une semaine sans bouger !

- Monsieur Lahote, vous devez vous montrer raisonnable.

- Est-ce que je peux au moins faire du vélo ou un peu de musculation ?

- Une demi-heure de marche par jour suffira, Monsieur Lahote. Vous pouvez éventuellement aller faire quelques brasses à la piscine mais, croyez-moi, si vous forcez, vous reviendrez ici avant la fin de la semaine ! Je compte sur vous pour le garder à l'œil, Mademoiselle, dit-il en s'adressant à Bella.

Elle opina en souriant et je soupirai en comprenant que je devais m'avouer vaincu. Je lui promis d'obéir même si je savais que j'aurais du mal à tenir ma promesse. Il me tendit une ordonnance et me souhaita bonne chance pour ma future carrière de champion. Je le remerciai chaleureusement et fis mes bagages à la hâte, trop pressé de sortir de cet hôpital. J'aperçus Esmee au loin alors je la saluai avant de m'engager, avec Bella, dans le couloir qui menait à la sortie.

- Ne t'avise pas de lui désobéir ou je me verrais contrainte de t'attacher à une chaise toute la journée ! me menaça Bella.

Je lui lançai un regard interrogateur et elle éclata de rire en se rendant compte que sa phrase portait légèrement à confusion. Elle m'accompagna au service administratif pour que je donne à la secrétaire les papiers de ma sortie puis je proposai à Bella de venir prendre un café chez moi. Elle accepta, ce qui me donna du baume au coeur. Je n'avais pas du tout envie de me retrouver seul aujourd'hui. Nous hélâmes un Taxi afin de rentrer plus vite qu'avec le bus. J'avais hâte de retrouver ma piaule.

- Tu n'as pas de cours à donner ? m'étonnai-je.

- J'ai pris ma journée.

- Merci Bella.

- Je suis ton amie, rien de plus normal.

- Ne te sens pas responsable de tout ça, Bella. J'ai vraiment merdé sur ce coup-là. Encore une fois.

- Laissons tomber d'accord ?

- D'accord !

Je réglai le Taxi, récupérai mon bagage et me mis à chercher mes clés sans les trouver.

- Tu sais où sont mes clés Bella ?

- Ah oui, zut, elles sont dans mon bureau. Je les ai laissées là après avoir préparé tes bagages pour l'hôpital. Ça nous prendra deux minutes d'aller les chercher.

- Ce n'est rien. Une chance que j'habite juste à côté, ris-je doucement. Allez ouvre cette porte, je me gèle !

Elle sourit et ouvrit la porte de la salle de boxe. Lorsque j'allumai la lumière, j'entendis un "surprise!" qui me fit sursauter. Mes amis étaient tous là et avaient préparé une sorte de fête pour mon retour. Des banderoles et des ballons étaient accrochés un peu partout et un petit buffet avait été dressé. J'étais très ému et très étonné de les trouver là. Alors que je les regardais tous d'un air paumé et hagard, j'aperçus Garrett et Kate dans un coin de la pièce et fronçai les sourcils. Je sentis Bella s'approcher de moi, passer une main dans mon dos et me murmurer :

- Kate s'est excusée auprès de moi. Garrett est fou d'elle alors ne gâche pas tout.

- Je vais essayer, grognai-je.

Jacob me prit dans ses bras et me donna de grandes tapes dans le dos, comme s'il voulait rendre son geste plus viril qu'il ne l'était. Tanya m'embrassa sur la joue tandis que Marcus et Démétri se contentèrent d'une bonne poignée de main. Mon patron s'approcha de moi et dit :

- Je suis content de te voir sur pieds, Paul. Certains clients t'ont réclamé au bar…je dois dire que je suis assez impressionné par le boulot que tu as fourni.

- Merci Garrett. Mon pouvoir de séduction est irrésistible, plaisantai-je doucement.

- N'en fais pas trop non plus. A l'avenir dis-le-moi si tu es trop crevé pour assurer les extra.

- J'essaierai, grimaçai-je.

Je jetai un œil vers Kate qui était restée dans son coin et ajoutai :

- Prends soin d'elle, elle le mérite.

- Merci mec. J'apprécie, dit-il en me donnant une tape sur l'épaule.

Je vis mon ex approcher et je sentis qu'elle voulait me parler pour s'excuser ou quelque chose du genre mais je l'interrompis avant qu'elle commence :

- Plus tard Kate. Profitons plutôt de cette petite fête ! J'ai une faim de loup !

Sans attendre sa réponse, je me dirigeai vers la table où se trouvait le buffet qu'ils avaient dressé afin de pouvoir enfin goûter de la nourriture autre que celle de l'hôpital. Je choisis une énorme part de pizza au fromage et mordis dedans à pleines dents. Ça, c'était de la vraie bouffe !

Alors que la fête battait son plein et que la plupart de mes amis étaient occupés à roucouler ou à se dandiner au son de la musique, Bella vint me trouver, un air mystérieux sur le visage. Elle me tendit un verre de bière que je pris et elle s'assit à mes côtés dans le canapé que j'avais récupéré chez son père.

- Comment ça va ? demanda-t-elle.

- Bien, et toi ?

- Je commençais à me sentir un peu seule, dit-elle en désignant les deux couples.

- Je comprends. Où sont Marcus et Démétri ?

- Rentrés. Ils doivent boxer demain.

J'acquiesçai puis reportai mon attention sur elle. Elle tournait son verre vide entre ses paumes, l'esprit quelque peu préoccupé.

- Tu voulais me dire quelque chose ?

- Quelque chose comme ça.

- Crache le morceau Swan.

- Est-ce que tu accepterais de devenir mon assistant durant toute la durée de ta convalescence ?

- C'est-à-dire ?

- M'aider avec le matériel, donner des conseils aux boxeurs, ce genre de trucs.

- Tu veux vraiment m'avoir à l'œil, hein ? la taquinai-je.

- Oui, avoua-t-elle. Mais je sais aussi que tu ne voudras pas t'éloigner de la salle pendant tout ce temps alors c'est un bon compromis, non ?

Je savais qu'elle se sentait toujours coupable de mon hospitalisation mais je savais aussi qu'elle ne voulait pas que je fasse quoi que ce soit qui me ferait retourner à l'hosto en moins de deux. J'acceptai sa proposition et elle m'embrassa sur la joue, comme elle l'avait fait le jour où nous avions déjeuné ensemble au Fish&Chips.

Dans la foulée et sans réfléchir, j'ajoutai :

- A condition que tu acceptes de dîner avec moi demain soir.

- D'accord ! Tu choisis le restaurant !

- Ça marche !

Elle me sourit et se leva pour aller se chercher quelque chose à boire. Alors que je la regardais s'éloigner de moi, je ne pus m'empêcher de la détailler de haut en bas avant de me corriger mentalement. C'était ma coach et je devais la voir comme telle et pas autrement. Mais une partie de moi ne voulait pas m'écouter et c'était bien son cul que je matais alors qu'elle se penchait pour attraper la bouteille de jus d'orange. Le spectacle était divin et je ne pouvais pas m'empêcher de le regarder.

J'étais condamné à être irrécupérable.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Le lendemain, en arrivant à la salle de boxe, j'étais assez stressé car je ne savais pas réellement en quoi consisterait mon boulot. Bella sourit en me voyant si nerveux.

- Tu vas m'aider à former les petits nouveaux en leur donnant des conseils, en corrigeant leurs postures, en leur apprenant à prendre leurs appuis. Bref, le b.a-ba de la boxe en somme. A la fin de la journée, tu rangeras le matériel et je ferai le ménage habituel, OK ?

- Ça a l'air facile ! fanfaronnai-je.

- Je ne veux pas que tu te fatigues, Paul. Au moindre signe, tu t'assois et tu fous ton putain d'ego de macho de côté, c'est clair ?

- Très clair ! Je ne voudrais pas m'endormir au restaurant ce soir, ça ferait mauvais genre, plaisantai-je doucement. Un sourire fendit son joli visage et elle demanda :

- Où va-t-on au fait ?

- Surprise, surprise ! dis-je plein de mystère.

- Un indice ?

- Peut-être dans la journée…

- Alors au boulot Monsieur le cachottier !

Je me mis au garde à vous, la saluai à la façon des militaires et me dirigeai vers l'armoire où était rangé le matériel. Ma première mission consistait à préparer la séance de Marcus, qui, comme chaque jour, arrivait à dix heures. Ensuite je devrais apprendre à Tara, la petite nouvelle, à taper dans un sac de frappe sans se casser un poignet. Elle devait avoir facilement six ou sept ans de moins que moi mais elle était déjà très douée pour une débutante.

Travailler avec Bella s'était avéré plus facile que je ne l'aurais pensé. Je me débrouillais assez bien avec les boxeurs, je tentais de leur apprendre le plus de choses possibles afin qu'ils évoluent plus rapidement sur le ring. Certains d'entre eux étaient vraiment doués et avaient sans doute un avenir tout tracé devant eux. Bella faisait vraiment du bon travail dans cette salle de sport.

La journée passa très vite et, bien que parfois un peu trop maternelle, Bella se révéla être une patronne plutôt cool. J'avais quand même dû parfois lui rappeler que je n'étais pas en sucre et que je ne risquais pas de fondre ou de m'écrouler juste parce que je portais des haltères d'un endroit à un autre de la salle de boxe.

Jake nous rendit visite entre midi et deux, il avait apporté des plats chinois que nous partageâmes dans une ambiance bon enfant. Notre ami nous apprit que Tanya voulait déjà s'installer chez lui mais qu'il trouvait que ça allait un peu trop vite en besogne, qu'il n'était pas prêt à se caser pour de bon.

- Une partie de ses affaires est déjà chez moi et j'ai l'impression qu'elle en ramène un peu plus chaque jour.

- Pourquoi tu ne lui en parles pas ? demanda Bella avant d'avaler une gorgée d'eau.

- Elle ne veut rien entendre.

- Aussi bornée que sa copine, dis-je en me souvenant de ma dispute avec Kate à ce sujet.

Nous partîmes dans un fou rire que nous eûmes du mal à contenir. Le reste de la journée se passa sans incident majeur et bientôt, il fut l'heure de fermer la salle de boxe pour la nuit.

- Tu passes me prendre à quelle heure ? demanda Bella en faisant tinter ses clés nerveusement.

- Est-ce que dix-neuf heures c'est trop tôt ?

- Ce sera parfait. Tu ne m'as toujours pas dit où on allait.

- Il est trop tard pour les indices, Bella.

- Tu ne m'en a pas donnés du tout de la journée, bouda-t-elle.

- J'ai oublié, désolé. La surprise ne sera que meilleure.

- Y'a intérêt. A tout à l'heure Paul, dit-elle en m'embrassant sur la joue.

- Ouais, à tout' !

Lorsqu'elle tourna les talons, je portai ma main à l'endroit où elle avait déposé le baiser et je me jurai intérieurement que la prochaine fois qu'elle poserait ses lèvres sur moi, ce ne serait pas ici.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Notes de fin : Tadaaaaaaaaaam ! La prochaine fois ce sera le dîner ! :p

Allez, j'attends vos petits commentaires sur ce chapitre que j'adore !

Bisous et bonne fin de semaine les lecteurs et lectrices !