Bonjour à tous!!

Après deux semaines d'absence, voici venir la suite de cette histoire. je vous pris d'excuser mon stage à l'Inra qui m'a empêché d'écrire et de poster plus rapidement ce chapitre! Lol.

Mais ne dit-on pas "plus c'est long, plus c'est bon?" En espèrant que ce chapitre vous plaise autant qu'à moi!

Elayna Black: Toujours fidèle au poste à ce que je voit!! C'est bien, j'en suis contente et assez fière quelque part, de pouvoir garder des lecteurs de chapitre en chapitre! Pour les passages de 92, j'ai effectivement essayé de les rendre prenant et de fair ressortir le côté dramatique de la situation (bien que ça ne soit pas encore assez bien à mon goût lol). J'espère que ce chapitre te plaira toujours! Bisous

cassy13: Si tu trouves ça compliqué, je ne sais pas ce que tu vas penser de la fin alors, lol!! Non sans blague, si tu as des questions ou idées, n'hésite pas,j'y répondrai dans le mesure du possible afin de ne pas gâcher le suspens! Bisous

naiade59: bah oui ils commencent déjà à souffrir, la vie n'est jamais parfaite, lol! Et encore, là tu n'as encore rien vu, la suite sera pire!!Je vais essayer de faire en sorte que les persos restent aussi vrais que possible, alors n'hésite pas à me signaler si je dérappe!! Bisous.

Et voilà, c'en est fini pour les RAR. Comme précisé à cassy, si vous avez des questions ou idées pour la suite que vou aimeriez bien voir apparaitre, je suis preneuse et j'essayerai de les intégrer à le trame de l'histoire, autant que possible!

Bonne lecture!

Chapitre 3


Angleterre, 1er septembre 1977 :

Annalee se leva avant même la première sonnerie de son réveil, comme à son habitude à chaque rentrée. Elle l'éteignit alors qu'il commençait à sonner et s'extirpa de son lit.

Tout en se dirigeant vers la salle de bain, elle sentit une petite boule se former au creux de son estomac, angoisse de la rentrée mais en même temps excitation de retourner dans le château qu'elle aimait tant.

Elle savoura cette sensation d'anticipation et de stress mêlé. Soudain, la vérité la percuta de plein fouet : C'était la dernière fois qu'elle ressentait ça, c'était sa dernière rentrée. Aujourd'hui, elle prendrait le Poudlard Express pour la dernière fois, elle écouterait le discours de Dumbledore pour la dernière fois… Cette année était la dernière en tout. Un sentiment de nostalgie s'empara alors d'elle, la submergea jusqu'à lui faire monter les larmes aux yeux.

Qu'allait-elle devenir après ça ? Elle n'avait jamais vraiment réfléchi à son avenir, pensant toujours qu'il y avait le temps pour le faire. Mais le temps est bien ce qu'il existe de plus difficile à retenir. Et elle se retrouvait là, aux portes de sa dernière année, sans savoir de quoi son avenir sera fait.

Rien de pire pour commencer une journée que de penser à ça !! Se dit-elle en se secouant.

Une demi-heure plus tard, elle était fin prête, sa valise à côté d'elle. Et comme d'habitude, Lyn et Jenn dormaient toujours profondément.

Après un réveil tout sauf en douceur et une bonne heure d'attente, les deux jeunes filles furent finalement sur pied, et toutes trois se jetèrent sur le copieux petit déjeuner que Mrs Kendall leur avait préparé.

A 10h tapantes, tout le monde embarqua dans la voiture de Mr Kendall qui conduisit les trois filles à la gare de King Cross. C'est avec un pincement au cœur qu'Annalee traversa discrètement le mur entre les voies 9 et 10 et se retrouva sur le quai ou attendait le magnifique train à la locomotive rouge. Notant tous les détails, elle enregistra cette vision dans sa mémoire, pour ne jamais oublier ce qu'avaient été ses années à Poudlard.

-Allez, Ann viens ! Pour une fois qu'on est en avance, ne tardons pas.

Jenn, toujours et encore. Une hyperactive cette fille ! Pensa Ann en la suivant néanmoins. Il y avait encore peu de monde sur le quai, aussi n'eurent-elles pas besoin de jouer des coudes pour grimper dans le train.

-Viens, Lyn est partie devant chercher des places.

Ladite Lyn sortit alors sa tête d'un compartiment et agita la main, faisant signe à ses amies de la rejoindre.

-J'ai trouvé un compartiment libre, les filles ! Cria-t-elle.

-C'est normal, Lyn, à cette heure ci, ils le sont tous ! Réplique Ann en levant les yeux au ciel.

-Ouais…peu importe, celui-ci n'attendait que nous !

Les deux jeunes filles éclatèrent de rire devant les pitreries de Melynda et s'engouffrèrent dans le compartiment. Avec bien du mal, elles hissèrent leurs valises dans les rangements prévus à cet effet et s'affalèrent sur les sièges usés par le passage des nombreuses générations d'étudiants.

-C'est dingue ça ! Pourquoi est-ce que c'est toujours nous, les filles, qui avons les valises les plus lourdes et le plus de mal à les monter la haut ?? Clama Jenn.

-Tout simplement parce que c'est bien connu que les filles ont toujours une valise plus lourde que les garçons à cause de tous les trucs de filles qu'on peut y mettre. Répondit Lyn. Ce qui fait que les mecs ont, en apparence, moins de mal que nous à monter leur valise !

-Ouais…si tu le dit ! Ronchonna Jenn. En tout cas, ce n'est certainement pas parce qu'ils sont plus forts que nous !

-Non, c'est évident que non ! Railla Lyn.

Annalee se leva et ferma la porte de leur compartiment, le train commençant à se remplir petit à petit. Cette dernière émit un grincement sourd de protestation.

-Alors, prêtes pour votre dernière année, les filles ? Demanda Lyn.

-Tu parles, elle ne peut pas être pire que celle d'avant !

-Oh, Jenn, soit donc un peu plus optimiste, voyons ! Tu n'as pas hâte d'en avoir terminé avec les cours et les profs !

-En fait, ce n'est pas tant à la fin des cours qu'il faut penser, mais plutôt à ce que l'on va faire après… Hasarda Annalee.

Elles furent interrompues par le grincement de la porte que l'on coulissait à nouveau. Une tête rousse apparue alors à travers l'ouverture, surplombant des yeux bleu-violets rieurs.

-Alyz ! Te voilà ! Entre donc t'installer avec nous ! Dit Melynda.

-Euh, je ne crois pas que ce soit conseillé… hésita la petite Gryffondor.

Ses amies la dévisagèrent, incrédules. Soudain, la porte s'ouvrit plus grande pour laisser place à deux grands gaillards plutôt costauds.

-Alyz, non !! Gémit Lyn. Pas ça !

-Salut les filles ! Lança le plus grand des deux. Il n'y a plus de place ailleurs, alors on s'installe.

Sitôt dit, sitôt fait. Les garçons entrèrent, suivit péniblement par Alyz qu'ils venaient de bousculer. Deux autres arrivèrent quelques secondes après.

-Par Merlin, non ! Ann, qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Se plaignait Melynda sur l'épaule de son amie.

-Lyn, voyons, remet toi, ça n'est pas si dramatique que ça !

-Oh si Anna, ça l'est !

-Je suis désolée les filles, je n'ai pas pu les empêcher de me suivre. S'excusa Alyz, penaude.

-Ce n'est pas ta faute Alyz, rassure toi. Même sans toi, ils nous auraient trouvées… Grogna Lyn, se ressaisissant.

Les quatre garçons avaient terminé de ranger leur valises, « moins lourdes que les nôtres » bougonna Jenn. Ils s'étaient installés sur la banquette en face de celle que les filles avaient monopolisée et avaient commencés à discuter tranquillement entre eux.

-Ils pourraient au moins s'excuser ! Grommela Lyn, toujours en colère.

-La petite Melynda aurait-elle quelque chose à dire ? Intervint le grand aux cheveux bruns mi-longs.

Lyn réagit au quart de tour : elle avait horreur qu'on la traite de petite, elle qui était la plus grande des quatre !

-JE NE SUIS PAS PETITE, BLACK ! Hurla-t-elle. Et oui, j'ai quelque chose à dire : Vous débarquez ici sans même nous demander notre avis, vous vous installez tranquille tous les quatre, sans un seul mot d'excuse ! Vous vous prenez pour qui, là ? Ca ne t'est pas venu à l'esprit qu'on pourrait attendre des gens ?

-Ben non, Alyz est là, qui voulez-vous attendre d'autre ? Vous n'avez pas d'autres amis ! Répondit Sirius, étonné de l'accès de colère de Melynda.

-Espèce de…Rugit-elle en se jetant sur lui. Elle n'eut même pas le temps de l'atteindre que déjà le deuxième s'était interposé.

-Potter ! Lâche-moi ! Laisse-moi l'étriper !

La pauvre Melynda se débattait tant bien que mal afin de se dégager de l'étreinte de James qui la ceinturait de plus belle. Sirius, quand à lui était plié de rire sur sa banquette. Annalee les regardait, effarée tandis que Jenn fouillait frénétiquement ses poches à la recherche de sa baguette.

- Lâche-moi, je te dis ! Criait toujours Lyn.

-Ah ça non ! Jamais je ne te laisserai toucher à Sirius. Comment je vais faire, moi, si tu me l'abimes ? Lança James, sur un ton plein de sous-entendus.

Ces mots eurent l'effet d'une douche froide sur Melynda qui se stoppa net. Un froid plana sur le compartiment, personne ne sachant quoi dire après cette révélation.

Le silence fut soudain brisé par un éclat de rire, provenant du jeune homme châtain assis aux côtés de Sirius.

Comprenant qu'on l'avait dupé, Melynda s'emporta de plus belle, griffant le garçon qui la tenait toujours.

-Vous n'êtes que des sales verracrasses, tous autant que vous êtes ! Hurlait-elle.

-Oh, allez Elridge, c'était juste histoire de rigoler un peu. S'excusait James.

Un sifflement aigu se fit entendre et le compartiment fut secoué comme le train commençait à partir. Sans rien pour se rattraper, Lyn se sentit partir en arrière, entraînant son assaillant avec elle. Ils furent au sol en moins de deux secondes, James écrasé entre le plancher et la jeune fille.

Ce fut à ce moment précis que Lily Evans décida de faire son entrée. Ses yeux fixèrent instantanément les deux étudiants avachis par terre, une expression choquée sur le visage.

Toujours riant, James leva la tête et s'aperçut de sa présence.

-Lily, non, ce n'est pas ce que tu crois ! Se précipita-t-il.

-Oh, mais je ne crois rien, Potter ! Tu as le droit de faire ce que tu veux, avec qui tu veux. Mais quand même, en public… Si j'avais eu une quelconque estime pour toi, elle en aurait pris en coup. Mais comme il n'en est rien, le problème ne se pose pas. Rétorqua-t-elle, cinglante.

Elle referma la porte dans un tourbillon de mèches fauves, laissant à terre un James on ne peut plus atterrer. Pour le coup, ce fut Lyn qui fut prise d'un fou rire. Les autres, figés par la scène ne bronchaient pas.

Se relevant, Lyn croisa le regard de James, toujours au sol. Une immense tristesse pouvait se lire dans ses yeux, les paroles de Lily l'avaient achevé. Le chagrin qui avait envahi le jeune homme percuta Lyn de plein fouet, qui arrêta net de rigoler.

Elle se sentit soudain toute honteuse de s'être moquée ainsi du malheur du jeune homme. Sa générosité refaisant surface, elle tendit la main à James.

-Allez viens, James. Tu ne vas pas rester assis par terre jusqu'à Poudlard, quand même. Essaya-t-elle.

Le dénommé James leva les yeux vers elle, surpris d'un tel revirement de situation. Hésitant, il attrapa la main qu'elle lui tendait et se releva à son tour.

-Merci. Souffla-t-il en reprenant sa place près de la fenêtre, face à Melynda, qui avait oublié ses projets de meurtre sur la personne de Sirius Black. Après un moment d'hésitation, les conversations reprirent. Annalee et Remus, très amis, se racontaient leurs vacances tandis que Jenn draguait ouvertement Sirius. Alyz était plongée dans son livre et Peter, le dernier Maraudeur, grignotait un paquet de gâteaux.

Désœuvrée, Lyn jeta un coup d'œil sur James, assis en face d'elle. Il avait la tête appuyée contre la fenêtre et regardait le paysage défiler, le regard inexpressif. Elle se surprit à le détailler plus amplement.

Ses cheveux d'un noir d'encre étaient, comme d'habitude, complètement ébouriffés, partant dans tous les sens, formants des épis à l'arrière de sa tête, comme elle avait pu le remarquer en l'aidant à se relever. C'était un fait notoire au château que James Potter n'avait jamais réussit à discipliner sa chevelure rebelle, si tant est qu'il eut essayé un jour !

Son inspection continua par les courbes de son visage, marquées, presque anguleuses. Ses yeux noisette, d'habitudes rieurs, étaient aujourd'hui plongés dans une sombre mélancolie. Bon d'accord, il était totalement immature, arrogant et limite prétentieux sur les bords, mais Lyn trouvait que Lily en faisait quand même trop. Elle refusait ses avances, c'était son choix, certes, mais elle n'était pas obligée de le rabaisser comme ça à chaque fois !

D'ailleurs, Lyn ne comprenait pas pourquoi la jeune Evans persistait à le repousser. James était plutôt bien fait pour son âge, les muscles saillants sous sa chemise entrouverte qui lui moulait légèrement le torse. Elle avait aussi déjà remarqué, sur les conseils avisés de Jenny, qu'il n'avait pas que le torse de musclé.

A le voir ainsi, perdu dans ses sombres pensées, Lyn se mit à éprouver un soupçon de pitié pour cet être ainsi dénigré. Selon elle, personne, pas même James Potter, ne méritait d'être traité ainsi, en public de surcroit.

Délaissant son inspection du jeune Potter, elle tendit une oreille et capta vaguement la conversation qui se déroulait entre sa voisine et Sirius Black. Plutôt que conversation, il s'agissait en fait d'un long monologue de Jenny, que Sirius écoutait d'une oreille distraite, acquiesçant d'un grognement de temps en temps, pour faire bonne mesure.

Rien d'intéressant de ce côté-là. Décida Melynda. Arrivant chez Annalee, la conversation prit un tour un peu plus intéressant :

-Alors Ann, tu as profité de tes vacances pour rencontrer quelqu'un ? Hasarda Remus.

-Euh…et bien, pas vraiment. C'est-à-dire, que…le temps. Voilà, c'est ça, je n'ai pas eu le temps ! Récita Annalee qui avait viré au rouge tomate.

-Ah…ok. Répondit Remus, visiblement soulagé.

-Et toi ? Renchérit aussitôt Annalee, pressée de faire dériver la conversation.

-Oh, et bien…non, pas vraiment le temps non plus.

Remus ponctua sa réponse d'un petit rire discret, repris aussitôt par Annalee, tous deux aussi gênés l'un que l'autre.

Melynda jugea qu'il était grand temps d'intervenir, tirant ainsi les deux amis d'un gros moment de silence.

-Eh les gens, vous savez ce que vous allez faire, à la fin de l'année? Lança-t-elle à la cantonade.

-Ouais ! Avec James, on va devenir Aurors ! Répondit aussitôt Sirius.

-Eh bien, je n'y ai pas vraiment réfléchi, mais je pense qu'une carrière dans le journalisme me tenterait bien. Déclara Jenny.

-Toi ? Journaliste ? S'étrangla Annalee. Mais enfin, Jenn, tu as horreur d'écrire !!

-Ah oui, c'est vrai ! Bah, je trouverai bien quelque chose ! Dit-elle en haussant les épaules.

-Et toi Annalee ? Questionna Remus.

-Je ne sais pas… je n'y ai pas encore pensé à vrai dire…

-C'est pas dur, qu'est-ce que tu aimes faire ?

-Et bien, j'adore lire, écrire et surtout apprendre, découvrir sans cesse des nouvelles choses…

-Prof, ça ne te plairait pas ? Ou alors travailler sur le développement de nouveaux traitements médicaux ?

-Oh, non, très peu pour moi l'enseignement ! Je suis bien trop timide pour ça !

-Et Médicomage alors ? Hasarda James, sortit temporairement de sa rêverie.

Annalee fronça les sourcils, retournant sous tous les angles la proposition du jeune homme.

-Ouais, c'est une idée ! Conclut-elle. A méditer !

-C'est bien, c'est bien tout ça ! Fit Lyn, frappant dans ses mains. Et les autres alors, qu'est-ce qui vous plairait alors ?

-Moi, j'aime les gâteaux ! Déclara Peter d'une petite voix.

Un fou rire ébranla le compartiment, sous les yeux incrédules du garçon.

-D'accord ! Laissons Peter avec ses sucreries ! Plaça Sirius entre deux hoquets. Mumus, à ton tour !

-Sirius ! Gronda James.

-Bah quoi ? Il a raison, pour une fois. S'étonne Lyn. Tu envisages quoi comme carrière, Remus ?

-A vrai dire, Auror me tenterait bien, comme les gars. Mais sinon, je travaillerais bien dans une librairie, ou quelque chose du genre.

-Ah ah ! Nous voici en présence d'un deuxième rat de bibliothèque, Ann ! Tu vois que tu n'es pas la seule ! S'exclama Jenny.

-Jenn, voyons ! La rabroua Alyz.

-Très bien, on avance, on avance. Il ne nous reste plus que la petite Melynda et Alyz ! Dit Sirius en insistant bien sur le petite, s'attirant ainsi un regard noir de la part de Lyn.

-Oh, vous savez, moi il me restera encore un an à faire à Poudlard, alors… Dit Alyz de sa petite voix flutée.

-Effectivement, ça te laisse encore le temps d'y réfléchir ! Lyn, à ton tour…

-Oh, moi ! Si je vous demande, c'est pour essayer de me faire une idée ! Rétorqua-t-elle en riant.

La nuit commençait à tomber et James n'était toujours pas revenu de sa réunion des préfets. En effet, au grand étonnement de tous, lui le premier, James avait été nommé préfet-en-chef cette année. Une heure après le départ du train, il avait fièrement exhibé son insigne en déclarant qu'il était temps pour lui d'entrer dans ses dignes fonctions de chef des troupes !

Le train allait arriver dans quelques minutes et il n'était toujours pas de retour.

-Bon ! Je vais aller voir ou il est ! Déclara Sirius en se levant soudain. C'est qu'il ne faudrait pas qu'il oublie de descendre du train !

Il s'avança alors vers la porte et tendit la main pour saisir la clenche quand celle-ci s'abaissa d'elle-même. La porte s'ouvrit alors d'un coup en grinçant furieusement faisant sursauter Sirius qui lâcha un cri de surprise.

James apparut alors, un sourire jusqu'aux oreilles, rouge d'excitation.

- Tu ne devineras jamais Pat ! Hurla-t-il en se jetant sur son ami, les faisant ainsi tout deux tomber au sol.

-Non c'est sur qu'il aura du mal si tu continues à l'écraser de la sorte. Rigola Remus.

-Oups ! Ca va Sir ? Pas de mal ? Fit James en se relevant.

-Non non, ça va…Mais tu ne perds rien pour attendre mon gars !

-Oui, oui, si tu veux !! Continua James, ne l'écoutant qu'à moitié ! Mais tu ne connais pas la dernière hein Pat' ? Hein, hein !! Tu ne sais pas qu'aujourd'hui est le plus beau jour de ma vie, hein !

-Et bien, maintenant que tu le dis…Si !

-Hein ?! Mais non tu ne peux pas le savoir, ce n'est pas possible ! Rétorqua James, étonné de l'assurance de son ami de toujours.

-Si, tu viens de dire qu'aujourd'hui est le plus beau jour de ta vie, donc maintenant, je suis au courant ! Par contre, ce que je ne sais pas, c'est pourquoi ? Lily aurait-elle enfin accepté de sortir avec toi ?

-Euh…non…Ca sera mon deuxième plus beau jour de ma vie… Fit James en réfléchissant. Non, mais sérieux, Pat', tu ne devineras jamais !

- Bon, ce n'est pas la peine que je me fatigue à chercher alors, si je ne peux pas trouver ! Railla Sirius.

-Ah ah…très drôle Pat', très drôle !

-Oui je sais, j'ai un sens de l'humour hors du commun, pas la peine de me le dire ! Singea Sirius en faisant une courbette. Des gloussements s'élevèrent du côté des filles.

-Bon James, tu nous le dit enfin, ce fameux truc qui a fait de ce jour le plus beau de ta vie ! Dit Remus.

-Accrochez-vous bien !! Vous savez tous que je suis Préfet-en-Chef cette année…

-Oui, d'ailleurs on se demande bien ce qui a pris à Dumbledore de te l'accorder ! Le coupa Jenn.

- Eh Kendall, on ne t'a pas sonné !!

-Reste poli Potter, tu veux !

Choisissant de l'ignorer, James se retourna sur Sirius et lui annonça la grande nouvelle :

-La Préfète-en-Chef, et bien c'est Lily !! Rugit-il en sautant en l'air, libérant ainsi toute la joie qu'il contenait à grand peine jusque là.

-Quoi ?? C'est ça ta grande nouvelle ?!

-Ouais !! C'est génial tu ne trouves pas ?

- Euh, si tu le dit….personnellement je ne vois pas trop en quoi c'est si génial que ça…

-Mais enfin Sirius !! Tu sais bien qu'en tant que Préfet-en-Chef, nous aurons des missions à effectuer, ensembles ! Je pourrai ainsi passer du temps avec elle, sans qu'elle puisse me renvoyer !

-Parce que faire un tour de garde dans le château, c'est une « mission » pour toi ! Attend James, tu ne vas pas sauver le monde non plus !!

-Et pis il faudra aussi organiser les sorties, les recrutements pour le Quidditch, et je demanderai à Dumbledore de faire un bal cette année, comme ça on l'organisera ensemble…

Et il continua ainsi durant encore de longues minutes, minutes durant lesquelles personne ne l'écoutait, ou quasiment pas. Etrangement, il ne s'en offusqua pas. En fait, pensa Lyn, je me demande même s'il s'en rend compte.

Finalement, le train entra en gare et les quatre filles poussèrent les Maraudeurs dehors afin de pouvoir s'habiller tranquillement. Cinq minutes plus tard, elles étaient dehors, bagages en main, prêtes pour affronte la nouvelle année qui s'annonçait.

Le train s'arrêta comme les garçons finissaient à leur tour de se préparer et tous descendirent du Poudlard Express. Se dirigeant vers les traditionnelles calèches sans conducteur, James fut rappelé par Lily qui lui faisait signe de la main.

-Désolé les gars, le devoir m'appelle !

Et il les planta là, leur laissant sa valise à porter. Ahuris, ils se regardèrent tous les trois, ne sachant pas comment prendre cet abandon en bonne et due forme.

Finalement, Sirius se secoua et entreprit de transporter les affaires de son frère de cœur, sans pour autant se retenir de bougonner.

-Il va me le payer, tu vas voir ! Nous planter là pour les beaux yeux de sa rouquine ! C'est du jamais vu ! Il va le payer, et très cher, vous allez voir ! Foi de Patmol !

Se dépêchant, il s'installa dans une des carrioles, la dernière en fait. Annalee, Melynda, Jenny et Alyz y étaient déjà. Ils durent se serrer pour pouvoir y tenir à sept et c'est tout naturellement que Jenny vint s'installer sur les genoux de Sirius.

-Euh, Kendall, tu fais quoi là ? S'étrangla Sirius.

-Bah je fais de la place pour les autres ! Rétorqua-t-elle avec un sourire on ne peut plus équivoque.

-Hé hé…oui…fit Sirius, plus gêné qu'autre chose. Ecoute, tu es une fille très jolie et apparemment très sympa, mais tu vois, je vais être franc avec toi. Tu n'es pas mon type.

-Oh, mais ça ne fait rien. Je te ferai changer d'avis, tu verras ! J'ai tout mon temps, je peux attendre.

-Non je ne pense pas. Ce n'est pas contre toi, hein, mais ce sont des choses qui arrivent. Pour tout te dire, Melynda serait plus mon genre de fille…

-Tu peux toujours rêver…Grommela la concernée, sans que personne ne l'entendit, hormis sa voisine qui esquissa un sourire.

-Tu pourrais au moins me laisser une chance de te convaincre ! Rien qu'une toute petite minuscule chance… Fit Jenny avec des yeux de biche qu'elle seule pouvait faire.

Sirius ne répondit pas et la souleva de sur ses genoux pour la reposer à même le sol de la calèche, faisant fi de ses cris de protestation, ce qui déclencha le rire des cinq autres.

C'est donc une Jenny plus que bougon qui arriva au château et elle s'empressa de descendre avant même l'arrêt complet du véhicule. Ses amies durent courir derrière elle afin de pouvoir la suivre. Elles entrèrent directement dans la Grande Salle et filèrent s'installer à leur place habituelle. C'est-à dire le plus loin possible des Maraudeurs.

Et pour une fois, Jenny ne dit pas un mot sur leur éloignement de son centre d'intérêt actuel : Sirius.

Quelques instants après, les premières années firent leur entrée derrière Miss McGonagall, James et Lily terminant la marche. Ils les quittèrent à la hauteur de la table des Gryffondor et partirent tous deux rejoindre leurs amis.

Lily s'installa donc avec les filles de son année : autrement dit Ann, Lyn et Jenn. Lily n'avait jamais aussi proche des trois filles qu'elles l'étaient entre elles. Partageant le même dortoir, elles avaient noué une relation fragile mais néanmoins amicale. Elles discutaient de tout et de rien, des cours, des derniers potins, sans jamais s'avancer dans leurs vies privées respectives.

Lily n'avait pas de véritables amies, au sens stricte du terme, elle s'entendait bien avec quasiment tout le monde et elle était rarement seule, que ce soit à table, en cours ou en dehors. La seule personne dont elle fut proche était Izzy, Serdaigle de septième année, tout aussi rousse qu'elle. A vrai dire, elles auraient presque pu passer pour deux sœurs, d'un point de vue physique. Seulement, autant Lily avait un tempérament de feu, autant Izzy était le calme même. Oui, Izzy était ce qui se rapprochait le plus d'une amie pour Lily.

La voix de McGonagall retentit alors et la répartition commença. Les petits nouveaux étaient peu nombreux cette année, et seuls cinq atterrirent à Gryffondor. Trois autres furent envoyées à Serdaigle, quatre à Pouffsouffle et deux à Serpentard. Lyn ne put retenir tous les noms et à vrai dire, elle s'en fichait un peu, elle aurait bien le temps de les connaitre durant l'année à venir. Pour l'instant, seul son estomac grondant l'intéressait.

Une fois le dernier élève envoyé à Pouffsouffle, un certain MacGregor, Dumbledore se leva et souhaita la bienvenue à ses élèves, avant d'ouvrir le traditionnel banquet de la rentrée.

Comme à l'accoutumée, divers mets apparurent sur les tables et tout le monde se jeta sur les plats. Les quatre amies s'empressèrent de se servir et se mirent à manger tout en commentant les événements de la journée.

Une fois repues, elles gagnèrent leur tour et entreprirent de défaire leur valise et de ranger leurs affaires, reprenant ainsi possession des lieux.

-Ca fait bizarre de se retrouver tout en haut de la tour, cette année, vous ne trouvez pas ? Demanda Lyn alors qu'elle tentait vainement de faire tenir l'intégralité de ses valises dans son armoire.

-C'est surtout assez chiant, oui ! Rien que descendre à la Salle Commune nous prendra cinq minutes maintenant ! Râla Jenny.

-Oui, mais vous ne trouvez pas qu'elle est mieux que les autres cette chambre ? On dirait qu'elle est plus grande…

-Oui, tu as raison ! Et il y a une deuxième porte, regardez ! S'exclama Lyn en refermant la porte donnant sur le couloir, dévoilant ainsi une autre porte juste à côté.

Les trois filles s'empressèrent de l'ouvrir et ce qu'elles y trouvèrent les étonna plus que Nick-quasi-sans-tête lors de leur première rencontre.

Une petite pièce avait été aménagée, visiblement à leur attention. Quatre bureaux se trouvaient disposés dans la pièce, face à face. Un petit feu brûlait dans une minuscule cheminée, agrémentant ainsi la pièce de lumière et de chaleur.

Une enveloppe rouge et or se trouvait sur le premier bureau. Annalee s'en saisit et l'ouvrit :

Chers demoiselles Elridge, Evans, Fay et Kendall,

Tout d'abord, je tiens à vous souhaiter la bienvenue à Poudlard pour votre dernière année. Comme vous le savez, d'importants examens auront lieu à la fin de cette année scolaire. Aussi, le corps professoral et moi-même avons décidé d'installer pour la première fois une pièce magique dans chaque dortoir, à disposition des élèves de septième année, afin que vous puissiez travailler dans les meilleures conditions.

Nous espérons des commentaires positifs en retour de cette expérience menée pour la première fois au sein du collège.

Chaleureusement,

Albus Dumbledore.

-Alors, ça, pour une idée, c'est une super idée ! S'exclama Jenny. Je nous imagine déjà, mon Sirius et moi, seuls dans cette pièce…

-Jenn !! S'exclama Annalee, choquée ! Cette pièce est là uniquement pour travailler, pas pour…

-Sur ce point là, elle n'a pas tout à fait tort ! Renchérit Melynda. Tu n'auras qu'à aller dans leur pièce à eux ! Conclut-elle avec un clin d'œil pour la blonde.


France, 1er septembre 1992 :

Cela faisait maintenant une semaine que les quatre survivants occupaient la petite ferme abandonnée. Ils savaient bien que Voldemort ne mettrait plus longtemps avant de les retrouver, mais aucun n'avait pensé à s'enfuir. Pour aller où, de toute manière ? Il n'y avait plus un endroit sûr dans ce monde en proie au carnage et au mal. Non, s'enfuir n'aurait fait que reculé l'inévitable, la dernière bataille approchait et tous savaient que l'issue leur serait fatale.

Ils avaient mis à profit ces derniers jours pour peaufiner leur dernière action, qui était toute simple en fait. Albus avait mis les deux sorciers au courant de leur tentative de remonter le temps afin de changer le passé, pour sauver leur futur à tous. Gilles, le français de 27 ans, et 

l'irlandais Connor, de deux ans son cadet, avaient tout de suite saisit l'enjeu d'une telle action. Ils avaient assuré à Dumbledore de faire tout pour lui permettre de renvoyer Hannah dans le passé, avant l'arrivée de Voldemort.

-Mais, pourquoi ne l'envoyez-vous pas tout de suite là bas ? avait demandé Gilles quelque jour plus tôt.

-Question pertinente, mon jeune ami. Répondit Albus. Tout simplement parce que l'incantation ne fonctionne que les nuits sans lune.

-Et la prochaine…

-…est le premier septembre, dans trois jours, oui !

-Nous tiendrons jusque là, je vous en fais le serment.

Et il avait tenu sa promesse. L'armée du Mage Noir les avait localisés voilà deux heures et ils se rassemblaient à l'extérieur, cernant l'ancienne demeure.

Les trois sorciers avaient minutieusement préparé leur défense tandis que Dumbledore récupérait les derniers éléments nécessaires au voyage dans le temps. L'extérieur avait été truffé de pièges destinés à retenir l'ennemi le plus longtemps possible.

L'attaque était maintenant imminente, la majorité des forces de Voldemort était là, encerclant la maison. La nuit était tombée depuis une heure ou deux et l'absence de lune rendait l'atmosphère encore plus sinistre. Tous savaient qu'ils ne verraient plus le soleil se lever, que leur combat allait s'arrêter là. Leur vie également…

Ils étaient tous quatre installé autour de la table, dans ce qui servait de cuisine au petit groupe. Albus avait disposé les quelques objets nécessaires sur un coin de nappe, un retourneur de temps, le dernier qui soit, quelques racines et plantes qu'Hannah ne parvint pas à identifier, et un petit peigne qu'elle identifia instantanément être celui que Lily portait quelques jours avant sa mort.

-Ou avez-vous trouvé ça ? Demanda-t-elle en désignant le petit objet bleu.

-Il est des choses qui font mieux de rester secrètes, Hannah. Vous n'avez pas besoin d'en connaitre la provenance. Tout ce que vous devez savoir, c'est que ce voyage dans le temps est impossible sans un objet ayant appartenu à une personne vivant au temps ou nous voulons nous rendre. J'ai de plus pensé qu'un objet de Lily rajouterait à la force de ce sortilège, étant donné que le but de cette mission est de la sauver.

Hannah ne répondit pas, perdue qu'elle était dans ses souvenirs. Soudain, un grondement fit trembler toute la maison, du sol au plafond.

-Mes amis, commença Dumbledore, nus y sommes. Nous sommes là, en ce samedi 1er septembre 1992, derniers survivants d'un ordre plus ancien que vous ne pouvez l'imaginer, derniers survivants des sorciers en ce monde. Et notre fin s'étend devant notre porte. Je ne vous raconterez pas que tout est encore possible, ça serait vous mentir. Il n'y a plus aucun espoir pour nous en ce monde ci. Dans quelques heures nous ne serons plus, et mon dernier espoir réside en cette jeune femme et la dernière action qu'elle s'apprête à mener pour notre salut à tous. Je vous demande de tenir cette maison aussi longtemps que possible, de me laisser le temps de finir ce sortilège. Après quoi je vous rejoindrai et c'est ensemble que nous affronterons la mort, mes amis.

D'un hochement de tête, Connor et Gilles quittèrent la pièce et se rendirent à leur poste, déclenchant les défenses mises en place les jours précédents.

-Professeur, vous êtes sûr de ce que vous faites ? Demanda Hannah.

-Rien n'est moins sûr que ce que nous allons tenter ce soir, ma chère. Mais je n'ai pas d'autre solution à vous proposer.

-Oui, je vois… Et si je vous demande comment je vais atterrir là bas, vous ne saurez pas me répondre, je présume. Est-ce que je garderai mon apparence de maintenant, ou alors je reviendrai celle que j'étais il y a 14 ans ?

-Très franchement, Hannah, je n'en sais rien. Je ne sais même pas si vous y arriverez…

Hannah hocha la tête, en signe d'assentiment.

-Si je comprends bien, j'ai le choix entre une mort imminente ici, ou un saut dans l'inconnu total. Ricana-t-elle.

-Je n'aurais su mieux dire moi-même. Répondit Dumbledore en souriant.

-Bon, eh bien qu'est-ce qu'on attend, alors ? Conclu Hannah en saisissant une plante aux feuilles piquantes.

Une heure après, tout étais prêt. Les garçons tenaient bon, apparemment. Des tremblements agitaient la maison régulièrement. La veille, Dumbledore avait rajouté quelques protections supplémentaires. Rien n'est jamais superflu en temps de guerre.

La potion fumait encore quand Albus la versa dans un grand verre à peu près propre. Hannah s'en saisit d'une main, tenant fermement le petit peigne dans l'autre.

-Faites bien attention à tout boire, Hannah. Jusqu'à la dernière goutte. Et attendez la fin de l'incantation.

-Oui, oui, je sais tout ça ! Grogna-t-elle.

Elle allait ajouter autre chose quand ils furent interrompus par l'explosion de la porte sur leur droite. Connor apparut alors, trainant derrière lui son collègue évanoui.

-Je suis désolé, Albus. Nous n'avons pas pu tenir plus longtemps. Ils seront sur nous d'une seconde à l'autre.

Dumbledore hocha de la tête et commença à réciter son incantation, dans une langue qu'Hannah ne connaissait pas. A vrai dire, elle ne l'entendait même pas. Des bruits d'explosion retentissaient partout autour d'eux maintenant. De la fumée s'infiltra par la porte ouverte et une silhouette sombre se dessina derrière l'écran gris qu'elle formait.

-Ils sont là ! Hurla la créature.

Connor avait posé son compagnon contre un mur, qui reprenait peu à peu ses esprits. Hannah gravait dans sa mémoire les derniers instants de sa vie, voulant toujours se rappeler les conséquences qui découleraient si sa mission venait à échouer. En ces derniers instants, il lui semblait percevoir le monde plus clairement que jamais. Puis tout se confondit, hurlements, sorts qui fusaient, tremblements et grondements qui secouaient la terre. Elle ne se rendit même pas compte que Dumbledore avait terminé sa tirade.

-Hannah ! Hannah ! Maintenant ! Lui hurla celui-ci en actionnant le retourneur de temps qu'il tenait à la main.

D'une traite, elle avala le contenu du verre qu'elle tenait à la main. Le liquide était encore chaud et coulait dans sa gorge. Puis un rayon lumineux bleu arriva et fit éclater le verre.

Est-ce qu'il en restait encore, ou avait-elle eu le temps de tout boire ? La peur s'empara d'elle à l'idée que tout avait raté et elle se saisit de sa baguette, prête à défendre chèrement sa vie le cas échéant.

Les minutes qui suivirent furent affreuses pour elle. La bataille faisait rage et Gilles et Connor venaient de tomber sous ses yeux. Soudain Voldemort fit son entrée, imposant, effrayant. Instinctivement, Dumbledore s'interposa entre Hannah et lui. Le combat s'engagea alors et tout le monde se stoppa à côté.

Puis Hannah sentit son corps se faire plus léger, son esprit plus brumeux. Elle lança un regard vers ses pieds et s'aperçut qu'ils avaient disparus. Tout comme ses mains apparemment. Pensa-t-elle.

Elle voulut crier mais son corps ne lui obéissait plus. Dans une ultime tentative, elle tourna les yeux vers Dumbledore qui la fixa alors, un sourire éclatant figé sur son visage.

Ce fut la dernière vision de sa vie qu'elle emporta avec elle, alors que Voldemort profita de l'inattention de son adversaire pour lancer le sort fatal.

Elle disparu alors, emportée dans les méandres du temps et de l'histoire, suivie par le hurlement glacial du sombre sorcier, fou de rage d'avoir laissé s'échapper la dernière sorcière du monde. Puis se fut le trou noir…

Et voilà, pour ce qui est des passages 1992, c'est terminé.

Maintenant, vous n'avez plus qu'à appuyer sur le petit bouton en bas à gauche de l'écran et me laisser vos impressions

Bisous et à bientôt!

Althea