Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Je les emprunte à Stephenie Meyer pour m'amuser un peu et surtout pour votre plaisir personnel.
Notes : Je remercie tout le monde d' être près de moi lors de mes gribouillages. Je ne m'étends pas trop pour cette fois, excusez-moi vraiment... Ce n'est pas une très bonne semaine pour moi... D'ailleurs je n'ai pas répondu à vos reviews, je n'ai pas eu le temps. Elles m'ont cependant fait plaisir, je vous le promets... Je vais me rattraper... Du moins essayer...
Je vous souhaite une bonne lecture... Ensuite, à vos reviews ! ^^
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Chapitre 8 : Espoir.
La nuit était vraiment glaciale et je regrettais vivement d'avoir oublié mon blouson à la piaule.
- Bordel, il fait froid ! dis-je.
- On est en décembre Paul ! Les chemises ouvertes c'est passé de mode en cette saison ! railla Bella.
- Ha Ha ! Très drôle. Dépêchons-nous plutôt ! dis-je en tentant de reboutonner ma chemise tout en marchant plus vite.
- Je n'ai pas vraiment besoin que tu tombes malade maintenant ! grogna-t-elle.
- Ouais, je sais.
J'aurais voulu courir jusqu'à chez elle mais elle était trop fatiguée pour entamer un footing à une heure du matin. Heureusement, elle n'habitait pas loin et je connaissais désormais assez bien la ville pour prendre le chemin le plus court pour y parvenir.
Une fois devant sa porte, je fus pris d'une sorte d'impression de déjà-vu qui me fit légèrement grimacer. Malgré tout, suivant les conseils de Garrett, je me lançai :
- Tu… hésitai-je. Un cinéma demain, ça te dirait ? La séance de quatorze heures ?
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
- On déjeune ensemble alors ?
- Paul. Je ne veux pas sortir avec toi.
Et voilà, l'impression de déjà-vu se concrétisait pour de vrai.
- Tu mens ! lançai-je sans réfléchir. J'ai vu comment tu réagis quand je te touche. Tu me désires !
- Je… C'est trop compliqué ! éluda-t-elle pour couper court à la conversation.
- Ne te défile pas ! Moi, bien au contraire, je trouve ça très simple. Je te désire, tu me désires. Il n'y a rien de compliqué là-dedans.
- Tu es mon boxeur. Je suis ton entraîneur. On a un match important à préparer, on ne peut pas se permettre de batifoler ! Pas maintenant et sans doute jamais.
Son visage était impassible et ne montrait aucune émotion contradictoire à ce qu'elle disait. Soit elle était bonne actrice, soit elle était mortellement sérieuse et ni l'une ni l'autre de ces possibilités ne me plaisait.
- Dans le monde du sport c'est assez courant, contrai-je doucement. Bella, viens au moins déjeuner avec moi.
- Désolée, je ne peux pas. On doit rester concentrés.
- J'ai essayé de rester loin de toi durant tout ce temps. J'ai tenté de… rencontrer d'autres filles pour t'oublier. Mais je n'y arrive plus. Te voir ce soir dans cette robe… Bon sang Bella, je suis attiré par toi, vraiment ! Désormais, je veux plus ! Beaucoup plus.
- Si tu ne peux pas te concentrer uniquement sur la boxe avec moi, alors peut-être que je devrais t'envoyer dans un autre centre d'entraînement.
Toujours ce ton calme, imperturbable, stoïque.
- NON ! Ce n'est pas ce que je veux. Bordel, Bella tu ne comprends pas, je …
Elle m'interrompit avant que je ne puisse lui avouer mes sentiments. Les trois mots fatidiques ne quittèrent donc pas mes lèvres. Pas ce soir.
- Non Paul, ne joue pas à ça avec moi, c'est trop difficile. On se voit lundi. Et d'ici là, éclaircis-toi les idées, tu veux bien ? C'est la dernière fois qu'on en parle !
Sur ces mots, elle gravit les quelques marches qui menaient chez elle, s'engouffra à l'intérieur sans même se retourner et claqua la porte. Quelques secondes plus tard, une lumière s'alluma à l'étage et je restai là, à la regarder, dans le froid, sans pouvoir bouger.
Je ne sais pas exactement combien de temps s'était écoulé entre le moment où j'avais commencé à fixer cette fenêtre et l'instant où la lumière s'était éteinte mais lorsque je repartis pour rejoindre ma piaule, le froid avait saisi tout mon corps et je grelottais.
Merde, j'allais attraper la crève et Bella allait être furax.
Je me mis à courir pour rentrer plus vite et la première chose que je fis en rentrant chez moi fut de me glisser sous le jet de la douche brûlant et revivifiant. Tous les évènements significatifs de ces derniers mois repassèrent devant mes yeux, tous plus intenses les uns que les autres : la première rencontre avec Bella, le premier entraînement, le jour où elle avait débarqué furieuse chez moi, notre premier footing. Je ris franchement en repensant à ce jour où j'avais soufflé comme un boeuf à côté d'elle tandis qu'elle n'avait montré aucun signe visible de fatigue.
Bizarrement, je repensai aussi à Kate et à tous nos bons moments. C'était une chouette fille. Un tantinet bornée et jalouse mais chouette. J'étais réellement content qu'elle se soit casée avec Garrett, ils étaient faits pour être ensemble, j'en étais certain.
Je crois que j'étais définitivement tombé sous le charme de Bella le jour où je m'étais réveillé à l'hôpital. Oh bien sûr, elle m'avait fait de l'effet bien avant ça mais à ce moment-là, j'étais avec Kate et je la considérais plutôt comme un nouveau trophée à accrocher à mon tableau de chasse plutôt que comme une potentielle petite-amie. Comme toutes les filles que je rencontrais d'ailleurs, vu que j'étais du genre collectionneur. En aucun cas, j'avais cru que j'aurais pu devenir foncièrement obsédé par elle. A tel point que l'échec cuisant auquel je m'étais heurté ce soir n'allait pas me faire abandonner. Loin de là. J'allais, bien au contraire, tout tenter pour la faire changer d'avis car je savais que, même si elle le niait, elle me désirait. Tout son corps parlait pour elle.
J'éteignis la douche, conscient que j'avais presque vidé le ballon d'eau chaude en remontant le fil de mes pensées. Je me séchai et n'enfilai rien d'autre qu'un caleçon Calvin Klein noir pour la nuit. Je détestai dormir trop habillé. Tout en me glissant dans les draps, je me rendis compte que j'étais exténué.
En effet, j'avais à peine fermé les yeux que je sombrais dans un sommeil profond, dénué de rêves.
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J'essuyais une table que venait de libérer un couple lorsqu'elle entra dans le bar avec un mec que je ne connaissais pas. Il avait tout du gars tout droit sorti d'un film sur les croisades et les vikings. Il était grand, assez mince mais musclé, les cheveux mi-longs et blonds attachés en queue de cheval, les yeux très certainement bleus. Comme Garrett et Éric, il avait le physique de l'irlandais pure souche. Mon total opposé, en somme !
Ils s'installèrent à la table que je venais de nettoyer et le bellâtre aida Bella à enlever son manteau avant de tirer la chaise pour elle. Qui faisait encore ça de nos jours, hein ?
- Bienvenue au Porterhouse, dis-je en leur donnant les cartes. Je suis à vous dans quelques minutes.
Je me dirigeai vers le bar sans attendre leur réponse, complètement furax, puis demandai à Lauren de me remplacer un petit quart d'heure sous prétexte d'un coup de fil urgent à passer. Je savais que c'était puéril de ma part et pas du tout professionnel mais je ne pouvais pas supporter ça, pas après ce qu'il s'était passé hier soir. Alors comme un adolescent en colère, je passai le quart d'heure suivant à ruminer dans l'arrière cour, à discuter avec Pam qui faisait sa pause elle aussi. Lorsque je revins, ils étaient servis et discutaient gaiement et avidement, comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Peut-être que c'était le cas et que je me faisais des films ? Était-ce un de ses cousins, un de ses amis de la fac ou un de ses ex ? Franchement, il fallait que j'arrête de me raconter des histoires car je n'y croyais pas une seconde. Qui qu'il soit, j'étais jaloux de ce type et ce n'était pas bon du tout pour mon karma.
Les voilà qui riaient à présent ! Je sentis la moutarde me monter au nez, si bien que je faillis faire tomber mon plateau en descendant l'escalier. Merde ! Il allait falloir que je me calme et vite car il me restait encore deux heures de service à faire et je ne pouvais pas me permettre de tout casser d'ici là. Garrett me tuerait et je pourrais dire adieu à mes pourboires du week-end.
Ce fut lorsque je vis Bella remettre ses cheveux en arrière tout en riant aux éclats que je pris la décision de contre-attaquer. Je fis un tour d'horizon des femmes présentes au rez-de-chaussée du bar et choisis ma proie. Je la connaissais, elle venait souvent ici et n'avait, à ma connaissance, aucun petit-ami qui aurait pu venir me casser la gueule ensuite. Je ne voulais surtout pas déclencher de bagarre.
Sans oublier mon objectif, je continuai à servir mes tables, sans relâche, les unes après les autres, en gardant mon sourire et ma bonne humeur habituels. Je ne voulais quand même pas risquer que Garrett me tombe dessus ce soir, j'avais assez d'emmerdes comme ça !
Sasha, la jeune femme que j'avais sélectionnée pour me servir d'appât ce soir, était une grande blonde, bien foutue, aux yeux aussi bleus que la mer des Caraïbes. Habituellement, je préférais largement les brunes mais Sasha était une déesse donc je l'avais naturellement choisie pour mettre mon plan à exécution.
Mais, comme chaque samedi soir, le bar était vraiment bondé et c'était extrêmement difficile de tout négocier. La foule compacte permettait malgré tout de multiplier les contacts au corps à corps et, chaque fois que je passais près d'elle, j'effleurais sa hanche du bout des doigts, pressais mes mains musclées sur ses fines épaules dénudées en lui chuchotant dans l'oreille de me laisser passer. Plus tard, j'en venais à presser mon bassin subrepticement dans son dos tout en murmurant un "pardon" audible juste pour elle. A chaque opportunité, je lui balançais des clins d'œil et des sourires lourds de promesses, comme je savais si bien le faire pour venir à bout d'une nana qui me plaisait. Tout ceci n'était qu'un jeu pour moi mais ce petit numéro devait absolument fonctionner comme si je comptais vraiment la mettre dans mon lit ce soir. Ce que, bien évidemment, je ne ferai pas.
Au bout d'un moment, elle finit par se prendre totalement au jeu, largement encouragée par sa copine Maya. A partir de là, ce fut elle qui me chassa, m'appelant par mon prénom pour commander une nouvelle tournée de frites ou de cidre et profitant des moments où j'étais près d'elle pour caresser mon bras, mon dos voire d'effleurer mes fesses. Dès que je le pouvais, je m'arrêtais pour discuter avec elle, riant à ce qu'elle me disait et la draguant ouvertement.
Je savais que Bella observait tout d'un oeil très attentif et j'en profitais pour m'amuser davantage avec Sasha. Alors que je débarrassais une table juste à côté de celle de ma coach, la blondinette, passablement éméchée, vint carrément me faire du rentre dedans.
- J'espère que tu reviendras bosser ici après ton match de boxe, Paul.
- Je ne sais pas encore Sasha, tout va dépendre du résultat du match.
- N'empêche que tu vas me manquer Paul, t'es un super beau mec…, dit-elle en caressant mon bras du bout de ses doigts fins
- Merci, t'es pas mal non plus tu sais, répondis-je en la regardant droit dans les yeux, sourire charmeur sur les lèvres.
- Il faut a-bso-lu-ment qu'on se revoit. Tiens, je vais te donner mon numéro de téléphone, d'accord ?
- Bien sûr, écris-le là-dessus, proposai-je en lui tendant mon stylo et mon calepin de commandes.
- Si tu veux, je t'attends après ton service, on gagnera du temps comme ça, offrit-elle en se rapprochant de moi.
Elle griffonna son numéro sur une page blanche et me rendit mon carnet et mon stylo. Elle toucha ma main, la caressa et la garda quelques instants dans la sienne. Je laissai durer ce moment juste ce qu'il fallait puis me penchai vers elle :
- Je vais y réfléchir ma belle, lui chuchotai-je dans l'oreille. Excuse-moi, je dois y retourner.
Elle lâcha ma main et leva la tête vers moi, son regard brillant d'espoir. Merde, elle y croyait vraiment à fond. Fait chier.
- Apporte-nous une autre tournée beau brun et je te laisserai le meilleur pourboire de toute ta vie, promit-elle à voix haute.
Des sifflets retentirent autour de nous alors qu'elle soulevait légèrement son t-shirt, me laissant entrevoir son ventre nu et plat. Un petit bijou, qui donnait vraiment envie qu'on joue avec, scintillait dans son nombril. Je lui soufflai un baiser avant de partir prendre des commandes au premier étage et en servir d'autres au rez-de-chaussée.
Putain, cette fille allait me tuer ! J'aurais vraiment dû la rencontrer avant de tomber raide dingue de Bella ! Mais je devais rester concentré et ne pas perdre de vue mon objectif premier. En aucun cas.
Le temps de reprendre mes esprits, j'évitai la petite diablesse quelques instants avant de revenir finalement vers sa table, un plateau de shooters dans les mains.
- C'est ma tournée Mesdemoiselles ! claironnai-je en arrivant près de Sasha et de sa copine Maya.
- Oooh Pauul ! T'es un amoouur ! minauda-t-elle.
Je pouvais voir que Bella assistait à la scène alors j'en profitai pour tendre le verre dans sa direction et le loger cul-sec. Je lui souris avant de retourner à mes occupations avec Sasha, à qui j'offris un deuxième verre avant de me diriger vers un groupe de mecs qui réclamaient à corps et à cris une nouvelle tournée de bière maison.
Durant l'heure qui suivit, je sentis une certaine agitation naître dans l'enceinte du bar. Je n'avais aucune idée de ce qu'il se passait mais il y avait anguille sous roche et je me sentais mal à l'aise. J'avais l'impression d'être le centre d'attention de tout le monde et même si en temps normal j'aimais ça, cette fois, ça ne me disait rien qui vaille.
Alors que la fermeture était proche, je déposai deux plateaux remplis de verres sur le bar afin que Pam les mette au lave-vaisselle. Lorsque je me retournai pour continuer à nettoyer les tables vides, Sasha était juste là, le sourire aux lèvres, à me dévorer du regard. Elle était encore plus saoûle qu'en début de soirée et ses yeux étaient plus brillants que jamais. Adossé au bar, je restai planté là, sans pouvoir bouger alors qu'elle avançait doucement vers moi, comme une lionne en quête de sa proie. Apparemment, c'était moi qui jouait ce rôle et je pouvais dire que je l'avais bien cherché ! Est-ce que j'allais pouvoir m'esquiver à temps ? Le temps que je me pose la question, elle était si proche de moi que je sentais son souffle alcoolisé se déverser sur mon visage. Elle posa ses mains sur mon torse et les glissa sur mes épaules pour entourer mon cou. Elle colla son corps gracile contre le mien, plaquant ses seins fermes contre ma poitrine. J'étais tellement hypnotisé par ses yeux azurs que je ne pus l'empêcher de m'embrasser. En un éclair, ses lèvres s'étaient posées sur les miennes et sa langue avait investi ma bouche. Je lui rendis son baiser sans comprendre vraiment ce que je faisais et ce n'est qu'en l'entendant gémir contre moi que je pris à nouveau conscience que j'étais au travail et que je ne pouvais pas embrasser les clientes. Je la repoussai gentiment tandis que les sifflets retentissaient plus fort dans la salle autour de nous.
Jetant un coup d'œil dans la salle, je vis Bella partir, agrippée au bras du blondinet.
- Merde ! jurai-je tout bas.
- Ça ne t'a pas plu ? bouda-t-elle.
- C'est pas ça, c'est juste que je suis au boulot là ! Alors laisse-moi respirer !
Mensonge, bien évidemment, mais elle était tellement bourrée que je ne voulais pas qu'elle se mette à chialer, pire à vomir sur le plancher !
Alors que je tentais de reprendre mes esprits, j'entendis des gens se féliciter, d'autres se lamenter et je vis des billets être échangés. Ces salopards avaient fait des paris sur ce qui allait se passer entre nous ce soir ! Putain ! Ils étaient vraiment barges dans ce bar ! Il fallait les calmer avant que ça dégénère :
- Allez, fini la rigolade tout le monde, le bar ferme dans vingt minutes ! On ne sert plus personne à partir de maintenant.
Je m'approchai de Maya, la copine de Sasha, et lui dit :
- Ramène-la chez elle, je crois qu'elle a assez bu pour ce soir.
- Ça, t'as raison ! A bientôt Paul et bonne chance pour le match.
- Merci Maya. Bonne nuit Sasha, prends soin de toi.
- J.. Je t'appelle d'accord ?
- Ouais, quand tu veux ! mentis-je sans honte.
Son amie la prit par le bras et la dirigea dehors. Un problème de réglé ! Maintenant, j'espérais que Garrett n'allait pas me passer un savon pour avoir laissé une cliente ivre me sauter dessus pendant mon service.
Ouais, il ne me restait plus qu'à prier !
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J'étais rentré chez moi bien vivant la veille au soir. Garrett ne m'avait fait aucune remarque si bien que je le soupçonnais d'avoir ramassé un petit paquet de fric sur mon dos.
J'étais donc retourné au Porterhouse le lendemain d'humeur sereine même si je sentais tout au fond de moi un peu de nostalgie et de tristesse. Cela ne s'arrangea pas lorsqu'à la fermeture du bar, les serveurs, les barmen et le cuisinier me tendirent un paquet cadeau. Ils s'étaient tous cotisés pour m'acheter un peignoir et un short de boxe, idéals pour les compétitions. Ils étaient superbes, noirs avec une bande dorée sur le côté. Mon nom était brodé sur le peignoir, au niveau de mes épaules et une énorme tête de loup, dorée elle aussi, était plaquée dans le dos. Mes initiales apparaissaient sur la jambe gauche du short tandis que le loup était sur la droite. J'avais un jour raconté de vieilles légendes indiennes à mes amis, en particulier celles de mon arrière-arrière-arrière-grand-père, et ils s'en étaient souvenus. J'étais extrêmement touché par cette attention particulière.
J'étais certain qu'ils avaient dû utiliser l'argent de leurs pourboires pour ça mais je me retins de leur faire la morale sachant que j'aurais fait la même chose pour eux. Garrett, Kate, Jacob et Tanya avaient eux aussi leur cadeau : une magnifique paire de gants neufs. C'était beaucoup trop mais je dis rien. Je ne pouvais pas, j'étais trop ému pour ça. Je me contentai de les prendre tous dans mes bras et de les remercier.
- Je gagnerai. Je vous le promets. Pour vous tous, je gagnerai.
Une heure plus tard, j'étais sur le chemin de la maison. La nuit était fraîche et j'étais certain qu'il allait se mettre à neiger tôt ou tard.
Juste avant de tourner dans la rue qui menait au local, je sortis les clés de ma poche afin de vite me mettre au chaud à l'intérieur. Je contournai la salle de boxe pour atteindre la porte de ma piaule et stoppai net en arrivant devant. Bella était là, assise par terre, les bras enroulés autour de ses jambes, la tête enfouie dans ses genoux.
- Bella ?
Elle releva la tête dès qu'elle m'entendit prononcer son prénom, se remit sur ses pieds et se planta face à moi :
- Est-ce que t'as couché avec elle?
Ok, elle voulait la jouer directe.
- Non, j'étais sérieux quand je disais que je tenais à toi, dis-je en la regardant droit dans les yeux pour qu'elle voit que je ne mentais pas. Et toi avec ce mec ?
- Peter est un nouveau boxeur et il est marié. Charlotte est une femme charmante et elle attend un bébé, sourit-elle, manifestement contente de son petit effet.
Ben merde alors !
Elle ne me laissa pas le temps de dire quoique soit d'autre et franchit rapidement les derniers pas qui nous séparaient pour m'embrasser. Ses lèvres délicates se posèrent doucement sur les miennes et je fermai instinctivement les yeux pour profiter entièrement de ce contact merveilleux. Le baiser était doux et chaste mais il était sincère. Je ne tentai pas de l'approfondir car je savais que plus tard, j'aurais d'autres occasions de le faire.
- Allons à l'intérieur, chuchota-t-elle. Je me gèle !
Je souris et me détournai d'elle, à regrets, pour ouvrir la porte. J'enlevai mon manteau, me déchaussai et Bella m'imita. Je partis à la cuisine pour faire du thé mais au moment où j'allais enclencher la bouilloire, Bella se blottit contre mon dos, crochetant ses bras autour de ma taille et murmura :
- Je n'ai pas envie de thé, Paul.
- Alors dis-moi ce que tu veux.
- Je te veux, toi.
Je me tournai vers elle et découvrit qu'elle portait la même petite robe noire que le soir de la fête au Porterhouse. Bon sang, ce qu'elle était belle. Je me penchai pour l'embrasser, forçant cette fois le barrage de ses lèvres. Elle se laissa faire et je pus à nouveau jouer avec sa langue, la faisant tournoyer autour de la mienne, doucement d'abord puis plus vite. Mes mains avides se perdirent dans ses cheveux et nos respirations s'accélérèrent alors que notre baiser s'intensifiait.
Cette fois, elle ne me repoussa pas. Cette fois, elle me rendit mon baiser au centuple. Cette fois, elle soupira allègrement au simple contact de mes doigts dans ses mèches brunes. Enfin.
Je trouvai la fermeture éclair de sa robe et la fis descendre jusqu'au bout. Elle gémit dans ma bouche alors que mes mains caressaient la peau nue de son dos en suivant la trajectoire de sa colonne vertébrale. Je la sentis déboucler ma ceinture, déboutonner mon pantalon et glisser ses mains sur mes hanches, mes reins puis plus bas, sur mes fesses. Je n'avais pas mis de caleçon, ce qui l'excita encore plus si je me fiais à son souffle, lequel était devenu plus rauque tout à coup.
- Paul Lahote, tu es un vilain garçon, gronda-t-elle.
- Tu n'as pas idée ! dis-je en faisant glisser sa robe par terre. Je découvris qu'elle portait un magnifique ensemble de lingerie bleu marine et des bas auto-fixants qui lui montaient jusqu'aux cuisses. S'habillait-elle toujours comme ça ou avait-elle volontairement mis cela dans l'espoir de finir dans mon lit ce soir ?
- Montre-moi.
- Alors viens ! lui dis-je en la prenant par la taille pour la guider vers le canapé.
Une fois là, je ne pus m'empêcher de l'enlacer complètement par derrière puis de dégager ses cheveux afin de pouvoir embrasser librement sa nuque et ses épaules.
Ce petit geste anodin me fit découvrir son secret ultime : une phrase qu'elle s'était faite tatouer dans le dos, entre les deux omoplates, de sorte que même en tenue de sport je ne l' avais jamais vue auparavant.
"Everything happens for a reason*"
Je ne connaissais pas beaucoup Bella mais je savais que ces quelques mots lui allaient merveilleusement bien. C'était parfait pour elle.
Cependant, le tatouage ne s'arrêtait pas là puisque la phrase était reliée à des gants de boxe rouges (placés juste en dessous de son sein gauche) par une nuée de petites hirondelles, ce qui était très mignon et très féminin.
Je le parcourrai du bout des doigts tout en continuant à l'embrasser sur les épaules puis dans le cou avant d'attraper le lobe de son oreille avec mes dents. Elle frissonna sous mes caresses et se frotta un peu plus contre mon érection. Un sifflement suivit d'un grondement rauque m'échappèrent.
N'y tenant plus, je m'occupais du canapé et en deux temps trois mouvements, je le dépliai pour qu'il devienne un lit. Tout en le faisant, je me dis qu'il serait grand temps que j'aie un vrai appartement et un vrai lit. J'aimais bien la piaule mais pour les rendez-vous galants, c'était pas non plus l'extase.
Lorsque tout fut en place, je me tournai vers Bella et me déshabillai complètement devant elle, la laissant profiter du spectacle que je lui offrais. Je ne pouvais désormais plus lui cacher à quel point je la désirais. Je lui tendis la main pour qu'elle s'approche, ce qu'elle fit.
Elle crocheta ses doigts derrière ma nuque et m'embrassa encore, frottant son corps lascivement contre le mien. Une de ses mains s'insinua entre nous pour se poser sur mon sexe. Je frémis à son contact tout en continuant de taquiner sa langue avec la mienne. Elle me caressa doucement, jouant avec mes testicules d'une telle façon que je dus rompre notre baiser pour pousser un sifflement de plaisir. Je baissai alors les yeux pour la regarder caresser mon membre, le faisant grossir davantage à mesure que ses mouvements s'accéléraient.
- Assieds-toi ! m'ordonna-t-elle soudain, les yeux obscurcis par le désir.
- Je croyais que c'était moi qui devait mener les opérations.
- J'ai changé d'avis, me dit-elle en souriant.
Putain, elle était vraiment excitante ! Je m'assis sur le lit et elle écarta légèrement mes jambes pour se placer, à genoux, entre elles. Tout en continuant à aller et venir sur ma verge, elle passa langoureusement sa langue sur ses lèvres pour attiser mon désir. Avant que je ne puisse réagir et la prendre sur le sol comme une bête enragée, elle plongea sur mon sexe pour le lécher avidement sur toute sa longueur. Elle prenait tout son temps, comme si elle voulait en découvrir chaque millimètre et ne jamais oublier les sensations que ses caresses me procuraient. Elle leva les yeux pour jauger ma réaction et ce qu'elle vit dû lui plaire car elle me prit totalement dans sa bouche avec un sourire de satisfaction dessiné sur le visage. En réponse à son impétuosité, je pris ses cheveux dans mon poing et les tirai légèrement pour lui montrer que cela m'excitait.
Ses gémissements me firent revenir à la réalité et je resserrai ma poigne sur ses cheveux car elle était en train de me rendre fou. Ses mouvements étaient doux mais efficaces. En quelques allées et venues, elle avait réussi à me rendre transpirant, haletant et à m'amener au bord de la jouissance. Bon Dieu, elle allait me tuer ! D'un petit coup de reins, je poussai vers elle pour qu'elle me prenne tout entier, jusqu'à la garde. Elle gémit mais elle continua de me sucer, tout en jouant avec mes bourses, jusqu'à ce que je ne puisse plus tenir et que je cède.
- Oh Bella ! Ahhh ! criai-je en m'écroulant sur le lit, pris d'un orgasme foudroyant. Ahhhhhhhhhh !
Elle continua ses câlineries avec sa bouche et ses mains jusqu'à ce que je me calme et que mon plaisir se tarisse puis elle me rejoignit sur le lit pour m'offrir un long baiser brûlant empli de fierté.
- Waouh ! fut tout ce que je pus dire.
Elle rit, m'embrassa à nouveau et se frotta sur moi pour réanimer mon désir et passer au second round. D'un geste sûr, je défis l'agrafe de son soutien-gorge que je jetai prestement au pied du lit. Ses seins nus étaient plaqués contre ma poitrine mais je voulais les voir, les toucher, les goûter. Je laissai traîner mes mains jusqu'à ses fesses que je pris le temps de caresser et de cajoler. Elles étaient idéales et exquises au toucher, s'adaptant parfaitement à mes paumes affamées. Je les empoignai doucement et fis rouler Bella sur le dos qui poussa un cri strident de surprise. Je l'embrassai pour la faire taire. Je voulais la surplomber et prendre enfin les choses en main.
- A mon tour, Miss Swan ! grondai-je doucement en l'embrassant encore tout en frottant mon corps contre le sien pour stimuler son ardeur et faire à nouveau grandir mon érection.
Mon désir était rapidement revenu ce qui était certainement une conséquence intéressante de ma récente abstinence. Mais je voulais découvrir plus de Bella, oui beaucoup plus. Lâchant ses lèvres, j'embrassai son cou, y trouvant les battements de son coeur le long de sa jugulaire. Je la mordis succinctement, juste assez pour la faire soupirer d'aise et en réclamer davantage. Elle se tortilla sous moi alors que je descendais plus bas, jusqu'à un de ses seins que je pris en bouche, le suçant délicatement tandis que je pinçais l'autre du bout des doigts. Elle se cambra alors je stoppai tout, écoutant sa respiration devenir très rapide.
- Pauuul… me supplia-t-elle enfin.
- Huummm ? demandai-je, l'air innocent.
- Encore !
Aussitôt, je gobai l'autre sein, l'aspirant plus ardemment que l'autre alors que ma main descendait vers son ventre plat puis vers ses cuisses et enfin ses fesses… parfaites. Hum, je sentais que j'allais définitivement adorer cette partie de son anatomie.
- Vous êtes encore beaucoup trop habillée Miss Swan, constatai-je en jouant avec son string.
Ma langue descendit jusqu'à son nombril où elle s'y engouffra à plusieurs reprises avant de trouver le bord du petit morceau de dentelle bleue. Je lui ôtai rapidement puis revins me placer entre ses jambes pour mordre l'intérieur de sa cuisse, doucement. Elle cria alors je recommençai, un peu plus fort. Cette fois, elle hurla et tout son corps trembla sous moi. Satisfait, je plaçai mes mains sous ses fesses et posai mes lèvres sur son intimité brûlante et désireuse. Je trouvai son point de désir et y apposai un coup de langue expert qui la fit basculer immédiatement. Tandis que son orgasme la ravageait, je continuai à la lécher fiévreusement, plongeant ma langue en elle à plusieurs reprises et cerclant son clitoris gonflé par les spasmes de plaisir qu'elle était en train de subir. Un autre orgasme suivit naturellement le premier, la faisant crier et se cambrer davantage sur le lit. Je la vis tenter d'attraper quelque chose pour l'aider à se contrôler mais elle ne trouva rien alors pour la calmer, je lui caressai sensuellement le ventre puis les seins dont les mamelons étaient durcis par l'extase.
Les soubresauts se calmèrent alors je déposai un baiser sur sa toison fine et remontai jusqu'à sa bouche. Mon érection frôla sa cuisse et elle gémit à nouveau tout en frottant son bassin contre moi.
- Je te veux en moi Paul, me demanda-t-elle d'une voix rauque et pleine d'envie.
- Tes désirs sont des ordres Princesse. Laisse-moi juste attraper une capote.
Je déposai un baiser sur ses lèvres et me levai pour aller chercher les munitions que je mis sur la table de nuit. J'ouvris un carré d'aluminium et déroulai le préservatif sur mon sexe, long et dur. Bella en profita pour s'installer correctement dans le canapé-lit et je la rejoignis immédiatement. Plaçant mes mains de chaque côté de sa tête, je présentai mon gland contre son intimité sans pour autant y entrer.
- S'il te plaît, supplia-t-elle doucement.
Je pénétrai en elle doucement, profitant de chaque sensation que cela me procurait. J'avais tellement voulu voir venir ce jour que je souhaitais en profiter à fond. Je ne voulais pas que ça s'arrête. Elle était étroite mais elle était prête pour moi, je pouvais le sentir. Je poussai en elle jusqu'à la garde, la remplissant tout entière. Elle protesta en criant alors que je me retirai entièrement de son antre pour y entrer à nouveau, plus profondément, plus sauvagement.
L'entendre crier mon prénom comme ça agit sur moi comme un excitant et je ne pus m'empêcher d'accélérer les choses. Je continuai à pomper en elle durement, claquant mon corps contre le sien dans un rythme effréné. Ses ongles griffèrent mes fesses ce qui me fit également crier mais ne m'empêcha nullement de la posséder encore et encore, telle une bête assoiffée de sang. Je la désirais depuis tellement longtemps que je voulais que tout cela se termine en apothéose. Je voulais qu'elle soit mienne et je regrettais de ne pouvoir la marquer d'une quelconque façon que ce soit afin qu'aucun autre homme ne l'approche.
Alors que ma bouche était contre son cou, le dévorant de baisers plus sensuels les uns que les autres, je la sentis soudain très proche de la rupture alors, même si je ne voulais pas que ça s'arrête, je l'encourageai à se délivrer de toute cette pression qui avait élu domicile dans son bas-ventre.
- Viens ma jolie, lâche-toi ! ordonnai-je.
Aussitôt, je sentis l'étau de son intimité se refermer autour de moi et m'emprisonner alors que des vagues de plaisir la submergeaient. Je tentai de me contrôler mais n'y parvins pas et la seconde suivante, j'éjaculai dans le préservatif, libérant mon orgasme.
- Ahhhhh ! Bellaaaaaaaa ! criai-je alors que nos deux corps en fusion se nourrissaient de la jouissance de l'un et de l'autre dans une symbiose parfaite.
Je m'écroulai à ses côtés, l'entraînant avec moi pour qu'elle se niche dans le creux de mes bras.
- C'était merveilleux Bella.
- Seulement merveilleux ? demanda-t-elle en haussant un sourcil taquin.
- Divin ? Idyllique ? Extraordinaire ? Prodigieux ?
- Je plaisantais.
- Je sais, dis-je en l'embrassant doucement. Laisse-moi quelques minutes pour me rafraîchir d'accord ? Je reviens vite, promis-je avant de m'éclipser dans la salle de bain.
Je me débarrassai du préservatif puis me nettoyai rapidement. Je faillis me cogner dans la porte du placard que j'avais laissée ouverte et je me rendis compte tout à coup à quel point je trouvais cette pièce trop petite. Je rêvais d'une baignoire immense avec des jets massant et des rebords assez grands pour poser des tas de gels douche et des bougies. Je voulais un double lavabo et un immense miroir ! Je me promis intérieurement de remédier à tous ces détails rapidement et m'essuyai pour rejoindre Bella. Je ne voulais pas la faire attendre plus longtemps et lui donner une chance de s'éclipser. J'attrapai en passant un paquet de lingettes pour qu'elle puisse elle aussi se nettoyer.
Je la trouvai toujours allongée dans mon lit, pensive. Elle avait ajusté les oreillers sous sa tête et avait remonté la couverture au-dessus de ses seins. Aucune tentation, aucune arrière-pensée, aucune suggestion d'engager un autre round. Elle voulait parler. Bien.
- Est-ce que tu regrettes déjà d'être passée me voir ce soir ? interrogeai-je pour briser la glace.
- Bien sûr que non. Pourquoi cette question ?
- Tu sembles… pensive, dis-je en m'installant sur le lit sans pour autant me mettre sous les couvertures.
- Je ne regrette rien du tout, Paul. Et si tu veux tout savoir, je compte recommencer. Même si ça me fiche la trouille, ajouta-t-elle vivement.
- Est-ce que je suis aussi impressionnant que ça ?
- Ce n'est pas ça et tu le sais bien.
- Tu as honte de moi ?
- Non ! Mais je suis toujours ta coach et…
- Je suis ton élève, je sais, on a déjà discuté de ça. Bella, je tiens à toi, énormément. Crois-moi, on peux y arriver.
- J'y ai beaucoup réfléchi et j'en suis venue à la conclusion que tu as raison. Te voir avec cette… pouf' au bar samedi soir, ça m'a fait tellement mal ! Pire que quand tu sortais avec Kate ! Bref, j'ai réalisé à quel point je tenais à toi, plus que je ne le croyais en réalité.
- Je ne voulais pas te blesser… Enfin, je voulais te faire réagir, principalement.
- Alors tu l'as fait exprès ? sourit-elle.
- Je me contrefichais de cette nana. C'est toi que je voulais. Et apparemment ça a marché !
Je réfléchis quelques secondes en fronçant vivement les sourcils et ajoutai :
- Qu'est-ce que tu voulais dire par "pire que quand je sortais avec Kate" ?
Elle fit une petite moue gênée, rougit légèrement et après avoir laissé tourner les rouages de son cerveau quelques minutes, avoua :
- Une des raisons pour lesquelles je m'en voulais que tu te sois retrouvé à l'hôpital c'était que j'étais tellement jalouse de Kate que je te faisais travailler doublement pour que tu passes le moins de temps possible avec elle. C'était mal et complètement anti-professionnel de ma part, je le reconnais mais la voir se coller à toi comme ça me filait de l'urticaire. Je n'aurais jamais dû mélanger ta vie privée avec tes compétences en tant que boxeur. D'autant que depuis le début, je savais que je tenais un champion entre mes mains. Et je ne pourrais jamais m'excuser assez pour ça.
Elle enfouit sa tête sous les couvertures, honteuse de sa confession et je me mis à rire.
- Vous les filles, vous êtes vraiment des êtres complexes.
Je la rejoignis sous les draps, m'enveloppai autour de son corps divin et approchai ma bouche de son oreille.
- Bella Swan, je te pardonne tous tes pêchés, proclamai-je solennellement.
Je l'embrassai dans le cou, puis lui mordillai le lobe de l'oreille avant d'atteindre sa mâchoire sur laquelle je déposai une myriade de baisers. Je trouvai ses lèvres afin de sceller l'absolution que je lui accordais ce soir.
- Je ne me lasserai jamais de t'embrasser Bella, dis-je en mordillant sa lèvre inférieure.
- Il va pourtant falloir dormir Monsieur Lahote. L'entraînement commence à l'aube demain matin.
- Rabat-joie ! boudai-je.
- Tu me remercieras quand tu auras gagné le match, rit-elle doucement.
- Mais je vais gagner ! fanfaronnai-je.
- Alors éteins cette lumière et, si tu es sage, demain matin, je t'offrirai un petit déjeuner spécial.
- Huuummmm, j'ai hâte d'être à demain matin, dis-je en appuyant sur l'interrupteur de la lampe de chevet.
Elle cala son dos contre ma poitrine, je passai un de mes bras en travers de son ventre et un autre sous sa nuque. Nos jambes s'emmêlèrent sous les draps et mon nez vint s'enfouir dans ses cheveux.
- Ce tatouage dans ton dos, il est magnifique, soufflai-je doucement.
- Oui, c'est un peu le symbole de toute ma vie.
- C'est souvent le cas des tatouages.
- Le loup est ton symbole alors ?
- Plutôt l'emblême d'une tribu indienne dont je suis issu.
- Un héritage donc.
- C'est ça. Le motif tribal aussi, sauf qu'il cache des dates importantes qui ont marqué ma vie.
- Je te souhaite d'en ajouter vite d'autres.
- Je l'espère aussi, dis-je en déposant un baiser sur son épaule.
Elle cala ses fesses bien contre moi et lorsque je grognai doucement elle murmura :
- Bonne nuit Paul.
- Bonne nuit Bella.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Notes : * Tout arrive pour une raison.
J'espère que ce chapitre vous a satisfaites ! J'ai fait de mon mieux pour ne pas vous décevoir ! A la semaine prochaine !
Til.
