... Même moi je suis surprise de me retrouver à poster encore sur ce site, et surtout à avoir écrit quelque chose (rien de très recherché, rien de trasncendant). C'était quand la dernière fois ? D'après mon profil, c'était le 25 août 2014. Bientôt un an, donc. Il s'en est passé des choses en un an ! C'est dingue, non ? Haha, je dois vous avouer que ce mini OS, ce mini moment de vie, j'en avais déjà écrit plus de la moitié il y a un an. Sur un coup de tête, j'ai voulu le finir, je ne savais même plus où je voulais aller mais que je voulais faire quelque chose dans le genre de Prises de position et autres joyeusetés, parce qu'au final tout se relie, et j'utilise le même contexte, les mêmes personnages. Ce qui est venu à en faire l'acte II, et qui va peut-être se transformer en recueil. J'ai plein de bouts de textes un peu partout sur mon mac à propos de cette génération de verts et argents.

Et pour me remettre doucement dans le bain (et en sachant que je vais à nouveau le quitter très bientôt, je me connais, je rentre en école d'ingénieur à la rentrée, alors disons que je sens encore le manque de temps pour écrire – entre le travail, les soirées et les assos – et que je ne veux rien laisser d'inachevé encore et encore...), des petits morceaux de vie écrits par-ci par-là semble la meilleure solution pour moi haha.

Pour le petit blabla habituel c'est fini, j'espère sincèrement que ça va vous plaire (et peut être vous faire sourire ?) ! Plein de bisous !

(Et encore merci merci merci pour toutes vos reviews sur mes anciennes fictions, pour vos messages d'encouragements, toussa toussa, ça fait tellement chaud au coeur si vous saviez! Coeur coeur coeur)


Prises de position et autres joyeusetés

Acte II


-Dis Pansy, tu nous vois comment dans dix ans ? La questionna Daphné en rajustant ses lunettes de soleil sur ses yeux.

Près d'elle, Pansy Parkinson sirotait un cocktail coloré, allongée confortablement sur un des transats au bord du lac de la demeure des Greengrass. La chaleur de juillet avait pris ses aises sur l'Angleterre et Pansy remercia mentalement les Greengrass d'être installés dans le Kent.

Dans dix ans ? Ils auraient trente-deux ans. Trente-deux. Une horreur.

Elle faillit s'étouffer à cette réalisation et pinça fortement les lèvres : "Riches, très riches, toujours aussi belles et fraîches, et tous les hommes à nos pieds."

-Donc mariées et avec des enfants, conclut Daphné en souriant.

Pansy releva son torse et fusilla son amie du regard. Evidemment que non ! Le mariage, passe encore, mais des enfants ! Voulait-elle la mort de son vagin ? Parce que c'était ça que ça signifiait 'avoir des enfants', c'était dire adieu à son superbe corps, sa superbe mine, dire adieu aux cigarettes – y'avait pas à dire, elle avait vraiment la classe avec ce petit accessoire, et ça avait des effets bénéfiques, peut-être que tiens, oui, tiens, elle pourrait essayer de l'exporter sur le marché sorcier avec quelques petites modifications, évidemment, personne n'avait jamais rien tenté, elle se demandait bien pourquoi – et à l'alcool, dire adieu aux soirées improvisées sur le tard, dire adieu à sa liberté, à sa spontanéité.

Et sans même le vouloir, elle baissa le regard vers sa poitrine tristement plate, comparé à celle de Daphné qui avait tout de la blonde opulente. La garce.

Peut-être qu'un gosse pourrait servir en fait.

-Qui sera marié et avec des enfants ? Demanda Drago en arrivant près d'elles tandis que Blaise était soudainement devenu très pâle.

Astoria gloussa sur le transat, et Pansy serra des dents. Astoria avait pris la sale habitude de glousser et de lancer des oeillades langoureuses à Drago dès qu'il était dans les parages, et ce petit con se rengorgeait comme un paon.

Petite Greengrass n'avait pas encore compris que flatter un Malefoy n'était pas une chose à faire si on ne voulait pas qu'il explose en mille morceaux par la faute de son égo qui aurait trop gonflé. Il savait falloir doser.

-Nous, Malefoy. Tous ici présents, dans dix ans, on sera tous casés, une alliance au doigt, et des marmots au cou, répondit Daphné d'une voix tranquille.

Voyant à peine le noiraud derrière elle, qui devait être à deux doigts d'une crise cardiaque. La meilleure façon d'achever un Zabini ? Parler mariage et enfants. Et si en plus c'était sa non-officielle petite amie, relation épisodique, relation libre - appelez ça comme vous voulez, eux-mêmes n'y arrivaient pas - qui en parlait, ça signait le début de la fin.

Drago l'avait remarqué et affichait son habituel petit sourire narquois, se fichant clairement de la tête de son ami.

-Blaise, je te trouve un peu pâlot, tu es sûr que tu te sens bien ? Fit le blond, faussement inquiet.

Ce qui lui valut un regard noir et un raclement de gorge de la part de l'intéressé. Et Pansy jura avoir vu le sourire de Daphné s'agrandir un peu plus.

Uniquement pour ça, et un peu pour tester l'affection de Blaise pour la blonde – ou alors la possessivité -, elle ajouta : "Terence m'a dit que tu plaisais beaucoup à Adrian Pucey."

Le métisse venait de porter un verre de whisky pur feu à ses lèvres et déglutit bruyamment, provoquant les rires de l'héritier Malefoy qui ne put se retenir plus longtemps. Daphné, jouant l'ingénue, s'était levée pour tapoter son dos : "Oh mon pauvre bébé." et Pansy s'inclina mentalement devant la parfaite manipulation de Blaise par Daphné. Ce qu'il pouvait être idiot parfois.

-Et toi, Terence ne t'a toujours pas proposé le mariage ? Déjà deux ans que vous êtes ensemble, susurra Blaise en guise de revanche.

-Jamais, tu m'entends ? Et je doute que Terence soit très pressé également. Peut-être dans une autre vie.

-Oh, dommage, j'aurais bien voulu être demoiselle d'honneur cette année. Le mariage aurait pu être en décembre, avec la neige et tout, ça aurait été sublime. Le blanc à l'honneur, pur, innocent, y'aurait eu des sculptures en glace, oh je sais en forme de cygnes ! Et il y aurait eu du vin chaud, et du champagne à volonté, et on aurait mis des flocons artificiels, et...

-Mais t'as qu'à te marier, toi ! Hurla Pansy, indignée, pour que Daphné se taise. Ça reviendra au même ! Tu les auras tes foutues décorations !

-Tut tut tut, sois gentille Pansy, c'est vrai qu'un mariage en décembre, ça aurait une certaine classe, tu devrais y penser, intervient Drago avec un sourcil levé, moqueur.

Petit con.

-Mais puisque je vous dis qu'il n'y aura pas mariage ? Arrêtez un peu ! On y pense jamais et là, pile aujourd'hui quand mon seul rêve est de bronzer en silence, mes cocktails à la main, et mes lunettes de soleils sur le nez, on me parle de mariages. Faut pas non plus pousser Mamie dans les mandragores !

Tout le monde éclata de rire, excepté Astoria, qui gloussa. Encore une fois. Merlin, cette fille devenait agaçante en public alors que, Pansy le savait pertinemment pour avoir été fourrée chez les Greengrass depuis l'adolescence, Astoria cachait une vile serpentarde sous sa personnalité de Serdaigle. Et que tout ces gloussements, ces flatteries, ces attentions envers Drago ne signifiaient qu'une chose : elle l'avait dans son collimateur et pas pour n'être que de passage.

Pauvre Malefoy.

-Hé bien, hé bien, l'hilarité est sans aucun doute présente ici, les interrompit une voix grave et profonde.

Comme un seul homme, ils se tournèrent tous – et Daphné, Astoria et Pansy se dévissèrent la tête selon la façon dont elles étaient allongées sur leurs transats respectifs – et découvrirent un Théodore Nott, ses cheveux bruns décoiffés, et encore en vêtements de voyage, le visage fatigué mais souriant.

Quatre secondes plus tard, il était les fesses par terre, Daphné contre lui couinant "Tu es revenu, tu es revenu ! Oh tu es revenu, c'est trop trop top !". Suivie très rapidement de Pansy : "Théo ENFIN ! Tu peux pas savoir l'enfer que j'ai vécu avec Blaise et Drago. Il faut sérieusement que tu arrêtes de partir en mission tous les six mois ! Tu penses un peu à moi !"

Seule Astoria resta dignement sur son transat, parce que de un, elle ne voulait pas faire comme Pansy qui venait de renverser son verre dans son élan, de deux, elle avait mis du temps à trouver une position correcte sur son transat, et de trois, elle ne connaissait pas assez bien Théodore pour se permettre ce genre de geste.

Et elle avait toujours cru que Daphné et Pansy auraient un peu plus de tenue que ça. Mais quelques verres ingurgités dans l'après-midi, le soleil tapant sur leurs jolies têtes, ne pas avoir vu Nott depuis six mois, avaient du provoquer ces réactions incongrues. Les têtes qu'affichaient Drago – oh quelle belle tête ! - et celle de Blaise – quel dommage que sa soeur ait jeté en premier son dévolu sur lui à Poudlard – étaient mémorables face à ce spectacle. Leurs mâchoires étaient comme totalement décrochées, et un tic nerveux agitait les narines du plus brun des deux.

Théo avait d'ailleurs l'air passablement choqué, et leur tapotait la tête, totalement interloqué par la situation. Il s'attendait à quelques effusions amicales, sans plus. Après tout, ils avaient toujours été comme ça.

Ou alors, elles étaient enceintes. Non, Théo fronça les sourcils, c'était très peu probable. Pansy jurait ses grands dieux qu'aucun bébé ne passerait de son ventre au monde du dehors par son vagin, et Daphné préférerait se tailler les veines plutôt que d'enfanter hors-mariage. Et jusqu'à preuve du contraire, elle n'était pas mariée.

-Daphné, Pansy, ... j'étouffe là. Et puis je suis tout sale, ajouta Théodore en sachant que ce serait un argument plus percutant que son possible étouffement.

Evidemment, il les connaissait et elles se relevèrent prestement, Pansy la bouche pincée en une moue de dégoût, et Daphné le nez froncé comme si il y avait là quelque chose de particulièrement nauséabond.

Et lui, qui avait voulu être gentil et passer les voir avant de rentrer chez lui. Un coup de cheminette à Mrs Zabini, qui lui avait adressé trop de sourires charmeurs pour son bien, et il avait su qu'ils se trouvaient presque tous chez les Greengrass dans le Kent.

-Théo, tu aurais pu prendre une douche avant de venir, le réprimanda Daphné tandis que Pansy hurlait à la mort en réalisant où son verre avait atterri.

Blaise l'observait, blasé, et s'avança pour faire une étreinte virile à Théodore. Drago en fit de même, et Pansy pleurait presque, jurant et jurant encore, avant d'enguirlander Daphné pour qu'elle appelle un elfe de maison pour lui redonner un verre. Et plus corsé, s'il vous plaît. Il fallait qu'elle surmonte la perte de celui qui gisait dans l'herbe.

-Vous m'aviez manqué, répondit simplement Théodore en haussant négligemment des épaules, ce qui provoqua des petits "aw" de la part de Blaise et de toutes les filles présentes. Où est Milicent ?

Daphné renifla dédaigneusement avant de lâcher : "Elle roucoule à Venise avec Urquhart, il leur a payé un week-end romantique. J'ai toujours rêvé de faire ça."

Le seul blond de ce groupe et sa compère brune avec une frange bien nette se tournèrent vers Blaise, leurs sourcils levés et un sourire narquois aux lèvres pour Drago, et un moqueur pour Pansy. Le visé fit mine de ne pas comprendre et de s'être perdu dans la contemplation du lac tandis que Daphné faisait la moue avant de se rengorger :

-Tu disais Pansy que je plaisais à Adrian..., murmura-t-elle en conspiratrice. Je me demande si après quelques rendez-vous, il m'emmènerait à Venise.

Théodore haussa les yeux au ciel, il savait que Blaise allait tomber grossièrement dans ce piège. Il était tellement aveugle en ce qui concernait Daphné Greengrass, et se vantait un peu trop d'être celui qui dominait dans leur pseudo-relation. En six mois, rien n'avait changé à ce propos, il en était certain.

Et évidemment, ça n'attendit pas.

-Daphné, mon coeur, je doute qu'Adrian soit le meilleur choix pour aller à Venise, intervint Blaise, mécontent.

-Ah, vraiment ? Demanda la blonde en observant ses ongles peints en violet. Je ne vois pas d'autre choix possible, de toute façon.

Pansy ricana sous cape, et Blaise, agacé par tant de bêtise, proclama fièrement, menton levé : "Quand tu as un ami à moitié italien et riche avec ça, c'est évidemment à lui qu'il faut s'adresser pour un week-end à Venise." avant d'ajouter, faussement déçu : "Tu ne me mérites pas... aucun de vous ne me mérite, ingrats."

Daphné ne répondit que pas un reniflement dédaigneux et alla s'allonger de nouveau sur son transat, les yeux de Blaise sur son corps vêtu en tout et pour tout d'un bikini qui ne cachait plus rien de ses formes, que lui jalousaient tant Pansy.

-Alors Théo, raconte-nous, c'était comment l'Australie ? Tu n'as pas l'air d'avoir pris beaucoup de couleur, c'est une honte, fit remarquer Pansy.

-J'étais dans les laboratoires, Pansy, pas sur la plage à longueur de temps, répliqua le brun. Dois-je te rappeler que je n'y étais pas en vacances mais en mission ?

-Rabat-joie, répliqua la brune en prenant avidement une gorgée de son cocktail sous le regard de Théodore, blasé.

Pansy portait toujours la même affection à l'alcool, ça aussi ça n'avait pas changé.

-J'ai rencontré quelqu'un aussi, mais elle est australienne. S'installer dans un pays aussi pluvieux que la Grande-Bretagne n'était pas dans ses projets de vie, même pour un homme aussi parfait que moi, ajouta Théodore avec un sourire en coin.

-Pour résumer, tu as pris du bon temps là-bas, fit Blaise avec un air narquois en s'installant tranquillement, l'air de rien, sur le transat près de Daphné.

-Comment elles sont les australiennes ? Fit mine de se renseigner Drago qui se fit immédiatement fusiller du regard par Astoria.

Ce qui fit ricaner Pansy, qui se doutait bien au final que le caractère emporté des Greengrass finirait par l'emporter sur les minauderies aux bêtises que pouvait parfois (souvent) dire ou faire Drago Malefoy. La brune avait presque envie de lancer les paris sur cet hypothétique couple, mais Daphné allait mal le prendre (sa petite soeur avec Drago ? Mauvaise vision pour elle), Blaise se moquerait (pour lui, Drago et lui allaient rester éternellement des célibataires profitant de la vie), Milicent écouterait d'une oreille (obnubilée par son couple) et Théodore hausserait les épaules (parce qu'il en aurait clairement rien à faire).

-Aussi brûlantes que le soleil là-bas, répondit Théodore en faisant mine de passer sa langue sur ses lèvres.

-Je croyais que tu avais passé ta vie dans les laboratoires, répliqua Pansy, mauvaise, en s'allumant une cigarette.

-Et je profitais amplement de mes pauses bien méritées, Pans'.

Blaise ricana pendant que Pansy exhalait de la fumée d'entre ses lèvres, contrariée. En fait, Théo ne lui avait pas manqué du tout. Autant il pouvait prendre sa défense face aux deux autres énergumènes, autant il avait du répondant face à elle si elle l'embêtait un peu trop. Faux frère, va.

-D'ailleurs il faut qu'on te prévienne d'une importante nouvelle Théo, intervint Drago 'un air profondément sérieux avant d'ajouter après un silence : Pansy se marie en décembre.

Un hurlement furieux résonna dans le parc du domaine des Greengrass, et même le paternel Greengrass en releva la tête de ses papiers dans l'aile sud, se demandant d'où cela pouvait bien prévenir pendant que Drago se voyait trempé de cocktail de la tête aux pieds.

-Si on peut plus rigoler maintenant, conclut-il avec une moue.


Allez, dites moi si c'était pas trop nul pour une reprise hihi. (je sais qu'objectivement parlant, je vous ai habitué à beaucoup mieux de ma part.. malheureusement)