Bonjour tout le monde!!
Pas grand chose à dire, si ce n'est que voilà le nouveau chapitre, plus court que les précédents, mais je posterai plus fréquemment comme ça!
Merci beaucoup à mes 5 reviewers: Angie59, Elayna Black, polgara, mellon50 et naiade59! Voilà l'explication de la scène Ann/Jenn dans ce chapitre!
Bonne lecture.
Chapitre 13
Lyn entra dans la chambre telle une furie et la porte d'entrée claqua sous la violence de sa main. Un rapide coup d'œil lui apprit que Jenny n'était pas là. Elle ouvrit alors la porte de la salle de bain à la volée, mais pas de Jenny non plus. Il ne lui restait plus que l'étude à vérifier. Sinon, elle était bonne pour parcourir tout le château afin de lui faire comprendre le fond de sa pensée à cette blondasse !
Elle se dirigea alors à toute vitesse vers la porte de l'étude, cachée par la porte d'entrée de la chambre restée entrouverte. D'un geste vif, elle rabattit cette dernière et aperçut enfin la traitresse, tranquillement assise dans un fauteuil face au feu, un verre à la main. Lorsque la porte claqua en se refermant, elle la vit tressaillir et poser son verre, sachant parfaitement à quoi elle allait être confrontée.
-Comment as-tu osé ? Rugit Lyn depuis le pas de la porte. Quelle espèce de monstre es-tu pour traiter ainsi tes amies ? Tu aurais pu la tuer, tu t'en rends compte de ça ?
Lyn continua à déverser sa haine sur son ancienne amie sans que celle-ci ne fasse le moindre mouvement trahissant qu'elle aurait compris tout ce que Lyn racontait.
-Tu n'as aucune considération pour nous, tu te moques bien de tes amies ! En fait, tu ne nous considère même pas comme des amies, juste comme des bouches trous, et tu te sers de nous quand tu n'as pas de mecs. Tu ne penses qu'à te faire le plus de mecs possibles dans l'année, tu ne parles que de ça, tu es bien comme Black ! Tu n'as aucun respect pour nous, et encore moins pour toi-même. Tu sais que les gens parlent de toi, et les rumeurs ont la vie dure à Poudlard. Tu sais que tu passes pour une fille facile et une sacrée garce, et que nous, on a du supporter d'entendre tout ça durant des années, et toi, t'en a rien à foutre. Tu me dégoutes ! Je ne sais même pas ce qu'il m'a prit de te défendre de toutes les saloperies que les autres balancent sur toi quand tu as le dos tourné, parce qu'ils ont bien raison ! On s'est bien trompées sur ton compte, et là, je crois qu'Ann l'a très bien compris, bien mieux que moi, même…
Jenny ne se retourna pas, ne répondit pas, ne bougea pas d'un millimètre. Elle attendait. Tranquillement. Patiemment.
-Et regardes moi quand je te parle ! Hurla Lyn. A moins que tu n'ai même pas le courage d'affronter les conséquences de tes actes….
Lyn la vit enfin frémir sous le ton effrayant de sa voix. Elle avait peur d'elle ! Elle la craignait ! Et elle avait raison, se dit Lyn en se délectant de ce sentiment de puissance qu'elle sentait grandir en elle.
-Tu as peur…Siffla-t-elle un ton en-dessous. Tu me crains, je le vois bien. Je vois la peur se répandre en toi, dans les moindres recoins de ton être et prendre possession de ton esprit…Et tu sais quoi, Kendall ? Tu as bien raison de me craindre ! Parce que ce que j'ai fait à Dunn n'était rien en comparaison de ce qui t'attend, toi !
On ne distinguait plus l'ombre de la colère terrible qui avait envahit Lyn quelques minutes plus tôt dans sa voix, mais plutôt une froide résolution, glaciale même, qui aurait fait trembler même le plus courageux des Gryffondors.
-Tu ne me connais pas. Continua Lyn sur le même ton. Mais tu vas apprendre à me connaitre, à tes dépends. On ne s'attaque pas à mes amies impunément, retiens bien ça Kendall ! Tu vas me le payer, et plus chèrement que tu ne te l'imagines !
Lyn fit mine de reculer et de quitter la pièce mais se ravisa et reprit :
-Surveille bien tes arrières, Kendall ! Je ne te quitterais pas d'une semelle, je serai toujours derrière toi, et je te jure que si je te coince un jour, tu t'en souviendras tout le reste de ta misérable existence !
Elle tourna finalement les talons, tout en sachant qu'elle avait gagné cette bataille. Jenny la craignait plus qu'elle ne se l'imaginait et avait étouffé cette peur en prenant l'ascendant sur elle toutes ses années. Mais c'était terminé maintenant, fini de se faire prendre pour une cloche par cette espèce de blondasse sans amour propre et sans aucune considération pour tout ce qui n'avait pas de rapport avec sa pauvre petite personne. Dorénavant, elle savait qu'elle serait crainte à sa juste mesure et elle ne se priverait pas d'en user pour se venger et venger en même temps Annalee.
Parce que ce que Jenny n'avait pas compris, c'est que Lyn détestait certes les injustices, mais par-dessus tout elle avait horreur qu'on s'en prenne à ses amis, et de surcroit sans raison valable. Alors oui, la gentille Melynda allait s'effacer pour laisser place à une Melynda bien plus cruelle et bien plus hargneuse. La blonde n'avait qu'à bien se tenir !
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L'infirmière décida finalement de garder Ann en observation, plus préoccupée par sa santé mentale que par sa santé physique. La jeune fille n'avait pas voulu raconter ce qu'il s'était passé, comment elle s'était retrouvée dans cet état, ni qui était son agresseur. Ses condisciples avaient bien évidemment été interrogés et le nom de Jenny était revenu à plusieurs reprises, mais sans aucune preuve formelle, la Salle Commune étant vide lors de l'incident.
Tout le monde se doutait bien de ce qu'il s'était réellement produit, mais les principales restaient soit muettes, soit introuvables. Jenny avait effectivement disparue tout le week end, ne se montrant même pas lors des repas. En l'absence de preuves tangibles, il ne se voyait pas le droit de chercher à tirer une élève de son isolement le week end, comprenant bien qu'elle craignait la colère de ses compagnes de chambre. Il serait bien temps de s'en inquiéter si elle ne se montrait pas en cours non plus. Il avait de plus eu vent qu'elle se rendait fréquemment aux cuisines, preuve qu'elle était encore bien dans l'enceinte du château et qu'elle ne se laissait pas mourir de faim.
Lyn avait décidé de reporter sa vengeance à plus tard, la préoccupation première étant Ann et son mutisme qu'elle devait à tout prix rompre. Elle gagna donc encore une fois l'infirmerie avec la ferme intention d'y passer la journée, quoi qu'en dise Ann.
Elle approchait alors du couloir qui y menait et entendit des voix qu'elle commençait à connaitre. Remus se disputait apparemment avec Cowden. S'arrêtant au coin du couloir, elle tendit l'oreille et écouta.
-Puisque je te dis qu'elle ne veut pas te voir, Josh ! N'insiste pas et retourne dans ta salle commune.
-Je viens seulement prendre de ses nouvelles. Se défendit le Serdaigle.
-Et c'est gentil de ta part. Rassure toi, elle va bien, elle est juste fatiguée et souhaiterait se reposer.
-Et moi j'aimerais m'en assurer. Je veux juste lui dire quelques mots, qu'elle sache que je suis là pour elle si elle a besoin.
-Je lui dirai que tu es passé, Josh, ne t'en fait pas. Mais tu peux me faire confiance quand je te dis qu'elle va bien.
-Si elle allait si bien que ça, elle ne refuserait pas de me voir ! Insista le jeune homme, bien décidé à entrer, par la force s'il le fallait.
-Ce n'est pas spécialement dirigé contre toi. Elle ne souhaite pas recevoir de visites, c'est tout. Alors pour une fois, fais lui plaisir et laisse la tranquille. Tu la verras en cours !
-Juste quelques instants. Elle ne m'en voudra pas. Laisse-moi passer Lupin. S'énerva le capitaine de Quidditch en bombant le torse.
-Désolé, Josh, c'est impossible. Tu ne rentreras pas. Affirma le Maraudeur en se redressant, pas intimidé le moins du monde par l'air menaçant du Serdaigle.
La conversation cessa brutalement et Lyn, toujours cachée par l'angle du mur, ne vit rien de la suite de la scène. Elle attendit quelques instants et comme aucun bruit ne venait à ses oreilles, elle hasarda prudemment un œil vers la porte de l'infirmerie.
Alors qu'elle s'attendait à voir le Serdaigle dans la pièce et Remus dans un coin, elle fut bien surprise de constater que c'était le jeune Maraudeur qui, un bras passé autour du cou du Serdaigle, lui maintenait le bras tordu dans le dos. Se rapprochant de lui, elle le vit lui murmurer quelques mots à l'oreille et accentuer sa pression sur son bras, ce qui était visiblement du plus douloureux pour le bleu et bronze.
Finalement, Remus le relâcha en le poussant sèchement vers Lyn qui s'empressa de reculer de quelques pas. Faisant machine arrière, elle fit celle qui venait seulement d'arriver et manqua de se heurter à Josh qui passa l'angle du couloir au même moment qu'elle.
-Pas la peine…Maugréa-t-il. Le chien de garde ne veut rien savoir…
Il avait parlé sans même la regarder à tel point que Lyn ne sut pas s'il s'était vraiment adressé à elle. Haussant les épaules, elle continua son chemin et arriva à hauteur de Remus qui continuait à surveiller le couloir duquel elle venait.
-Et bien ! Je ne savais pas que tu étais si effrayant que ça. Plaisanta-t-elle.
-Pardon ?
-Je viens de croiser Cowden. Il s'est levé du mauvais pied ce matin, ou tu l'as traumatisé ?
-Oh, lui. Dit-il en accentuant bien sur le « lui » d'un signe de dégout. Ann ne souhaite pas le voir, et encore moins lui parler. On va dire qu'il a eu du mal à comprendre ce qu'elle voulait dire par là, alors j'ai du me montrer plus explicite.
-Parfait ! Je vois qu'elle est entre de bonnes mains alors !
Remus esquissa un sourire en rosissant légèrement.
-Tu viens la voir avec moi ? Peut-être qu'à deux on arrivera plus à la faire parler. Demanda Remus.
-Je venais effectivement lui parler. Acquiesça Lyn, ne sachant pas comment dire au Maraudeur qu'Ann ne parlerait certainement pas devant lui. Elle se doutait bien que l'objet de la dispute était encore une fois Sirius, et jamais Ann n'avouerait devant Remus qu'elle en était amoureuse. Elle avait trop peur qu'il aille tout lui raconter.
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Finalement, Annalee fut autorisée à quitter l'infirmerie le mardi en fin de journée, soit après quatre jours. Ses plaies étaient plus nombreuses que ce qu'en avait vu Lyn, et certaines avaient apparemment eu une origine magique. Elle était de plus fragile psychologiquement, ce qui avait poussé l'infirmière à la gardée plus longtemps que prévu.
En même temps, c'était assez compréhensible. Après s'être fait attaquée par celle que l'on considérait comme son amie, on ne pouvait pas faire comme si de rien n'était. Heureusement que Lyn et Alyz étaient toujours là, elles.
Et c'était elles qui étaient venues la chercher à sa sortie de l'infirmerie, juste après la fin de leurs cours. Elles l'escortèrent jusqu'à leur salle commune, l'encourageant d'une pression de la main en sentant l'appréhension qui la gagnait comme elles approchaient du lieu ou elle avait été attaquée.
Quelle ne fut sa surprise en entrant dans la salle et en s'apercevant que la disposition de la pièce avait été modifiée. Elle ne ressemblait plus en rien à la pièce d'avant.
-Vous n'avez quand même pas fait ça pour moi ? S'étonna Ann, sentant des larmes de gratitude lui monter aux yeux.
-Oh tu sais, cette pièce avait grand besoin de changement ! Ca faisait trop longtemps qu'elle n'avait pas eut un petit coup de neuf ! Et puis, tu penses bien qu'on aurait jamais pu faire ça toutes seules ! Répondit évasivement Lyn, un grand sourire réfutant totalement ce qu'elle affirmait.
Ann ne savait pas quoi répondre devant une telle marque d'affection et elle sentit les larmes coulées sans qu'elle ne puisse les retenir.
-Merci les filles.
-Oh mais tu n'as encore rien vu ! Lui assura Alyz.
Elles s'avancèrent vers le grand canapé de la salle qui leur tournait le dos et le contournèrent pour s'installer dans les fauteuils qui lui faisaient face.
Les Maraudeurs au grand complet les y attendaient, un plateau rempli de chocolats et de gâteaux déposé sur la table devant eux.
-Mais vous êtes fous ! Qu'est-ce qu'il vous a pris de faire tout ça ?
-On veut juste te montrer qu'on est là, si tu as besoin de nous. C'est tout. Expliqua Sirius.
-Mais que faites-vous de votre petite guerre stupide ? N'êtes-vous pas censés vous détester tous plus les uns que les autres ?
-Oh, bah on aurait bien voulu, tu sais ! Mais il y a des priorités dans la vie. Et pour moi, tu en es une ! Lui affirma Lyn.
Ann la prit dans ses bras et la serra fortement contre elle, ne sachant pas quoi dire d'autre que Merci. Puis elle fit de même avec Alyz et finalement, elles s'installèrent confortablement dans le canapé que leur cédèrent les Maraudeurs.
-Allez, mange ! Ca te changera un peu de la nourriture de l'infirmerie ! Lui recommanda Remus qui avait pris place sur une chaise à côté d'elle, James et Sirius s'étant approprié les fauteuils en face.
-Vous êtes vraiment trop gentils avec moi ! Vous n'auriez pas du !
-Arrête donc un peu ! On en ferait autant pour l'un des nôtres, alors tait toi et profite !
-Tu insinues donc que tu me considères comme l'une des vôtres ? Demanda malicieusement la jeune brune.
-Et bien, répondit Sirius, tu es la meilleure amie, que dis-je, la seule amie de Remus. Et j'ai appris à te connaitre pendant nos travaux de groupe et tu es quelqu'un de bien. Alors oui, pour moi, tu es comme nous. Et ça vaut pour vous deux aussi. Rajouta-t-il à l'adresse de Lyn et Alyz.
-Oui, Sirius a raison. Depuis cette journée à Pré-au-lard, j'avoue qu'on a un peu révisé nos jugement sur vous trois. Bon, nos petites querelles me manqueront certainement, mais vous êtes ce qui se rapproche le plus de bonnes Maraudeuse à mon avis. Alors si vous êtes d'accord, on va pouvoir arrêter de se conduire comme des enfants et de vivre dans la joie et la bonne humeur.
-Mais qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? Interrogea Lyn.
-Vous êtes comme nous. Vous êtes prêtes à tout pour protéger ceux que vous aimez, en particulier vos amies. Et c'est la qualité première d'un Maraudeur digne de ce nom. Et puis, je dois avouer que votre petite vengeance sur Dunn m'a bien amusé !
-Et tu n'as encore rien vu. Grommela Lyn, en pensant à celle qu'elle allait mettre en place dans les prochains jours.
Sa remarque jeta un froid dans la tablée, chacun comprenant bien qu'elle faisait allusion à Jenny. Un silence tomba alors et personne ne se risqua à le briser, jetant des coups d'oeils furtifs à Ann.
Ce fut finalement elle qui prit la parole.
-Qu'est-ce qui s'est passé pendant mon absence ?
-Bah tu sais, la routine, dodo, mangé, cours, devoirs, et on recommence ! Essaya Alyz.
-Non, je veux dire, ou est-elle ?
-Pour tout te dire, on l'ignore. Elle assiste juste aux cours, sans dire un seul mot et disparait aussi vite qu'elle apparait. Elle ne mange plus dans la Grande Salle, ne dort plus dans le dortoir qu'elle a d'ailleurs vidé de ses affaires. Tu seras tranquille Ann ! Crois-moi.
-Bien. Je ne sais pas si j'aurais pu supporter de la revoir en face, tous les jours du matin au soir.
-Anna. Commença doucement Remus en posant sa main sur son bras. Qu'est-ce qu'il s'est passé ce soir là ?
Il regretta aussitôt d'avoir poser la question en voyant le visage de la jeune fille se décomposer et un voile de peur traverser ses yeux.
-Je suis désolé, je n'aurais pas du. S'empressa-t-il de s'excuser. Je suis stupide, tu ne veux pas encore en parler, c'est normal, je suis désolé Anna…
-C'est bon Remus, ce n'est pas grave. Je comprends bien que vous voulez savoir, mais c'est juste que, comment dire…en parler, c'est rendre la chose réelle. Tu comprends ?
-Oui oui bien sûr, évidemment, qu'est-ce que je peux être bête des fois !
-Mais non tu n'es pas bête ! Arrête donc un peu de te déprécier de la sorte. Tu es le garçon le plus gentil que je connaisse et de loin le plus intelligent, alors je ne veux plus entendre ce genre de choses dans ta bouche, c'es clair ?
-Sur ce coup là, elle a raison, la petite Anna ! Renchérit James.
-On te l'a déjà dit au moins milles fois Mumus ! Alors fait nous plaisir et crois nous quand on te le dit, maintenant ! Continua Sirius.
-Ok ok, c'est bon ! Leur répondit Remus, rouge pivoine devant tant de compliments. Mais si un jour tu veux en parler, reprit-il à l'intention d'Ann comme ses amis continuaient à rire, tu sais que je suis là.
-Je sais, merci….Mais en fait, avoua-t-elle après quelques minutes de silence, il n'y a pas grand-chose à dire. On parlait tranquillement après avoir fini nos devoirs et la conversation a déviée sur un sujet…sensible, dirons-nous. Le ton a monté, on s'est énervée toutes les deux et les sorts sont partis, c'est tout. Elle ne m'a pas touché directement, c'est la chaise qui a tout prit et qui m'a renvoyé une partie du sort, atténuée.
Elle avait les larmes aux yeux en parlant et il allait de soi qu'elle se forçait à leur raconter tout ça, même sans entrer dans les détails. C'était toujours difficile de raconter son agression, alors quand en plus elle venait d'une personne chère, c'était doublement plus dur.
Personne ne demanda de détails et Lyn la prit dans ses bras pour la réconforter, comme Remus posait sa main sur son épaule d'un geste amical.
-Chut, c'est fini Anna chérie. Murmura Lyn en la berçant doucement. Elle ne t'approchera plus, je te le promets. Tout est bien terminé, fais moi confiance.
-Elle a raison, Ann. Tiens, prends donc un des gâteaux, ça va ta calmer ! Tu n'y a même pas toucher et ils sont délicieux. Renchérit Sirius dans une tentative d'humour pour détendre l'atmosphère.
Ann rigola à sa plaisanterie malgré elle et sécha ses larmes et acceptant l'assiette que lui tendait Sirius avec son éternel sourire aux lèvres.
Quelques heures plus tard, les trois filles étaient restées seules dans la salle commune et Ann essayait de récupérer les deux jours de cours qu'elle avait ratés, sous la férule d'une Lyn implacable quant à la perfection des devoirs de son amie.
Le portrait s'ouvrit soudainement et quelqu'un entra dans la pièce. Ann leva les yeux de son parchemin et croisa alors le regard meurtrier de son ancienne amie. Ses yeux étaient animés d'une flamme brulante de haine et Ann fut choquée du changement de comportement si rapide de Jenny.
Cette dernière ne s'arrêta pas et fila tout droit dans son dortoir pour en ressortir quelques minutes après, ses dernières affaires dans les bras. Elle repartit comme elle était arrivée, un regard mauvais toujours posé sur Ann et sans dire un mot.
Alyz vint placer un bras amical autour des épaules de la petite brune et Lyn était toujours plantée devant elle, tel un rempart entre elle et la haine et la méchanceté de la blonde.
-Ne t'occupe pas d'elle, Anna. Elle ne peut rien te faire. La rassura Alyz.
-Je sais, Lyzie, je sais. Mais je n'arrive pas à comprendre comment on peut changer à ce point en une fraction de secondes.
-Si tu veux mon avis, elle était déjà comme ça depuis longtemps. Elle cachait bien son jeu, c'est tout. Exposa calmement Lyn en se rasseyant à côté d'Annalee.
-C'était Sirius, l'objet de votre dispute, n'est-ce pas ? Demanda-t-elle, connaissant parfaitement la réponse.
Anna eut un hochement de tête affirmatif comme Lyn enchainait :
-Elle est jalouse de toi, elle croit que tu veux lui voler son mec, je suppose…
-Pire que ça ! Elle affirme que j'ai couché avec lui, pendant qu'on travaille la métamorphose…
-Mais elle est folle ! Qu'est-ce qui peut bien lui faire dire ça ? S'insurgea Alyz.
-Nos regards, soit disant….Et puis le fait qu'il m'ait accordé la première danse au bal est « une preuve formelle » selon elle.
-N'importe quoi ! Elle est complètement frâlée, cette fille !
-Je lui accorde quand même qu'elle ait pu me surprendre en train de le regarder…je ne suis pas discrète, c'est vrai. Mais jamais Sirius ne m'aurait regardé de la même façon, ça j'en suis sûre. Il me considère juste comme son amie…Termina-t-elle dans un sanglot.
-Oh Anna ! Si tu savais ce que je suis désolée…Si seulement je pouvais faire en sorte de changer tout ça…
-C'est rien, Lyn. Ca passera, ne t'en fait pas. Ne sommes-nous pas des Gryffondors, doublées de « Maraudeuses » de surcroit ?
Les trois filles éclatèrent d'un même rire en repensant à la nouvelle, et elles en riaient encore en arrivant à la Grande Salle pour le repas, ce qui ne manqua pas d'étonner les Maraudeurs, à côté de qui elles prirent place, et qui ne réussirent pas à savoir de quoi elles rigolaient tant.
C'est tout pour aujourd'hui, j'espère que ça vous a plu!
La suite arrivera bientôt, disons pour mercredi,le temps que je termine le chapitre!!
Bisous
Althea
