Chapitre 2
Winry attendait que son train parte pour qu'il la ramène chez elle à Risembool. Elle était assise seule dans un compartiment assez simple, sa valise à côté d'elle et regardait par la fenêtre, l'air triste. Sur le quai, de l'autre côté de la vitre, se tenait Alphonse, que certains passants et passagers regardaient avec étonnement à cause de son imposante armure, et qui attendait sûrement que le train parte, afin de rejoindre son frère Edward qui se trouvait déjà au Quartier militaire de Central et qui devait sûrement l'attendre.
Après que Winry lui ait avoué qu'elle avait rompu avec Edward, avec qui elle était sortie pendant au moins trois mois, Alphonse n'avait plus rien dit durant le reste du chemin qui les menaient à la gare. Il n'avait rien dit non plus quand Winry était montée dans le train, pas même un « au revoir » ou un « salue mamie Pinako pour nous ! »
Bref, en gros, Alphonse lui faisait la gueule. Même le dernier des idiots l'aurait remarqué.
La jeune fille se sentait vraiment mal à l'aise car c'était d'autant plus grave qu'Alphonse n'était pas du genre à faire la tête. Ou du moins, pas comme ça.
Malgré tout, l'armure restait là, à attendre le départ du train. Winry avait donc peut-être encore une chance de se faire pardonner. Mais que pouvait-elle dire ? Alphonse devait être au courant des disputes qu'il y avait eu entre Edward et elle, il pouvait donc comprendre qu'elle ne pouvait plus supporter ça. Oui, il fallait qu'elle s'explique.
La jeune blondinette souffla un bon coup avant d'ouvrir la fenêtre. Alphonse tourna légèrement la tête vers elle. Winry se pencha un peu en avant et fit signe à son ami de s'approcher. Après une brève hésitation, l'armure obtempéra, faisant sursauter un petit garçon qui l'examinait, croyant qu'il s'agissait d'une décoration et qui détala sans demander son reste.
« Ecoute, Alphonse, je suis désolée pour ce qui s'est passé, mais comprends moi, avec Edward, on arrêtait pas de se disputer, ça devenait intenable et je… expliqua la jeune Rockbell.
-Ca va Winry, je ne t'en veux pas…à vrai dire, je te comprends un peu… l'interrompit Al en se frottant la tête.
- Je suis désolée… répéta Winry, en baissant la tête.
- J'espère juste que notre amitié à tous les trois n'en souffrira pas.
- Je l'espère aussi… »
A ce moment là, le train s'ébranla, annonçant le départ.
« Si vous avez encore des problèmes avec les auto-mails d'Ed, appelle moi, okay ? s'écria la jeune blondinette alors que le train commençait à s'en aller lentement.
-Pas de soucis! Et toi salue mamie Pinako pour nous!! lui répondit Alphonse en agitant la main en signe d'au revoir.
Winry lui adressa de grands signes tandis que le train s'en allait, laissant l'armure sur le quai.
« Bon, je vais peut-être y aller, moi aussi, sinon Edward va se demander ce que je fiche… » se dit à voix haute le plus jeune des frères Elric, dès que le train fut hors de vue.
Et joignant le geste à la parole, il s'en alla.
Le lieutenant Riza Hawkeye transportait une petite pile de dossiers qu'elle devait remettre au colonel Roy Mustang afin qu'il les remplissent où les signent. Elle voulait aussi s'assurer qu'il était bien en train de bosser, car le colonel avait pour ainsi dire, une légère tendance à se laisser aller, ce qui avait don de l'agacer quelque peu. Elle arriva devant la porte du bureau de son supérieur et frappa.
« Mon colonel, je peux entrer ? » fit-elle d'une voix neutre.
Aussitôt, il eut comme une soudaine agitation et la voix du colonel Mustang retentit de derrière la porte, un peu gênée.
« Veuillez attendre quelques minutes, lieutenant, je règle une petite affaire…
- Euh, très bien, mon colonel » répondit le lieutenant en se demandant quel genre d'affaire nécessitait autant d'agitation.
Après quelques minutes de remue-ménage dans le bureau du colonel, celui-ci consentit enfin à ouvrir la porte pour laisser entrer le lieutenant Hawkeye.
Celui-ci entra en constatant que le colonel Mustang avait les cheveux légèrement en bataille et les vêtements un tantinet froissés. Elle jeta un regard à la pièce, plus particulièrement sur le bureau du son supérieur et vit qu'il semblait à peu près en ordre malgré tous les dossiers qui y trônaient et qui semblaient ne pas avoir été étudié très sérieusement, voire pas étudiés du tout. Puis elle s'aperçut de la présence du Fullmetal Alchemist. Ses cheveux étaient eux aussi un peu décoiffés et il semblait particulièrement gêné, ne sachant trop où poser le regard. Il remit son manteau rouge, qui avait l'air d'avoir était négligemment balancé sur le fauteuil noir qui se trouvait dans le bureau, sur ses épaules et dit d'une voix qu'il voulait normal :
« Bon, euuuh, je vais vous laisser, j'ai encore des choses à faire moi…
- Oui, je pense aussi. A bientôt, Fullmetal… » fit Roy Mustang, en lui lançant un sourire pleins de sous-entendus.
Edward se mit à rougir jusqu'à la racine des cheveux et c'est presque en courant qu'il sortit du bureau du colonel Mustang. Au passage, il n'oublia pas de saluer le lieutenant Hawkeye qui semblait ne rien comprendre à la situation. Tant mieux pour eux.
Une fois Edward parti, le colonel Roy Mustang se tourna vers le lieutenant et lui demanda avec un sourire désinvolte :
« Pour quelle raison vouliez-vous me voir lieutenant? »
Alphonse venait tout juste de rentrer dans le grand bâtiment qu'était le Q-G militaire de Central quand il percuta Edward de plein fouet. Enfin, c'est plutôt le le jeune alchimiste d'Etat qui lui a foncé dedans mais bon…
Le jeune blondinet se retrouva donc les quatre fers en l'air devant Alphonse qui n'avait pas bronché sous l'impact.
« Edward ? Est-ce que ça va ? Tu courais où comme ça ? demanda Alphonse, inquiet en aidant son grand frère à se relever.
-Aïe, bordel Al ! Ca va pas de te mettre devant la route des gens comme ça ? râla Edward sans répondre aux questions de son petit frère.
-Euuuh, désolé, mais je t'avais pas vu et euh…
-VAS-Y, DIS LE TOUT DE SUITE QUE J'SUIS AUSSI P'TIT QU'UNE FOURMIE NAINE !!
-Mais Ed, j'ai jamais dit ça, t'énerve pas voyons !
-Je suis pas énervé !! Je vois pas ce qui te fait dire ça ! grommela le Fullmetal, en rougissant soudainement.
-Ed… j'ai appris pour toi et Winry…et je suis désolé… » commença l'armure, en baissant la tête.
Edward regarda son frère plusieurs secondes d'un air étonné, avant de se rappeler l'épisode avec Winry. Dire qu'il n'y a même pas deux heures, il était complètement effondré à cause de ça ! Maintenant, cela ne lui faisait ni chaud ni froid.
« Bah, c'est pas grave…c'est l'apprentissage de la vie ! répliqua t-il avec philosophie.
-Ouais, peut-être, mais vu la tronche que tu tirais ce matin, ça avait l'air de te faire quelque chose !
-Oui mais plus maintenant. J'vais pas passer ma journée à déprimer à cause de ça quand même ! »
Ce fut au tour d'Alphonse d'observer son frère avec étonnement. Lui qui pensait qu'Edward serait encore peiné à cause de sa rupture avec leur meilleure amie…
« Et puis il y a plus important en ce moment, n'oublie qu'on doit chercher davantage d'infos sur la Pierre Philosophale. Il doit forcément exister une autre manière de la créer sans avoir à sacrifier de vies humaines… » rajouta l'aîné des frères Elric en fronçant les sourcils ce qui signifiait qu'il réfléchissait à la question.
L'armure hocha la tête sans conviction. Il savait au fond de lui qu'il n'y avait pas d'autre moyen. A vrai dire, il perdait leur temps à chercher une autre solution au problème puisqu'il n'y en avait pas. Peut-être que si leur père était là, il saurait quoi faire vu qu'il était lui aussi un alchimiste, et sûrement plus expérimenté de surcroît. Mais il ne valait mieux pas en parler à Ed au risque de le voir péter un ou deux fusibles. Le jeune Fullmetal en voulait toujours à leur père de les avoir abandonnés avec leur mère quand ils étaient tout petits, alors…
Cette pensée arracha un discret soupir à Alphonse. Enfin, c'était comme ça.
« On pourrait peut-être aller voir Scieszka pour voir si elle n'aurait lu un autre livre concernant la Pierre pour qu'elle nous le recopie…proposa Edward sans se douter du conflit intérieur que se livrait Al. T'en penses quoi ? demanda le jeune alchimiste à ce dernier.
-Euuuuuhhh…Fais comme ça t'arrange !! s'écria l'armure.
-Bon bah, on y va alors… »
Et il se dirigèrent donc vers la maison où habitait la jeune fille qui travaillait à la bibliothèque de la première division avant qu'elle ne se fasse virer parce qu'elle ne faisait que lire les livres (même ceux qu'elle n'était pas censé voir) de la bibliothèque, et qui avait été embauchée par le lieutenant Hugues grâce à son don de mémorisation prodigieux qui leur avait permit de récupérer une bonne partie des documents brûlés lors de l'incendie qui avait ravagé la grande bibliothèque, dont le fameux livre de recettes écrit par Tim Marcoh qui s'avérait être codé et qui leur avait dévoilé la véritable façon de créer la Pierre Philosophale.
« Au fait Ed, tu as vu le colonel Mustang ce matin ? » Demanda Alphonse.
Et pour la troisième fois depuis le début de la matinée, Edward piqua un fard. Il fallait à tout prix éviter que son frère n'apprenne ce qui s'était passé avec Roy Mustang. Personne ne devait l'apprendre. Personne.
L'aîné des frères Elric déglutit et dit d'un ton indifférent :
« Ouais pourquoi ?
-Il t'a rien dit pour ton retard de ce matin ?
- J'ai juste eu le droit à ses quolibets habituels. Et puis c'est pas comme ci j'arrivais en retard à chaque fois !
- Ah oui.
-Qu'est ce que ça peut te faire de toute façon ?
-Bah rien, c'était juste pour savoir. »
Ils toquèrent à la porte de Scieszka qui leur ouvrit après être parvenue à se frayer un passage à travers les tonnes de livres qui encombraient sa maison. Edward lui demanda si par hasard, elle n'aurait pas d'autres livres traitant sur la Pierre Philosophale mais la jeune fille lui répondit que non après avoir longuement réfléchi. Elle leur dit qu'elle était désolée de ne pas pouvoir les aider davantage. Après l'avoir remercié, Edward et Alphonse décidèrent de rentrer au Q-G militaire de Central. Peut-être que s'ils demandaient au colonel Mustang…
«Oui, demandons à Mustang ! proposa Alphonse tout en marchant.
-Il est bientôt plus de midi, laisse moi manger un morceau avant… »protesta le Fullmetal.
Après avoir mangé un sandwich acheté à un marchant ambulant, Edward, suivit par son frère entrèrent à l'intérieur du bâtiment militaire et se dirigèrent tout droit vers le bureau de Mustang. Le jeune blondinet était un peu anxieux : pourvu que le colonel ne s'amuse pas à émettre des allusions par rapport à ce qui s'était passé ce matin devant Alphonse ! Si son frère apprenait qu'il était gay, il ne savait pas comment il réagirait…
Car oui, Mustang avait raison, Edward était gay. Ce qui expliquait pourquoi il ne se sentait pas très à l'aise avec Winry. Il l'ignorait au début, mais maintenant il savait que ses disputes avec la jeune fille blonde n'étaient qu'une excuse pour s'éloigner d'elle. Pas très sympa pour Winry, m'enfin…
Mais ce qui l'avait davantage étonné, c'était de savoir que le colonel Mustang était lui aussi homo. Roy Mustang, le coureur de jupons sans en avoir l'air, celui qui s'amusait à piquer toutes les petites amies du sous-lieutenant Havoc ! On peut dire qu'il cachait bien son jeu le Mustang !
Edward sourit à cette pensée.
Ils arrivèrent enfin devant la porte du bureau de Mustang qu'Edward poussa une nouvelle fois sans frapper avant d'entrer. Le colonel était toujours là et était en train de nettoyer ses fenêtres au lieu de travailler comme il était censé le faire.
« Comme s'il avait pas autre chose de mieux à faire à part nettoyer ses carreaux, tiens… »Pensa Edward en regardant son supérieur d'un œil légèrement moqueur.
« Et bien, on peut dire que vous tombez à pic tout les deux, vous allez peut-être pouvoir me filer un coup de main… demanda Roy Mustang en les voyant entrer.
-Vous avez vraiment rien d'autre à faire ? Fit Edward, d'un air blasé.
-Ho si, mais je crois que ce n'est guère le moment... »déclara le colonel en jetant un coup d'œil vicieux à Edward qui rougit, une fois de plus.
-Colonel, nous voudrions vous demander un service… intervint Alphonse qui n'avait pas eu l'air de comprendre l'échange entre son frère et Mustang.
-Ouais, on voudrait savoir si vous n'auriez pas davantage d'infos concernant ce qu'on cherche, acheva le jeune alchimiste de métal.
-Et pourquoi donc ? Questionna Mustang, vous savez déjà comment…ou avec quoi…la Pierre doit être fabriquée, non ?
-Justement, on aimerait savoir s'il n'y aurait pas un autre moyen…
-Et c'est à moi que vous demandez ça ?
-Et bien…commença Alphonse.
-Je n'en sais pas plus, désolé. Vous devriez demander à quelqu'un qui s'y connaît bien dans ce domaine. Vous ne connaissez personne pour cela? Fit le colonel en frottant énergiquement la vitre de sa fenêtre avec un chiffon.
-Les seules personnes qui ont l'air d'en savoir un rayon sur le sujet sont des homonculus et ça m'étonnerais qu'ils nous disent ce que l'on veut savoir avec le sourire…répliqua Edward, la mine sombre.
-En effet…mais si vous voulez mon avis, la vérité n'est pas toujours belle à voir, je pensais que vous l'aviez compris…peut-être que vous perdez votre temps à chercher une solution qui n'existe sans doute pas…enfin j'espère quand même que je me trompe », déclara le colonel Mustang.
Edward et Alphonse s'entre-regardèrent. Après tout il avait peut-être raison. Peut-être fallait-il arrêter de se bercer d'illusions et accepter de regarder la vérité en face.
Edward soupira. Oui, c'était sans doute la meilleure chose à faire.
« Sinon, à part ça, reprit le colonel Mustang, Edward, j'ai une mission à te confier. On aurait justement perçu un mouvement d'homonculus dans la cité de Lior. Tu pourras aller y jeter un coup d'œil ?
-Qu'est-ce qu'ils viendraient foutre dans la ville de Lior ? demanda Edward, en fronçant les sourcils.
-C'est ce que nous aimerions savoir, alors prépare tes bagages, tu pars demain ».
Le fullmetal alchimist se mit à marmonner des mots sans suite d'un air bougon mais ne répliqua pas.
« Bon, viens Al, on s'casse puisqu'on doit se préparer ! annonça l'aîné des frères Elric en se dirigeant vers la porte bientôt suivi par son jeune frère. Il ne remarqua donc pas le sourire empli de tendresse que lui lança Mustang avant de continuer à nettoyer ses vitres.
Le sale quart d'heure de l'auteur :
Edward : Y a pas dire, t'es vraiment qu'une perverse cinglée…
Akina : Que veux-tu, on ne se refait pas mon cher.
Edward : Et puis tes dialogues là…
Akina : Quoi ?
Edward : La plupart du temps, on parle pour ne rien dire.
Akina (soudain honteuse) : Beuuh ! C'est pas ma faute !
Ed : Bah si justement. En plus ton scénario il est minable, ce qui fait qu'on s'emmerde grave on lisant c't'histoire à la con et en plus y a pas d'action !
Akina : Pas d'action, hein ? TwT (commence à écrire le chapitre trois) « ... Mustang s'approcha d'Edward avec un regard ultra pervers pour… »
Ed : AAAAAAAAAAARGHHH !! Pas dans ce sens là, je voulais dire !!
Akina : Ho booon ? D
Edward (désespéré) : Miséricorde, qu'ai-je donc fait dans ma chienne de vie pour mériter ça ?
Mustang (se ramène) : Quant à moi tu me fais passer pour un pervers qui ne pense qu'à une chose…
Ed : Moi !! èé
Mustang : Tout à fait !
Akina : Ecoutez, il est inutile de vous plaindre car je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux, et comme je veux, clair ?!
Ed et Mustang : Salpe !!
Akina : Merci du compliment, vous me faites rougir, huhu…
(En arrière plan on peut voir Mustang, avec Edward à ses côtés, qui appelle les messieurs en blancs afin d'éviter que l'état de l'auteur perturbé ne s'aggrave)
Ed : Ne t'inquiète pas Akina, c'est pour ton bien…
Mustang : Et aussi pour le notre !
Akina : Gné ?
Chapitre 3
