Chapitre 3

Chapitre 3

« Maman ! Mamaaan !! » hurle un petit garçon blond en courant vers une jeune femme occupée à étendre son linge devant la maison.

« Maman !! Regarde !! C'est moi qui l'ai fait !! crie le jeune garçon, une fois arrivé près de sa mère, avec un grand sourire.

Il lui montre un petit objet qui ressemble à un cheval. Un cheval de métal.

La femme se baisse pour être à la hauteur de son fils et prend l'objet dans une main, l'autre tenant un panier de linges à faire sécher.

« Hooo ! fait Trisha avec une moue admirative, c'est toi qui l'a fait ? Tu es très doué Edward ! »

Le sourire du petit garçon s'accentue, plein de fierté.

Trisha reprend, tout en se relevant :

« Oui, vraiment très doué… »

Elle passe une main dans les cheveux de son fils.

«…Mais pas assez pour me ramener…Edward… »

Edward ouvre grand les yeux, croyant avoir mal compris. Le paysage calme et paisible de la campagne s'estompe. A sa place, tout devient noir…et sa mère le regarde avec un sourire effrayant, recouverte de sang.

« Maman ? »

Mais sa mère n'est plus là. Disparue. A la place il y a quelque chose de monstrueux. Quelque chose qui le regarde. Quelque chose qui n'a rien d'humain.

Angoisse.

Terreur.

« Non !! Ce n'est pas maman ! Al ? Où est Al ? AL !!

Inquiétude.

Douleur.

Peur sans nom.

« AAAAALLLL!! »

Egarement.

«RENDEZ MOI MON FRERE !! »

La Porte Noire.

Douleur.

Encore plus intense.

Edward se réveilla en sursaut. Haletant. En sueur. Le cœur battant la chamade. Il lui fallut plusieurs minutes avant de reprendre son souffle. Encore ce rêve ! Où plutôt ce cauchemard. Pratiquement chaque nuit il le faisait. C'était vraiment éprouvant. Un vrai calvaire.

Edward ramena sa jambe de métal contre lui.

« Putain…ça fait mal… »

Ca aussi à chaque fois qu'il se réveillait après ce cauchemard, ça lui prenait. Une douleur aigue à son bras droit et à sa jambe gauche. Il en aurait pleuré.

Quand la douleur ce fut peu à peu atténuée, Edward se redressa et mit pied à terre. Sans bruit, il s'habilla, pour ne pas alerter son frère qui lui, depuis que son âme était ancrée à l'armure de métal, ne pouvait plus dormir ni ressentir quoique ce soit.

Une fois qu'il fut prêt, il sortit à pas feutrés de sa chambre et se dirigea vers la porte d'entrée.

Son frère était dans sa chambre, la lumière était allumée. Il devait sûrement finir de préparer leurs bagages…

Doucement, Ed ouvrit la porte, tout aussi doucement, la referma avant de dévaler les escaliers qui menait à une autre porte qui menait dehors, à l'air libre.

Edward ignorait quel heure il était mais à son avis, la nuit devait être déjà bien entamée. La lune, à moitié pleine éclairait la rue aidée par des lampadaires. Tout était calme. Il n'y avait pas un chat. Le Fullmetal Alchemist se mit en marche. Il ne désirait aller nulle part, juste marcher et chasser ses idées noires.

Dans quelques heures, Alphonse et lui prendraient le train pour la ville de Lior, puis ils devraient traverser un fichu désert de sable avant d'arriver à destination.

D'après les dires de certaines personnes, c'était vraiment le bordel à Lior. Les habitants s'entre-tuaient et les militaires censés rétablir l'ordre ne les aidaient pas, bien au contraire.

Mais cela n'expliquait pas pourquoi les homonculus se trouvaient là-bas. Si ça se trouve, ils étaient juste de passage.

Mais bon, mieux valait ne pas prendre de risque, on ne sait jamais…

Quelqu'un le bouscula et Edward se retrouva à par terre, interloqué.

« Bordel, mais vous ne pouvez pas faire attention où vous… ?? »

Il s'interrompit, stupéfait.

« Mais qu'est ce que vous fichez là, vous ? »

Devant lui se tenait la dernière personne que, bizarrement, Edward souhaitait voir : le colonel Roy Mustang.

« Ho tiens Edward, justement je voulais te voir…Déclara Mustang avec un grand sourire, sans répondre à la question de son jeune subordonné qui se relevait.

-Gné ? A cette heure ? Vous ne feriez pas mieux de dormir ?

-Je te retourne la question. M'enfin, et si on allait discuter autour d'un verre ? Je t'invite.

-C'est sympa, mais je pense que je vais plutôt rentrer, mon frère s'est peut-être rendu compte que je me suis barré et…qu'est ce que vous faites ? »

Roy venait de plaquer Ed contre le mur d'une des maisons qui parcouraient la ruelle et se penchait vers lui.

Tentateur.

Irrésistible.

Edward ne put s'empêcher de rougir. Mais ce type était vraiment obsédé ! Il l'avait déjà fait ce matin, et il voulait encore ?!

Les lèvres du colonel rencontrèrent celles d'Ed et celui-ci sentit toute résistance s'envoler.

Il passa ses bras autour des épaules de son supérieur afin d'approfondir le baiser.

Les mains de Mustang glissèrent vers les hanches du Fullmetal, s'attaquèrent à la braguette de son pantalon mais furent stoppées par Edward qui murmura, inquiet :

« Arrête, t'es fou ! Pas ici !

-Mais il n'y a personne…

-Mais on ne sait jamais !

-Dans ce cas… »

Le colonel Mustang mit un bras droit dans le dos de son jeune subordonné, fit glisser le gauche sous ses jambes et le souleva.

« Héééééééééé ! Ca va pas ? Pose moi !! Immédiatement ! cria Edward en s'agitant.

-Juste le temps de trouver une bonne cachette et c'est bon ! rétorqua Mustang.

Il avisa une petite ruelle étroite. Il ne devait pas avoir beaucoup de monde qui passait par là, ils seraient tranquilles.

Puis, sans prêter attention aux protestations du Fullmetal Alchemist, il se dirigea vers la petite rue.

Al fini de fermer la valise de son frère. Il n'y avait mis que le strict nécessaire. Il vérifia également si les billets de train n'étaient pas perdus et posa le bagage sur son lit.

Leur train partait en milieu de matinée, il fallait donc qu'ils soient prêts de bonne heure.

Alphonse jeta un œil à son réveil. Une heure treize du matin. Que la nuit était longue…

L'armure soupira. Pourvu qu'ils trouvent vite la Pierre Philosophale et qu'elle leurs rendent leurs corps !

Le fait de ne pas pouvoir sentir, éprouver et sentir certaines choses lui donnait envie de crier parfois. De se rouler en boule et de fermer les yeux en espérant se réveiller d'un cauchemard qui n'en finissait pas. Alphonse n'en voulait pas à Edward pour ce qu'il avait dut faire pour le sauver. Mais parfois, le fait d'avoir son âme reliée à cette armure le gênait horriblement.

Al se dirigea vers la fenêtre de sa chambre et s'installa sur le rebord. Il ne lui restait plus qu'à attendre le matin.

« Aller Al ! En avant pour la Cité de Lior ! S'écria Edward en montant dans le train.

-T'as l'air bien enthousiaste nii-san ! Remarqua Al en montant à son tour en tenant la valise de son frère.

-Ah bon ? J'ai pas l'impression moi ! Dit Ed en se dirigeant vers un compartiment vide.

-Ici ce sera parfait ! » Fit-il en faisant signe à son frère de venir.

Ils s'installèrent tous les deux. Une fois que tout fut en ordre, Edward sortit un jeu de carte et les agita devant son petit frère.

« Une partie ? Va bien falloir passer le temps !

-Montre moi d'abord tes manches.

-Gné ? Et pourquoi donc, s'il te plaît ?

-Fais pas l'innocent, je sais très bien que t'es un tricheur !

-C'est même pas vrai !

-Ah ouais ? Et la dernière fois t'avais des as de pique pleins les manches !! Je t'ai vu !

-Espèce de mytho ! »

Ils continuèrent de se disputer quand soudain, la porte du compartiment s'ouvrit à la volée, laissant apparaître…

« NAAAAAAAANNNN !! PAS VOOOOOUUUUS !! hurla Ed en se collant au fond du compartiment.

-Moi aussi je suis heureux de vous revoir Edward Elric ! Le colonel m'a ordonné de vous accompagner jusqu'à Lior ! Vous n'ignorez pas que la situation là-bas est dramatique ! De ce fait, vous avez besoin d'une protection ! » S'exclama le commandant Alex Louis Amstrong en s'avançant vers Edward qui essayait en vain de rentrer dans le mur.

Et sur ces mots, il prit Edward dans ses bras pour lui faire un de ses câlins dont on ne s'en remettait pas. Physiquement.

Edward, à moitié mort sur la banquette marmonna :

« Ca, c'est l'une des choses les plus vaches qu'il ait pu me faire le Mustang… »

Mis à part ça, le voyage se déroula sans accidents notoires.

Le train les déposa sur un quai, en plein milieu du désert.

« Purée, c'est pas vrai qu'on va devoir se taper tout le chemin menant jusqu'à Lior sous un putain de soleil de plomb ! Râla Ed, déprimé.

-Ne vous en faites pas jeune Elric, avec moi et ma musculature parfaite, nous serons à Lior en moins d'une heure ! Déclara Amstrong en dévoilant son impressionnante musculature, pleins d'étoiles roses scintillaient autour de sa tête.

-Naaaaaan !! C'est bon ! C'est pas la peine, c'est mieux d'aller à pieds, c'est bon pour la santé ! » Répliqua Edward en se cachant derrière Alphonse qui semblait ne pas approuver, lui non plus, l'idée d'Amstrong.

Mais le commandant ne prêta pas attention aux dires du Fullmetal. Il l'attrapa par le col de sa veste rouge et le hissa sur une de ses épaules, tandis qu'il saisissait Alphonse pour le mettre sur l'autre. Puis il se mit à courir à cent kilomètre heure sans prendre en compte les hurlements des deux frères, paniqués.

C'est ainsi que moins d'une plus tard, ils arrivèrent en vue de Lior.

Le commandant Amstrong déposa les deux frères Elric en état de choc après cette course plutôt éprouvante sur le sol et inspecta la Cité pratiquement détruite qui s'étendait devant eux.

Les maisons étaient en ruines, les rues étaient jonchées de débris et de corps et on pouvait entendre des coups de feu au loin. Il n'y avait qu'un mot pour décrire un tel spectacle.

Désolation.

C'est dans cette atmosphère soudainement refroidie que notre groupe d'alchimistes pénétra dans la cité dévastée.

Le visage d'Edward était grave, tout comme celui d'Amstrong. Et sûrement que celui d'Alphonse l'aurait été aussi s'il n'avait pas été une armure.

Ed se racla la gorge :

« Comment va-t-on faire pour accomplir notre mission dans une pareil situation ?

-Ne vous en faites pas Edward, dit le commandant, j'assure votre protection. Mais si vous voulez trouver ces homonculus, je vous suggère d'enquêter près du Père Cornello…

-Le Père Cornello ? Mais il est mort ! S'écria le jeune alchimiste d'état.

-Ce n'est pas se qu'affirme certaines personnes. »

Edward allait répliquer quand soudain, ils virent apparaître devant eux une jeune fille.

Agée d'au moins une quinzaine d'année, belle, d'apparence chêtive, les cheveux noirs et longs qui lui arrivaient jusqu'aux reins, les yeux d'un vert saisissant, elle semblait complètement perdue et paniquée.

Elle portait comme vêtements une robe sale et déchirée par endroit et des petites bottines marrons.

Dès qu'elle les vit, la jeune fille s'immobilisa, interdite. Elle les examina un par un, ses yeux s'attardant un peu plus longtemps sur l'armure et sur Amstrong, sans doute impressionnée par leurs carrures. Mais dès qu'elle aperçut l'insigne militaire sur le veste du commandant, elle pâlit et se mit à reculer.

« Des militaires ? Encore ? Vous ne pensez pas avoir suffisamment fait de mal comme ça ? Cria t-elle, soudain en colère.

-Attends ! On est pas venu là pour faire du mal ! On veut juste aider si possible ! La détrompa Alphonse en esquissant un pas vers elle.

-C'est ce qu'ils disaient eux aussi avant de tout détruire ! N'approchez pas ! » Fit la fille en reculant.

Et avant que tous n'est pu faire quoique ce soit, elle frappa dans ses mains avant de les poser au sol fit jaillir des pics rocheux vers les trois alchimistes.

« De l'alchimie sans cercles ?! Mais alors… » Songea Edward en évitant de justesse les pics ainsi que Amstrong et Al.

La jeune fille plaqua une nouvelle fois ses mains par terre pour créer une faille suffisamment large pour les engloutir tous les trois. Mais c'était sans compter les talents d'Edward qui l'évita ainsi que les deux autres alchimistes.

Amstrong hésitait à se lancer dans le combat, de peur de blesser la fille.

Pendant qu'il hésitait, Edward, quant à lui, fit jaillir un poing de pierre du sol afin d'immobiliser leur agresseur. Mais la jeune fille créa un mur suffisamment solide pour arrêter le poing. Puis, elle frappa encore une fois dans ses mains et les appliqua contre un des murs d'une maison en meilleur état que les autres et transmuta une lance d'apparence solide avant de se jeter sur le Fullmetal, une expression haineuse sur le visage. Ce dernier réussit à l'arrêter en lui envoyant un coup de coude dans l'estomac avec son bras droit. La jeune fille ouvrit la bouche dans un cri muet et s'effondra, le souffle coupé, à terre.

Sa poitrine se soulevait de façon précipité et irrégulière.

Avec méfiance, le jeune alchimiste blond s'approcha de la gamine et vit qu'elle s'était évanouie. Il se tourna alors vers Amstrong.

« Cette fille a fait de l'alchimie sans cercles…

-Oui, j'ai remarqué…répondit le commandant, médusé.

-Qu'est ce qu'on fait d'elle ? On va pas la laisser comme ça…

-Prenons là avec nous ! Intervint Alphonse, elle pourrait…peut-être nous aider…

-Euuuh…j'te signale qu'il y a à peine une minute, elle voulait nous faire la peau ! Lui rappela Edward en se tournant vers son frère.

-Elle était terrorisée. C'est normal qu'elle ai agit comme ça…

-Ouais bah, fais ce que tu veux mais viens pas te plaindre après si elle te balance dans le décor ! » Bougonna Ed sans plus se préoccuper de lui.

Il reprit son chemin suivit de près par l'alchimiste aux bras puissants.

Alphonse prit la jeune fille évanouie dans ses bras et les rattrapa.

Le sale quart d'heure de l'auteur :

Ed : Quel chapitre court et bâclé !

Akina :…

Mustang : Et là, je passe vraiment pour un obsédé !èé

Akina :…

Ed : Et pis c'est qui la meuf là ?

Akina :…

Mustang : Ellea écrit qu'elle était super bien roulée la fille !

Ed : Nan, juste qu'elle était belle.

Akina :…

Ed et Mustang : Hé ! Tu dis rien ?

Akina : RRZZZzzzZZZzzzzZZ…

Ed et Roy :…