Disclaimer : Bien évidemment rien ne m'appartient, tout est à la génialissime Stephenie Meyer, et j'utilise ses personnages seulement pour le plaisir d'écrire et dans aucun but lucratif…

je sais que j'avais dit poster mercredi, mais je n'étais pas satisfaite de ce chapitre, ça fait quinze jours qu'il est écrit, mais je ne voyais pas comment le modifier, alors tant pis... Je vais plutôt me préoccuper du "après". Au fait, je traduis une fanfic sur Twilight, que j'ai vraiment beaucoup aimé, et qui m'a beaucoup touché, autant au niveau de l'émotionnel que du vécu, mais que je vous rassure, je ne compte pas abandonné ma petite Claire, j'ai bien trop de projets pour elle! Les updates seront certainement espacés d'une semaine (comme ils commençaient à l'être sans qu'il soit besoin de la traduction^^), et je posterai le vendredi soir, ou le samedi.

Bref, sur ce, bon week-end à ceux qui ont la chance d'y être! Et les autres... je comprends votre douleur^^. Et j'ai failli oublié : merci à Aulandra17.


Cœur de pierre


Chapitre 13


J'aurais pu avoir une impression de déjà-vu. J'avais vécu des milliers de fois cette scène. Mais aujourd'hui, tout était différent.

Les murs étaient les mêmes, la pièce n'avait pas changé ; mais l'angle selon lequel je la voyais ne m'était pas commun. Et les personnes qui m'entouraient ne ressemblaient en rien à celles dont j'avais l'habitude, mis à part pour deux d'entre elles.

Au beau milieu de la cantine, nous étions à la table où déjeunaient les amis de Bella ; je les observais, Edward et elle avec un mince sourire, tandis qu'Alice piaillait sur une prochaine sortie à Port Angeles, ou plutôt Hoquiam, qu'elle envisageait, pour nous traîner dans les magasins. Comme Edward veillerait à ce que Bella puisse en être exemptée, j'écoperai de la corvée. Je tâchai de voir le côté positif : je pourrais renouveler mes stocks de punaises ; je les avais pratiquement toutes utilisées pour fleurir ma carte d'Amérique du Nord. Et je pourrais choisir des vêtements plus adaptés au crapahutage.

Durant l'été, j'avais beaucoup voyagé à travers tout le pays, pour avoir ne serait-ce que l'ombre d'une piste à suivre afin de retrouver Thomas. Malheureusement, je n'avais pas eu beaucoup d'informations. J'avais rencontré plusieurs nomades – plus ou moins sympathiques et avenants selon les cas – et il m'était rapidement apparu que si Thomas était un jour venu aux Etats-Unis, il n'y était plus depuis longtemps. J'avais poussé jusqu'au Canada, mais la rentrée était vite arrivée, et j'avais du interrompre mon périple vers Montréal. Alice m'avait tellement harcelé pour que je sois là, que je n'avais guère eu le choix. Je comptais y retourner, avant la fin du mois. J'avais fait ma courte apparition pour complaire à Alice – et accessoirement avoir la paix – et j'allai retourner à mes recherches. Sebastian – un nomade que j'avais croisé à Toronto – m'avait dit avoir senti le fumet d'un des nôtres au Québec. Je comptais bien suivre cette piste, même si elle devait s'avérer erronée.

Pour en revenir à Edward et Bella, je devais dire que j'éprouvais une véritable fascination pour leur couple. Je n'avais jamais vu mon frère avec de tels yeux. Lorsqu'il contemplait Bella, c'était comme si… comme s'il regardait un véritable trésor, un trésor sur lequel il fallait veiller, un trésor qu'il fallait protéger à tout prix. Même Carlisle n'avait pas cet instinct de protection ; Jazz, peut-être, envers Alice ; mais Edward… bien plus encore.

Il avait peur. A chaque instant, il avait peur pour elle. A cause de lui, parce qu'il était un prédateur, le prédateur le plus dangereux pour elle ; aussi parce qu'elle était un véritable aimant à danger, parce qu'elle était maladroite, parce qu'elle était humaine. Pour d'autres raisons, peut-être, également. Mais celle-ci suffisait à l'inquiéter. Il pouvait devenir véritablement psychotique lorsqu'il s'agissait de Bella. Cependant, après ce qui s'était passé au mois d'avril, nous ne pouvions lui en vouloir.

J'aimais les regarder. Ils étaient tellement différents, de mes frères et sœurs, et de mes parents. L'amour qui les entourait dégageait une telle aura, prenante, captivante, une multitude sentiments mêlés.

J'avais été étonnée de la manière dont Bella contemplait Edward, parfois, au début. Ces regards ne s'étaient pas éteints, au contraire. Ils restaient les mêmes ; les mêmes sentiments de tendresse, d'amour total et inconditionnel s'en détachaient. Elle semblait reliée à mon frère par un lien invisible et indéfectible.

J'étais plus à même d'observer les modifications profondes auxquelles mon frère était sujet, depuis que Bella était entrée dans sa vie ; dans notre existence à tous, à présent. Lorsque l'un des nôtres trouve son âme sœur, il en ressortait changé, pour toujours. Plus jamais Edward ne serait le même, maintenant qu'il avait Bella auprès de lui. Il avait beau s'inquiéter, être hésitant, rester prudent, il n'en était pas moins qu'il aimait Bella plus que sa propre existence, et qu'il serait près à tout sacrifier pour elle ; même nous, sa famille, si cela était nécessaire. Comme pour tous ; rien n'avait plus d'importance que leur moitié. Je trouvais cela d'autant plus merveilleux que cela m'était étranger.

Nous finîmes par nous lever, et je me rendis avec Bella à notre cours d'histoire. Comme toujours, Edward nous escorta.

- J'ai cru comprendre que tu allais bientôt partir, me dit Edward.

Evidemment, mes pérégrinations intérieures n'avaient pas du échapper ni à Edward, ni à Alice.

- Tu t'en vas encore, Claire ? intervint Bella, l'air sincèrement peinée.

J'eus un mince sourire désabusé. Sa sollicitude m'étonnait toujours.

- Je voulais attendre que ton anniversaire soit passé, répondis-je.

Bella serra un peu les dents. Elle fêtait ses dix-huit ans demain, et dire qu'elle n'était pas particulièrement heureuse de l'occasion serait un euphémisme. Elle nous avait fait expressément savoir qu'elle ne voulait aucun, strictement aucun cadeau. Bien évidemment, aucun de nous ne l'avait écoutée. Même si elle ne le savait pas. Et elle ne tenait pas non plus à ce que l'évènement que pouvait constituer sa majorité soit dignement célébré. Visiblement, elle n'avait pas tenu Alice en ligne de mire, qui avait déjà prévu de préparer une petite fête à la maison, demain soir. Elle avait déjà prévenu Mme Newton – Bella travaillait dans le magasin de sport de Forks, tenu par les parents de Mike Newton – que Bella échangeait ses heures, et Emmett et Rosalie étaient arrivés hier. Ils revenaient du voyage en Afrique du Sud que je leur avais offert, après que j'aie perdu au poker, en avril dernier.

- J'aurais préféré que tu restes pour une autre raison que… ça, marmonna-t-elle.

Je lui adressai un sourire flamboyant, tandis qu'Edward levait les yeux au ciel.

- Ne t'en fais pas, je vais bientôt débarrasser le plancher.

Sa mine soucieuse ne m'échappa pas. Par certains aspects, Bella pouvait être aussi protectrice et maternelle qu'Esmé. Mes petites escapades en solitaire l'inquiétaient. Je trouvai cela extrêmement bizarre, et surprenant. A croire qu'elle se faisait du mouron pour ma sécurité, alors que c'était elle, l'aimant à danger. Rien que le fait que je sois à côté d'elle en constituait un. D'un certain côté, j'avais l'impression qu'Edward escortait Bella à ses cours, non seulement pour l'avoir près de lui aussi longtemps que possible, mais aussi pour qu'elle ne se retrouve pas seule avec moi. La confiance régnait admirablement en lui.

Le haussement de sourcils de ce dernier ne m'échappa pas. Cependant, il ne dit rien en rapport à cela.

- Esmé ne va pas être ravie de l'apprendre, me fit-il gentiment remarquer.

- Est-ce donc si étonnant ? répliquai-je. Je ne comptais pas rester sans bouger jusqu'aux vacances de Noël, de toute façon.

- Tu ne sais pas rester en place ? soupira Bella.

- Non.

- Et tu comptes partir longtemps ? demanda-t-elle. D'ailleurs, où est-ce que tu vas ?

Edward eut un léger sourire narquois. Bella prenait le relais de l'interrogatoire. Je comprenais qu'elle trouvait que mon présence avait un intérêt plutôt positif : je jouais les tampons avec Alice.

Elle avait passé une certaine partie de l'été à jouer à la poupée personnelle d'Alice, et elle était en partie convaincue qu'elle m'avait remplacée auprès de ma sœur, puisque je n'étais pas là. Je n'étais pas d'accord – Bella était une bien meilleure poupée ; elle, elle ne pouvait rien dire, non seulement elle ne faisait pas le poids mais elle était déjà beaucoup trop gentille. Ainsi, bien qu'incapable de la moindre rancune, Bella estimait que je devrais mettre le frein sur mes voyages, d'après Edward.

- Montréal. Je ne sais pas combien de temps j'y resterai. Le temps de trouver…

Je ne poursuivais pas ma phrase. Je ne savais même pas réellement ce que je m'apprêtai à trouver. La sonnerie retentit et Edward, après un rapide baiser à Bella, nous laissa, et nous attendîmes que le prof ouvre la porte.

- Tu te rends compte de ce que va me faire subir Alice ? se plaignit-elle avec des intonations vraiment désespérées.

- Tu n'es pas au bout de tes peines, Bella, souris-je. Je la supporte depuis plus longtemps que toi. Maintenant que j'ai trouvé quelqu'un à qui passer le flambeau, je ne te lâche pas.

Bella poussa un soupir et je ris alors que nous nous asseyons au fond de la salle.

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L'heure qui suivit ne fut pas des plus passionnantes.

La seconde guerre mondiale, je l'avais étudiée en long, en large et en travers, non seulement en classe, mais je l'avais aussi vécu. Jamais un professeur ne pourrait réellement rendre compte de l'état d'esprit qui régnait, à l'époque. Chez les humains, comme chez les vampires. Toute cette chair fraîche pour se nourrir, qui passerait inaperçue dans le flot des morts, ça avait de quoi attiser les esprits les moins avides. Quoique les humains avaient su être bien plus pires que nous. Toutes ces années de carnage…

A ce moment-là, en 1939, j'avais rejoint Carlisle et la famille depuis seulement trois ans. Je me souvenais parfaitement du jour où j'étais arrivée, ici-même, à Forks.

Cela faisait quatre ans que j'avais quitté Volterra ; et j'avais vécu en nomade, parfaitement seule. Je menai mes recherches sur Thomas, interrogeant ceux de mon espèce que je croisai. Aucun n'avait jamais entendu parler de lui. A croire qu'il n'existait pas !

J'avais pris mes résolutions, et j'essayai de m'en tenir au régime végétarien ; l'autodiscipline n'était pas facile, mais je faisais de mon mieux. La soif n'était jamais complètement étanchée, et j'en souffrais beaucoup. J'avais presque l'impression d'être revenue à mes premières années de vampire.

Puis, à Boston, j'avais rencontré une nomade, Julia, qui revenait de l'Etat de Washington. Mes yeux ambrés ne lui avaient pas échappés, et elle m'avait dit que je trouverai tout un clan de vampire comme moi. Je n'avais pas vraiment été surprise de découvrir les Cullen, à Forks. Ils s'y étaient installés, après que Rosalie ait ramené Emmett, qui serait mort de l'attaque d'un ours, si Rose n'avait pas prié Carlisle de le transformer.

Carlisle avait été intrigué qu'Aro me laisse partir, alors qu'il tenait à garder ses petites gens autour de lui, récolter les pouvoirs, les collectionner. Aro aimait ça : le pouvoir. Savoir qu'il avait auprès de lui parmi les plus puissants et les plus intéressants des vampires. Je ne l'étais pas assez pour qu'il me garde trop longtemps, cependant ; face à la protection de ses secrets, en tout cas. J'étais persuadée que si je n'avais pas eu la faveur de Démétri, il m'aurait signifié de partir bien avant ma déchéance. A moins qu'il n'ait préféré régler le problème d'une autre manière.

Bref, j'avais rejoint le clan des Cullen. Une décision que je n'avais jamais regrettée. Presque dès le moment où elle m'avait vue, Esmé m'avait traitée comme sa fille. Presque plus que Rose et Alice, lorsque celle-ci était arrivée, avec Jazz, dix ans après. Edward m'avait confié qu'elle agissait de la même manière avec lui. Parce qu'elle avait peur pour nous, que nous ayons été trop jeune lors de notre transformation, et que cela avait eu des répercutions.

Les premiers temps avaient été difficiles. Emmett était encore jeune ; Rosalie un peu moins ; et j'avais toujours les mêmes difficultés avec mon nouveau régime alimentaire. Carlisle m'avait beaucoup aidée, il m'avait poussé à chercher les profondes motivations qui m'avaient menée vers eux. Hormis Thomas, et la curiosité. Je ne lui avais jamais parlé de ce qu'Aro m'avait dit.

Nous sommes des tueurs.

Seul Edward savait cela. Il ne l'avait jamais soulevé ; mais il connaissait ce qui m'avait poussé à les suivre dans ce régime. Les mêmes que celles de Carlisle. Les mêmes que celles d'Edward. Je ne voulais pas être un monstre. Et puis… lorsque j'avais été humaine – il y avait si longtemps… - je me souvenais que ma grand-mère disait ses prières tous les jours. Mon grand-père n'était pas particulièrement religieux. J'avais plutôt hérité de lui, de côté-là, mais… j'aurais aimé être comme Carlisle. Croire en Dieu ; croire qu'il y avait une possibilité de rédemption, pour nous. Qu'un paradis nous était envisageable ; que nous n'étions pas damnés, et condamnés à l'enfer, si nous mourrions. Je n'y croyais pas. Je ne pensais pas y croire. Pourtant, cela ne m'aurait pas déplu. Savoir qu'après cette vie… cette existence… nous avions nos chances, ailleurs, quelque part.

Je mettais toutes les chances de mon côté, en un sens. Mais c'était plus que cela. C'était un besoin. D'être quelqu'un d'aussi bien que possible ; et pas un monstre. Tout au moins, le moins monstrueuse possible…

La sonnerie me sortit de mes pensées, et je me levai, et fourrai rapidement mes affaires dans mon sac, j'attendis Bella qui en faisait de même. Elle paraissait soucieuse.

En sortant de classe, je lui demandai pourquoi. J'avais une assez bonne idée de la raison, et le marmonnement qu'elle m'adressa me donna raison.

- Je n'ai pas envie que la journée se termine. Je ne veux pas être demain.

Je lui adressai un mince sourire, et effleurai brièvement son bras de ma main glacée – pour elle. C'était la seule chose que je pouvais faire.

En ce qui me concernait, j'étais assez impatiente d'être au lendemain.

Je n'avais jamais assisté à de fêtes d'anniversaire – en temps que vampire, s'entend. Le dernier dans la famille datait de 1935, et je n'avais pas encore rejoint les Cullen. De toute façon, on ne pouvait pas réellement considérer qu'il s'agissait d'un véritable anniversaire ; Emmett était déjà vampire, alors qu'il avait fêté ses vingt ans.

Nous étions tous impatients – c'était une première. Un peu de joie et de gaieté, de normalité, ça ne nous faisait pas de mal. C'était une des raisons pour lesquelles j'avais repoussé mon départ. Je n'aurais loupé ça pour rien au monde. Une fête d'anniversaire, en famille, avec gâteau – que nous ne mangerions pas, certes – cadeaux, et tutti cuanti.

Je pouvais comprendre que cela ne réjouisse pas particulièrement Bella, mais cela ne m'empêchait pas d'être enthousiaste. Je ne savais pas encore que moi aussi, je regretterai cette soirée.


au revers de ce que j'ai pu dire, c'est vrai que je ne cracherai pas sur quelques reviews... maintenant que je m'y mets moi-même, j'ai un peu plus le droit de dire quelque chose...

Mais bon, je ne vais pas passer un message comme Lia-Sail (voir la fic Méfaits Accomplis, pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle) j'ai pas vraiment l'expérience pour. Mais je dois avouer qu'elle n'a pas tort, les fic hp sont de moins en moins reviewées... Mais je suis assez sceptique au sujet de la grève. D'ailleurs, lorsqu'elle a répondu à ma review, elle m'a dit avoir retiré l'idée de grève qui en avait beaucoup insurgé. Bref, on va couper court, parce que sinon, j'en ai pour la soirée^^. A la semaine prochaine!