Hello tout le monde ! Désoler pour l'attente .. Voici la suite :D surtout n'hésitez pas à laisser des reviews :D
Et encore un grand merci à ma bêta pour ses corrections !
Même en y faisant attention, personne n'aurait pu voir les personnes apparaître comme par magie. Stiles ne perdait pas une miette de ce qu'il voyait.
- Bon, je dois faire quelque chose, lança John, sous le regard interrogateur de son fils.
On se retrouve à la maison, dit-il en embrassant sa femme et son fils.
Il disparut alors.
- Bien, il faut que l'on aille chercher ton billet.
- Mais pourquoi il faut un billet de train ?
- Tout simplement parce que c'est le seul moyen de s'y rendre.
- Mais on ne peut pas y aller comme on vient de venir ici ?
- Non. L'école est protégée, et la protection empêche de transplaner dans l'enceinte de l'école.
- Transplaner ?
- Oui, c'est la faculté de se déplacer instantanément.
- Drôle de mot, rétorqua Stiles alors qu'ils se dirigeaient vers les guichets.
A la surprise de son fils, elle se dirigea vers une porte qui se trouvait sur la gauche des guichets. Mais que personne ne semblait voir. Elle poussa la porte, et ils se retrouvèrent devant un autre guichet, entre 4 murs.
- Bonjour, je voudrais avoir un billet pour mon fils.
- Bonjour Madame ! Alors un billet …, dit-il en pianotant sur une machine qui parut complètement archaïque aux yeux de Stiles.
Il est en quelle année ?
- Ce sera sa première année, répondit Cathérina.
Le vendeur leva un sourcil, surprit, et regarda à nouveau le jeune garçon, bien trop vieux pour rentrer en 1ière année. Cependant, il ne fit aucune remarque et tendit le billet à sa mère.
- Une mornille, s'il vous plait.
Elle lui donna une pièce que Stiles estima en argent.
- Bon, nous avons tout ce qu'il faut pour ta rentrée. On va pouvoir rentrer maintenant, dit-elle en prenant la main de son fils.
Ils disparurent sous les yeux du guichetier.
Stiles et sa mère se retrouvèrent dans le salon de leur maison avec tous les paquets. John apparut quelques minutes plus tard.
Il était plus de 15h à Beacon Hill. Son père venait de raccrocher avec le directeur du lycée. Il avait annoncé que Stiles ne pourrait plus venir à partir du lendemain pour souci de famille. Le directeur essaya de savoir ce qu'il se passait mais le père ne laissa filtrer aucune autre information.
Sa mère passa une partie de la journée à lui expliquer le monde des sorciers. Et surtout une chose : il ne devait en aucun cas faire de magie en dehors de l'école sous peine d'exclusion. Elle lui expliqua aussi les différentes coutumes des sorciers. Leur monnaie.
Stiles absorbait littéralement les informations. Il n'avait jamais pensé qu'un tel monde pouvait exister…
Il fut réveillé par la sonnerie de son téléphone portable. Encore dans le brouillard, il descendit les escaliers. Il se dirigea vers le frigo et se servit un bol de lait dans lequel il versa ses céréales.
- Bonjour fiston, fit son père en lui ébouriffant les cheveux.
- Salut Pa, dit-il tout en mangeant.
- Nous nous rendrons à Londres dans la journée le temps que tu te reposes. Le train ne sera que demain matin. Prends le temps de bien préparer tes affaires. J'allais oublier : inutile de prendre ton téléphone portable et ton ordinateur. Aucun appareil électronique ne fonctionne dans l'enceinte de l'école.
Il avait essayé d'ajouter ça de façon détachée pour éviter que son fils ne s'en rende compte et passe à autre chose. Malheureusement, le cerveau de Stiles n'avait quasiment enregistré que cette information.
- Comment ça, ne fonctionne pas ? Répéta-t-il en regardant son père.
- Il y a tellement de magie dans l'air que rien ne fonctionne.
Il entendit son fils grogner. Ce dernier, déposa son bol dans l'évier et remonta dans sa chambre. Qu'allait-il devenir sans son ordinateur ? Encore, son téléphone, il pouvait s'en passer. Mais son ordinateur ? C'était toute sa vie. Il l'avait eu en cadeau l'année précédente et depuis ne l'avait jamais quitté. Comprenant cependant qu'il n'avait pas le choix, qu'il devrait faire avec.
- Tu lui as dit ?
- Oui, il le fallait bien … Il l'a mieux pris que je ne le pensais …
- Notre fils est plein de surprises. Il n'agit jamais comme on le penserait. Je plains ses professeurs.
- D'après ce que j'ai compris, c'est Potter qui assure les cours de défense contre les forces du Mal.
- Harry Potter ?
- Oui oui … Je suis le premier étonné. Mais il semble être devenu l'un des Auror les plus puissants que nous ayons vus. Cela promet.
Il vit sa femme réfléchir.
- Et que penses-tu de ce que nous a dit Olivender.
- Je ne sais qu'en penser, pour être franc. Si ce qu'il a dit est vrai, alors l'année ne sera que plus mouvementée. Crois-tu qu'il faille que je la prévienne ?
- Je me posais la même question, et je pense que oui. Elle sera en mesure de prendre les décisions qui s'imposent en cas de problème.
John embrassa sa femme et alla s'installer à son bureau pour écrire la lettre.
Pendant ce temps, Stiles finissait de faire ses valises. Il n'avait que le strict minimum. Il savait que ses parents lui enverraient ce qu'il lui fallait au cas où. Il
prit sa valise, qu'il eut du mal à soulever. Il la traina plus qu'il ne la porta dans les escaliers. Sa mère semblait prête à l'accompagner. Son père fermait une enveloppe qui disparut aussitôt fermée.
- Tu as pris tout ce dont tu as besoin ?
- Oui, je pense ne rien oublier.
Soudain, il ouvrit de grands yeux, et remonta les marches quatre à quatre. Il redescendit avec sa baguette dans les mains. Cathérina sourit. Elle retrouvait bien là son fils. A faire attention à tout, sauf à l'essentiel.
- On va dormir où ?
- On ira au Chaudron Baveur. Ce n'est pas le plus chic, mais c'est l'un des plus discret. Et puis, personne ne pose de questions.
Sous le regard interrogateur de son fils, et avec un signe de sa femme, John raconta.
- Il s'avère que nous sommes les créateurs de beaucoup de sorts et potions. Certains et certaines sont tellement puissants que, si ca tombait dans de mauvaises mains, ce serait un drame. Beaucoup nous ont recherchés après notre disparition. Mais nous avons tout fait pour ne laisser aucune trace. Mais apparemment, pas assez bien puisque l'on a fini par nous retrouver. Notre nom de famille est connu par tous les sorciers et sorcières. Nous avons tout fait pour cacher où nous nous trouvions. Mais apparemment, pas assez encore, puisqu'elle a réussi à nous trouver malgré nos sorts.
Il se pencha vers son fils.
- S'il y a une chose à laquelle tu dois faire attention, c'est bien ça. Si elle a pu nous retrouver, alors d'autres aussi. Il faudra que tu fasses bien attention. Malheureusement, nous ne pouvons plus t'empêcher d'aller à Poudlard.
Stiles comprenait.
- Je vous le promets, dit Stiles
- Bon, il est temps de partir maintenant. Tu ne reviendras pas avant plusieurs semaines à la maison. Si tu as le moindre souci, n'hésite pas à aller voir la Directrice de l'école. C'est sûrement ta plus précieuse alliée là-bas.
Après avoir vérifié que leur fils n'oubliait rien, ils disparurent. Toute personne regardant à travers la fenêtre se serait demandé si elle devenait folle de voir disparaître des gens comme ça.
Ils apparurent dans une salle à manger sentant la nourriture et la chaleur humaine. Stiles était à l'affût. Pour lui, il s'agissait d'un nouveau monde. Il voulait n'en perdre que le moins d'informations possible. Soudain, un homme vint à leur rencontre. Il devait à peine avoir 60 ans et semblait en pleine possession de ses moyens. Il bougeait avec vivacité.
- Je ne vous attendais pas aussitôt, dit-il tout en embrassant Cathérina et serrant la main de John.
Il se planta devant Stiles qui n'en menait pas large.
- Ainsi c'est ton fils John ?
- Oui, je te présente Stiles.
- Bonjour mon garçon. Cela fait un bon moment que j'entends parler de toi, dit le vieil homme, en tendant la main que Stiles serra avec beaucoup d'appréhension.
- Walace est l'un de nos plus fidèles amis.
- Venez, je vais vous montrer vos chambres.
Stiles fut installé dans une chambre contigüe à celle de ses parents. Il se laissa tomber sur le lit et essaya de réfléchir. Stiles finit par s'endormir. Il fut réveillé par des cris dans le couloir. Se levant, il passa juste la tête par la porte. Quelque chose le frôla de peu et atterrit sur la porte. Il s'agissait de quelque chose de gluant et de vert. Il n'osa pas essayer de deviner de quoi il s'agissait. Un jeune garçon s'approcha de lui. Un peu plus grand que lui, il semblait avoir des origines latines du fait de sa peau mâte.
- Désolé mec. Mais j'ai toujours eu du mal à viser.
Puis il remarqua alors que Stiles semblait plus vieux que lui.
- Tu es en quelle année ?
- Ce sera ma première, répondit le jeune homme.
- Tu n'es pas trop vieux pour être en première …
- Scott McCall, je te pris de bien vouloir arrêter d'importuner tes voisins de chambre, dit une femme qui prit le jeune homme par l'oreille.
Sans même un mot pour Stiles, elle emmena son fils dans leur chambre. D'ailleurs ce dernier restait interdit. Il ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer.
Alors que d'habitude, sa curiosité prenait le dessus, cette fois-ci, il resta sagement dans sa chambre en essayant de repenser à tous les évènements qui avaient bousculés sa vie en l'espace de quelques jours.
Sa mère passa dans la soirée pour lui demander de descendre manger. Après le repas, il retourna dans sa chambre. Sa mère et son père étaient inquiets. Stiles n'était jamais silencieux. Cela montrait qu'il n'allait pas bien. Ou alors que quelque chose le tracassait. Cependant, ils n'osèrent pas le déranger.
Il se réveilla peu avant l'aube. Il y avait du bruit dans le couloir. Instinctivement, il prit sa baguette. Il entrouvrit la porte et vit son père et sa mère faire face à deux inconnus en noir.
- Ainsi c'est donc vrai. Vous êtes de retour, lança l'un des hommes.
- Mangemorts … Que faites-vous ici ?
- Nous venons pour votre fils. Nous savons qu'il est là.
Sa mère avança un pied.
- Si vous touchez à mon fils …, grogna-t-elle.
Stiles n'avait jamais vu sa mère comme ça. Elle était prête à tuer. Le cerveau du jeune homme se mit en marche. Il devait trouver quelque chose pour aider ses parents. Il chercha alors dans ce qu'il avait lu dans ses livres. Il en avait lu une partie sans comprendre grand chose. Mais il possédait une chose : une mémoire photographique. Il se souvenait de tout ce qu'il lisait. Il passa en revue les sorts dont il avait pu lire la description. Il n'y en avait aucun qu'il voulait se risquer à faire sous peine de faire quelque chose de mal, et que cela ne tourne au drame.
Puis son cerveau s'arrêta sur un des sorts. Un sort de lumière : Lumos. Si il pouvait intensifier la lumière il aveuglerait les adversaires de ses parents et ces derniers pourraient faire quelque chose. Il compta jusqu'à trois et se précipita devant ses parents.
- LUMOS ! cria-t-il.
La voix résonna dans tout le bâtiment. Ce fut un véritable torrent de lumière qui frappa les deux Mangemorts qui ne s'y attendaient pas du tout. Ils n'avaient même pas pu voir à quoi ressemblait la personne qui avait lancé le sort. Ils hurlèrent de douleur. La puissance de la lumière dégagée par le sort était telle qu'elle leur brûla les yeux et devinrent aveugle en l'espace de quelques instants. Comment un simple sort de lumière pouvait être aussi puissant ? Ils disparurent dans une espèce de fumée noire.
Stiles ne bougeait pas, sidéré par la puissance du sort qu'il avait lancé. Il n'avait jamais pensé une seule fois que son sort pouvait fonctionner. Il avait lu qu'il s'agissait d'un simple sort de lumière pouvant éclairer les endroits sombres. Mais pas qu'il était capable de produire une telle lumière.
Il sentit une main se poser sur son épaule. Il tourna la tête et vit son père, le visage inquiet.
- Tout va bien fiston, ils sont partis.
Il le prit dans ses bras pour le rassurer tout en jetant un regard inquiet à sa femme. Le sort que son fils avait lancé était bien plus puissant que ce pourquoi il était prévu à l'origine. Alors que tout le monde sortait des chambres pour voir ce qu'il se passait, ils trouvèrent les couloirs vides. Ils avaient rapidement regagné leurs chambres respectives pour éviter d'attirer l'attention. Par chance, ils se trouvaient dans un endroit appartenant au monde de la magie. Donc la marque ne s'était pas activée.
Stiles finit sa nuit dans la chambre de ses parents. Il n'avait pas voulu rester tout seul dans la sienne de peur qu'il n'arrive quelque chose à ses parents. Il se réveilla juste à temps pour aller prendre son petit-déjeuner.
Il cherchait une place. Tous les compartiments du train étaient déjà en partie et complètement occupés. Il ne voulait en aucun cas se retrouver avec des gens qu'il ne connaissait pas. Il avait toujours été un peu sauvage, solitaire. Il ne supportait pas non plus qu'on le touche. Cela avait toujours été. Seuls ses parents pouvaient le faire sans aucun problème. Il avait été voir des psychiatres qui n'avaient su trouver pourquoi il ne supportait pas le moindre contact avec ses pairs. Il était parti en thérapie. Il en était revenu encore plus mal qu'avant. Puis, avec le temps, il avait pris l'habitude. Il avait acquis des réflexes qui lui permettaient d'éviter tout contact avec quiconque.
Après plusieurs minutes de recherches infructueuses, il se retrouva dans un compartiment où il n'y avait qu'une seule personne. Elle avait une veste en cuir noir sur le visage et semblait dormir. Il ouvrit doucement la porte pour ne pas faire de bruit et la referma. Il déposa aussi sa valise sur un des filets au-dessus du siège. Il ne pouvait voir de qui il s'agissait. Il s'assit sur la banquette opposée et se mit à regarder le paysage défiler. Il en avait encore pour un moment avant d'arriver à l'école. Sans s'en rendre compte, il ferma les yeux et s'endormit. Il fit un rêve où tout n'était que flamme autour de lui. Il pouvait même sentir la chaleur sur sa peau. Elle devenait de plus en plus insupportable. Et la fumée l'empêchait de respirer. Il voulait se réveiller mais n'y arrivait pas. Ce qu'il ne savait pas, c'est que son cauchemar avait des répercussions dans le monde réel. Il s'agitait dans tous les sens sur la banquette. Il se mit aussi à suffoquer.
Toujours dans son cauchemar, il sentit sa peau se craqueler sous l'effet de la chaleur. La panique le gagna. Pourquoi n'arrivait-il pas à se réveiller ?
Son cœur s'emballa. Une crise panique.
Il ne sentit pas qu'on le soulevait. Quelqu'un essayait de lui parler. Mais il n'entendait pas ce qu'il disait. Plus il se concentrait, moins il y arrivait.
Soudain, tout autour de lui devint blanc. Et il ouvrit les yeux. Un visage qu'il ne connaissait pas était penché au-dessus de lui.
- Tu vas bien petit ? demanda cette personne.
Stiles fit un signe de tête puis essaya de se remettre debout. Mais n'y parvint pas. La crise lui avait pris toutes ses forces.
- Reste allongé pour le moment. En tout cas, je n'aurais pas aimé faire le même cauchemar que toi. Pour qu'il te provoque une telle crise de panique …
Ah oui, j'oubliais de me présenter : Professeur Douglas, j'enseigne les sorts de soins à Poudlard.
- Moi c'est Stiles …, prononça difficilement le jeune homme.
Le professeur ouvrit grand ses yeux et se pencha pour murmurer à l'oreille de l'adolescent.
- Stiles … Stiles Stilinski ?
Le plus jeune acquiesça de la tête. Le professeur leva la tête avec un petit sourire. Puis sortit sans un mot.
Le jeune homme resta allongé pendant un bon moment. Il ne s'aperçut pas que la personne présente dans le compartiment à son arrivée n'était plus présente.
Lorsqu'il sentit le train ralentir, il put se lever sans encombre. Il attrapa sa valise et s'apprêta à sortir de son compartiment. Le professeur Douglas arriva au même moment.
- Je pense qu'il sera sage pour le moment de taire qui tu es. Je connais de nom tes parents, et surtout, je sais que certaines personnes les cherchent. Te cherchent.
- Me cherchent ? Mais pourquoi ? dit-il, en se rappelant ce qu'il s'était passé la veille.
- Ils pensent que vu la puissance de tes parents, il se peut que tu en aies hérité.
Stiles ne répondit rien.
- En tout cas, tant que tu n'es pas dans le château, ne dis rien à personne sur qui tu es. Il y a beau y avoir des protections, il vaut mieux rester prudent. Une fois à l'intérieur, personne ne pourra t'atteindre.
Sur ces paroles, le professeur repartit. Perdu dans ses pensées, Stiles descendit du train. Il marcha pour rejoindre le groupe de 1ère année.
- Les "première année", par ici, s'il vous plait ! lança une voix grave.
Stiles leva les yeux et resta pantois. La personne devant lui n'était pas un humain.
- Un géant …
- Non, demi-géant, lança Hagrid avec un petit sourire. Fini de discuter, suivez-moi.
Stiles fit un pas et sentit une main se poser sur son épaule. L'action ne dura que quelques secondes. Un jeune homme se trouva par terre, ne comprenant pas du tout comment il avait pu atterrir au sol.
Stiles devint rouge de honte.
- Je … Je suis désolé … Je ne supporte pas que l'on me touche.
- Oui, ben rappelle-moi d'éviter de te toucher la prochaine fois, dis l'élève, pendant qu'il se relevait sous les regards hilares des autres élèves.
L'adolescent le reconnut alors. Il s'agissait de celui qui lui avait lancé quelque chose à la figure la veille.
- Scott, c'est ça ?
- Ouaip ! Je suis en deuxième année, dit-il en se relevant.
Amorçant un geste pour serrer la main de son vis-à-vis, il se retint au dernier moment, se rappelant qu'il n'aimait pas qu'on le touche.
- On se retrouve dans la grande salle, dit-il d'un geste de la main, rejoignant son groupe d'amis qui semblait l'attendre.
- C'est qui celui qui vient de te foutre par terre ? demanda l'un de ses amis.
- Heuu …, fit Scott, en se rendant compte qu'il ne connaissait même pas le nom de l'adolescent.
- Toujours pareil avec toi, dit l'une des filles en soufflant d'exaspération.
- Ben quoi ? Toi aussi Lydia, tu n'aurais pas pensé à lui demander …
- Ne compare pas la colombe au chien galeux que tu es, dit-elle d'un air hautain.
Tout le monde ricana sous la moquerie. Scott fit la tête mais pas longtemps. Il savait que son amie était piquante mais ne pensait pas du tout ce qu'elle disait. Ils partirent en direction du château à bord des calèches mises à leur disposition.
Quant à Stiles et ses comparses, ils montèrent à bord de barques qui les conduisirent directement à l'embarcadère du château. Tout le monde semblait se connaître autour de lui. Il ne fit aucun effort pour se mêler, ou alors connaître des gens. Son côté sauvage avait pris le dessus. Soudain, une des filles dans sa barque lui jeta un regard, et voulut lui parler. Il lui lança un regard qui l'en dissuada complètement. Il reporta alors son attention sur ce qu'il voyait. Et trouvait ça magnifique. Il y avait des lumières partout dans le château. Cela le faisait ressortir encore plus dans la nuit. Il ne se rendit pas compte lorsque la barque s'arrêta. Ce fut lorsqu'Hagrid l'appela qu'il fit attention et descendit à terre. Il trébucha sur la marche et s'étala par terre. Plusieurs autres élèves se moquèrent de lui. Le garde-forestier leur jeta un regard noir. Puis tendit la main pour aider l'adolescent à se relever. Il recula et se leva tout seul sous le regard inquiet du demi-géant.
- Tu vas bien bonhomme ?
- Oui Oui … Je suis juste maladroit, c'est tout, répondit Stiles tout bas.
- Fais attention alors, les marches sont assez traitres pour remonter vers l'entrée.
Tout en écoutant le conseil d'Hagrid, Stiles essaya de ne pas tomber. A plusieurs reprises, il se prit les pieds dans des trous, mais réussit à ne pas tomber. Il était le dernier de la file des nouveaux élèves. Personne ne semblait vouloir l'attendre. Le garde-forestier s'en aperçut et grogna. Les jeunes n'étaient plus ce qu'ils étaient. Ils arrivèrent à la porte du château. Plusieurs personnes semblaient les attendre.
Les portes s'ouvrirent toutes seules. Pendant que Stiles avançait, il entendit plusieurs personnes parler sur lui.
- Tiens, regarde, c'est lui qui a fait un cauchemar dans le train, dirent certaines personnes tout en ricanant.
L'adolescent se renfrogna alors. Il avait l'habitude qu'on le raille. Mais il aurait préféré que ce soit sur autre chose. La grande porte se ferma sur lui.
Il sentit soudain comme une sorte de soulagement en lui. Comme s'il était libéré d'un poids. Il ne savait pas d'où cela venait mais il n'allait pas s'en plaindre.
- Mesdemoiselles, Messieurs, bienvenus à Poudlard. J'attends de vous une attitude irréprochable. Vous apprendrez à connaître vos limites et celles des autres. Comme vous le savez déjà, notre école est composée de quatre maisons : Griffondor, Serdaigle, Serpentard et Poufsouffle. Elles seront comme votre seconde maison. Vos réussites leur rapporteront des points. Vos écarts de conduites leur feront perdre des points. Chaque maison a un directeur. Pour tout problème, adressez-vous directement à eux. Ou alors à vos préfets qui, à n'en pas douter, sauront quoi faire.
Cette année, nous accueillons deux nouveaux professeurs : le professeur Harry Potter, qui s'occupera de la défense contre les forces du mal et le professeur Hermione Granger qui s'occupera du cours de sortilèges de protections.
Un tonnerre d'applaudissements retentit dans la grande salle. Tout le monde connaissait Harry Potter et Hermione Granger, ceux qui s'étaient battus contre Voldemort et qui avait triomphé.
- Maintenant, chacun d'entre vous va venir s'asseoir ici et mettra le choixpeau sur sa tête. Sera alors décidé la maison dans laquelle il va passer les 7 prochaines années de sa vie. C'est un choix personnel. Le choixpeau vous écoutera dans votre choix et essaiera de choisir celle qui vous conviendra le mieux.
Chacun se mit en file indienne. Stiles fut tout à la fin. Cela ne le dérangeait pas. Comme ça il n'aurait pas à supporter le contact avec qui que ce soit. Pendant que chaque élève passait par le choixpeau magique, le professeur Potter se leva et se dirigea vers le fond de la grande salle. Personne ne loupait une miette de ce qu'il se passait. Il s'approcha alors de Stiles.
- Suis-moi s'il te plait ! lui dit-il.
Stiles était sur ses gardes. Que se passait-il ? Pourquoi un professeur voulait le voir ? Pourtant, quelque chose dans la voix de ce dernier lui indiqua qu'il pouvait lui faire confiance. Il le suivit donc dans une pièce attenante à la grande salle. Tout le monde se mit à parler tout bas dans la salle.
- SILENCE ! retentit dans la salle.
Tout le monde tourna la tête vers la table des professeurs. La directrice tenait sa baguette pointée vers sa gorge.
- Tu sais pourquoi je t'ai demandé de me suivre ?
- A cause de ma famille ? répondit Stiles. Durant le court trajet, c'était la seule explication qu'il avait pu trouver.
- Ainsi tes parents n'avaient pas tord en disant que tu étais quelqu'un d'intelligent. En effet, c'est en rapport avec ta famille. Et aussi par rapport à l'attaque d'hier à l'auberge.
- C'étaient des Mangemorts ?
- Oui. Malheureusement, nous pensions qu'avec la disparition de leur maître, ils auraient disparu. Pourtant, depuis un moment, ils semblent se regrouper et reprendre des forces. Nous ne savons ce qu'ils prévoient, mais nous pensons que cela te concerne.
- Moi ? Mais je n'ai rien …
- A croire que si. Ton sort Lumos d'hier était d'une très grande puissance. Toi qui n'as été en contact avec la magie que très récemment, tu as réussis un sort que normalement les premières années mettent plusieurs jours à contrôler. Et d'après tes parents, tu possèdes d'autres pouvoirs …
Stiles acquiesça et se concentra. Tous les meubles de la pièce s'élevèrent dans les airs.
- Impressionnant, fit Harry, en regardant le jeune homme. Même moi j'ai du mal à en faire autant …
- Mais pourtant vous êtes …
- Oui, je sais ce qui se dit sur moi. Que je suis le plus puissant Auror de ma génération. Pourtant il n'y a rien de plus faux. Enfin, bref, ce n'est pas de moi dont on parle. Je t'ai emmené ici pour éviter que tu passes par le choixpeau. Il aurait fallu alors dévoiler ton identité. Et je ne pense pas que pour le moment ce soit sage. As-tu pu un peu lire les livres de cours ?
- Oui quasiment tous …
- Déjà ? demanda Harry avec un air de surprise.
- Oui. J'adore lire. Et puis je me souviens de tout ce que je lis …
- Tu as dû lire alors l'histoire de Poudlard et l'explication sur les 4 maisons ?
- Oui. Chaque maison a ses propres caractéristiques. Je sais que Voldemort a été à Serpentard continua Stiles en détaillant chaque maison.
Harry était vraiment impressionné. Le jeune homme connaissait sur le bout des doigts l'organisation de l'école alors que cela ne faisait que quelques jours qu'il avait appris l'existence de la magie et d'une école. Lui-même, il lui avait fallu plusieurs mois pour en apprendre ne serait-ce que la moitié.
- Sais-tu dans quelle maison tu souhaites aller ? demanda soudain le professeur, interrompant le jeune homme.
- Gryffondor, dit sans hésiter Stiles.
Harry s'approcha de lui et voulut lui passer la main sur la tête. Stiles fit un pas en arrière pour éviter tout contact physique.
- Désolé, je ne supporte pas le contact physique …, s'excusa Stiles en baissant les yeux.
- Ce n'est pas grave ne t'inquiète pas. Bon, je pense que le dîner a commencé. Tu vas rejoindre la table de ta maison. Je vais en avertir la directrice.
Ils sortirent de la salle. Personne ne semblait faire attention à eux. Le professeur indiqua alors sa table à Stiles. Il lui glissa juste quelques mots.
- J'ai moi aussi été à Gryffondor.
Stiles s'installa à un bout de la table et attrapa quelque chose à manger dans le plat qui se trouvait devant lui. Soudain, trois personnes s'installèrent autour de lui. Il s'arrêta dans son geste et regarda avec animosité les nouveaux arrivants.
- Je t'avais dit que ça ne lui plairait pas qu'on s'assoit à côté de lui, dit l'un deux en essayant de se relever.
- Assis, ordonna la jeune fille.
Tout en soufflant, le jeune homme obtempéra. Sans transition, elle se tourna vers Stiles qu'elle regarda de la tête au pied. C'est alors que le jeune homme remarqua quelque chose : la lueur dans les yeux de la jeune fille. Elle était intelligente. Mais le plus terrible c'est qu'elle savait s'en servir.
- Alors moi, c'est Lydia, dit-elle d'une voix pure. L'autre crétin, c'est Scott et l'autre nerveux, c'est Jackson.
- Attends, je te permets pas de …
Il se tut face au regard assassin que lui lança la jeune fille.
- Et vous me voulez quoi ? dit plus durement qu'il ne l'aurait voulu Stiles.
Tous les trois le regardèrent pendant quelques secondes.
- Te souhaiter la bienvenue à Poudlard, dit Lydia avant que l'un des deux garçons ne dise une bêtise. Et si tu as besoin de quel ...
- J'aurai besoin de rien, merci, rétorqua Stiles en se levant.
Il quitta la salle sous le regard surpris de ses interlocuteurs. Mais aussi de plusieurs élèves et de professeurs.
Il s'avança dans la cour et finit par s'asseoir sur un banc. Il ne comprenait pas pourquoi il avait été aussi désagréable. Mais il n'avait pu s'en empêcher. Il avait tellement peur de nouveau de se faire avoir. Que les gens prétendent être ses amis, mais qu'en fin de compte, ils ne veuillent que l'utiliser.
Il finit par rejoindre le dortoir dans lequel ses bagages avaient été emmenés. Il fut obligé de demander à plusieurs tableaux de lui indiquer le chemin. Il arriva alors dans la salle commune de sa maison. Gryffondor. Il avait encore en tête toute l'histoire de Godric Gryffondor, le fondateur. La cheminée était éteinte, les températures n'étant pas assez froide pour qu'elle soit allumée. Il se sentit chez lui. Il aperçut alors un escalier en colimaçon. Surement leur dortoir. Il grimpa. Il fut surprit par l'agencement. Les chambres étaient par trois. Après un moment de recherche, il trouva la sienne. Il avait un lit à baldaquin. Ses affaires avaient été sorties de sa valise et rangées correctement dans son armoire. Il s'allongea sur son lit et repensa à tout ce qu'il lui était arrivé depuis quelques jours. Et surtout la veille. On avait essayé de s'en prendre à sa famille. Et ça, il ne pouvait pas le laisser passer. On ne touchait pas aux gens qu'il aimait. Il se promit de devenir le plus puissant possible pour protéger ses parents. Puis il repensa à la « confrontation » avec ses trois condisciples. Il ne voulait plus qu'on l'utilise. Quitte à être tout seul. Il n'entendit pas les deux autres garçons rentrer dans la chambre. Ces derniers se disputaient.
- Tu sais très bien que c'est l'un des meilleurs attrapeurs de la saison !
- Mouais, j'ai déjà vu mieux quand même et …
L'autre lui mit la main devant la poitrine et lui montra le lit sur lequel Stiles dormait à poings fermés.
Ils firent le moins de bruit possible.
- Tu as entendu ce qu'il s'est passé dans le train ?
- Ouais vaguement. Il aurait fait une crise panique ?
- Oui. Apparemment suite à un cauchemar.
- J'en ai déjà fait, et j'ai jamais fait de crise de panique, fit Jackson sur un ton de dédain.
- Oui ben peut être qu'il n'a pas eu la même enfance que toi qui est né avec une baguette dans le cul, fit Scott avec un grand sourire.
- Je suis pas sûr que l'expression soit la même ! répondit Jackson.
Stiles se réveilla avec l'aube et alla faire sa toilette. Tout le monde dormait encore. L'eau chaude de la douche lui fit du bien. Il sortait de la salle de bain lorsqu'il tomba sur Scott se levant à son tour pour aller prendre sa douche. Il avait juste une serviette autour de la taille. Stiles put voir qu'il était plutôt bien foutu. Il avait toujours rêvé d'avoir un corps de rêve.
- Salut, fit Scott tout en baillant.
Stiles lui fit un signe de tête et laissa passer le jeune homme. Il regarda alors le troisième lit et tomba sur Jackson qui le regardait. Son regard n'avait rien de mauvais. Il semblait juste curieux. Stiles ne put soutenir son regard et se retourna pour ranger ses affaires. Il rangea du mieux qu'il put ses affaires. Il n'aimait pas le désordre. Il sortit alors que Jackson allait à son tour à la douche. Il était tout aussi bien foutu que son ami.
Il se dirigea vers la grande salle. Il avait mémorisé le chemin. Il croisa plusieurs 1ères années, comme lui, qui semblaient perdus. Il leur fit signe de le suivre. Il arriva à la grande salle avec plus d'une vingtaine d'élèves qui le suivaient. Chacun rejoignit la table de sa maison tout en le remerciant. Il avait beau vouloir faire attention, sa gentillesse avait repris le dessus. Il se posa sur un banc. Son ventre se mit à gargouiller. Il n'avait pas beaucoup mangé la veille. Il se rattrapa sous le regard surpris des autres élèves de sa maison. Comment pouvait-il autant manger et être aussi mince ?
Vint finalement le premier cours. Défense contre les forces du mal. Il se rendit à la salle de cours. Il dépassait d'une tête au moins tous les élèves. Il avait deux ans de plus qu'eux. Le professeur arriva alors.
- Bonjour à tous. Je serai votre nouveau professeur de défense contre les forces du mal.
Tous les élèves le regardaient avec attention.
- Vous trouverez sur chaque table un exemplaire du livre des sorts que nous allons apprendre cette année.
- Mais celui que nous avons acheté ?
- Il s'agit d'un livre théorique expliquant les effets des sorts que nous étudierons. Celui qui se trouve sur les tables est un livre de pratique. Il décrit comment le sort doit être lancé, comment la baguette doit être tenue etc …
Stiles était déjà en train de le feuilleter. Sa soif de connaissance était immense. Et plus il en apprendrait, plus il pourrait protéger ceux qui lui sont chers.
- Pour le premier cours de l'année, et pour votre premier cours dans cette école, nous allons faire quelque chose de simple.
Est-ce que quelqu'un sait ce qu'est un épouventard ?
- Il s'agit d'une créature utilisant les peurs de chacun contre eux-mêmes, dit Stiles.
Tous les élèves se retournèrent vers lui.
- C'est qui lui ? Il n'était pas là à la répartition !
- Hum hum, merci de rester concentrer, s'il vous plait.
En effet, il s'agit d'une créature qui prend l'apparence de ce qui vous fait le plus peur. Il n'existe qu'un seul sort qui puisse vous aider. Lequel est-ce ?
Aucun élève ne répondit, ne connaissant pas la réponse.
- Rassurez-moi quand même, vous avez ouvert vos livres avant de venir ? lança Harry en regardant sa classe.
- Riddikulus. Le sort du Riddikulus.
- Encore une fois, vous avez raison. Il s'agit d'un sort simple à effectuer. Ouvrer votre manuel à la page 25. Regardez bien comment il faut faire. Entrainez-vous pendant 30 minutes. Ensuite nous passerons à la pratique.
Il n'y eu plus un bruit dans la classe. Harry passa dans les rangs pour aider certains élèves qui semblaient avoir du mal. Il s'arrêta à la hauteur de Stiles. Ce dernier exécutait le geste à la perfection tout en murmurant la formule. Il pouvait presque sentir le pouvoir émaner du jeune homme. Le temps imparti s'écoula.
- Très bien. Maintenant, focalisez-vous sur votre peur et essayez de trouver une parade pour la rendre absurde et amusante.
Plusieurs élèves passèrent et affrontèrent avec réussite leur peur.
- Et vous, professeur, vous avez peur de quoi ?
Harry soupira. Il devait bien s'y attendre.
- Que tout le monde recule ! dit-il en faisant face à la créature.
Qui se transforma en un Détraqueur. Il entendit des cris d'angoisse.
- Voilà de quoi j'ai le plus peur. Mais je connais la solution : Spero Patronum.
Une lumière blanche partie de la baguette pour former une sorte de bouclier qui empêcha l'épouventard/détraqueur de passer à l'attaque. Voyant que sa cible n'avait pas peur de lui, la créature passa à la personne suivante. Stiles. Il ne fallut qu'une seconde pour qu'elle change de forme. Et qu'elle prenne la forme de deux corps ensanglanté. Stiles avait levé sa baguette mais ne put rien faire. Son corps se mit à trembler. Il n'arrivait pas à faire abstraction de la scène qu'il avait devant lui. Le professeur sentit que quelque chose n'allait pas et voulu intervenir.
Soudain, tous les meubles de la pièce furent propulsés sur les murs. Tous les élèves se réfugièrent au fond de la pièce. Ayant dressé un bouclier autour de lui, Harry s'approcha doucement de Stiles.
- Ce n'est qu'une image de ton esprit. Rien n'est vrai. Concentre-toi sur quelque chose d'amusant …
L'adolescent ne pouvait retenir les larmes qui coulaient. Il essaya de faire ce que lui demander mais n'y arriva pas. Son cerveau était complètement parasité par la vision d'horreur qu'il avait devant lui. Le professeur voyant qu'il n'y arrivait pas, se plaça devant lui. La créature reprit alors la forme d'un détraqueur. Il ne lui fallut que quelques secondes pour l'enfermer dans la malle d'où on l'avait sorti.
- Le cours est terminé. Que tout le monde sorte.
Les élèves ne se firent pas prier, en restant bien loin de Stiles. Ce dernier n'arrivait pas à se remettre de la vision qu'il avait vue. Il savait qu'il ne s'agissait que d'une illusion mais n'arrivait pas à s'en défaire. Soudain, il sentit une main se poser sur son épaule. Il ne recula pas au contact. Il n'en avait pas la force.
- Ce n'est rien. Ca arrive à tout le monde. Et puis ce monde est nouveau pour toi … Prends le temps de t'y habituer. Apprends à découvrir ce monde.
La peur éloignée, Stiles regarda autour de lui. Il vit alors les dégâts qu'il avait faits. Il se concentra. Tous les meubles retrouvèrent leur place sans exception.
Autant il n'avait pas réussi à maitriser le sort du cours, autant il utilisait la télékinésie à la perfection. Il était rare qu'un sorcier de son âge possède une telle maitrise de ce pouvoir. Il sortit de la salle sous le regard inquiet du professeur. Il était plongé dans ses pensées. Tous les élèves semblaient s'écarter de son chemin. Apparemment, ce qu'il s'était passé dans le cours avait déjà fait le tour de l'école. Il ne le vit pas venir. Il se retrouva les fesses par terre, ses cahiers et livres au sol. Il leva la tête et tomba sur deux yeux bleus électriques. Il retint de justesse la remarque qui aller sortir.
Tout le monde s'était arrêté autour d'eux.
- Il est rentré dans Derek … Le pauvre …
La remarque n'échappa pas à Stiles qui détailla son vis-à-vis. Il avait la mâchoire carrée, ferme. Il avait un visage fermé, sévère. Sentant que son investigation avait trop durée, il baissa les yeux et ramassa ses livres et cahiers. Ne demandant pas son reste, il détala comme un lapin sous les regards médusés de ses condisciples. En général, tout ceux qui s'approchaient de Derek se prenaient un mur, ou alors se faisait grogner dessus. Il tenait plus de l'animal sauvage que de l'humain.
La journée se passa mieux pour Stiles. Même si peu de personne s'approchaient de lui suite à l'incident du matin, il n'eut pas besoin de se servir de sa baguette. Ce ne fut que de la théorie. Il en fut de même pendant les jours qui suivirent. Scott et Jackson essayaient de lui parler. Mais Stiles restait fermé à toute tentative.
- Je pense qu'il a peur de quelque chose. Mais je n'arrive pas à savoir de quoi …, lança Lydia, en regardant de loin Stiles qui mangeait.
- Attends, tu peux dire ça rien qu'en le regardant ? lança Jackson.
- Figure-toi que, nous, les femmes, avons un sens de l'observation, de la déduction, très développé, contrairement à vous.
Scott eu un sourire face à la pseudo dispute de ses amis. Il les connaissait déjà bien avant qu'ils n'entrent tous les trois à l'école. Ils étaient en 3ième année.
- Bon aujourd'hui, nous allons voir ce que vous valez sur des balais, lança l'entraineur.
Stiles appréhendait fortement cette leçon. Il avait toujours eu le vertige. Et ne savait pas ce que cela donnerait sur un balai.
- Tenez-vous sur la gauche de votre balai, mettez la main gauche au-dessus et dites Debout.
Stiles avait à peine mit la main au-dessus de son balai que celui-ci vint se loger dans sa main. Ce que ne manqua pas l'entraineur.
- Très bien Stiles. Maintenant, enfourchez votre balai et donnez un petit coup de pied sur le sol pour décoller de quelques mètres.
Il fit ce qu'on lui demandait. Sauf qu'il y eu un problème. A peine avait-il donné un coup, que son balai partit comme une fusée.
L'entraineur hurla mais rien n'y faisait, Stiles n'arrivait pas à contrôler son balai.
Mais depuis quand les balais pour les élèves sont aussi puissants ? réfléchissait l'entraineur. Il déclencha l'alarme, sachant qu'il ne pourrait jamais s'en sortir tout seul.
Le paysage filait à toute vitesse devant lui. Le vent fouettait ses joues. Même s'il savait que quelque chose n'allait pas, il ne pouvait s'empêcher de se sentir heureux. Il avait l'impression d'être libre. Passant outre ce sentiment, il essaya de se concentrer sur ce qu'il se passait. Il pouvait sentir le pouvoir du balai. Il semblait que son propre pouvoir alimentait celui du balai. S'en rendant compte, il essaya de contenir son pouvoir. Le balai ralentit d'un seul coup et il faillit tomber, se retenant de justesse. Il avait presque atteint les limites du domaine de l'école. Il avait parcouru plusieurs kilomètres en l'espace de quelques minutes. Instinctivement, il dirigea le balai vers l'école. Puis ouvrant les vannes de son pouvoir, le balai repartit tout aussi vite vers son point d'origine. Plus il se rapprochait de la cour de l'école, plus le balai tremblait. Il était devenu totalement instable suite à une trop grande quantité de pouvoir qu'il avait reçue. Il arriva dans la cour. Il hurla :
- Attention, le balai va exploser !
Il sauta du balai, alors qu'il se trouvait à plusieurs mètres de hauteur, mais atterrit sans le moindre dommage. Il courut comme il put. L'entraineur vint à sa rencontre en courant. Il pointa sa baguette vers la zone où se trouvait le balai.
- Protego !
Un bouclier apparut seulement une à deux secondes avant que le balai n'explose et que ses morceaux ne heurtent la protection.
- Mais que s'est-il passé ? cria l'entraineur à l'attention de Stiles.
- Je ne pense pas que ce soit de sa faute ! lança une personne derrière eux.
La Directrice.
- Minerva !
- Nerbus. Je suis sûre que le problème venait du balai. Maintenant, si vous le permettez, je dois dire quelque chose à cet élève.
Stiles ne savait pas quoi faire. Il était sûr et certain qu'il allait se faire gronder, ou pire, renvoyer.
Il suivit le professeur dans une salle de cours vide.
- Professeur, je …
- Je sais Stiles, tu n'y es pour rien. Tu as un pouvoir particulièrement fort. Et tu ne le contrôles pas totalement.
Je pense que, pour le moment, il serait sage que tu ne remontes pas sur un balai, dit-elle avec un sourire.
Stiles souffla de soulagement.
- Pourquoi professeur ? Pourquoi ai-je ce pouvoir ?
- Je ne sais pas, mais je peux te dire une chose : tes parents étaient de très grands sorciers, il est normal que leur fils en possède un tout aussi grand, sinon plus encore.
- Ça me fait peur …, dit-il en toute humilité, et sans avoir honte de le dire.
- C'est bien qu'il te fasse peur. Tu feras alors attention quand tu l'utiliseras. Le pouvoir est quelque chose de magnifique, mais qui peut facilement corrompre le cœur et l'âme de quiconque.
Ils parlèrent encore pendant quelques minutes, puis le jeune homme retourna en cours. Le reste de la journée se passa sans incident non plus. Il croisa Scott et Jackson qui se jetèrent quasiment sur lui.
- Il paraît que tu as fait fureur ce matin au cours de vol ?
- Oui et ? lança Stiles sur la défensive.
- Ca te dit de faire partie de l'équipe de Quidditch ?
Lui ? Faire partie d'une équipe ? De sport qui plus est ? Il recula devant l'insistance des deux jeunes hommes. Soudain, Lydia apparut.
- J'ai bien fait de venir voir ce qu'il se passait ! Vous allez arrêter de le traumatiser ! lança-t-elle.
Les deux jeunes garçons devinrent tout penauds sous le sourire goguenard des autres élèves, qui assistaient à la scène.
- S'il veut rejoindre l'équipe, il devra le faire par lui-même, pas parce que vous lui avez forcé la main.
- Désolés, dirent-ils d'un même ensemble.
- Pas grave, dit Stiles compatissant soudainement à la situation de ses deux comparses.
Lydia nota immédiatement le changement mais ne dit rien. Il fallait laisser le temps faire.
- D'ailleurs, au lieu de traîner, vous devriez vous entraîner ! Vous affrontez les Serpentard ce weekend, et pas moyen que vous perdiez !
Les deux jeunes garçons prirent congés et filèrent en direction du terrain d'entrainement.
- Je vous jure ces deux-la …
- Vous semblez bien vous entendre, dit naturellement Stiles, sa curiosité agissant malgré lui.
- Nous nous connaissons depuis notre enfance. Jackson et moi sommes ensembles depuis que nous sommes arrivés ici. Quant à Scott, il serait temps qu'il se trouve quelqu'un, à force de baver, il va glisser.
Le jeune homme ne put s'empêcher de sourire.
- C'est que tu es mignon quand tu souris dit Lydia.
Stiles se referma sur lui-même tout de suite.
- Bon, il s'est passé quoi ce matin ?
Stiles la regarda. Elle avait les mains sur les hanches, montrant qu'elle ne partirait pas sans avoir de réponse. Il retrouva un peu de lui-même. C'est sûrement pour ça qu'il se mit à parler. Même lui ne fut pas sûr, mais il savait qu'il pouvait lui faire confiance. Une fois expliqué le problème, elle lui demanda de la suivre jusqu'à la bibliothèque. A ce mot, il devint tout excité. Il le fut encore plus lorsqu'il vit la quantité monstrueuse de livres.
Lydia avait un léger sourire en coin. Il lui ressemblait beaucoup. Elle avait vu cette étincelle d'intelligence dans le regard de son camarade. Et le regard qu'il avait à l'instant en entrant dans la bibliothèque lui prouva qu'elle n'avait pas eu tord. Ils y restèrent toute l'après-midi pendant que les deux jeunes garçons suaient sang et eau pour s'entraîner. Outre la volonté de gagner leur confrontation, ils ne voulaient pas avoir affaire à la colère de leur amie, s'ils venaient à perdre.
Vint le moment du dîner. Et là encore, toute la table fut sous le choc de voir Stiles manger autant. Alors qu'il portait une fourchette à sa bouche, il vit tous les regards tournés vers lui.
- Ben quoi, j'ai faim, dit-il simplement.
Lydia éclata de rire face à la réaction du jeune homme. Elle fut bientôt suivit par les pluparts des élèves. Toutes les autres tables les regardaient rire.
- Hum hum, résonna dans la salle.
Il ne fallut même pas une seconde pour que le silence se face.
- Merci pour votre attention. Maintenant que tout le monde a pris ses marques, j'ai quelques annonces à faire : toute d'abord, un nouveau cours va voir le jour.
Que ferez-vous le jour où votre baguette ne sera pas à portée de main ou alors qu'elle se casse ? C'est dans ce but, et avec l'accord des autres professeurs que nous allons créer un cours pour vous apprendre à combattre à main nue.
Ensuite, et ce, afin de renforcer la cohésion de notre école, nous allons associés les maisons par deux. Des binômes seront choisis, et à la fin de l'année vous présenterez un projet que vous aurez fait en commun. Voici la répartition des maisons : Gryffondor avec Serpentard et Serdaigle avec Poufsouffle
Les cris ne manquèrent pas d'arriver quelques secondes après cette annonce. Aussi bien du côté de Serpentard que de Gryffondor. Le professeur McGonagall souffla. La réaction était tellement prévisible.
- SILENCE !
Le cri raisonna dans la grande salle. Cette fois-ci ce fut le professeur Potter qui avait agit.
- Dois-je vous rappeler qui vous êtes ? Vous êtes des élèves de Poudlard ! L'une des écoles les plus prestigieuses dans le monde de la magie. Serpentard, souvenez-vous de celui qui a sacrifié sa vie pour tous nous sauver. Quant à Gryffondor, dont je suis issu, faut-il que je vous rappelle des qualités que souhaitait voir votre fondateur en chacun de vous ? Loyauté, amitié … Alors je veux que dès Lundi, vous mettiez en œuvre ce que je viens de vous dire. Sinon je peux vous garantir que vous regretterez vos actions et gestes.
Suite à la menace du professeur, le silence régna jusqu'à la fin du repas. On pouvait sentir de la tension entre la table des Gryffondor et des Serpentard. Pourtant, il n'y eu aucun incident. Chacun retourna dans son dortoir. L'annonce faite ce soir était sur les lèvres de tout le monde. Comment le professeur McGonagall avait pu leur faire ça ?
Stiles ne comprenait pas l'ampleur que l'histoire avait prise. Il avait rapporté plusieurs livres de la bibliothèque. Il se mit à lire.
Il ne s'aperçut même pas que l'aube se levait. Ce fut quand les premiers rayons de soleil frappèrent la fenêtre près de son lit qu'il s'en rendit compte. Perdu dans sa lecture, il n'avait pas vu passer le temps. Heureusement, c'était le weekend. Scott et Jackson dormaient à poings fermés. Il se leva sans faire de bruit et alla prendre une douche. Elle lui fit un bien fou. Il se dirigea vers la grande salle pour prendre quelque chose à manger avant de partir à l'exploration de l'école. Il erra toute la matinée dans les couloirs, posant des questions aux différents tableaux qui se faisaient un plaisir de répondre. C'était tellement rare quand un élève s'intéressait à eux. Il apprit beaucoup de chose. Mais également qu'une partie du château n'était plus utilisé pour le moment. Il y dirigea ses pas. Il tomba sur une grande cour ombragée avec de l'herbe verte magnifique. Il se laissa tomber contre le tronc de l'arbre se trouvant en son centre. Il se baigna dans les quelques rayons de soleil qui arrivaient à traverser le feuillage. Malgré la fatigue, il se mit à l'ouvrage. Il voulait contrôler son pouvoir le plus rapidement possible. Et ici il était sûr qu'il ne serait pas embêté.
Ce qu'il ne savait pas, c'était que les deux garçons ainsi que Lydia le cherchaient partout sans parvenir à le trouver.
Il passa une partie de l'après-midi à faire des exercices de concentration. Voyant que le soleil commençait à décliner, il plia ses livres et reprit le chemin vers la pièce commune de sa maison. A un détour d'un couloir il tomba nez à nez avec Lydia qui lui sauta au cou. Stiles se tétanisa sous le contact. Lydia le sentit tout de suite et lâcha le jeune homme.
- On t'a cherché partout ! lui cria-t-elle presque dessus.
- J'étais parti faire un tour …, dit-il
- Un tour ? toute la journée ? dit-elle avant d'apercevoir le livre qu'il transportait.
Je comprends mieux … tu aurais pu cependant nous prévenir … Je pense que Scott et Jackson sont toujours en train de te chercher. Scott était fou de ne pas te trouver.
- Mais mais …
- Il est toujours comme ça avec ses amis.
- Amis ?
Stiles recula d'un pas sous ce mot. Tellement de gens l'avaient employé mais finalement n'avait fait que l'utiliser. Lydia n'avait pas loupé la réaction du jeune homme. Elle ne dit rien, ne sachant pas pour le moment pourquoi il réagissait comme ça.
- Allez viens ! Ils vont finir par revenir de toute façon. Tu devrais manger quelque chose et te reposer. Tu fais peur à voir.
A peine furent-ils installés à table que Jackson et Scott débarquèrent, complètement essoufflés. Ils restèrent interdits en voyant Stiles et Lydia en train de discuter. Ils s'approchèrent des deux jeunes. Lydia se tourna vers eux et leur fit un grand sourire. Scott se tourna vers Jackson.
- Je déteste quand elle fait ce sourire et ces yeux …
- Oui, ben tu n'es pas le seul … tu comprends pourquoi je ne peux rien lui refuser, dit-il en l'embrassant.
Scott se détourna pour ne pas assister à la scène. Quant à Stiles, il rougit et reporta son attention sur son assiette.
- Alors vous êtes prêts pour demain ?
- On va les bouffer, dit Jackson, avec un sourire carnassier.
Stiles alla se coucher directement. N'ayant pas dormi la nuit précédente, il tomba endormi en quelques secondes. Il fut réveillé par des cris. On l'appelait.
- Putain, Stiles, réveille-toi, le match va commencer !
Comprenant d'un seul coup qu'il était en retard, il bondit du lit comme un ressort. Il sauta dans ses habits, et suivit Scott qui était revenu le chercher. Il arriva aux tribunes des Gryffondor pendant que le joueur rejoignait son équipe.
- Ne te voyant pas venir, Scott avait eu peur que tu ne rates leur premier match, lui dit Lydia, en lui montrant la place qu'elle avait gardée pour lui.
Stiles s'installa sans toutefois montrer son trouble. Pourquoi des gens pour qui il n'avait rien fait s'intéressaient à lui ?
- J'attends le plus grand fairplay pendant ce match, dit l'arbitre, en ouvrant d'un coup de pied la malle contenant les différentes balles.
Il y avait les cognards, le souaffle et bien sur le vif d'or. Jackson était le gardien et Scott était un batteur. Le match se passa dans l'ensemble sans trop de problème. Il ne restait que quelques minutes. Scott tapa dans un cognard qui fonçait vers leur poursuiveur. Le cognard fila droit sur un des joueurs de Serpentard qui ,surpris, ne put éviter le coup. Il se trouvait à plus d'une quinzaine de mètres du sol. Il fut frappé par la balle folle et perdit l'équilibre. Il tomba alors de son balai. Avant même que quelqu'un réagisse, Stiles était déjà en train d'intervenir. Il s'était mis debout à la surprise de ses voisins et de sa voisine. Il tendit la main et laissa son pouvoir l'envahir. Cela lui fit comme une aura que tout le monde put sentir. Lydia ouvrit grand les yeux, de surprise.
La chute du joueur s'arrêta nette. Il atterrit tout en douceur sur le sable du stade. Les personnes n'ayant pas vu le jeune homme faire, ne comprirent pas du tout ce qu'il venait de se passer. D'autres cris fusèrent. Le balai de Scott avait subi des dommages et volait dans tous les sens, ce dernier tenant plus que difficilement sur le balai. Cette fois-ci, ce fut Lydia qui se leva et poussa un cri d'horreur.
Stiles pouvait sentir la détresse émaner d'elle. Il posa les yeux sur le balai du joueur tombé quelques instants plus tôt. Il ne réfléchit même pas. Il tendit la main vers et le balai s'éleva dans les airs pour venir se loger dans sa main. Il sauta dessus et partit en un éclair dans le ciel. Que venait faire un spectateur dans le jeu ?
Stiles arriva au niveau de Scott et de son balai fou. Il essaya de l'attraper mais les mouvements du balai étaient trop chaotiques. Scott était à deux doigts de lâcher. Se concentrant au maximum, il réussit à immobiliser le balai. Il s'approcha tout en gardant sa concentration. Il attrapa la main de Scott au moment où celui-ci lâchait le balai.
- Tiens-toi à mon balai ! cria-t-il.
Scott attrapa le balai à pleines mains. Le sien, libéré de son poids, continuait de plus belle ses embardées. Il savait qu'il était foutu. Ses parents le lui avaient offert l'année dernière, lorsqu'il était entré dans l'équipe.
Soudain, il sentit que celui auquel il se tenait tremblait.
- Et merde, il va exploser ! lança Stiles.
Il se dirigea alors vers le sol et déposa Scott au sol avant de lui-même sauter du balai. Il se retourna et pointa sa baguette vers l'engin.
- PROTEGO ! lança-t-il.
Sauf qu'il n'avait pas contrôlé sa puissance. Le sort s'en retrouva beaucoup plus puissant qu'à l'origine. Il engloba le stade entier. L'engin explosa et les débris rebondirent sur le bouclier alors créé. Tous les professeurs accoururent vers les deux jeunes hommes. Le professeur Potter arriva le premier.
- Tu vas bien, Stiles ? demanda-t-il inquiet.
- Oui oui, pourquoi ça ?
- Tu saignes …
Stiles passa sa main sur niveau de son nez et put voir du sang sur ses doigts. Il fut soudain prit de vertiges. Avant de tomber par terre, il fut rattrapé par Scott, un masque d'inquiétude sur son visage.
Il se réveilla avec un mal crâne terrible.
- Il est trop jeune pour recourir à une telle puissance. C'est normal que son corps réagisse comme ça. Il lui faudra du temps pour qu'il se remette.
Il ne reconnaissait pas la voix. Il sentit que quelqu'un lui tenait la main. Elle était pleine de chaleur. Il ouvrit les yeux et tomba sur deux yeux d'un bleu ciel. D'un bleu d'innocence.
- Tu es enfin réveillé, lança alors la voix qu'il ne connaissait pas. Je suis Madame Pomfresh, l'infirmière.
Elle lui toucha le front pour prendre sa température. Il se raidi au contact mais se laissa faire, sachant parfaitement que c'est pour son bien.
- Bon, ta température est retombée. Tu vas encore rester ici quelques jours pour te reposer. Quant à vous, Monsieur Lahey, vous allez pouvoir retourner en cours.
Stiles se retourna alors vers celui qui lui tenait la main.
- Merci … Tu m'as sauvé la vie … dit-il avec une larme au coin de l'œil.
L'infirmière les laissa seule.
- Ce n'est rien, ne t'inquiète pas ! dit Stiles plutôt gêné.
La porte s'ouvrit alors sur Scott, Jackson et Lydia. Suivis par tout un troupeau d'élèves. Lydia se retourna et leur ferma la porte au nez.
- Non, mais je vous jure, ceux-là ! Des vrais vautours !
Jackson lui prit la main pour la calmer. Scott s'était arrêté à quelques mètres du lit de Stiles, regardant l'autre élève.
- Tu fais quoi ici toi ? demanda-t-il sur un ton sévère.
- Je ... Je …
- Scott, il est venu me remercier, c'est tout, rétorqua Stiles, ne comprenant pas l'animosité de Scott envers l'autre élève.
- Maintenant que c'est fait, tu peux partir continua Scott, toujours sur le même ton.
L'autre élève se leva.
- Moi c'est Isaac. Si tu as besoin de quoi que ce soit, hésite pas !
- Oui, il a surtout besoin que tu partes ! lança à nouveau Scott, qui semblait perdre patience.
Isaac sortit de l'infirmerie.
- Pourquoi tu es aussi méchant avec lui ? demanda Stiles sur un ton accusateur.
- Il appartient à Serpentard, répondit Scott
- Oui et alors ? essaya de comprendre le jeune homme.
- Tout le monde sait que Vous-Savez-Qui était à Serpentard …
- Oui, mais ça ne fait pas de lui la même personne, non ?
Scott ouvrit la bouche puis la ferma. Stiles venait de mettre à mal son raisonnement. Et surtout il venait de lui faire prendre conscience que son comportement n'était pas très correct.
- Je reviens ! dit-il précipitamment. Il sortit en trombe.
- Il est lent à la détente. Mais au moins, c'est quelqu'un d'honnête et d'intègre, dit Lydia.
Elle se tourna vers Stiles et le regarda, un air suspicieux sur le visage.
- Et si tu nous expliquais ce que tu as fait dans le stade ?
Depuis quand un 1ère année est capable d'une telle maîtrise en télékinésie. Et ton sort Protego, je n'en parle même pas … Il était d'une telle puissance … Tout le monde ne fait que parler de ça dans les couloirs. Tout le monde se demande qui tu es.
Stiles essayait de réfléchir pour savoir s'il pouvait leur faire confiance. Ils n'avaient rien fait en tout cas pour qu'il pense le contraire. Il prit une décision pourtant. Il ne pourrait pas tout le temps être seul. Ils semblaient vouloir devenir ses amis.
- Vous ne me connaissez pas …, dit-il.
- Et alors ? Cela n'a jamais empêcher de devenir amis, non ? dit Jackson comme si c'était normal.
La simplicité du raisonnement de son camarade frappa Stiles. C'était tellement simple. Il avait tellement eu peur qu'il s'était fermé complètement aux autres, même à ceux qui étaient sincères et honnêtes.
