Comme prévu, je publie dans la foulée un second chapitre. Le suivant sera pour la fin de journée !
Bonne lecture :D
Le corps de Stiles restait toujours en lévitation mais sans aucune réaction.
- Si nous ne pouvons pas l'avoir, alors personne ne l'aura ! lança le mangemort
Puis il transplana. Le silence ce fit tout d'un coup sur le jardin qui, pendant de longues minutes, s'était transformé en un champ de bataille. Toujours inerte, le corps de Stiles redescendit au niveau du sol. Le bouclier l'entourant disparut et il retomba comme une poupée au sol. Derek courut aussi vite qu'il put. Il tomba au sol et prit Stiles dans ses bras. Il pouvait sentir son cœur battre, mais très faiblement.
- Ne meurs pas, idiot ! disait-il en laissant ses larmes couler.
Tout le monde arriva autour d'eux mais personne n'osa réellement s'approcher. Madame Pomfresh arriva en courant, toute essoufflée. Elle se pencha au-dessus de Stiles. Derek leva la tête et grogna.
- Ne t'inquiète pas mon garçon, je vais tout faire pour le sauver.
Comprenant que la personne qui venait d'arriver ne leur voulait pas de mal, Derek se leva et s'écarta à contrecœur de Stiles. Il avait pu contacter son oncle. Et il avait eu confirmation. Stiles était son compagnon. La réaction qu'avait eue son loup en était la preuve. Jamais il ne se serait attendu à ce que ce soit un garçon.
Il avait déjà eu des aventures avec des garçons et des filles. Mais jamais aucun d'eux n'avait éveillé en lui toutes ces sensations comme le faisait l'adolescent. Maintenant, il devait faire en sorte que Stiles l'accepte aussi en tant que compagnon. S'il ne le faisait pas, il devrait se résoudre à rester son ami. Sinon, il disparaitrait complètement de sa vie.
Il se souvenait de ce que ses parents lui avaient dit sur les compagnes et compagnons. Une fois trouvé, elle ou il devenait le centre de sa vie. Que son cœur lui appartiendrait toute la vie. Et que si ce dernier venait à être brisé, rien ne pourrait le réparer. Et si l'un des compagnons venait à mourir, alors l'autre se laissait mourir, ne pouvant supporter la peine occasionnée. Il était comme un fantôme. Tout le monde passait à côté de lui pour voir comment allait Stiles. Soudain, quelqu'un posa sa main sur son épaule. Il tourna la tête, toujours sans la moindre expression. Isaac.
- On va tout faire pour l'aider.
Tout le groupe se rassembla autour de lui. Il pouvait sentir leur présence. Même s'ils ne parlaient pas, il pouvait sentir qu'il avait tout leur soutien. Les avant-bras de Scott et d'Isaac entrèrent en contact. C'est comme s'ils s'étaient brulés. Chacun d'eux recula sous le contact et ils se regardèrent, ne comprenant pas ce qu'il venait de se produire. Scott voulut s'avancer pour parler au blond mais ce dernier recula et détourna la tête. Scott ne comprenait définitivement pas ce qu'il se passait.
Tout le monde s'écarta pour laisser passer l'infirmière avec le corps de Stiles qui la suivait. Les professeurs s'attelaient déjà aux réparations, aidés par les élèves.
Cette nuit-là, aucun professeur ni élève ne dormit. Dès que le soleil se leva, des centaines de hiboux partirent de l'école. A peine une heure après, ce fut un véritable déferlement. Aussi bien les parents que la police de la magie voulaient savoir ce qu'il s'était passé. Beaucoup d'élèves étaient repartis dans la journée, leurs parents ne voulant pas qu'ils restent. Ce que la Directrice comprit très bien. Soudain, l'arrivée de deux personnes attira l'attention. Les parents de Stiles. Ils accoururent vers la Directrice.
- Minerva ! Stiles ?
- Pour le moment, on le stabilise. On ne sait pas ce qu'il s'est passé cependant. Il a reçu de plein fouet le sortilège de la mort, malgré son bouclier en place. Il est en vie pourtant. On ne sait pas par quel miracle.
- Je veux le voir ! lança Cathérina des larmes dévalant ses joues.
La Directrice accompagna les deux parents à l'infirmerie devant laquelle se trouvait beaucoup de monde.
- Que faites-vous ici ? s'exclama-t-elle, plus en colère qu'autre chose. Je vous prie de bien vouloir respecter votre camarade qui a risqué sa vie pour vous sauver.
Telle une fourmilière dans laquelle on aurait donné un coup de pied, tout le monde s'éparpilla sauf plusieurs personnes. Minerva les reconnus comme étant les amis du jeune homme allongé dans l'infirmerie. Elle leur fit un signe de la tête et ils entrèrent tous dans l'infirmerie. Derek se trouvait déjà aux côtés de Stiles. Lydia resta sans voix. Mais comment avait-il fait pour rentrer alors que l'infirmière leur avait interdit à eux. Qui était Derek ? Elle était sûre de le connaître. Mais s'aperçu que les quelques connaissances qu'elle avait sur le jeune homme n'étaient que des rumeurs, des on-dit. Elle se fit la promesse de rectifier le tir et d'apprendre à connaitre le 7ème année.
- Madame Pomfresh … interpella Minerva.
L'infirmière se retourna. Elle affichait un léger sourire.
- Il va bien. Il semble récupérer pour le moment. Par contre, je ne peux toujours pas expliquer ce qu'il s'est passé !
- Comment ça ? demanda son père soudainement inquiet.
Lydia s'avança.
- Je suis Lydia, une amie de votre fils.
Cathérina et John sursautèrent en entendant quelqu'un dire qu'il était ami avec leur fils.
- Notre fils est quelqu'un de très solitaire. Nous sommes vraiment heureux qu'il ait pu se faire des amis, dit sa mère.
- Il s'avère que votre fils nous a tous défendus contre les Mangemorts. Sans lui, nous ne serions peut-être pas ici pour …
Des gémissements se firent entendre. Tout le monde se retourna vers le lit. Stiles ouvrait difficilement les yeux.
- Il … Il s'est passé quoi ? prononça-t-il doucement, ayant du mal à parler.
- Toi seul peux nous le dire, Stiles. De quoi te souviens-tu ?
- Je … je ne suis pas sûr … Je me souviens qu'ils sont entrés dans la grande salle et que …
Il se releva soudainement.
- Scott ! Comment va Scott, dit-il soudainement affolé.
Ce dernier apparut derrière ses amis, un bras en écharpe.
- Je suis là mon pote. J'ai juste eu le bras cassé.
Stiles souffla de soulagement. Seule Lydia et Erica avaient vu la réaction de Derek quand Stiles s'était affolé. Il avait posé sa main sur celle du jeune homme pour le calmer.
- Après, j'ai vu Derek subir le sortilège Endoloris …
A l'évocation de ce souvenir, Stiles serra fort la main de Derek qui lui rendit sa pression.
- C'est à partir de là que je ne me souviens plus trop … Ah si … Une voix dans ma tête … J'ai entendu une voix me demandant si je voulais du pouvoir … mais j'ai refusé. Après, je ne me souviens de rien …
- Une voix ? demanda Minerva, inquiète.
Son inquiétude gagna tout le monde.
- Oui. Une voix profonde, emplie d'un terrible pouvoir comme je n'en ai jamais connu. Elle est entrée dans mon esprit. Je me suis senti comme écrasé par sa présence. Colossale, éternelle …
Ce que venait de dire Stiles plongea tout le monde dans leurs pensées. Même chez les sorciers, dire qu'en l'on entend de voix n'est pas de bon augure.
- Bon, que tout le monde sorte ! Il faut le laisser se reposer maintenant, décréta l'infirmière.
Tout le monde partit en direction de la sortie.
- Même toi, Derek !
- Mais …
- Pas de mais cette fois-ci … Vous reviendrez le voir plus tard ! Comme tout le monde !
Derek se leva à contrecœur. Jamais il n'aurait pensé tenir autant à quelqu'un. Il était déjà sorti avec des personnes. Cela ne s'était pas toujours bien passé. Surtout sa dernière relation avec Kate. Il secoua la tête pour chasser les mauvais souvenirs.
- Reviens dès que tu le peux …, souffla Stiles de façon à ce que seul Derek puisse l'entendre.
Ce dernier acquiesça et passa devant tout le monde pour sortir.
- On peut me dire ce qu'il se passe avec Derek ? demanda Jackson à l'attention de ses amis.
- Justement, je n'en sais rien du tout, répondit Lydia. Mais je vais rapidement y remédier, continua-t-elle sur un ton déterminé.
Jackson ne connaissait que trop bien ce ton. Rien ne pourrait arrêter sa petite amie. Quand elle avait quelque chose en tête, rien ni personne ne pouvait la faire changer d'avis, ni la faire dévier de son objectif.
Les parents du jeune homme suivirent la Directrice dans son bureau.
- Savez-vous de quoi parlait votre fils ?
- Non, aucune idée, je dois bien l'avouer.
- Cela voudrait dire que quelqu'un ou quelque chose est capable de prendre le contrôle de votre fils et de son immense pouvoir …
- Il est si puissant que ça ?
- Je pense encore être en-dessous … L'un des professeurs a voulu faire un test.
Il a littéralement balayé comme un fétu de paille un bouclier que plus de 15 personnes avaient renforcé au maximum. Et d'après ce qu'il nous a dit, il n'était pas à sa puissance maximum …
- Mon dieu …, dit la mère en se mettant la main devant la bouche.
John lui prit l'autre main.
- Comment peut-il avoir une telle puissance ? Certes, nous le sommes, mais pas autant …
- Je ne sais pas du tout. Mais je pense qu'une partie de la réponse se trouve dans la lettre que vous m'avez envoyée. A propose de sa baguette …
Il ne restait que très peu d'élèves à l'école. Minerva décida d'avancer les vacances d'automne et renvoya tout le monde chez eux. Tout le monde se retrouva dans la grande salle. Il ne restait plus qu'eux à partir.
- Bon, on se donne des nouvelles régulièrement. Et puis, si tu veux venir, tu peux sans souci, dit Lydia en serrant Stiles dans ses bras.
Il était sorti le matin même. Contre l'avis de l'infirmière. Mais devant l'insistance de l'adolescent, elle avait fini par céder. Elle lui avait fait promettre de se reposer un maximum.
Tout le monde le serra dans ses bras. Il ne restait plus que Derek. Ils se retrouvèrent tous seuls. Stiles n'eut même pas le temps de faire le moindre geste que le loup l'embrassait déjà.
- Je me retiens depuis hier …,. dit-il en quittant les lèvres de son compagnon.
- Hum … tu peux continuer s'il te plait ? dit Stiles avec un grand sourire.
Derek ne se fit pas prier.
Aucun d'eux n'aperçut l'ombre dans un coin de la salle.
- Pour une première fois … je crois que je ne m'en lasserai jamais …, dit Stiles.
- Première fois ? Tu veux dire que …
- Eh oui ! Je ne suis encore jamais sorti avec quelqu'un …, répondit Stiles tout gêné.
- Je n'en suis que plus flatté d'être le premier, dit Derek en continuant à l'embrasser.
Il ne voulait pas le lâcher. Mais, pourtant, il le fallait bien.
- On se revoit dès la reprise …
Après un rapide baiser, chacun partit.
Stiles n'en revenait pas. Tout ce qu'il s'était passé en quelques semaines. Jamais il n'aurait espéré se faire des amis, et encore moins avoir un petit ami. Un petit copain ? Il n'avait jamais su définir son attirance. Il pouvait trouver aussi bien un homme beau qu'une femme belle. Mais de là à ce qu'il soit en couple avec un garçon tel que Derek, il n'arrivait toujours pas à le réaliser.
Quand il apparut dans le salon de sa maison, ses parents lui sautèrent dessus. Sa mère le serra fort contre elle.
- Si j'avais su, jamais je ne t'aurais demandé d'aller là-bas et …
- C'est bon maman, je te rassure. Je vais bien … Et puis je me suis fait des amis…
- Oui, c'est ce que nous avons appris …, dit son père.
John prit aussi son fils dans ses bras.
- Si tu veux parler de ce qu'il s'est passé … On ne risque rien ici. La maison est protégée par tellement de sorts que la moindre créature vivante non autorisée sera désintégrée immédiatement !
