RAR

Real or not: Mersoui pour le compliment. Vala la suite, comme promis. Et pour le couple...je vais me spécialiser dans les couples que personne ne fait. C'est original, et je suis certaine qu'on peut tirer de bonnes fics d'un couple auquel on ne pense pas d'abord.

Voila la suite...un peu plus tôt que prévu pour tout dire... MAis come j'ignore si j'aurais internet ce weekend (mariage médiéval de ma cousine en Alsace) hé bien...je publie un chouilla avant ce qui était prévu...Mais en fin de compte ça ne change pas grand chose
Enjoy

Reprenons si vous le voulez bien, là où je vous avais laissé. Notre dernier héritier des Malfoy se dirigeait vers les appartements de son maître d'une démarche assurée, fière, et néanmoins peu pressée. Ne pas savoir ce que le Lord attendait de lui, mettait ses nerfs à rude épreuve. Qu'avait-il fait, ou que n'avait-il pas fait au contraire, qui puisse attirer sur lui les attentions de Voldemort? De plus c'était un privilège parmi les mangemorts d'être demandé dans Son bureau. Généralement s'il avait quelque chose à dire il le faisait lors des réunions, désignant par son nom la personne concernée puis donnant ses ordres.

Or, ici, il l'avait fait appelé dans son bureau. Pièce beaucoup plus...intime si l'on peut dire ainsi. Beaucoup moins connue en tous les cas.

Je vais m'arrêter une fois ici pour détailler un peu ce jeune homme. Je vous avais déjà sommairement décrit les aspects les plus notables de son physique. Des cheveux blonds, presque blancs ou argentés. Depuis sa sortie de Poudlard...ou son départ forcé, sa fuite, sa tentative de meurtre ratée à votre convenance, il a laissé ses cheveux pousser, sans pour autant les laisser à leur guise aller. Ils sont désormais un peu plus longs, lui arrivant aux épaules, mais généralement attachés en catogan, laissant échapper quelques mèches qui viennent jouer devant ses yeux. Ses yeux justement. Digne héritage de sa famille tout comme la couleur de ses cheveux. Ils sont bleu...bleu glacé. Presque gris. Si l'on n'y prend garde ils vous paraissent argentés, comme du mercure, presque translucides... Le reste de son visage est tout en finesse. Des traits dessinés à la pointe d'une plume, doux et pourtant indéniablement masculins. Et pourtant si féminins. Androgyne en somme. Et attirant. Au possible. Pour le reste de sa personne, il est facile a noter que Drago Malfoy n'est pas homme de combat simplement. Ses muscles sont dessinés et jouent sous sa peau blanche, diaphane, sans pour autant être trop marqués. Sa silhouette est toute en finesse, en lignes et courbes. De dos il serait aisé à un œil mal avisé de se perdre entre la féminité de tant de finesse et le côté masculin que ses vêtements laissent transparaître.

En somme et en un mot, il est la définition à lui seul de ce que les moldus nomment des anges, être androgynes par excellence et d'une beauté à la limite du naturel.

Voici pour le Sieur Malfoy, je pense m'être suffisamment arrêté sur son sujet.

Le voici désormais arrivé devant la porte de bois noir fermant le bureau du Lord. Il attend, ne sais pas quoi mais il attend. Peut-être le courage de frapper... Courage qui n'eut pas le besoin de venir. En effet quelques secondes d'attente devant la porte suffirent à ce qu'une ondulation trouble le bois. Ce mouvement pour le moins inhabituel surpris notre jeune homme qui eut un mouvement de recul face à cet étrange phénomène. Puis l'ondulation prit une forme, une forme ondulée elle aussi, un serpent. Pas bien original pour l'occupant des lieux, mais toujours impressionnant. Surtout lorsque ledit serpent de bois prit la parole. Il demanda d'une voix chuintante et chuchotante qui était là. Drago lui répondit ses noms et prénoms, ajoutant que le maître l'attendait.

Le serpent disparut une nouvelle fois dans le bois, puis Drago entendit parler, mais en fourchelangue. Et enfin la porte s'ouvrit sur la voix de Voldemort lui accordant (ordonnant) d'entrer. Ce que le jeune mangemort fit sans montrer d'hésitation. Sans émotion non plus, une fois dans la pièce il s'inclina, posant un genoux en terre, courbant la tête, maquillant sa fierté blessée par ces révérences.

-Relève-toi Drago, installe toi.

Les deux ordres étaient simples. Le susnommé les exécuta avec appréhension. Ils étaient rares ceux qui voyaient le maître sans artifice et sans parure. D'habitude lorsqu'il se présentait à eux il revêtait toujours une longue robe de sorcier noire avec une capuche couvrant son visage d'ombre ne laissant briller que ses yeux grenat. Mais aujourd'hui devant Drago se tenait assis un homme plus humain que ce que Voldemort, le symbole de la peur et de la souffrance, aurait dut être. Et surtout autre que ce qu'il avait vu auparavant. La scène qui semblait figée devant lui le surprit considérablement, sans pour autant qu'il en face montre.

Dans cette pièce circulaire, percée d'une immense fenêtre se trouvaient installé un bureau, énorme bureau recouvert de divers papiers, dossiers, objets magiques, deux plumes s'y agitaient, une tenue par le Lord, l'autre par magie simplement. Et devant cet imposant meuble un fauteuil semblait attendre patiemment. Outre le bureau on y voyait aussi une cheminée imposante dans laquelle brûlait un feu qui donnait à la pièce un aspect chaleureux que les murs sobres, les rideaux verts sombres, et le sol de pierres grises ne pouvaient apporter. De plus trônait une bibliothèque dans cette pièce. Sinon...elle était vide et froide.

Alors qu'il ventait s'asseoir dans le fauteuil désigné et attendant que le seigneur finisse ce qu'il avait entrepris il se permit discrètement d'observer cet homme que si peu avaient vu. En tous cas, vu aussi simplement. Il semblait bien plus humain qu'à l'ordinaire. Cela revenait sans nul doute au fait qu'il portait pour l'occasion une simple chemise noire, accompagnée d'un pantalon de toile de même couleur. La seule note qui n'était pas noire restait le serpent du Lord enroulé depuis sa taille autour du buste de l'homme, jusqu'à poser sa tête sur l'épaule de son maître. Nagini, le familier de Lord Voldemort.

Dire que le jeune Malfoy était stressé était un euphémisme. Il ne parvenait à contenir son trouble que parce qu'il avait été éduqué de la sorte. De façon à rester de marbre face à tout, et même au plus surprenant. Cependant lorsque le serpent siffla il ne put réprimer un frisson. Ce qui lui arracha aussi un frisson, mais d'un tout autre genre, fut le rire discret du Lord face à lui toujours regardant ce qu'il écrivait.

-Détend-toi Drago. Tu n'as rien fait qui puisse te valoir de craindre d'être ici.

Ces simples paroles suffirent effectivement au jeune homme pour se détendre, du moins un peu. Se trouver en face de Voldemort engendrait toujours quelques tensions chez lui. Puis le bruit régulier des plumes grattant sur le parchemin cessa. La plume mue par magie s'en fut retrouver sa place dans un quelconque endroit et le Lord posa la sienne devant lui. Soupirant il ferma les yeux d'un air de dire 'c'est enfin fini' .Puis brusquement, mais avec une souplesse remarquable, il se leva et contourna son bureau pour aller chercher une boite sur le manteau de la cheminée.

-Tout d'abord Drago donne moi ta baguette.

-Plait-il...

-C'est un ordre.

Sans comprendre en rien les agissement de l'autre homme, le plus jeune prit sa baguette de sa manche et la tendit, bien que réticent, à celui qui la lui demandait. Ce dernier s'en empara lestement, comme si cet objet était un chose rare et précieuse. Puis siffla quelques mots en fourchelangue, la boite qu'il tenait s'ouvrit, il y glissa la baguette de son cadet puis referma l'écrin. Puis dans un sourire, plongeant son regard rouge dans les orbes grises, il dit comme une évidence.

-Ainsi elle ne risque rien et tu n'auras pas l'idée de t'en servir. Suis-moi.

Les choses s'embrouillaient de plus en plus dans l'esprit du jeune ex-serpentard. De son côté le Lord se régalait de l'état de trouble qu'il sentait chez son mangemort. C'est avec un sourire en coin assez discret qu'il désigna d'un bras une porte qui venait de s'ouvrir dans le mur, donnant sur un salon assez spacieux, invitant le plus jeune à le précéder. Ce que ce dernier fit, l'esprit de moins en moins clair sur les intentions de son maître. Jamais il n'avait entendu qui que ce soit se vanter d'être entrer dans une autre pièce que le bureau du Lord. Jamais plus loin dans ses appartements privés. Car il était clair que ce salon était une pièce des appartements du descendant de Salazar Serpentard. Une fois qu'ils furent entrés tous les deux, la porte se fondit dans le mur comme si elle n'avait jamais existé.

Pour ce qui était du salon... Il était tout l'opposé du bureau, chaleureux, presque douillet si l'on excluait le fait qu'il appartenait au Lord lui-même... Ici aussi un feu ronflait paresseusement dans une cheminée. Tout le mobilier présent était en bois sombre. On pouvait y voir plusieurs fauteuils, une table basse, une autre bibliothèque et une petite armoire posée à environ 1m50 du sol, à hauteur de bras. Les fauteuils étaient habillés d'un cuir rouge écarlate. Le sol était recouvert d'une épaisse moquette rouge sang, les rideaux cachant les imposantes fenêtres étaient d'un rouge plus clair, plus vif. Mais tout de même rouge. Du plafond pendait un lustre ornée de dizaines de bougies toutes allumées, faisant se mouvoir les ombres des coins de la pièce. Le tout se trouvait entre l'inquiétant et le confortable, un mélange subtil de luxe et de sobriété.

Pour notre jeune homme tout cela ne lui inspirait rien qui vaille. Être invité dans un salon en compagnie du Lord relevait de la nouveauté pure...et de part ce fait de l'inconnu le plus total. Tout à sa contemplation du salon dans lequel il venait d'entrer Drago ne s'aperçut que quelques secondes plus tard que la porte était refermée et que son maître venait de s'asseoir dans un des fauteuils de la pièce l'invitant à faire de même. Ce qu'il fit assez rapidement, légèrement nerveux.

Cet état de nerf plaisait grandement au Seigneur sombre, lui qui cultivait le paraître à ses fins...toutes ses fins... Voir son invité aussi nerveux, aussi ignorant de la raison de sa venue, du pourquoi de cette mise en scène, était simplement exquis à ses yeux. Une fois qu'il fut certain que l'attention du jeune Malfoy était focalisée sur sa personne Voldemort prit la parole en une phrase... ma foi autant simple que surprenante.

-La raison de ta venue est très simple Drago, je compte faire de toi mon amant, plus ou moins régulier cela dépendra de la suite des événements.

Cependant lorsque le Lord vit le visage de son vis-à-vis se décomposer jusqu'à devenir d'un blanc inquiétant il se dit qu'après tout, ce n'était peut-être pas une bonne manière d'exposer les choses.

-Sssssoit moins direct maître, cccccet humain est fragile. Donne lui du temps pour réfffléchir, il viendra de lui même vers toi.

-Depuis quand es-tu spécialiste en comportement humain Nagini?

-Depuis jamais, ssseulement sssi tu veux éviter qu'il sss'évanouisssse, parle lui... Il devient de plusss en plus froid et ne pensssssse plus.

Ce léger dialogue en fourchelangue entre Voldemort et son familier eut l'effet de reporter l'attention du premier sur son hôte qui, en effet, devenait de moins en moins coloré. Lui qui était déjà pâle d'ordinaire approchait un blanc presque cadavérique. Soupirant pour il ne savait quelle raison le Lord repris la parole.

-Respire Drago. Je ne te demande pas de réponse de suite. Je ne suis pas de ceux qui forcent à cela. Tu disposes de, disons, deux semaines pour me fournir une réponse. Si elle est négative tu ne te souviendras même pas avoir eu cette entrevue avec moi. Si au contraire elle est positive... tu verras par toi-même.

Ledit Drago ne réagissait toujours pas face à son maître. Lequel maître commençait à se demander sérieusement si le jeune homme était encore en vie. Comment fallait-il parler pour faire réagir cet enfant?

Oui enfant... quand on est né en 1926, quelqu'un né 54 ans plus tard est un enfant...même à 18ans.

A peine se fut il posé cette question que Nagini se déroula de lui avançant en sifflant vers le jeune Malfoy. Arrivé très près elle l'effleura simplement. Ce si léger contact fit sortir Drago de sa léthargie en sursautant, reprenant ses esprits à une vitesse folle. Il se leva prestement s'éloignant au plus vite du serpent. Le reptile regagna sa place au chaud contre son propriétaire. Le Lord se cala au fond de son fauteuil, croisant les jambes élégamment. Il releva ses mains à hauteur de sa bouche sur laquelle avait fleurit un sourire narquois, puit joint ses doigts.

Son vis-à-vis avait le cœur battant, réalisant ce que son maître lui demandait, ce que ça impliquait de dire oui ou non, les possibilités de demandes, les suites possibles, toutes les issues qui se présentaient à lui et ce à une vitesse vertigineuse, n'ordonnant rien, jetant ses idées dans son esprit un peu partout. Puis il repensa à ce qu'il avait trouvé lorsqu'il avait, par « plaisir » on va dire, fait quelques recherches dans l'esprit des plus anciens mangemorts sur l'histoire de Voldemort. Il avait vu les restes des amants du Seigneur des ténèbres avant qu'il ne soit anéanti. Ceci fait il répondit, bien peu sûr de lui d'un coup.

-Je..je crains de devoir décliner l'offre Monseigneur, bien que ce soit un honneur certain.

-Et pourquoi cela?

-Vos...derniers amants...

-Ne sont pas là pour dire quoi que ce soit alors?

-Justement, ils ne sont plus là et il faut voir l'état dans lequel on les retrouvait après une nuit avec vous.

-Précisément, une nuit Drago. Des amants d'une nuit. Je t'ai proposé d'être un amant régulier. Quel bénéfice aurais-je à te tuer? De plus les circonstances sont différentes. Finalement j'aimerai bien savoir la façon dont tu as eu ces informations. Peu sont au fait de ces détails.

-Détails? Euh...oui en fait après mon départ de Poudlard je n'avais rien à faire donc j'ai cherché... sur vous...

Le sourire presque carnassier qui étira les lèvres du Lord ne rassura pas le plus jeune au contraire, il le rendit bien plus nerveux. Cependant ce sourire n'était pas là pour effrayer. Il était seulement le résultat d'une pensée du Lord fort intéressante. Il se disait que, finalement, ce jeune homme le surprendrait bien encore. S'il avait su trouver des témoins de ses frasques d 'il y avait bien des années, il saurait trouver n'importe quoi.

-Bien que tu sembles avoir une idée bien arrêtée sur le sujet je te laisse le délais. Réfléchis à tête reposée sur cette proposition. Une fois déclinée elle ne se présentera plus. Tu peux disposer, je te ferais chercher dans deux semaines.

Sur la dernière phrase le ton du Lord était redevenu froid et sec. Il désigna du menton la porte ouverte qui venait de refaire surface dans le mur. Le plus jeune s'inclina rapidement et avec toute la retenue dont il pouvait faire preuve à de moment il sortit du salon. Cependant la porte ne se referma qu'après que Nagini fut passée. Elle s'approcha de la boite dans laquelle se trouvait la baguette de Drago, siffla quelques secondes jusqu'à ce que l'objet s'ouvre. Drago s'empara de son bien puis sortit du bureau. Une fois qu'il eut ferme la porte du bureau de Voldemort et qu'il fut dans le couloir froid et désert il se permit de soupirer profondément, de reprendre sa respiration, qu'il n'avait pas eu conscience de retenir jusque là.

Comment allait-il s'en sortir? Décliner une offre du Seigneur des Ténèbres était on ne peut plus délicat. Même les Malfoy, réputés pour tourner toutes les situations à leur avantage, ne pouvaient que rarement tirer un grand profit de ce que demandait le Lord. En plus, pour la situation actuelle, refuser était...presque impensable.

Certes le Lord avait pour lui une plastique, un charisme, certainement une grande expérience de son côté. Et pourtant Drago ne pouvait s'empêcher de penser aux tortures savantes que le Lord menait, l'état de ses anciens amants, le fait que sa voix douce et chaude cachait une personnalité froide et souvent violente.

Il ne savait trop quoi penser de ceci. Il fallait qu'il en parle... Sitôt cette décision prise il se dirigea vers l'ère de transplanage du manoir, direction la résidence Malfoy.

Et non pas le manoir puisque celui-ci à la suite de l'incarcération de Malfoy senior avait été saisit par le ministère. Ainsi la famille se retrouvait dans une de leur résidence secondaire, inconnue de presque tous.

De son côté Voldemort se disait qu'il y avait presque autant de chances que Drago refuse et qu'il accepte. S'il avait vu, où que ce soit, des images ou des souvenirs de ses anciens amants il avait effectivement quelques raison d'avoir des réticences à son égard. Il faut avouer que ces pauvre bougres n'avaient définitivement plus l'air vraiment humain après le passage du Lord. Ils étaient défigurés, démembrés, éparpillés dans la chambre en général. Ce qui était paradoxal puisqu'il n'était, dans le fond, pas un amant violent. Seulement à cette époque il avait besoin de se défouler un peu... et ces hommes étaient tout indiqués à ce moment. Pourquoi se priver dans ces cas là?

Mais ce qui lui manquait quelques années plu tôt il l'avait acquit au fil des années. La puissance, les défouloirs grouillaient dans ses cachots, la soumission il l'aurait de toute façon et les suppliques aussi... bien qu'elles soient d'un tout autre tenant lorsqu'elles sortent de la bouche d'un amant que lorsqu'elles résultent de tortures... Quoi que, les tortures ne sont pas forcément douloureuse... ou d'une douleur différente...beaucoup plus agréable.

Mais bon, ce jeune homme avait le choix, il devait se mettre en quêtes dès lors pour trouver un autre amant en cas de refus. Ce qui serait fort déplaisant mais, comme il l'avait dit plus tôt, il n'était pas du genre à forcer pour cela.

On peut lui incomber nombre d'horreurs (soit disant horreurs...) comme les tortures à mort qu'elles soient physiques ou morales, les saccages, la cruauté, la volonté de dominer le monde... mais pas le viol. Jamais en 71 ans il n'avait forcé dans ce domaine là.

Mais qui le savait? Bien qu'il lui ait dit, il était certain que Drago avait de vieux doutes.

Là de ses questionnements il décida d'attendre la décision finale du concerné au lieu de chercher une quelconque réponse qu'il ne pouvait donner lui-même.