Paprika Star: J'avoue avoir mis du temps à me demander quel serait le cractère du tableau... Finalment si ça plait c'pas plus mal ^.^ Et oui on sait tous qu'il y tient... Mais c'pas drôle si c'est trop rapide non? ^^ Merci pour les encouragements

enjoy ;)

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Cela faisait bien... cinq minutes que le Lord se demandait ce qu'il devait faire. Non ce qu'il était le plus judicieux de faire. Bien sûr, il ne voulait pas que Drago meurt... pour une raison encore inconnue certes mais il ne voulait pas. Nous savons tous que le passe temps favori de tous ceux qui sont passés par la maison de Serpentard est de se voiler la face... alors pensez, le descendant plus ou moins direct de ce fondateur avait une faculté et un goût accrue pour ce passe temps. Jamais, même en pensées, il ne se serait avoué qu'il se faisait du soucis pour le jeune blond, ni même qu'il culpabilisait de son état présent.

Donc notre Lord cogitait, il cherchait un moyen de ne pas dire aux parents Malfoy qu'il était la raison de la dépendance (et du suicide raté) de leur seul et unique fils. Bien sûr il aurait put le dire, dire que Drago avait accepté d'être son amant...mais non, Malfoy junior avait été jusqu'à s'opposer à ses parents en sa faveur... ça serait une traitrise de le leur dire... Puis, toujours pensif il se laissa retomber sur le fauteuil qu'il avait quitté quelques minutes plus tôt. Il se désespérait. Il en venait à opposer ses intérêts à ses...sentiments ? Quelle idée stupide aussi d'avoir ce genre de chose au fond de soi...
Puis un rire cristallin, léger, et presque innocent se fit entendre dans la pièce blanche. Levant les yeux Voldemort fixa la jeune fille dans son tableau. Elle essayait de rire discrètement derrière sa main. Quand elle s'aperçut de ces yeux sanguins posés sur elle, elle se calma un peu pour dire.

-Excuse moi...mais te voir si pensif, si concentré, est amusant. On en viendrait presque à croire que le sort de mon dernier héritier te préoccupe. Si c'est le cas je peux te dire où se trouve le collier de maintient que Lucius ne trouve pas. Mais seulement avec une petite contrepartie.
-Qu'est-ce qui peut bien vous faire penser de telles idioties?

Chimeria se tut alors, conservant tout de même son sourire. Jusqu'au moment où le Lord poussa un profond soupire. Cette solution restait encore la plus avantageuse. Elle disait où se trouvait le collier, il y versait son sang, le donnait à Drago. Ainsi le jeune homme était sauf, les parents ne se doutaient de... peut-être rien s'il se débrouillait bien et tout rentrait dans l'ordre...

-Où se trouve ce collier?
-Je veux un tableau dans vos appartements.
-Hors de question.
-Il mourra.
-C'est du chantage.
-Oui, je protège mes intérêts, vous en faites autant nous devrions trouver un compromis non?
-On ne peut compter sur la parole d'un Malfoy.
-Je risque plus que vous, vous mettez en jeu un peu de votre espace intime, je ne demande pas accès à tout vos appartements mais le seul loisir de vous parler, moi je risque de voir s'éteindre ma lignée avec la mort de Drago. Et ne me faites pas croire que vous avez peur d'un peu de négociations, vous êtes descendant de Salazar Serpentard lui-même! Et puis... qui a dit que les Malfoy n'avait aucune parole? Vos secrets ne sont connus que de Drago et de moi-même, et ce depuis plus de trois années.
-Parfait. Je veux l'emplacement du collier ainsi que la façon de s'en servir afin de garder Drago en vie, et tout ce qu'il sait sur moi. En échange d'une place au manoir Jedusort.

La jeune fille soupira puis réfléchit pendant plusieurs minutes. Hors du salon on entendait quelques bruits de discutions. Le son des paroles s'amplifiait à mesure que Les parents Malfoy approchaient.

-Vous êtes détestable! Il est dans la chambre de Drago, sauvez-le puis revenez. Vous saurez ensuite.
-Bien voilà un accord correct.

Puis sans plus attendre il transplana avant que Nacissa et Lucius n'entrent dans la pièce. A leur entrée d'ailleurs ils eurent droit à un sourire resplendissant de la part de leur aïeule. Pendant ce temps, à l'étage le Lord cherchait dans quelle chambre pouvait se trouver le jeune homme. Ce manoir était un dédale.
Autant au rez de chaussée c'était assez simple. Un immense hall, une salle de réception, un salon de réception, une salle à manger, et le reste se constituait de salons personnels. Mais les étages... Il devait y avoir une aile pour les parents, une pour les enfants, une pour les invités, peut-être une aile pour les soins... Mais savoir laquelle était où c'était autre chose... Et savoir dans laquelle se trouvait Drago... Cela relevait du défi. Mais, grâce à la chance certainement, un elfe de maison passa par là portant un plateau repas. Il le suivit, il n'y avait que le jeune Malfoy à l'étage, il ne risquait pas de tomber sur qui que ce soit d'autre.

Il arriva donc dans une chambre dans l'aile des soins visiblement. Une pièce entièrement plongée dans l'obscurité, de lourds rideaux fermés devant les imposantes fenêtres. Une odeur de chaud flottait sans être étouffante. Et sur le lit reposait, agité dans son sommeil, le jeune amant du Lord. Il tremblait, son front était couvert d'une fine pellicule de sueur. Il avait le teint pâle, rehaussé par la blancheur des draps.
Maintenant qu'il avait trouvé Drago, il fallait trouver sa chambre, puis le collier. Dans l'absolu ça ne devait pas être trop difficile non? Bien sûr ça se serait avéré difficile si il n'avait la capacité de trouver les empreintes magiques. Maintenant qu'il avait celle du jeune blond en tête...
Il sortit de la chambre et se dirigea, à l'intuition, jusqu'à une autre chambre, dans l'aile opposée du manoir...

Venant du bas il entendait des bruits divers. Les elfes devaient rechercher activement le collier. Lucius et Narcissa aussi devaient chercher ne se doutant pas que le Lord était toujours dans la demeure. Il entra donc dans la chambre. Elle était...surprenante pour un jeune homme de l'âge de Drago.
Elle était horriblement impersonnelle. Rien n'indiquait quoi que ce soit qui puisse rattacher l'endroit à une personne. Un lit en bois sombre, certes criant de luxe, mais rien qui puisse rappeler une quelconque personnalité. Et tout était à l'avenant, la commode, l'armoire, le bureau (impeccablement rangé). Tout était trop rangé pour que ça soit naturel, on aurait dit que personne ne vivait dans cette chambre. Les murs étaient couverts d'une tapisserie bleue sombre donnant à la pièce une atmosphère tout de même assez mystérieuse. Mais excepté cette touche un peu personnelle et la présence forte de la signature magique de l'héritier Malfoy, la chambre restait froide et sans âme.

-Un des tiroirs du bureau a un double fond, le collier est là.

La voix de Chimeria avait résonné d'une manière étrange dans la pièce. Elle était apparue subrepticement dans le seul tableau de la chambre, à la tête du lit. Vide d'elle le tableau représentait le parc du manoir sous la neige, les paons albinos allant et venant tranquillement. Elle était d'une beauté tellement froide dans ce paysage que le Lord dut se faire violence (après ...au moins 3 secondes) pour détacher son regard d'elle et aller prendre le fameux collier. Il était en cuir noir. Un ras de cou sans grand ornement en fait. Seulement sur toute la longueur un sillon assez profond.

-Quelques gouttes suffisent sur le collier. Elles imbiberont de sillon, nourriront le cuir. Ensuite juste l'attacher à Drago. La suite ne vous est d'aucune utilité.
-Vous pouvez essayer d'avoir une voix moins dégoutée?
-Quand un demi-sang asservit mon dernier descendant vous voulez que j'exulte? Rêvez.

Puis le tableau se vida de son occupante. Voldemort soupira puis, grâce à sa baguette, s'entailla la main, versa quelques gouttes de sang sur le bijoux puis retrouva le chemin de la chambre de convalescence de Drago. Il lui passa et attacha le collier et, effectivement, se dit qu'il n'avait plus rien à faire ici. C'était déjà bien suffisant. Préserver la vie d'un mangemort, fut-il son amant, n'était pas une priorité.
De retour à son manoir il s'attela à donner les ordres nécessaires à la suite de l'opération visant à faire craquer Potter. Le plan fonctionnait à merveille. Les personnes visées étaient toutes hospitalisées, leurs proches venaient tous immanquablement. Bientôt l'Ordre ferait le rapprochement, Potter aussi et courrait dès lors à sa perte.

Au fond de son lit le blond ouvrit les yeux. Il se souvenait d'un malaise, d'une décision stupide et d'un grand vide. Rien de plus jusqu'à présent. Tout s'emmêlait, s'embrouillait. Mais il sentait que, par rapport à tout ce dont il se souvenait par rapport aux deux semaines qui venaient de passer, il se sentait bien. Il ne tremblait plus, n'avait plus de fièvre... Tout était relativement bien. Relativement...
Il passa distraitement la main dans ses cheveux et son cou histoire de se réveiller un peu. Pour ce rendre compte qu'il y avait quelque chose de nouveau. Au niveau de sa gorge. Quelque chose de lisse, froid au touché, et très agréable... Cela dispensait une chaleur et à la fois une certaine fraicheurs... c'était troublant. Mais Drago n'en tint pas compte. Il se redressa, précautionneusement, puis après avoir avisé le plateau repas mangea un peu puis se leva. En sortant de la chambre il entendit comme avec un écho lointain des bruits venant de l'étage inférieur. Qu'est-ce qu'il se passait? Pieds nus, la tête dans le vague et l'esprit brumeux, Drago descendit pour voir les elfes s'affairer à retourner tout ce qu'ils trouvaient visiblement cherchant quelque chose. Le jeune homme chercha trace de vie humaine...ses parents pas exemple. Il les trouva finalement dans un des salons, sa mère assise la tête dans les mains visiblement très préoccupée et son père appuyé contre la cheminée regardant les flammes un verre de whisky pur feu dans une main.

Il se racla la gorge voulant dire quelque chose. Mais il n'eut le temps de rien dire qu'il vit son père faire deux chose que rarement il faisait. La première, Drago se prit une giffle retentissante. Jamais son père ne le frappait, c'était... certainement la première fois. Le goût du sans (certes léger mais bien présent) se répandit dans sa bouche et, une fois de plus, avant qu'il ait pu faire quoi que se soit il se retrouva emprisonné dans une étreinte forte. Forte et protectrice. Rarement aussi il s'était retrouvé dans les bras de son père. Lucius n'était jamais démonstratif, de quoi que ce soit, colère ou tendresse, recevoir les deux d'une fois était autant perturbant qu' agréable.

-Ne refais jamais ça mon fils.
-Père...qu'est-ce qu'il s'est passé? Je...je n'ai pas de souvenir de ce que j'ai fait. Juste que c'était stupide...
-Pour le moins.

L'étreinte se desserra et Drago put voir un sourire de son père. Puis pendant quelques minutes il lui fut expliqué ce qu'il avait fait, la mise en sommeil raté, la stabilisation de sa magie. Restait encore sombre le fait que le collier se soit retrouvé à son cou. Les elfes le cherchaient encore puisque personne dans la famille ne savait où il se trouvait et ce depuis assez longtemps.
Puis un elfe arriva portant un morceau de parchemin qu'il tendit à Lucius disant que cela venait d'arriver par hibou. Le blond lut puis soupira.

-Le Lord demande à te voir dès que tu seras rétabli Drago. Si tu ne veux pas y aller de suite on peut lui dire que tu te reposes encore...
-Non, merci père mais ça va aller. Que peut-il m'arriver de toute façon?

Avec un sourire l'héritier sortit de la pièce jusqu'au hall, alla s'habiller un peu mieux qu'il ne l'était et transplana au manoir jedusort. Cependant devant la porte du Lord il se vit refuser l'entrée des appartements. Le serpent de bois lui dit simplement que le Maître n'attendait personne et qu'il était occupé en plus de cela. Quelque peu étonné et déçu aussi, Drago dit simplement qu'il allait attendre dans le manoir que le Lord soit disponible.

Alors tranquillement il alla à la bibliothèque du manoir. Et pendant la journée complète, du moins ce qu'il en restait (environ de... 11h du matin jusqu'à près de 20h le soir ce qui faisait tout de même assez longtemps quand on n'a rien à faire) il lut des rapports de missions se demandant ce qui avait raté quand la mission avait échoué. Puis perdant patience Drago retourna jusqu'aux appartements du lord. Cette fois-ci le serpents le laissa entrer... Mais seulement après l'avoir fait patienter près de 10minutes supplémentaires et lui avoir bien précisé que le Lord était mécontent en ce moment.

Lorsqu'enfin il pu entrer dans le bureau du Lord ce fut pour le voir revêtu de son long habit noir. Celui qu'il réservait à ses apparitions hors de son bureau, là où personne n'avait à le reconnaître, et où il ne voulait pas être reconnu.
Oui depuis la quatrième année de Potter il avait voulu préserver l'idée de son apparence reptilienne. Ainsi tout le monde serait surpris lorsqu'ils le reverraient. Donc il masquait son visage devant ceux qui n'avaient pas sa confiance. En gros, tout le monde les Malfoy, Severus, et quelques autres exclus.
Donc ledit Lord était assis, sa capuche noire baissée sur son visage ne laissant apparaître que ses yeux rougeoyants. Quand il reconnu Drago, qui s'était incliné entre temps, il poussa un soupire lui disant de se relever. Dans le même temps il découvrit son visage, visiblement soulagé que ce ne fut un autre mangemort.

Ce que vit alors le plus jeune le mit mal à l'aise... Visiblement Voldemort sortait d'une douche. Ses cheveux étaient encore humides, quelques gouttes tombaient doucement de ses mèches. De plus la longue cape ne cachait plus que vaguement (pour ne pas dire presque pas) qu'il ne portait rien dessous. Du moins pour le haut, étant assis, Drago ne pouvait voir s'il était plus habillé que cela. Sa gorge se fit sèche assez rapidement devant cette vision.
Et ce fut pire quand le Lord se leva. Il portait certes un pantalon...mais un pantalon en cuir particulièrement bien taillé...

Donc on récapitule: Un homme dans la force de l'âge, avec une plastique particulièrement agréable à regarder, des cheveux ruisselants d'eau, gouttes qui s'échouent sur un torse finement musclé et nu, les mêmes gouttes finissant leur (heureux) chemin sous un pantalon qu'il aurait dut être interdit par la bienséance de porter, recouvrez le tout d'une cape noire parfaitement seyante.
Et malgré cela (et surtout pour s'empêcher de regarder ce corps à se damner) Drago prit la parole.

-Je...Vous vouliez me voir Monseigneur...?
-Oui en effet je voudrais parler de ce que tu as fait et des arrangements tenant à notre relation.

Sans visiblement voir le trouble de son cadet le Lord se débarrassa de sa cape pour enfiler une chemise noire (comme les ¾ de ses vêtements). Quand il eut fini il repris la parole.

-Bien j'ai eu une version des faits je voudrais avoir la tienne. Parle moi des raisons qui t'ont poussées à tenter cette mise en sommeil qui visiblement est aussi dangereuse que stupide.
-Euh...Hé bien je...
-Ne craint rien, tu as tenu parole finalement, tu m'avais dit qu'il faudrait une journée pour te remettre, et ça a été le cas. Respire et explique moi. Je ne te ferai rien.
-Je pensais réussir ce sort et garder ma magie... Visiblement je me suis trompé. En plus d'avoir raté le sort vous a obligé à vous déplacer...
-Peu importe. Pourquoi l'avoir tenté?
-Parce que ça me semblait normal. Autant à cause de mon éducation que pour le poids que je serais devenu. Imaginez moi totalement dépendant de votre présence... Je n'aurais jamais supporté cela et vous aurais gêné plus qu'autre chose.

Après quelques secondes de silence pendant lesquelles le Lord réfléchit il fini par parler.

-En supposant que j'accepte cette excuse. Qui te dis que la situation de te voir dépendant de moi m'aurait gêné? J'apprécie particulièrement d'être indispensable. Et de plus tu as raison, j'ai du me déplacer tout en conservant notre secret, tes parents sont toujours ignorants de notre arrangement. Et finalement ta mère est bien curieuse, comme vous tous dans cette famille. Qu'aurais-je du répondre lorsqu'elle m'a demandé pourquoi j'avais effectué un transplanage d'escorte pour l'amener avec ton parrain? Lui dire que je ne voulais pas perdre un amant aussi doué que tu l'es? Tu m'as mis dans une situation bien délicate tu en es conscient....

Que répondre à cela...? Le blond baissa la tête refusant de croiser le regard de son maître. Autant parce que les reproches étaient très clairs que pour cacher le rouge qui lui montait aux joues. S'entendre dire qu'on était doué au lit de la part d'un homme tel que lui était assez...gratifiant certes mais gênant aussi.

-Mais passons. Je voulais surtout te parler d'autre chose. Tu vas être appelé à venir ici beaucoup plus souvent désormais. Je veux mettre en place quelques...règle si l'on veut.

Le blond releva la tête soudan intéressé. Qu'est-ce qui allait encore lui tomber dessus...? Des règles, rien que cela. Quoi donc? Être à son service 24h/24...? ça risquait d'être long...

-C'est bon? Tout d'abord tu peux accéder à tout mes appartements sauf ma chambre. Le gardien te fera entrer comme si c'était moi et tu pourras te déplacer dans n'importe quelle pièce. Le système est simple il y a deux pièces fixes: le bureau et ta chambre. Dans chacune, dès que tu penses à une pièce une porte apparaît et s'ouvre sur la pièce que tu cherches. Devant tous tu seras à un rang plus élevé dans la hiérarchie. Tu seras intouchable. Personne ne devra t'approcher sauf moi c'est bien clair? Tu es à moi, et uniquement à moi Drago.

Ce disant il s'était approché du plus jeune lui faisant lever la tête pour être certain qu'il le regardait. Ses yeux semblaient fait de flammes rougeoyantes. Il avait un air terriblement sérieux et catégorique. L'idée était simple. Aucun amant excepté lui. Personne. Et il serait à un rang nouveau... Intouchable. Il était fréquent que les mangemorts se battent entre eux pour diverses raisons. Lui ne serait jamais confronté à ce problème visiblement. Ce qui n'était pas plus mal dans le fond... Et il aurait le droit de se déplacer à sa guise dans les appartements du Lord... C'était un privilège et il en était bien conscient...Mais le mieux restait à venir.
Voldemort repris d'un air détaché lâchant Drago.

-Tu seras en quelque sorte mon égal, sauf que tu ne donneras aucun ordre. Intouchable, respecté et avec tous les droits que tu veux.

Là Drago resta sans voix, fixant son maître comme s'il venait de lui pousser 5 bras et 3 jambes en plus. Il se demandait avec une appréhension certaine quelle serait la contrepartie de tous ces privilèges. Et surtout pourquoi tout cela... Il n'y avait aucune raison. Certes il avait accepté d'être son amant, mais ce n'était vraiment pas difficile en fait...

-C'est amusant la facilité de lire en toi quand tu es surpris Drago. Pourquoi...? Simplement parce que...aussi étrange que cela puisse te paraître, je ne supporterais pas quelqu'un d'aussi soumis. Du moins au long terme. Pour une nuit peu m'importe mais pour toi c'est différent. Si je n'ai aucun répondant de ta part je vais très vite me lasser. Cependant, comme tu t'en doutes il y a un contrepoids. Tu te débrouilleras seul en ce qui concerne ton implication dans la mission d'espion de tes parents, tu me feras aussi des rapports sur ce que tu verras et entendras là bas. Et lorsque j'aurais Potter tu te chargeras de son...confort. Il aura une chambre normale au manoir, pourra aller et venir comme bon lui semble sans dépasser les limites bien évidement. Et tu lui donneras tout ce dont il désir. S'il veut écrire à ses proches qu'il le fasse. De toute façon il n'aura aucun moyen de deviner là où nous nous trouvons.

Et cela, mine de rien, c'était énorme pour Drago. Lui qui avait toujours haï cordialement le survivant se voyait assigner la tâche de lui apporter tout ce qu'il voulait. C'était un travail pour un elfe de maison ça, pas pour lui. Mais bon...il pourrait faire une exception pour les privilèges dont il allait jouir. Et de toute façon il fallait se résigner c'était un ordre direct et très clair. Mais il ne voyait pas le but de ce traitement de faveur envers Potter. Qu'importait finalement...?
Oui qu'importait...? Qu'importait quand le Lord était si proche que Drago pouvait sentir l'odeur de sa peau et sa chaleur? Qu'important quand il sentait le souffle du brun contre son oreille.

-Je vais aussi changer un petit détail si tu permets Drago.

Avec des gestes qui transpiraient de sensualité Voldemort prit le poignet gauche de son vis-à-vis, y apposa sa baguette et murmura quelques paroles en fourchelangue. Ce qui eut pour effet d'électriser un peu plus notre blond. Ce qui lui fit aussi oublier la douleur. Douleur qui malgré tout le sortit de son état de quasi hypnose. Une douleur cuisante sur son poignet.
Par réflex il retira son bras de la poigne du Lord pour le serrer contre lui. Quand la douleur reflua un peu il regarda son bras. A la place de la marque des Ténèbres était entrain d'apparaître un autre signe. Un signe étrange. C'était en fait deux bracelets, un à la base du poignet et l'autre juste sous le coude, reliés par trois chaînes s'entrecroisant. Et tout cela restait un tatouage mais argenté et non noir. Toujours une marque des Ténèbres...mais différente.
Lorsqu'il releva les yeux il se trouva à quelques centimètres seulement du visage du Lord. Et sans s'en apercevoir réellement il alla déposer ses lèvres sur celles, tentantes, de son maître.

Maître d'abord surpris mais ensuite content de l'initiative. Il répondit au baiser qui s'intensifia rapidement lorsque Drago quémanda l'entrée de la bouche du Lord de sa langue. Entrée vite accordée. Leurs langues ensuite se caressèrent, se livrèrent bataille pour la domination de l'autre, se cherchèrent et se trouvèrent encore et encore jusqu'à ce que l'air vint à manquer.

-Il va falloir que je fasse attention à l'utilisation du fourchelangue si cela te fait réagir autant. Ce n'est pas dérangeant, mais en public cela risque d'être étrange.
-M'en fiche.

Et c'était totalement vrai. Pour le moment Drago ne voulait qu'une chose : reprendre les lèvres de son maître. Elles l'appelaient, rouges, chaudes, tentantes en un mot. Et il ne résista pas bien longtemps à l'appel. Il noua ses bras autour du cou du brun et l'embrassa de nouveau. Ses mains voyageaient dans les cheveux noirs et encore un peu humides du Lord alors que les mains de ce dernier s'étaient posés sur les hanches du plus jeune. Sans prévenir il raffermit sa prise et le souleva, instinctivement Drago passa ses jambes autour de la taille de Voldemort afin de ne pas tomber. Tout en le conduisant jusqu'à la chambre et en parsemant le cou de Drago de baiser le Lord continuait à énoncer ses règles. Des règles telles : « pour cela aussi tu auras tes droits, si tu ne veux pas, je ne te forcerais pas », « je veux ton respect et ta confiance, pas ta crainte », ... Et d'autres qui amèneraient Drago à se détendre en sa présence et à se conduire le plus naturellement possible.

Lorsqu'il fut déposé sur le lit le blond laissa échapper un grognement de mécontentement qui fit sourire son amant.

-Ne sois pas si pressé petit dragon. Tu auras ce que tu veux en temps et en heure. Quand je l'aurai décidé.

Avec une lenteur écrasante et torturante le Lord entrepris de déshabiller le jeune homme qui se tortillait sous lui. Pour plus, plus vite. Chaque morceau de peau mis à nu avait droit aux lèvres du Lord. Partout où elles se posaient elles enflammaient les sens de Drago, lui laissant une impression de brûlure...une délicieuse brûlure. Quand les lèvres furent arrivées jusqu'à la limite du pantalon elles disparurent de la peau pâle. Ce qui fit relever la tête à Drago, lançant un regard à la fois lourd de reproches et interrogatif à son ainé. Ainé qui ne se formalisa pas du regard incendiaire (d'autant plus que l'effet escompté était annihilé par la bosse déformant le pantalon du blond) . Et il entreprit de se dévêtir à son tour. Mais là encore à une allure beaucoup trop lente au goût de Drago qui finalement prit les choses en main.

Il inversa les positions se retrouvant à genoux au dessus du Lord. Il appréciait particulièrement la vue. Un corps offert, la respiration légèrement plus rapide que la normale, les bras en croix... Un appel à la luxure fait homme. Il repris les geste que cet incarnation d'un ange déchu avait fait. Seulement après l'avoir délesté de sa chemise il ne s'arrêta pas au pantalon qu'il ouvrit pour en libérer le membre gonflé de désir. Seulement là il s'arrêta relevant son regard vers le visage de sa victime et fit un sourire on ne peut plus sadique. Haletant ladite victime prit le ton le plus menaçant qu'elle put...c'est à dire pas grand chose dans sa situation.

-Tu arrêtes là et je te tue Drago.
-C'est tentant... T'avoir à ma merci... Sache seulement que la torture n'est pas ton domaine seul.
-Drago

L'utilisation du fourchelangue fit vaciller le regard de Drago qui se dit que finalement, il adorait cette langue dans la bouche de cet homme. Puis il repris sa tâche. Sa langue vint d'abord titiller les points les plus sensibles de cette partie qui l'était déjà particulièrement, allant de haut en bas sur toute la longueur. Puis il sentit une mains insistante sur sa tête et décida d'arrêter la torture. Il engloutit d'une fois le membre faisant se cambre le corps alangui du Lord. La main dans ses cheveux voyageait tranquillement, tantôt caressante, tantôt exigeante. Puis elle voulut le faire arrêter le tirant un peu en arrière. Seulement notre blond ne voyait pas cela sous cet angle. Il mit plus d'ardeur à la tâche et quelques secondes plus tard il avalait la preuve du plaisir qu'il venait de donner.
Cependant il n'eut pas le temps de relever le regard qu'il se retrouvait à plat dos contre le lit. Il sentait le brun allongé sur lui la respiration rauque et rapide. Les mains recommençaient déjà à le caresser alors que la bouche, près de son oreille lui susurrait ce qui ressemblait fortement à des reproches.

-Quand je te demande d'arrêter Drago, fait le. Je ne supporterais plus ce que tu viens de faire, je trouve ça avilissant...

Sa voix avait quelque chose de douloureux, presque torturé qui fit frissonner Drago et lui fit prendre peur quelques secondes. Juste avant que la main du Lord ne se pose sur son excitation toujours présente et loin d'être assouvie. Ses derniers vêtements lui furent enlevés rapidement. La bouche qui quelques secondes plus tôt l'avait apeuré prit le chemin de son bas ventre. Mais cependant elle ne s'arrêta pas là. Après être passée insidieusement près de son membre sans jamais le toucher elle descendit beaucoup plus bas.
Quand Drago sentit la langue de son maître titiller son intimité il ne put empêcher des gémissements de plaisir pur s'échapper de ses lèvres. Il se dit que si cela continuait ainsi il allait se rendre bien trop tôt. Aussi sa main partit trouver refuse entre les mèches noires de son bourreau.

-Maître...je... prends moi...

Il croisa un regard sanguin presque noir de désir avant de reposer sa tête sur l'oreiller. Il sentait des lèvres le torturer se posant à l'intérieur de ses cuisses sans jamais aller plus loin qu'un simple effleurement.

-Tu es sûr?

Drago réussit à gémir un faible « oui » qui fut rapidement suivit d'un cri de douleur. Il aurait peut-être dut attendre finalement. En une poussée Voldemort l'avait pénétré sans autre forme de préparation. Les larmes perlaient aux coins des yeux du plus jeune sans qu'il puisse les retenir. Elle furent cueillies par les lèvres du Lord. Ce dernier ne bougea pas de suite, laissant son amant s'habituer à sa présence. Il le détendit peu à peu en l'embrassant le caressant. Quand il sentit l'étau de chair se desserrer un peu autour de lui il entrepris un premier coup de rein qui fit se cambrer Drago lui arrachant aussi un gémissement plus fort que les autres.
Souriant doucement il continua, et bientôt l'idée même de douleur fut très loin. Les coups de rein se firent plus amples, plus forts et plus rapides amenant les deux hommes vers une délivrance qu'ils crièrent tous deux avant de s'effondrer, l'un sur le matelas l'autre sur le premier.

Ils avaient tous deux une respiration erratique. Le Lord se retira doucement de son amant et roula sur le côté se retrouvant allongé à côté de Drago mais ne put aller plus loin. Ce dernier s'était en effet blotti contre lui, lui empêchant toute retraite. Le pire dans cela c'est que la situation ne le dérangeait pas outre mesure. Il se sentait étrangement bien. Calme et serein.
Il se dit finalement que ça n'était pas grave s'il restait là. Pour cette fois...