Originel : Oui c'est immoral de lui demander ça mais en même temps... Elle veut que sa famille puisse continuer d'exister. C'est logique dans la tête d'un Sang-Pur. Et puis...ça ne va pas rendre triste que Drago...
Paprika-star : Je peux pas m'en passer moi des fois des passages mignons ^^ Pis il en faut bien non? C'est pas drôle sinon. Et...oui effectivement il était temps. Mais ce n'était qu'un début...un pâle début de ce qui vient.
Gome toutes et tous...je suis en retard (de 45minutes à l'horloge de mon pc...)... un petit problème grippal ...
Mais bon...Voila ze chapitre qui commence à faire mal... ^.^
Enjoy ^.^
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Et après une demi heure de réflexion seul dans l'obscurité, sachant que Drago dormait à moins de cinq mètres de lui, le Lord se résolut à lui dire. Lui dire quoi restait à déterminer...
Lui dire qu'il ne voulait plus de lui comme amant...? C'était faux, et il le savait, et Drago le savait.
Dire que Chimeria lui avait demandé de ne plus passer ses nuits avec lui? C'était surréaliste. Un Seigneur des Ténèbres n'obéit qu'à sa seule volonté.
Lui dire qu'il ne voulait pas le faire souffrir et que si la situation entre eux se maintenait ainsi ils étaient certains de mourir et l'un et l'autre? Voldemort ne se souciait pas des autres. Peu lui importait la vie d'autrui du moment qu'il parvenait à ses fins.
Tant de faux-semblants pour préserver l'image qu'il devait donner de lui. Il se disait avec une certaine ironie que Voldemort, le symbole du mal, de la terreur, le cauchemar de tous les sorciers de ce siècle, était en train de mourir peu à peu. Il ne laissait même pas Tom Jedusort, il laissait...quelqu'un d'autre. Ni Voldemort, ni Jedusort, une troisième personne. Un conquérant avec des sentiments. Les deux mots étaient incompatibles dans son esprit. Pourtant il y avait eu d'autres exemples... Alexandre le Grand, Jules César, deux conquérants s'il en fut un jour, et tous deux amoureux... Mais bien que se remémorant ces deux exemples, le Lord ne parvenait pas à faire face à cette vérité, ce choix. Cette réalité qui dormait si près de lui...
Puis, commençant à s'énerver seul à réfléchir, il se leva. Qu'importe s'il ne savait ce qu'il dirait à Drago, une fois qu'il commencerait à parler ce qu'il devait dire suivrait.
Cependant cette belle résolution de lui dire, face à face, qu'il lui interdisait à présent d'être son amant, fondit rapidement quand il vit le dernier Malfoy.
Il fut bêtement (dixit lui même) touché par la simplicité et l'innocence que pouvait dégager le blond. Il était coucher sur le flanc, le drap de soie carmin ne masquant que ses jambes, offrant ainsi à la vue son torse fin d'une blancheur laiteuse. Il semblait si calme, serein alors que le matin même...non plus le matin même la veille au matin, il était troublé au delà des mots.
Une voix souffla dans l'esprit du Lord que ces attitudes diamétralement opposées relevaient en général de la dépression nerveuse. Passer d'un extrême à l'autre ainsi... Mais il l'occulta.
Sans un bruit il s'approcha de l'endormi, s'agenouilla devant lui et passa une main dans ses cheveux. Il sourit de la réaction du blond, comme toujours, il bougeait un peu et souriait d'aise. Cette caresse, même légère au possible, lui tirait toujours un sourire. Puis le Lord se résolut une fois pour tout et posa sa main sur le front pâle.
- Ordoneo ... Ne reviens ici que pour exécuter mes ordres. Garde tes privilèges auprès de moi sauf celui de partager mon lit. Souviens toi de tes serments envers moi. Retourne chez toi pour une semaine dès que tu ouvres les yeux à la fin de ton sommeil.
Puis rapidement, les mains un peu tremblantes, il regagna sa chambre, se laissa tomber sur son lit et avant d'avoir pu penser à quoi que ce soit, et encore moins à ce qu'il venait de faire ni aux conséquences, il vida d'un trait une fiole de potion de sommeil dans rêve.
Par ce simple mot « ordoneo » j'ordonne(*), il avait imprimé ses paroles dans l'esprit de Drago. Il avait fait en sorte qu'à son réveille il exécute ce qu'il lui avait dit, sans se poser de questions. Cela lui viendrait comme une évidence dès qu'il reprendrait conscience. Donc, dès le lendemain, le blond savait qu'il ne devait plus revenir auprès de son Maître que lorsque ce dernier l'appelait, il aurait toujours la chambre avec les pièces attenantes mais jamais plus les astres ne les verraient au creux du même lit, sauf décision contraire de Voldemort. Sa nuit fut calme, et vide de toute pensée.
A l'inverse le plus jeune dormi très mal. Il était agité, tant mentalement que physiquement. Tout au long du reste de la nuit et jusqu'à environ huit heure du matin il ne cessa de tenter de ses bras de se protéger. Se protéger des paroles qu'il avait entendu et qui n'avaient de répits que de tourner dans sa tête l'en imprégnant. Elles tournaient sans cesse. Drago revoyait dans son esprit le serment qu'il avait prêté au Lord quelques années plus tôt. Ce serment d'allégeance qui avait fait de lui un des plus importants mangemorts.
Dans la hiérarchie on notait les favoris, le premier rang et les autres mangemorts qui se divisaient en plusieurs groupes. Les favoris se comptaient sur les doigts d'une main, ils étaient les plus influents tant dans la société sorcière qu'au sein des serviteurs de Vodlemort, ils étaient aussi les plus puissants et utiles, c'étaient aussi les plus anciens et ils avaient prêté un serment dès qu'ils avaient accepté d'être au service du mage.
Ensuite on voyait les plus importants. Ils avaient juste fait un serment de fidélité indéfectible envers leur Maître. On les disait qualifiés dans la société, souvent travaillaient-ils au ministère, ou dans les grands pôles de l'économie, de la politique et autre. Et enfin venaient les mangemorts les moins importants, les nouveaux et ceux qui formaient le plus gros des troupes.
Drago, dès le départ, avait prêté serment. Parce qu'il était le fils de Lucius, parce qu'il était promis à un avenir assez glorieux au sein des mangemorts et auprès du Lord, et surtout parce qu'il le voulait. Son père ne l'a jamais forcé à devenir mangemort, mais il aurait refusé qu'il rejoigne l'Ordre. La neutralité lui aurait été accordée s'il l'avait voulue... Mais il a préféré suivre le Lord, et a donc prêté serment.
Mais donc, ce souvenir de cérémonie tournait tant dans son esprit que ce fut la première chose qu'il dit à son réveil. Dans le silence et le calme du salon des appartements de Voldemort on entendait juste sa voix.
- Aujourd'hui et par ma seule volonté, de gré, je me plie à votre service. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour plaire à toutes vos demandes. Vos désirs seront des ordres, vos idées ma ligne de conduite, vos ordres un impératif à exécuter. Peu m'importe la douleur, peu m'importe le sang, peu m'importent les ordres. Ma fidélité envers vous ne connaitra qu'une limite. Touchez à ma famille et vous perdrez un allier. Touchez à mes parents et je vous combattrais de toute la force de mon sang. Ceci sauf Monseigneur et Maître, je vous appartient jusqu'à ma mort.
Bien sûr, s'entendre dire ces mots près de cinq ans après la première fois cela avait de quoi surprendre le blond. Mais ce qui le surprenait le plus n'était pas de redire cela, mais le fait qu'il ignorait la raison de ce fait. Bien sûr il se souvenait parfaitement de ce serment. Mais jamais il n'en avait rêvé au point de le redire une fois les yeux ouverts. C'était très étonnant pour lui, voir étrange. Mais bon.
Puis, comme mû par une volonté autre que la sienne et sans pour autant que ça le dérange il se leva, partit s'habiller dans la chambre qui lui était réservé et retourna au manoir familial.
Sans savoir quoi il sentait que quelque chose n'allait pas. Un détail qui clochait. Une attitude, un regard n'importe quoi, il ne savait pas quoi, mais il y avait une chose qui avait changé. Une fois seul dans sa chambre il ne sait pas quoi faire. Pourquoi il est revenu chez lui. Pourquoi il n'a rien à faire pour le Lord aujourd'hui. Pourquoi pendant une semaine il sait qu'il ne doit pas revenir au manoir de son Maître. Pourquoi son cœur le fait souffrir. Pourquoi il sent qu'il est triste sans aucune raison. Cette journée aura commencé étrangement, mais paradoxalement il ne se pose pas trop de questions. Il va mettre à profit cette semaine de...repos (?) pour faire d'autres recherches, lire un peu, retrouver ses parents qu'il ne voit plus très souvent en ce moment. Pour tant de choses, il se dit que cette semaine n'est pas tant mal venue que cela.
Puis la semaine passe, sept jours tranquilles. Sept jours pendant lesquels il se repose, il parle beaucoup avec ceux qui l'ont élevé, sept jours pendant lesquels il se laisse vivre au gré de ses envies. Mais aussi une semaine pendant laquelle les sentiments de trahison, de détresse et de tristesse ne cessent de monter en lui. Et pour cela il n'a aucun remède ni aucune solution. Puis quand arrive la fin du septième jour, enfin précisément très tôt dans le matin nocturne du huitième jour, il se réveille. Il a mal dans la poitrine. Une boule lui sert la gorge. Les larmes lui brûlent les yeux. Il ne veut pas pleurer. Mais il sait qu'il le fera. Il le fera parce qu'il se sent trahit et qu'ils ait pourquoi.
Parce que celui qu'il aime lui a enlevé le seul privilège auquel il tenait réellement. Celui qui lui a fait croire qu'un hypothétique « eux » puisse exister au delà de Lord Voldemort et de simplement Drago Malfoy.
Parce que ce rejet après l'avoir réconforté est comme un retour de flamme. On ne s'y attend pas, on croit que tout va aller mieux, mais non, ça arrive et c'est douloureux.
Parce que cet homme qui ne vit que pour lui-même et pour sa quête de puissance, d'immortalité, et de tellement d'autres choses, cet homme là, Drago l'aime, mais lui ne lui rend que des passes... du sexe et quelques privilèges.
A cette pensée l'héritier ne peut retenir ses larmes. Il se sent sale. Trahit et sale. Sale parce qu'il se dit ressembler à une de ces pauvres prostituées qui se donne pour un retour quel qu'il soit. De l'argent, la vie, des privilèges ou des honneurs. Et que l'on jette après l'avoir utilisée à loisir. Et après on ne pense plus à cette personne... On la laisse, seule...
Trahit parce que le Lord lui avait promis... Il avait promis, promis de ne plus le faire souffrir comme la dernière fois. Son cynisme lui fait penser qu'effectivement, il ne souffre pas autant que la dernière fois, que d'un côté le Lord a tenu sa promesse...en effet, il n'a pas mal autant que la dernière fois... il pense avoir plus mal encore.
Il pense pouvoir accepter et comprendre la première fois que le Lord l'a renvoyé chez lui. Le trouver avec un autre dans le lit qu'ils partageaient a eu de quoi surprendre, sans nul doute. Mais cette fois. Quoi? Qu'est-ce qui l'a fait prendre cette décision? Sa faiblesse? Les larmes qu'il a versé ce matin là? Des larmes qui lui étaient destinées, qui n'avait de source que dans les réactions de cet homme qui lui a volé tout ce qui lui restait... Non, là il va trop loin, ce n'est pas vrai. Il lui reste sa vie, sa famille, et le...privilège de le servir et de préserver ses honneurs.
Mais malgré cela, et malgré toute sa volonté à trouver des solutions à sa situation, il ne peut s'empêcher de verser toutes les larmes que son corps contient. Il ne cesse de pleurer qu'au petit matin. Il a mal aux yeux, il a mal au cœur, sa fierté en a pris un sacré coup, son orgueil aussi, mais il fera avec, il n'a pas le choix.
La mort dans l'âme mais l'esprit résigné il se lève et va prendre une douche. Quand il se regarde dans le miroir il repense à ce que lui a dit le Lord il y a juste une semaine.
« J'ai besoin de toi », besoin, c'est amusant de voir le besoin qu'il a de lui maintenant qu'il n'en veut plus de lui...
Il devient amère, oui, tant pis.
Une autre semaine passa. D'aucun dirait que Drago Malfoy n'a pas changé du tout. D'autre ont affirmé qu'il était redevenu celui qui était à Poudlard, en plus agressif et encore plus froid. Il faisait plus mal à chaque fois. Il appliquait la loi du Talion à la lettre, œil pour œil, dent pour dent...et pour une dent toute la mâchoire. Cette dernière partie était une petite amélioration faite Drago. Mais qu'importait. En peu de temps et pour le peu de gens qui croisaient son chemin parmi les mangemorts au manoir du Lord il devenait presque pire que son père. Il passait du temps dans les cachots. A ce moment là on entendait des plaintes presque inhumaines. Les tortures qu'il infligeait étaient assez atroces. Pas qu'une torture puisse être autre chose qu'atroce, mais là... c'était autre chose. Le blond avait besoin de se défouler, de faire mal autant qu'il souffrait. Il ne pouvait attaquer le Lord, ç'aurait été pure folie et suicidaire, alors il se rabattait sur ce qui lui restait, à savoir les prisonniers. Il était mangemort après tout, dans son cercle c'était légitime. Et cela l'apaisait un temps. Non, il n'oubliait pas sa rancune ni sa rancœur. Mais il ne pouvait l'extérioriser autrement.
Dans le même temps le Lord le rappela à ses premiers engagements. Depuis qu'il l'avait...renvoyé de son service privé (on va dire cela tel quel) Drago n'était plus revenu voir Harry. Ce dernier s'en était plaint, il se demandait où était le blond. N'ayant pas donné de contre ordre Voldemort avait demandé à son ancien amant une explication. La seule trouvée, et plus ou moins vraie, était que lors de ce sort le Lord lui avait ordonné de ne revenir au manoir que pour exécuter ses ordres. Il n'avait pas penser alors que parler au Survivant était toujours d'actualité. En vérité il avait complètement oublié. Et il n'avait pas vraiment le cœur à retourner tous les jours au manoir. Mais désormais il n'avait plus trop le choix. Donc il recommençait comme au début, les allers retours entre le manoir familial et le manoir du Maître, les missions à répétition, les quelques tortures qu'il s'octroyait.
Mais avec cet emploi du temps il conservait toujours quelques soirées pour sortir... Pourquoi s'en priver? Ses nuits lui appartenaient désormais...comme avant. Alors il sortait. Il retournait dans certains endroits qu'il avait déserté depuis quelques années. Et plus spécialement un établissement qui faisait à la fois bar, discothèque, et hôtel de passe réservé aux clients. Et c'était une zone franche (c'est toujours d'ailleurs) où les moldus comme les sorciers, Aurors et mangemort, pouvaient se retrouver sans s'étriper. En fait, si jamais une bataille, magique ou non, éclatait les belligérants étaient proprement virés de la boite et sans aucun retour possible.
Et c'était là bas, en plein cœur de Londres, que Drago passait le plus clair de ses soirées. Pourquoi s'en priver? Il était libre de faire ce qu'il voulait de ses nuits non? Et même en se disant cela après avoir laissé son amant d'une nuit dans la chambre en général il demandait à boire...pour oublier. Oublier que celui avec qui il avait passé la nuit n'avait rien à voir avec celui qui le hantait. Oublier que le Lord devait faire la même chose de son côté, à savoir s'envoyer tout ce qui passait et qui n'était pas trop moche. Oublier qu'il n'aurait plus l'occasion de partager le lit de quelqu'un de bien trop inaccessible et insensible. Mais bon. Il finissait par relativiser... tout avait une fin, que ce soit la mort ou autre chose.
Sauf que...non le Lord de son côté ne parvenait pas à oublier le corps blanc de Drago. Quand bien même il ne faisait que trouver des solutions à ses problèmes, trouver les personnes qui empêchaient ses plans de fonctionner, rédiger à n'en plus finir, à en tomber de fatigue (ou presque) des rapports, des conclusions, des idées. Tout pour ne pas penser à cet ange qui lui volait son sommeil et sa tranquillité. Cet enfant qu'il avait, lui-même et en conscience, rejeté. Pour son bien... baliverne. Cela faisait un mois maintenant. Un mois qu'il se morfondait à moitié sur son sort.
Un mois qu'il était devenu très irritable, mais ce qu'il y avait de bien avec ces état de fait était que ses plans avançaient très vite.
Il avait envoyé des espions dans tous les pays qui abritaient des mangemorts et avait fait démasquer les traitres. Enfin démasqué, il avait les noms et une photo. Il demanderait à quelqu'un d'aller les tuer au fur et à mesure. S'il envoyait une seule personne pour les tuer tous il n'aurait jamais fini, cela prendrait bien trop de temps. Et puis, il voulait un travail propre, des morts comme dans des accidents, pas des meurtres visibles.
Quoique... s'il envoyait Drago c'était un bon moyen de l'éloigner longtemps... et ainsi peut-être réussir à l'oublier, ou oublier pourquoi il n'y parvenait pas...Le temps efface bien des choses... alors pourquoi pas ces sentiments inutiles? C'était une idée à creuser...
Et l'idée fut creusée jusqu'au soir. Sur le coup des dix heures il activa la marque de Drago afin qu'il vienne sur le champ.
Le seul problème était qu'à cette heure précise ledit Drago avait autre chose à faire que regarder son poignet pour voir que la marque avait viré au rouge. En effet le blond, ce soir là se déhanchait sur une poste de danse au son d'une musique suave. Il cherchait une proie pour sa nuit. En même temps dans ce milieu et vu la façon dont il était habitué presque tous auraient voulu de lui. Un haut blanc en résille fine, les manches longues se finissant en pointe un anneau passé à chaque majeur pour le retenir. Un pantalon en cuir, blanc aussi, fait sur mesure et donc parfaitement moulant. Ce soir aussi, comme tous les autres depuis qu'il vient ici, il a trouvé sa proie, il sait à qui il va faire partager son lit et sa nuit. Il doit avoir quelques années de plus que lui, deux à trois. Il est châtain, des yeux noisettes, un corps élancé, musclé et un tatouage dans le cou. Une flamme. Rien d'extraordinaire en somme mais il a un regard sombre et intrigant. Et il est trop entreprenant ce regard, il le dévore complètement, s'imaginant déjà le déshabiller et le faire sien. Mais Drago a envie de faire de lui son jouet pour la nuit. Juste profiter de lui et lui faire comprendre que, non, cette nuit il n'aura pas l'avantage, quand bien même le blond est plus mince, plus frêle, plus jeune, qu'importe.
Il accroche son regard, le châtain s'avance vers lui depuis le bar.
Le Lord attend depuis près d'une heure. Cela fait longtemps qu'il a appelé Drago pour la cinquième fois. Il commence à s'impatienter. Il s'énerve peut être trop, les objets dans le bureau tremblent sur place, les meubles vibrent. Sa magie est trop volatile et commence à se libérer d'elle-même. Où est encore passé ce gamin? Ce n'est pas pour ce qu'il l'a appelé depuis un mois. La dernière fois c'était pour lui donner une banale mission de reconnaissance il y a une semaine. Excédé il transplane au manoir Malfoy. Si jamais Drago y est il va passer un très mauvais moment, quand bien même il dormirait.
Ils sont tous les deux sur la piste de danse. La musique est envoutant et eux sont très proches. Drago s'amuse à laisser le châtain mener le jeu. Danny (c'est ainsi qu'il a dit s'appeler) a poser ses mains sur les hanches de celui qu'il connait désormais sous le nom d'Opale. Ici chacun s'invente un nouveau nom, c'est une clause d'entrée. Opale est très connu. L'ange démoniaque. A chacune de ses venues il repartait avec un amant au départ très dominant et sur la fin très soumis. Jamais il n'a été dominé, il est une sorte de légende ici. Celui que l'on cherche à déflorer... Mais donc, ces deux là dansent, ils se caressent, se déshabillent mutuellement du regard. Danny ose même laisser vagabonder ses lèvres dans le cou du blond qui le laisse faire avec un sourire carnassier.
La propriété résonne du bruit du transplanage. Un elfe de maison vient rapidement ouvrir au Lord. Ce dernier entre dans la demeure sans être le moins du monde discret. Si les maitres des lieux ont un minimum d'intelligence ils auront posé des sorts de détection pour la violation de domaine. Ils sont donc avertis de sa présence. Néanmoins il appelle assez fort le maître du manoir. Ce dernier sort d'un des nombreux salons. Il est étonné de la présence du Lord ici, rapidement s'incline et attend les ordres.
-Où est ton fils Lucius?
La voix est froide, posée et pourtant légèrement tremblante de rage.
-Il n'est pas au manoir. Il sors souvent le soir ces derniers temps...
-Où!?
-Il fréquente un endroit à Londres. Je vous y mène, mais si vous comptez entrer je vous conseillerais de changer de vêtement. Cet endroit est une zone franche, à la fois moldue et sorcière.
Qu'importe d'un mouvement fluide le Lord modifie sa longue robe en un manteau. On voit une chemise et un pantalon noir. Le tout lui sied à merveille. Avec sa permission le père Malfoy lui prend le bras et les fait transplaner dans une ruelle de Londres. On entend la musique forte qui filtre des murs. Avec le plus de calme dont il peut faire preuve le Lord suit Lucius s'abstenant de regarder la rue sale, les personnes qui vagabondent, et le reste. Le blond le fait entrer et lui dit qu'il doit cherche Opale, et certainement pas Drago. Avant de repartir il lui dit une nouvelle fois que l'endroit est une zone franche. Aucun magie n'y est toléré... Par égard pour son fils si le Lord en a, il lui demande de respecter cela.
Danny lui murmure quelque chose à l'oreille. Opale se mord les lèvres de façon tellement innocente. S'il ne le connait pas son vis-à-vis va croire qu'il n'est pas habitué à ce genre d'endroit, ni à ce genre de demande. Comme c'est le cas le plus âgé insiste un peu. Le blond finit par capituler un air indécis peint sur ses traits. Il joue à la perfection celui qui n'y connait presque rien. Presque timidement il suit celui qui le tient par la main. Ils sont dans une salle à l'arrière de la piste de danse. Ici il y a un comptoir avec une jeune femme devant un tableau piqué de clefs. Sans crier gare le châtain embrasse presque voracement les lèvres de son cadet. Ce dernier commence à reprendre l'avantage. Il meurtris un peu ces lèvres entreprenantes et lance un regard brûlant à son futur amant. A partir de maintenant il va lui montrer qu'il connait l'endroit. Il se dirige d'une démarche féline vers la jeune femme et lui demande une chambre simple et insonorisée bien sûr. Lorsqu'elle lui tend une clef il sent deux bras le ceinturer et un tête se nicher dans son cou, imitant un vampire en mordant doucement sa peau. Opale s'éclipse des bras et se dirige vers l'ascenseur.
Cet ascenseur est spécial. On entre le code marqué sur la clef et il vous mène directement à la porte de la chambre. Ladite chambre ils n'y ont pas prêté grande attention affairés qu'ils étaient. A peine sortis de l'ascenseur le blond s'est fait plaqué contre un mur. Ses lèvres sont accaparées par celles de son vis-à-vis. Les mains d'Opale partent insidieusement déboutonner la chemise moulante du châtain et la lancent loin dans la pièce. Il peut alors regarder à loisir le torse couleur miel de son amant. Il le pousse alors vers le lit et l'y fait tomber. Tel une panthère il rampe sur le jeune homme à quatre pattes, il s'arrête au niveau de la gorge et y pose ses lèvres. Il suce, mordille, lèche, fait languir et gémir. Il fait réagir l'autre en visitant tous les points sensibles. Les tétons qu'il agace tour à tour, le nombril dans lequel il fait rentrer puis sortir sa langue avec un regard clair débordant de désir. Il a déjà détaché la ceinture et défait les attaches du pantalon de celui qui est alanguit sous lui. Ce dernier gémit sans retenue, il crispe ses mains sur les draps qui pâtissent de ce traitement. La bosse qui déforme le boxer du châtain est prometteuse, le blond s'en lèche les lèvres. Puis, d'une lenteur proche de la torture il baisse la dernière pièce de vêtement et s'approche de l'objet désiré. Il joue avec les nerfs de celui qui pensait pouvoir le dominer, pauvre fou...seul un...
Il ne veut pas y penser et d'un coup prend la virilité de son amant en bouche et lui impose un rythme rapide. Le résultat était à prévoir, assez rapidement il se rend dans la bouche de son bourreau. Ce dernier sans se poser de question quant aux réactions de celui qui essaie tant bien que mal de reprendre son souffle, recrache le résultat de son plaisir sur les draps malmenés.
Quelques étages plus bas dans la salle surchauffée de la boite le Lord se disait qu'il allait tuer Drago dès qu'il le trouverait. Il sentait son énergie partout dans la pièce. Il était venu ici, c'était certain, et il avait laissé sa marque. Comment le retrouver? Demande? Certainement pas, et surtout à qui? Au premier venu? Et quoi encore?
Certes personne ne savais qu'il était Voldemort, mais lui le savait pertinemment. Il voyait des moldus presque partout s'acoquinant avec des sorcier. Ce spectacle, en plus de la chaleur ambiante, de l'odeur qui planait, tout lui souleva le cœur.
C'était décidé, il trouvait Drago et il le tuait sur le champ. En plein milieu de la foule si nécessaire. Il cherche pendant bien un quart d'heure en vain. Oui le blond est venu ici, mais non il n'y est plus.
Peut-être qu'on l'a vu partir qui sait... Il se résigne à aller au bar et demande si on a vu « Opale ». Une jeune femme d'à peine 18ans lui répond que oui, il est partit avec un autre jeune homme (châtain et assez mignon elle précise) dans une chambre. Elle ajoute qu'il n'a qu'à aller demander à celle qui tient les clefs. Il arrive tant bien que mal à traverser la foule de ces corps en sueurs qui se collent et se frottent les uns aux autres. Durant tout le trajet (qui ne fait que quinze mètres mais qui lui semble interminable) il se demande comment Drago fait pour supporter cette ambiance étouffante. Ce lieu est...écœurant à tout points de vue pour le Lord.
Enfin il arrive devant la seconde jeune femme de la soirée, il lui demande si elle a vu passer un blond et un châtain il y a peu. Elle lui répond aimablement que, oui elle les a vu passer, même qu'ils étaient assez pressés, mais que, désolée, non elle ne peut pas donner les doubles des clefs sans une bonne raison.
-Votre vie, vous croyez que c'est une assez bonne raison?
-Partez, ou j'appelle la sécurité.
-Non! Non...Je ne suis pas venu jusqu'ici pour partir, et vous n'allez pas appeler la sécurité. Vous savez pourquoi?
La jeune femme ne répond pas et le Lord en profite pour fouiller son esprit à la recherche des éléments qui constituent son existence.
-Parce qu'il serait dommage que...Marc? Vous voit revenir morte, ou qu'il meurt lui-même vous en croyez pas? C'est un prénom français ça...Marc. D'où vient-ils? Bretagne, intéressant. Mais...réfléchissez à votre enfant mademoiselle, ce serait dommage pour lui.
-Je...je n'ai pas...
-Pas encore. Ça ne tardera pas. Soyez raisonnables. Vous seriez morte avant que quiconque n'arrive. Et cela n'aura servit à rien. Je ne vous demande pas grand chose...juste la clef de leur chambre...
Elle a les yeux écarquillés de peur. Elle tremble doucement. Alors lentement, et parce qu'il n'a pas tout à fait tort, tout ce qu'elle risque de perdre c'est son travail, elle prend le double des clefs de la chambre qu'elle a donné à ce couple. Il lui arrache la clef des main et s'en va directement. Il entre dans l'ascenseur et compose le code de la clef.
Le châtain a récupéré depuis quelques temps. Dans ses yeux s'est rallumée la flamme du désir alors que le blond n'a cessé de le caresser de façon si aérienne. Il a des doigts frais.
-Prêt pour un second tour? Pas trop fatigué par ce que tu viens de vivre?
-Prétentieux. Je ne suis pas si peu endurant. Si tu crois qu'un seul orgasme me suffit pour une nuit.
-Bien...
Opale n'ajoute rien et appuie plus ses caresses tout en reprenant les lèvres de son partenaire. Ce dernier écarte les jambes pour lui permettre de s'installer au mieux. Sans se faire prier le blond accède à la demande implicite et commence à préparer sa victime de ce soir. Quoiqu'au vue des gémissements et des mouvements de hanches la victime en question n'est pas traumatisée par ce qu'on lui fait subir. Du bout des lèvres il en redemande, plus, plus vite. Il demande, supplie pour que la préparation de finisse et qu'Opale le prenne, là, maintenant, de suite. Le blond, conciliant, s'exécute. Il défait l'attache de son pantalon au plus vite, lui aussi veut soulager la tension qu'il retient depuis tout à l'heure et qui devient très douloureuse. Et rapidement il s'enfonce dans l'antre chaude de son amant qui crie, de plaisir à n'en pas douter. Le châtain est tellement étroit. Peut-être même était-il vierge jusque là. Qu'importe il intime lui même le premier mouvement qui les fait gémir tous les deux. Puis Opale suit le rythme imposé.
Tous les deux sont concentrés sur l'autre et sur rien d'autre.
Sur quoi d'autre d'ailleurs...?
Sur celui qui vient d'entrer dans la chambre et dont les yeux brillent d'une lueur meurtrière? De l'aura de pure puissance visible qui se dégage de lui?
Cette présence qui fait pousser à Drago des gémissements plus forts et qui le rend plus violent. Sous un assaut plus fort qu'on autre son amant lui agrippe le dos et se redresse se serrant contre ce corps blanc. Une fois... Une seule fois il a le malheur d'ouvrir les yeux.
Dans un mouvement qu'il ne comprend ni ne contrôle Drago se retrouve jeté à bas du lit, il se cogne la tête sur ce qui (il le remarquera après) est une chaise. Il voit un éclair, entend un cri bref, un léger cri de surprise mêlée de douleur. Puis plus rien.
Se massant la tête le blond se redresse tout prêt à invectiver cet abruti qui l'a plus que surpris. Enfin, ça c'est avant de voir que les murs sont tapissés de sons sang, les murs, le lit, les rideaux, le sol, lui-même, tout est plus ou moins couvert de son sang. Sur le lit ne reste qu'une sorte de carcasse. De la chaire entremêlée d'os. La vision est brutale, elle lui soulève le cœur, il vomit.
Quand enfin il relève la tête il plonge dans deux lacs carmins. Deux prunelles rouge sang. Sans qu'il comprenne ce qu'il se passe il se retrouve projeté contre le mur à la tête du lit, dans la chambre qu'il occupe au manoir du maître.
Ce dernier n'a rien pu contrôler, ou si peu. Il les a vu, là, dans ce lit, trop proches. Il ne sait pas vraiment comment il a fait, juste qu'il a voulu qu'ils meurent, tous les deux. Il a eu mal. Dans sa poitrine, un organe qui ne lui servait jusque là qu'à survivre s'est mis à cogner plus fort. Il a distiller dans ses veines un poison dangereux. La jalousie, une jalousie qui, couplée à sa possessivité, on engendré une volonté de tuer plus forte que tout le reste. Et cette volonté n'est en rien apaisée avec la mort sanglante de l'être qui a souillé son amant. Non, il lui faut la mort du blond aussi.
Alors quand il le voit là, à moitié assommé sur le lit dans ses appartement il s'approche de lui, doucement. Il va le tuer d'une façon désagréable, et longue, et il va sentir le souffle de vie quitter chaque fibre de ce corps qu'il a désiré... qu'il a, maintenant que c'est finit, qu'il a aimé.
Il passe une main douce, presque tendre entre les mèches blondes et humides. Sa main descend le long du visage, elle retrace la courbe de la mâchoire, la pulpe des lèvres rouges. Il voit les yeux orageux s'ouvrir, deux lacs de mercure terne, sombre, troublé. Qu'importe. La main poursuit sa descente et s'arrête sur la gorge. Puis elle commence à serrer.
Oui...ainsi il le tuera, il se vengera de sa douleur, de la confiance qu'il croyait pouvoir donner, de la trahison.
-Pourquoi Drago? Pourquoi as-tu fait ça?
Il ne s'en rend pas compte mais il hurle. Le blond sous sa poigne se débat tant qu'il peut. IL a mal. A la tête suite aux deux chocs qu'il a reçu, à la gorge sous la pression, aux poumons sous la brûlure du manque d'air. Il essaie tant bien que mal de trouver à respirer à se défaire de la main.
-Pourquoi? Je t'aurais tout donner. Par Merlin qu'est-ce qui a pu te pousser à faire ça? Chimeria avait dit que c'était par amour. Qui 'est-ce? Que je le tue. Pour l'amour de qui Drago!?
Difficilement, il ne sait si cela servira à quoi que ce soit, mais autant que cela soit dit avant qu'il meurt, au moins au principal concerné. Il profite d'un moment où la main se dessert un peu pour essayer d'articuler un mot...ou deux...
-Pour... l'am...
-Oui...?
-Pour...L'amour...de...v...Vous...Maître...
Il n'a sitôt finit sa phrase que le brun le lâche, comme brûlé jusqu'au plus profond de sa chaire. Il s'éloigne au plus vite et au plus loin qu'il peut dans la chambre.
A ce moment de l'histoire Drago aurait pu se targuer d'avoir réussit à faire peur à Lord Voldemort, s'il n'avait été occupé à reprendre son souffle.
Il se redresse péniblement sur le lit, il est à moitié à genoux, à moitié assis. Il a mal. Devant ses yeux dansent des points noirs et blancs. Il sent une brûlure profonde dans sa poitrine. Il reprend néanmoins la parole. Il faut qu'il s'explique.
-Depuis assez tôt après que nous ayons commencé à...coucher ensemble j'ai essayé de... d'enfouir, de refouler ce que je ressentais. La première fois que vous m'avez rejeté pour cette histoire avec Harry... j'ai eu mal à en crever! Puis...vous m'avez écouté, quand je vous ai dit que vous m'aviez manqué ce n'était pas seulement nos coucheries. C'était vous. Vous-même, pas juste vous en tant qu'amant. Et puis tout est revenu à la normale.... J'ai continué à vous obéir, à me plier à vos désir sans rien chercher d'autre auprès de vous que... que ce que j'avais déjà, c'était déjà tellement pour moi! Et puis j'ai fini par ne plus tenir. Oui je suis faible, certainement trop sensible pour supporter que celui que j'aime me rejette deux fois de suite. Et cette nuit là vous m'avez ordonné de ne plus revenir. Juste après que je crois avoir une quelconque chance. Vous aviez été...tendre...compréhensif, attentif envers moi. J'ai interprété ça de travers sans doute. J'ai cru à une certaine affection mais non. Le soir même vous m'avez jeter une nouvelle fois. Mais là je n'ai pas tenu. Il fallait que je trouve quelque chose pour... pour oublier que jamais je ne vous aurais. On ne possède pas un Seigneur des Ténèbres... Alors, je me suis enfermé en moi-même... j'ai recommencé ma vie comme avant vous... Et là vous revenez...vous manquez me tuer... Et quand je vous en donne une raison vous reculez! Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que vous compreniez? Quand j'ai prêté serment je vous ai dit vouloir vous plaire, mais quand vous changez d'opinion, d'avis, tout le temps... comment est-ce que je peux savoir...?
Pendant qu'il parlait Drago n'a pu retenir ses larmes. Tout ce qu'il accumule depuis près de deux ans veut sortir...maintenant. Et là, sur sa dernière question sa voix se brise. Il a la tête baissée, les larmes coulent et tombent sans retenue, sans qu'il puisse faire quoi que ce soit pour les retenir. Il en a besoin. Mais surtout il a besoin de réponse.
Le Lord lui est troublé au delà des mots. Jamais il n'avait supposé que le jeune home puisse attendre tant de lui. Lui qui reste un mage noir, lui qui ne doit pas aimer et quoi pourtant ne peut s'en empêcher. Et pourtant... pourtant il le hais. Il ne sait pourquoi mais il hait cet homme en face de lui prostré qui vient de lui cracher à la figure tout son amour, toutes ses faiblesses, toutes ses attentes, tout ce qu'il veut. Il ne sait pas quoi faire pour la première fois de sa vie. Ses envies et sa raison se disputent ses réactions.
Il ne veut que réconforter le blond, le serrer dans ses bras et lui dire qu'il regrette, qu'il ne recommencera pas, que pour toujours il le gardera près de lui parce qu'il l'aime aussi.
Mais sa raison lui hurle de s'éloigner de lui. Il n'a pas le droit de faire ça. Il doit finir ce qu'il a commencé. Il doit tenir ses engagements. Et puis...
-Un Seigneur des ténèbres n'aime pas.
Sa voix, il ne sait comment il a fait, mais elle était froide, glaciale, tranchante et sûre. Il voit le blond se recroqueviller encore plus sur lui, il le voit tenter d'étouffer ses pleurs. Il doit continuer...ainsi il n'aura plus de problème. Drago va le ha¨rr du plus profond de son âme et tout sera bien mieux ainsi. Il doit continuer...
-Demain, à la première heure, tu recevras un ordre de mission. Fait d'ores et déjà tes adieux à ceux que tu veux, tu ne les reverra pas de si tôt. Maintenant va-t-en.
Mais c'est lui qui sort. Il prend la porte menant à son bureau, le traverse, entre directement dans une pièce qui lui reste réservée puisque personne n'en connait l'existence.
Drago lui, est mort... il savait déjà que des paroles pouvaient tuer,mais là... il vient de le vivre. Au moins, se dit il, il ne peut pas tomber plus bas. Jamais il n'avait aimer ainsi et jamais il n'avait été blessé ainsi. Il en crève, c'est peut-être ce qu'il devrait faire. Mourir. Mais jamais il n'aura le courage, la force, ou la lâcheté de se tuer lui-même... Alors autant obéir...encore. Et faire comme toujours. Semblant.
Alors, la mort dans l'âme, le cœur écrasé mais les yeux secs il se lève et obéi... Il s'en va, transplane directement chez lui.
Juste après son départ, dans tout le manoir on ressent les fondations qui tremblent. En se rapprochant des appartements du Lord on ressent la puissance magique à l'état pur. Dans les quelques pièces qui forment ces appartements il était possible de voir des flammes uniquement composées d'énergie, rouge, sanglante. Et dans cette pièce où le Seingneur des Ténèbres s'est enfermé on trouve un homme brisé, à genoux, les bras serrés sur lui même, tremblant.
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On ne tape pas. On se dit que le tragique ne fait que commencer et on sort les mouchoirs ^.^
Je préviens d'avance pour quelques petites choses...
- Les chapitres devenant dès maintenant un peu plus...important au niveau du contenu j'entends, il me faudra certainement un peu plus de temps pour les écrire, donc, la publication de « un chapitre par semaine » va certainement être un peu chamboulée. Je m'en excuse mais...pas trop le choix si vous voulez quelque chose qui tienne la route ....
- Les deux chapitres qui vont suivre vont faire un focus. C'est à dire qu'ils ne concerneront qu'un des deux personnages et vous n'entendrez pas parler de l'autre. D'abord Drago ensuite Voldy... voilà, bon ça c'était pas trop important mais bon ^.^
Si vous avez de la chance donc, à la semaine prochaine...sinon...à un peu plus tard ^^
