Paprika-star : ^^ j'ai toujours aimé faire peur aux gens ^.^ Pour ce qui est de tes questions...les réponses arrivent dans ce chapitre.
enjoy ;)
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Cela faisait déjà trois semaines. Trois semaines que Drago était à Poudlard. Trois semaines que ni le Lord ni sa famille n'avaient de nouvelles. Trois semaines que Liandre demandait après son frère, trois semaines que son père lui répondait qu'il allait certainement revenir dans peu de temps mais que, non, il ne savait pas où il était. Et autant de temps que les relations entre le Lord de Harry s'étaient bien dégradées. Ce qui avait quelque chose de logique puisque savoir Drago emprisonné mais ne rien savoir de plus énervait quelque peu Voldemort.
Mais un jour cet état de fait changea quelque peu. Ce jour là le Lord avait voulu aller voir Harry, pourquoi il se le demandera toujours mais le fait était là. Peut-être avait il senti qu'il devait y aller...que c'était nécessaire mais, qu'importe, il y était allé. Et il avait trouvé Harry en grande conversation avec les miroirs que Drago lui avait donné quelque années plus tôt lors de son arrivée. Cependant il ne parlait pas à un de la famille Wesley, ni à Granger, ni Lupin, ni un quelconque membre de l'Ordre mais à Dumbledor lui-même.
Ayant revêtu sa cape le Lord s'approcha derrière Harry jusqu'à l'enlacer sous les yeux du vieil homme qui était assez surpris. Et ce fut lui qui engagea à nouveau la conversation.
-Harry. Tu peux m'expliquer.
-Je vais le faire à sa place professeur si vous permettez. Cela fait désormais cinq années qu'Harry vit ici et un peu plus de quatre que nous sommes amant. C'est cela chaton? Quoi qu'il en soit, je ne le retiens pas prisonnier comme tu peux le penser, il a accès à tout ici et peut franchir les barrières anti-transplanage... ce qu'il n'a jamais tenté à ma connaissance.
-Harry... c'est vrai?
-O...Oui professeur. Mais je ne savais pas que les protections du manoir étaient levées!
-Harry comment peux-tu lui faire confiance? Il a tué tes parents et il n'hésitera pas à te faire subir le même sort lorsqu'il en aura l'occasion!
-Cela fait cinq ans que j'ai l'occasion de le faire à n'importe quel moment vieux fou. S'il reste c'est qu'il le veut.
Il y eut un silence, le miroir reprit sa forme d'origine, ne laissant plus paraître que le visage de Harry. Doucement alors le Lord mit sa tête dans le cou du plus jeune le faisant frissonner de son souffle léger. Mais le Survivant se dégagea afin de faire face au Lord et de planter son regard dans le sien.
-C'est vrai? Les protections sont levées? Je peux partir quand je veux?
Son vis-à-vis soupira.
-Oui. Oui tu peux franchir ces barrières, elles sont toujours là mais elles n'ont plus prise sur toi.
-Depuis quand?
-Depuis que je t'ai placé sous la garde de Drago, depuis le début presque.
-Pourquoi tu n'as rien dit?
-Et prendre le risque que tu partes? Mais si tu avais vraiment voulu qu'importe que tu crois que des obstacles existent tu aurais foncé dedans comme le bon griffondor que tu es. Tu n'as jamais voulu partir. Est-ce que je ne t'offre pas ce que tu as toujours voulu Harry? Tu n'es pas heureux ici? Avec moi... Si c'est le cas tu peux partir je ne te retiendrais pas.
Puis le silence à nouveau. Long et tendu. L'expression du plus jeune reflétait parfaitement ses pensée. Il n'en croyait pas ses oreilles. Voldemort voulait qu'il reste à ses côtés. Et en y réfléchissant, si, il avait ce qu'il voulait. Il était accepté, aimé, n'avait pas à obéir à une prophétie, il pouvait toujours parler à ses amis sans problème, leur écrire, bon...il ne pouvait pas les voir physiquement parlant, mais c'était un détail. Après tout...oui... ce qu'il voulait était là, dans ce manoir... Et le Lord avait l'air tellement sincère. Dans les deux prunelles vertes le Seigneur des Ténèbres voyait tout cela. Et il vit avec ravissement la volonté du plus jeune s'écrouler, s'incliner devant lui. Pour un peu il en aurait sourit.
Mais non, il devait garder son masque de parfait petit affligé voir désespéré que son amant chéri parte... pour un peu il en aurait vomi...
Puis ils entendirent un grésillement, signe que le miroir était activé de l'autre côté. Les deux bruns revirent le visage du directeur de Poudlard, souriant, mais avec un air qui ne dit rien à Voldemort...voir même qui lui disait qu'il était en mauvaise posture.
-Au fait Tom.. Je n'aurais jamais pensé que tu investirais le manoir de Serpentard, salir ce lieu par ta présence et tes idées, mais surtout que tu arriverais à passer outre les protections. Cela doit être ton sang, même mêlé il est encore porteur de la pureté de Salazar. Le pauvre fondateur doit se retourner dans sa tombe. Je voulais juste te prévenir de deux choses. Une que tu ne dois pas ignorer. Drago est à Poudlard, pour le moment il va bien, mais je ne peux rien garantir. Avec toutes les personnes qu'il a tué, certains pourraient avoir envie de se venger. Et deuxièmement... Les Aurors et l'Ordre savent où tu es, ils connaissent parfaitement l'emplacement du manoir et devraient arriver dans peu de temps. Sur ce... bonne journée Tom.
Puis une fois de plus le miroir reprit sa teinte originelle. Le Lord par contre avait considérablement pâlit. Mais il reprit vite ses esprit. Il pointa sa baguette directement sur sa gorge et dans la seconde qui suivit sa voix se fit entendre dans le manoir entier. Il ordonnait à tous ceux qui étaient là de quitter l'endroit, de retourner chez eux et ne pas en bouger. Il dit aussi à ceux qui étaient aux archives de tout emporter avec eux. Puis il fini par dire qu'il donnerait des ordres plus tard par hibou. Quand ce fut fini il prit une plume qui se trouvait sur le bureau de Harry et rapidement lança un sort. Il se tourna alors vers son jeune amant.
-Bien... Harry. Comme tu as dut le comprendre, je dois partir d'ici. La bataille finale ne se fera pas ainsi et surtout pas ici, je le refuse. Alors... je vais prendre le risque de te faire confiance. Je sais que tu as cru être prisonnier ici pendant toutes ces années et je ne connais pas le fond de ton cœur. Mais j'espère que tu me reviendras Harry. Je vais te laisser ici, quand les Aurors arriveront ils ne te feront rien, l'Ordre encore moins, tu ne risques rien. Alors je vais te faire confiance et te laisser retourner auprès de ceux qui veulent te revoir, je t'y ai soustrait bien trop longtemps tu dois vouloir les revoir. Cette plume est un portauloin, dit mon nom et tu te retrouveras là où je vais d'accord?
Il s'arrêta de parler à ce moment là. Il se disait que jamais, jamais il ne fallait que Drago apprenne ce qu'il venait de dire. Même à ses propres oreilles ça sonnait horriblement faux. Cela sonnait faux parce que ce n'était pas vrai. Il savait parfaitement qu'après un temps passé auprès de ses amis il lui reviendrais. Parce qu'il lui offrait ce qu'il voulait, amour, calme, quiétude et aucune obligation de quoi que ce soit. Quand il se serait rendu compte que là bas, il reprendrait un entrainement magique intensif, on lui redirait tous les jours qu'il devait absolument le tuer pour sauver le monde et d'autres choses encore... Son esprit pencherait pour le Lord parce qu'il le laissait vivre comme un jeune homme de son âge et pas comme un Sauveur de l'Humanité.
Puis il embrassa rapidement son cadet et sortit de la chambre. Il transplana directement dans ses appartement. Là il fit disparaître tout ce qui pouvait être dangereux si cela se trouvait dans les mains de l'Ordre. Enfin...disparaître c'était un très grand mot. Il lança un sort de rapetissement sur tous les objet et papiers qu'il voulait emporter et les mis dans une boite (la première qu'il trouva et qui était celle que Drago lui avait envoyé quatre ans plus tôt avec le collier de Serpentard et le collier de maintient des Malfoy). Ensuite il appela Nagini, cette dernière arriva rapidement, avisant le bureau presque désert elle s'en fut directement dans la chambre du Lord. A peine eut elle déserté la pièce où se trouvait son maître qu'une forte détonation se fit entendre ainsi que des bruits de course assez nombreux. Pestant le Lord vida ses appartements de tout ce dont il avait besoin. Il devait partir et très vite. Enfin il alla dans sa chambre. Là il retrouva ses six serpents, calmes enroulés autour des montants du dais de son lit. Tous sifflaient demandant à tord et à travers ce qu'il se passait, pourquoi il était si agité, pourquoi il vidait sa chambre, où il comptait aller et d'autres choses encore. Quand il fut certain qu'il ne restait rien qui soit important il consentit à leur répondre. Le manoir était attaqué et il quittait les lieux, il y reviendrait quand il en aurait la possibilité et pas avant. Et il dit qu'il les emmenait avec lui. Sitôt Nagini vint s'enrouler autour de lui comme de coutume. Les cinq autres sifflèrent de mécontentement, ils savaient parfaitement ce qui allait se passer. Le Lord allait les rapetisser jusqu'à ce qu'ils tiennent dans le creux de sa main et ne leur rendrait leur taille qu'une fois arrivés à destination. Contrairement à ce que l'on peut penser les animaux ont une réaction face au changement de taille, comme les humains. C'est désagréable et particulièrement déroutant. Mais n'écoutant pas la moindre remontrance il miniaturisa effectivement les cinq reptiles qui s'enroulèrent d'eux même à ses poignets. Alors qu'une secousse de plus ébranlait le manoir il vérifia grâce à un sort de détection qu'il ne restait plus aucun mangemort en demeure et supprima les protection, puis enfin transplana.
Dans les livre d'Histoire qu'on fournit à Poudlard maintenant cette première attaque sur le Manois de Salazar Serpentard est connue et reconnue en tant que le début de la chute du Lord. On vous raconte qu'il y a eu une bataille, et oui il y en a eu une... Les Aurors et l'Ordres contre certains qui n'avaient pas eu le temps de partir. Je ne minimise pas l'action de nos troupes mais ... je dirais juste "A vaincre sans péril on triomphe sans gloire". C'est tout... On se réjouira aussi des prisonniers qui furent libérés ce jour là...
Voldemort donc avait transplané. Au manoir Malfoy. Pour une fois il s'était dit qu'il n'allait pas transplaner directement à l'intérieur il se trouvait donc à l'entrée du domaine. Il entra tranquillement n'écoutant que d'une oreille très distraite les récrimination des serpents qui n'appréciaient décidément pas d'être aussi petits. Mais arrivé à la moitié du chemin qui reliait le portail à la porte il en eut un peu assez et leur redonna leur taille normale. Sitôt ils commencèrent à se diriger vers le jardin. Le Lord leur dit juste de ne pas toucher aux paons, ils étaient importants pour le maître des lieux.
Lorsqu'il entra dans la demeure il la trouva silencieuse. Mais rapidement un impedimentia se fit entendre. Soupirant le brun se dirigea pers la source du sort d'entrave. Avant d'avoir pu arriver à la porte donnant sur le jardin il croisa Lucius son fils dans les bras, ce dernier retenait difficilement quelques sanglots.
-Que me vaut l'honneur monseigneur?
-J'aurais un service à te demander Lucius.
-Vous n'avez pas de service à demander mais juste à ordonner, quand bien même l'un de vos serpent à failli tuer Liandre, car ce sont bien les vôtres qui vagabondent joyeusement dans mon jardin non?
N'attendant aucune réponse le blond continua sa route se fichant royalement du manque de respect flagrant dont il faisait preuve, il avait d'autres occupations pour le moment. Comme essayer de rassurer son dernier fils qui avait vu arriver vers lui , très vite, un serpent plus grand que lui (du moins plus long...beaucoup plus long...). Et puis il entendant le Lord marcher calmement à sa suite. Il rejoint alors un salon commun de la demeure. Il déposa son léger fardeau dans un fauteuil. Le garçon, les yeux écarquillés se recroquevilla sur lui-même. Tout en cherchant dans un petit placard une quelconque potion il repris la parole.
-Que voulez-vous Maître?
-Le manoir vient de se faire attaquer. Je n'ai pas l'habitude de demander cela mais...
-Tant que vos serpents ne s'approchent plus de mon fils vous pouvez rester ici, si c'est bien cela que vous demandez.
-C'est cela ...
-C'est donc réglé, je vous ferais préparer une aile du manoir, je suppose que vous aurez besoin de place.
Il avait conservé une voix froide et mesuré tout le long de leur échange. Lorsqu'il ressortit la tête des divers potions et liqueurs disposées dans le placard il avait une fiole remplie d'une potion ambrée tirant sur le rouge dans la main. Avec une douceur dont le Lord ne croyait pas son mangemort capable il fit boire la potion à son fils qui se détendit doucement jusqu'à s'endormir.
-Je ne le savais pas ophidiophobe*.
-Il ne l'est pas. Mais à cinq ans lorsque vous voyez un serpent de près d'un mètre et demi venir vers vous sans que vous sachiez pourquoi, d'où il vient, ce qu'il veut, vous n'avez pas beaucoup de réactions. La peur en est une bonne entre toutes, cela prouve qu'il a un minimum d'instinct.
-C'est vrai...
-Bien, maintenant si vous n'y voyez aucun inconvénient je vais le coucher, vous faire préparer une aile au manoir et renforcer les défenses, je pense qu'on en aura besoin.
Et sans plus de cérémonie il laissa le Lord, seul, dans le salon, emmenant son fils dans sa chambre. Pendant les semaines qui suivirent Voldemort fit réunir au manoir Malfoy toutes les archives qui avaient été sauvées, il s'installa à son aise. Les protections furent montées à leur maximum, ainsi apprêté le manoir Malfoy fut aussi, voir plus, imprenable que le manoir du Lord. Et ce n'est pas peu dire, certainement que la présence du possesseur, en vie, était bénéfique aux défenses.
Le climat dans la maison s'adouci peu à peu. Au départ Liandre fuyait le Lord comme la peste, ne sortant presque plus de sa chambre ne voulant pas croiser un des reptiles mais après qu'il eut compris que ces derniers restaient dans l'aile réservée au Lord cela allait beaucoup mieux. La cohabitation se faisait tranquillement. Enfin en apparence...
Lucius recommençait à ne plus dormir ce qui influençait assez sur son humeur. Autant avant on aurait put dire qu'il était calme, un calme froid certes mais calme, là il était devenu seulement froid.
Le Lord avait à peu près la même attitude. Il se creusait la tête afin de trouver un moyen d'aller chercher Drago. Il n'arrêtait pas d'y penser et aussi il songeait au fait que laisser Harry avec un portauloin conduisant directement au manoir Malfoy n'était pas forcément la meilleure idée qu'il eut jamais eu... voir c'était une mauvaise idée. Si jamais il n'avait pas assez travaillé sur le cas du brun cela pouvait devenir très dangereux, un portauloin pouvant transporter beaucoup de personnes il lui serait si facile de ramener l'ordre au complet (enfin encore que sur la plume il n'y avait pas tant de place que cela...) et donc investir rapidement le manoir... Il fallait qu'il arrête de penser à cela...sinon il sentait qu'il allait devenir fou, ou pas loin.
Et le pire dans tout cela, Liandre, le petit frère, venait souvent le voir et demandait tout ce qu'il pouvait sur Drago. Lucius avait dut lui dire qu'ils se connaissaient...bien on va dire. Bon...il est vrai qu'il appréciait assez le petit blond. Il était vraiment innocent en tout avec ses grands yeux bleus qui le regardaient à demi fasciné quand il racontait ce qu'il savait (le peu qu'il savait en fin de compte) de Drago.
Donc, en gros, l'humeur massacrante des deux adultes était efficacement contrebalancée par la gaité et l'ingénuité de l'enfant.
Ce n'est qu'au bout de trois mois ils obtinrent enfin des nouvelles. Et pas forcément des nouvelles qui leur plurent. La première leur parvint grâce à Chimeria. Au début cela ne sonna guère aux oreilles du Lord, cela ne lui disait rien. Elle avait juste dit que la partie du château où il se trouvait était hors de portée des tableaux. Or les tableaux se déplacent dans les autres cadres (logiquement) mais le peuvent aussi par les fenêtres, ce qui leur donne une apparence de fantôme pour quelques secondes. Mais donc à l'aide de Lucius et de quelques plans originaux du château Voldemort finit par s'apercevoir que le seul endroit dans le château dépourvu de fenêtre se situait sous le lac. En fait il se situait en dessous de tout... sous le niveau des cachots, sous le niveau du fond du lac, sous les fondations,... Sur le plan il y avait marqué en titre « oubliettes ». Malfoy père expliqua que lors de la construction du château Serpentard et (bizarrement) Serdaigle étaient tombés d'accord pour créer des oubliettes. Cela pouvait servir en cas de guerre. Le château était une école, certes, mais à la base il n'en restait pas moins une forteresse quasi imprenable. Et donc pour aider...au cas où, ils avaient, seulement eux deux, fait aménager (bien grand mot) des oubliettes. Et donc, se situant si loin sous terre nulle besoin n'était de mettre des fenêtres, ou de le décorer de tableaux.
La deuxième nouvelle fit hurler toutes les alarmes du manoir. Rapidement Liandre descendit dans le hall commençant à ouvrir la trappe dissimulée dans le plancher (comme c'était prévu en cas d'attaque du manoir) pendant que Lucius et le Lord vérifiaient qui arrivait. Et il y eut à ce moment un nouveau problème au manoir. Des fenêtres du rez de chaussée les deux hommes virent avancer Harry Potter. Le seul, l'unique qui, comme l'avait imaginé le Lord, était venu. Et quand il baissa sa garde il poussa un soupire. Il savait qu'il avait oublié de dire quelque chose à Lucius...
-Vous avez une bonne raison pour lui avoir donné un portauloin donnant sur le manoir je suppose Maître... Par Merlin, faites que vous en ayez une...et très bonne. Ce n'est pas une menace envers vous mais dans peu de temps il va se rendre compte qu'il faut avancer vers le manoir pour trouver une âme vivante et à ce moment là je l'expulserais si je n'ai pas une raison.
-Laisse lui le temps d'arriver, je t'expliquerais... plus tard.
Serrant les dents le maître des lieux alla chercher son fils au sous sol tandis que le Lord était sortit. Dès qu'il le vit le plus jeune se dépêcha d'aller vers lui et sans dire un mot l'étreignit.
-Pourquoi ils ne veulent pas comprendre Tom? Pourquoi?
-Entrons Harry, tu m'expliqueras ça au chaud tu veux...?
Le plus jeune opina et ils entrèrent à l'intérieur du manoir. Le Lord le conduisit jusqu'à un salon très peu utilisé par les Malfoy. Là le plus jeune demanda pourquoi personne ne voulait comprendre qu'il ne voulait pas accomplir la prophétie. Et ainsi il passèrent une partie de la journée et la nuit à discuter des réactions de l'Ordre, de ses amis, sa famille de substitution et beaucoup d'autres choses.
Puis six autres mois passèrent. La venue de Potter n'enchantait pas le moins du monde Lucius. Liandre semblait aussi fuir cet hôte à moitié désiré et ce pour une raison qui demeurait obscure à tous...sauf lui. Et c'est à peu près à ce moment, sept mois après, que le Lord trouva une solution à son problème. C'était osé, dangereux, incertain, mais c'était la seule option concrète et réalisable qu'il avait.
Engager ses mangemorts dans une attaque en règle du château serait suicidaire il le savait, tenter une percée par le lac semblait tout aussi irréalisable, les élèves qu'il avait de son côté entre les murs ne seraient que peu utiles n'ayant pas accès à cette partie de l'école. Alors il s'était résolut à enlever quelqu'un et à l'échanger contre Drago. C'était le seul moyen... du moins le seul qu'il avait trouvé. Mais qui alors? Ils seraient tous capables de se sacrifier pour les autres sans la moindre hésitation, c'était certain. Alors il fallait s'en prendre aux plus jeunes, ceux auxquels les adultes tiendraient le plus. La promotion de Potter à Poudlard, ceux qui partageaient sa classe, son dortoir, ses cours et tout le reste. Il arrêta son choix sur les deux plus proches amis de Harry et paradoxalement sur un certain Crivey, Collin. Il était devenu apprenti journaliste... du moins c'est ce qu'en disaient les travaux de Drago sur lui... ces travaux qu'il lui avait demandé de réaliser au début, juste après qu'il lui ai demandé... Cela semblait remonter à tellement loin pour le Lord... En même temps ce n'était pas totalement faux cela faisait près de huit ans...
Pendant ces six premiers mois Drago, lui, survivait tant bien que mal. Et plutôt mal que bien. Il était remisé, abandonné, dans une cellule froide, humide, sans aucun confort quel qu'il soit. Ho si...il avait une paillasse en guise de lit... mais cela excepté... Il avait cru, au début, que les membres de l'Ordre viendraient le voir pour l'insulter au moins, déverser leur fiel, leur haine et leur tristesse. Mais non, rien du tout, rien ni personne n'était venu.
Rapidement il perdit le sens du temps. Puis de l'espace. Mais il gagna une vision plus précise dans l'obscurité. C'était normal, il ne voyait presque pas de lumière. Il était plongé dans un noir total. Il savait qu'il était sous terre et si cette réalité lui avait semblé plus que dérangeante au début, le rendant presque claustrophobe, il avait dut se contraindre à s'y habituer. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là et encore moins pour combien de temps encore.
Mais ce qu'il savait en revanche c'est qu'il avait froid, qu'il se sentait sale, perdu, qu'il avait faim, bien sûr on lui donnait à manger, une fois par jour, le strict minimum pour la survie en somme. Il avait donc beaucoup maigri.
Aussi au fil de sa captivité il était tombé malade plusieurs fois. Il se souvenait avoir toussé, beaucoup, un goût de sang lui revenant souvent e bouche. A ces moments là ses poumons le faisaient souffir le martyr. Mais à chaque fois quelques temps après que ce mal soit venu, il repartait sans qu'il sache comment ni pourquoi.
Mais une chose lui donnait un peu de joie, des fois, quand il se perdait à y penser. Il pensait à Liandre, son frère, il se disait que lui au moins était en sécurité au manoir, avec son père. Il allait grandir, dans ces moments là Drago imaginait comment son petit frère allait devenir. Il se surprenait à s'évader hors de sa cellule pour quelques heures de rêve. Mais aussi il ressentait au fond de lui une satisfaction amère. Il était heureux... même si ce n'est pas le mot approprié, parce qu'il avait plut à son Maître une dernière fois avant de se faire stupidement capturé. Mais ce sentiment était contre balancé par les souvenirs du Lord, d'eux, si jamais un « eux » avait existé, et il se plaisait à le croire. Mais dès qu'il pensait cela, il lui revenait en mémoire les douleurs du cœur qu'il avait subit à cause de lui et dans ces moments là il se recroquevillait dans un coin de la cellule de pierre et essayait de ne plus penser à rien.
Il s'était rendu compte aussi, plus le temps passait et plus il se sentait sale, honteux, vide et mort, du moins son âme se mourait un peu chaque jour. Et chaque jour il avait un peu plus mal, tant physiquement que psychologiquement. Mais cela il ne le comprenait pas le moins du monde. Une chose cependant était sûre pour lui, dès qu'il entendait la porte de l'endroit où il était s'ouvrir, dès qu'il voyait un peu de lumière, il savait qu'il ne saurait rien. A chaque fois qu'il voyait et entendait cela, juste après il ne se souvenait que d'un immense trou noir et béant de néant. Et chaque fois il craignait plus la fois suivante sans savoir d'où lui venait cette peur, cette panique. Car c'était bien cela, dès qu'il reconnaissait le bruit et la lumière il se mettait à trembler, une fois il se souvenait avoir vomi... il y a longtemps...ou pas.
Puis un jour il y avait eu du bruit au dessus, très loin...très très loin au dessus, il l'entendait grâce aux pierres. Beaucoup de bruit et de mouvement, des cris, et cela avait duré longtemps. Et il ne comprenait pas mais ensuite ce dont il se rappelait c'était une succession très rapprochée de trous noirs, d'absences.
Une fois suite à cela il s'était réveillé avec l'avant bras gauche lacéré. Il avait pleuré cette fois là. Pas de douleur, non ça il s'y était plus ou moins habitué, mais de tristesse. Parce qu'à ce moment là il ne pouvait plus distinguer, même faiblement, les reflets argentés réagissant à toute source, aussi infime soit-elle, de lumière. Et pourtant il avait cherché, pendant longtemps. Il avait cherché à retrouver sa source de lumière, ce chatoiement léger et froid, cette marque, seul vestige de ce qu'il avait été...un jour. Dès lors il avait commencé à ressentir plus violemment, le froid, la faim, la soif et la solitude. Alors il avait trouvé un moyen d'y échapper. Il se plongeait dans ses souvenirs. Mais à chaque fois qu'il en revenait il avait plus mal, il se sentait encore moins bien que la fois d'avant. Mais il ne pouvait plus se passer de cela. Que lui restait-il excepté ça? Il avait tendance à croire que la réponse était rien...
Et puis un jour, (quand? il ne le saurait qu'après) la porte s'ouvrit, la lumière entra mais cette fois ci il se souvint. Rapidement on le fit sortir ce sa cellule. Il fut aveuglé par la lumière d'une simple torche, lui qui n'avait pas vu de lumière si forte depuis longtemps. Sans qu'il se rende bien compte de ce qu'il se passait on lui lança quelques sorts. Sitôt il se sentit un peu moins sale... un peu seulement. On l'amena dans une salle en lui donnant des vêtements propres et entier, les siens il s'en rendit compte à cet instant étaient dans un état tel qu'on ne pouvait pas vraiment les qualifier de vêtements. Alors le plus vite qu'il put il s'habilla, se demandant sans cesse ce qu'il se passait, pourquoi on le faisait sortir, pourquoi....Pourquoi simplement....
Puis dès qu'on vint le rechercher on lui dit simplement deux mots, qui en entrainèrent bien d'autres mais deux mots qui changèrent sa vision des choses de façon impressionnante.
-Tu sors.
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(*) Ophidiophobie : phobie des serpents
Fin : -4 chapitres
J'ai enfin le compte total, donc encore quatre chapitres et c'est la fin finie...enfin normalement... -_-'
En espérant que ça plaise toujours ^_^
