Paprika-Star : Oui... enfin libre ^.^ Et pour de bon. Pour Liandre, j'avais dit que je l'aimais beaucoup aussi ^^, on le revoit dans ce chapitre...et dans celui d'après...

Originel : Comment ne pas pardonner à quelqu'un qui review tous mes chapitres ^-^ Pour Bella...si elle a envie de le trucider l'autre taupe... la haine viscérale hein, et puis chui pas certaine que ça soit elle qui ait ouvert les hostilités. Maiiiiis bon Ne suis contente que ce chapitre t'ai plut tant que ça ^^

Avant dernier chapitre... Vous connaissez l'expression : plus dure sera la chute? ^.^
Enjoy ;)

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Ce ne fut que beaucoup plus tard dans la journée que Lucius revint chez lui. Il semblait fatigué et assez fermé. Mais avant que le Lord n'ait put dire quoi que ce soit le blond se fit apostropher par Chimeria qui semblait très agitée.

-Comment va-t-il Lucius?
-Mal.
-Mal...comment mal? A quel degré...?
-Je doute qu'il se remette un jour de ce qui s'est passé là bas...quoi qu'il ai put se produire.
-Bien... je suppose qu'il dort. Quand il se réveillera...
-Je n'y manquerais pas. Pour le moment je vais chercher Liande, peut-être que lui pourra quelque chose. Il est réveillé?

La jeune femme s'en fut pour revenir avec un léger sourire quelques secondes après.

-Il descend. La pré-science est utile des fois non?
-Je n'en ai jamais douté.

Avant que le garçon n'arrive Lucius fit un rapport léger sur l'état de Drago au Lord. Et lui demanda de ne pas trop s'approcher de lui lorsqu'il le verrait. Sa magie était faible mais extrêmement volatile. Il n'y avait pas eu trop de problème lorsque lui-même ou Severus s'étaient approché parce qu'il connaissait ces magies et que depuis son enfance elles interagissaient. Mais la magie du Lord était bien trop forte pour qu'il ne se sente pas attaqué ou qu'il refasse une dépendance magique. Voldemort accepta cette condition. Lui la seule chose qu'il voulait pour le moment c'était voir Drago. Il savait que ça ne serait pas une parti de plaisir, mais il avait un besoin viscéral de le voir, de se rendre compte qu'il était bien là, en vie. En son esprit il se promit de ne jamais plus le laisser seul, sans surveillance. Il voulait le protéger jusqu'à la fin. Toujours. Rien ne lui importait plus, sauf Drago. Il savait qu'il avait fait d'énormes erreurs de décisions avec lui, maintenant il prenait la résolution de tout faire pour réparer cela. Si c'était encore possible.

Il entendit à peine la destination que Lucius donnait par cheminette lorsqu'il repartit emmenant son fils. Le manoir Prince...

Il s'apprêta lui aussi à entrer lorsqu'une vois le retint.

-Je peux vous parler... deux minutes cela ne prendra guère plus.
-Faites vite Chimeria.
-Vous rappelez-vous de ce que disait la prophétie, rapport au fait que vous mourriez deux fois?
-Oui.
-J'y ai réfléchi... quelques temps. Je pense que cela parlait de la mort spirituel et de la mort physique. Vous n'êtes plus Voldemort depuis qu'il est revenu n'est-ce pas... Ou même depuis qu'il est partit il y a cinq ans maintenant... cela se voit dans votre attitude, lorsqu'on vous voit au quotidien je vous rassure, mais aussi physiquement... Vos yeux ne sont plus rouges lorsqu'il s'agit de lui. Et Drago m'avait dit que vous aviez les yeux noirs avant... A savoir la teinte précise qu'ils ont maintenant, alors que je vous parle de lui...

Le Lord soupira fortement fermant les yeux.

-Oserais-je dire que j'avais espéré que cela ne fut pas...? J'aurais préféré demeurer Voldemort. Cela aurait été tellement plus simple. Mais que voulez-vous, on ne choisi pas. Si cela peut vous rassurer, bien que la situation ne vous pousse pas à ces sentiments, je ne ferais plus rien qui puisse gêner, ou troubler Drago, quand bien même j'en suis amoureux. Mais je ferais mon possible pour qu'il reste en vie, je ne supporterais pas sa mort.
-Quand bien même il serait fou, ou désespéré de vivre?
-A ces seules conditions et pour son bien je plierais devant la mort, devant sa mort. Mais rien d'autre ne se placera entre moi et sa survie. Je suis prêt à vous faire un serment en ce sens.
-Point n'est besoin. Je vous crois sur parole. Et je crois vos yeux. Maintenant je pense qu'il est temps pour vous d'aller chez Severus, ils doivent vous attendre.

Acquiesçant légèrement le Lord s'en fut par cheminette. Lorsqu'il arriva il fut de suite entraîné par Lucius vers une autre pièce. Cependant cette dernière était fermée. Lucius lui expliqua que Drago ne supportait visiblement pas, du moins plus, les contacts physiques de qui que ce soit. Excepté de Liandre, et ce pour une raison connue de lui seul. Sinon, ce fait excepté il était en grave dénutrition, comme si on l'avait affamé pendant tout ce temps ne lui donnant que le nécessaire à sa survie. En plus de cela il était possible qu'il ait été torturé mais n'en gardait aucun souvenir, ce qui amenait aussi la question de la torture mentale ou d'un traumatisme particulièrement fort. Cependant il ne semblait pas traumatisé à première vue. Un peu perdu, faible ça c'était certain mais il parvenait sans problème à tenir une conversation, bien que sa voix ne soit plus tout à fait la même. Dernier bémol ayant vécu dans le noir pendant une année complète ses yeux ne supportaient qu'une faible luminosité mais cela allait passer sans aucun doute.

Il avait été impossible de le déplacer de là où il était arrivé avec Severus, c'est à dire dans le salon, jusqu'à un fauteuil métamorphosé pour l'occasion en lit, donc il faudrait attendre, soit qu'il accepte qu'on le touche pour pouvoir le transporter jusqu'au manoir Malfoy, soit qu'il en soit capable lui-même. Ce qui ne saurait tarder en vérité.

Suite à ces quelques explications Lucius ne vit pas d'inconvénient à ce que Voldemort entre dans la pièce, ce qu'il fit lui-même. La porte, restée ouverte, laissait passer un air chargé de chaleur, les reflets fauves d'un feu jouaient sur les murs, sinon cela il n'y avait aucune autre lumière. Il entendait faiblement parler son amour. Une vois pleine de souffle, un peu rauque et un peu plus grave que dans son souvenir. Certainement des séquelles de son emprisonnement. Soupirant, se disant que ce n'était pas un bon moment pour se montrer, le Lord retourna au manoir Malfoy. Il avait des comptes à régler avec Harry et un nouvelle à annoncer à ses prisonniers. Ils seraient torturés allègrement dès que l'on saurait exactement ce que les leurs avaient fait à Drago.

Finalement au terme de cette réflexion il se dit que sa discutions avec Harry attendrait un peu. Pour le moment il était un peu trop sur les nerfs pour être parfaitement calme et torturer quelqu'un l'apaiserait. De retour au manoir Malfoy il descendit dons dans les cachots se fichant éperdument du fait que son visage était parfaitement visible. Avec de la chance de toute façon ils deviendraient fous avant de pouvoir le décrire à Dumbledore.

Une fois arrivé en bas il se dirigea calmement vers le cachot commun à ses trois prisonniers. Ces derniers discutaient tranquillement lorsqu'il arriva. Mentalement il se dit que ça devait bien être la première fois qu'il voyait ça. Des prisonniers en bonne santé, avec le confort,... presque un sacrilège. Voyant que les trois ne l'avaient pas remarqué il invoqua un fauteuil confortable et s'installa tranquillement. Le journaliste était seul sur une chaise alors que les deux époux étaient chacun assis contre l'autre sur la lit. Ils parlaient simplement de choses et d'autres, du ministère, de Harry, de leur captivité dont il ne comprenaient pas l'issue, et d'autres choses sans grand importance pour le Lord. Puis un moment ils abordèrent l'hypothétique possibilité de s'échapper ou que quelqu'un vienne les chercher. Là Voldemort prit la parole d'une voix douce, presque enjoleuse.

-Permettez moi de vous interrompre mais j'ai des doutes quant à votre sortie prochaine de cet endroit.

Les trois griffondors sursautèrent et se tournèrent vers la porte de la cellule. C'était amusant pour le Lord de les voir prendre un simulacre de position de combat alors qu'ils étaient sans défense. Surtout quand on savait qu'en face de lui se trouvaient...une apprentie psychomage, un journaliste et un Auror très nouvellement nommé. Bon, d'accord les trois faisaient partie de l'Ordre...Enfin peut-être pas les trois mais deux pour sûr. Mais bon, la question qui fusa dès qu'il eut révélé sa présence lui fit lever un sourcil amusé. Sa conversation allait être intéressant peut-être.

-Qui êtes vous?
-Très bonne question M. Weasley. Vous allez trouver par vous-même. Après tout, vous allez devenir Auror non? Ils ne gardent pas de personnes stupides si les choses n'ont pas changé.

Sur ce d'un geste il ouvrit la porte de barreaux de fer afin que les trois occupants de la cellule puissent le voir entièrement. Il était assis sur un fauteuil, les jambes croisées les mains jointes. Ajoutez à cela un léger sourire en coin à moitié sardonique, des yeux profondément rouges et une aura des moins rassurantes. Ce fut Hermionne qui la première murmura le nom de celui qui se trouvait en face d'eux.

-Non Ce n'est pas possible 'Mione. Tu te rappelles aussi bien que moi la tête qu'il a. Ce mec ne peut pas être Voldemort. On dirait plutôt un vampire qu'autre chose.
-Merci du compliment mais je suis obligé de vous détromper. Je suis bien qui elle a dit n'en doutez pas le moins du monde. J'ai, heureusement, changé de visage, ou du moins repris celui que j'aurais toujours dut avoir.

Puis un silence s'installa. La porte de la cellule était grande ouverte et les quatre personnes .Puis ce fut le journaliste qui commença à réengager la conversation. D'une voix assez timide au début puis avec un débit plus important ensuite.

-Et euh... vous êtes là pour quoi? Enfin... je veux dire, pourquoi là maintenant? Enfin pas là dans le manoir, là ici devant nous? Et pourquoi au juste? Et qu'est-ce que vous comptez faire de nous? Et...
-Une question à la fois ça ira tout aussi bien.

Sa voix avait claqué comme un fouet, froide et claire. Le jeune journaliste avait sursauté.

-Bien... A la base je comptais vous torturer jusqu'à ce que mort s'en suive et rejeter vos cadavres devant Poudlard. Mais on m'a conseillé d'attendre. Vous n'étiez qu'une monnaie d'échange, je me suis donné un mal fou pour vous avoir. J'avais l'intention de vous rendre à votre directeur fou mais... j'ai été trompé sur ce qu'il devait me rendre. Donc je vous garde encore un peu. Quand je suis descendu ici j'avais la ferme intention de vous faire payer pour ce qu'il la subit, mais plus je vous vois et plus je revois mon idée.
-Vous êtes complètement fou!
-Oui. Et vos vies sont entre mes mains alors je vous conseillerais de surveiller votre langage.
-Mon langage! Espèce de malade! Vous ne valez rien! Harry va...
-Endoloris!

Sitôt le sort lancé le roux se crispa, ses jambes se dérobèrent sous lui, mais il ne laissa pas échapper un cri, bien qu'on voyait clairement sa souffrance. Au bout de quelques secondes le Lord stoppa le sort sous les supplication de la brune.

-Bien... Veuillez ne pas oublier où vous vous trouver et à qui vous avez à faire. Je reste le Seigneur des Ténèbres quelle que soit mon apparence. Est-ce clair?

Les trois opinèrent du chef. L'atmosphère se fit bien plus tendu que précédemment. Ronald Weasley se releva aidé de sa femme. Puis fixa haineusement Voldemort.

-Avant que vous ne formuliez quelque grief à mon égard je me dois de vous informer que c'est totalement inutile, vous ne récolterez que sorts de torture. Je ne pense pas changer vos conditions de vie pour le moment. J'avoue ne pas savoir du tout ce que je vais faire de vous. Cela dépendra de Harry je suppose et de celui que l'on vient de me rendre. Enfin, dès qu'il pourra à nouveau parler.

Avec un sourire amère alors il se leva, faisant disparaître le fauteuil sur lequel il était assis. Alors qu'il commençait à partir et que la porte se refermait sur les trois occupants de la cellule Mme Weasley l'interpela une dernière fois.

-Qui est-ce?
-De qui parlez vous?
-De... de celui qu'on vient de vous rendre.
-Drago Malfoy.
-Et euh...juste une dernière question.
-Pourquoi répondrais-je une fois de plus?
-A qui pourrions nous en parler?
-Dites toujours.
-Pourquoi... pourquoi vous êtes allez le récupérer lui? Enfin ,d'habitude jamais vous ne recherchez vos mangemortrs exceptés ceux enfermés à Azkaban. Et là il n'y était pas, du moins j'en doute fortement. Bien qu'il y ait des possibilités mais...
-Stop! Je pense avoir compris le fond de la question. Disons qu'il est...important pour mon jeu contre Dumbledore. Sur ce...

Et sans plus un regard pour les captifs il remonta dans le manoir.

Quelques semaines passèrent tranquillement. Au manoir Malfoy elles furent rythmées par les allées et venues de Lucius et Liandre au manoir Prince, par les colère du Survivant dont le Lord s'éloignait de plus en plus, et par l'attitude morne de ce derniers. Il commençait, comme il l'avait prévu à s'éloigner du jeune Potter, afin de blesser son cœur au plus possible. Et cela fonctionnait assez bien en fin de compte. Ledit Potter ne comprenait pas pourquoi son amant n'avait plus ces attentions douces qu'il avait eu...un jour.

Du côté de Drago, qui était toujours au manoir Prince, on pouvait dire qu'il y avait de l'amélioration bien que son état resta assez mauvais dans l'ensemble. Physiquement il avait repris un peu du poids qu'il avait perdu, il parvenait à voir de nouveau en pleine lumière sans se brûler les yeux, parvenait aussi à marcher sans plus aucune aide. Ce progrès étaient... inattendus en fait au vu de ce qu'il avait subit. Du moins de ce qui était visible. Bon... ces améliorations étaient importantes mais les dommages qu'il avait subit aussi l'étaient. Chaque jour, sans exception, son père ou Severus devaient appliquer du baume sur les blessures qui ne se refermaient pas.

Bien qu'il n'en garda aucun souvenir le blond était revenu avec beaucoup de plaies au niveau du dos, des bras et des jambes, le pire restant les lacérations qui lui avaient été faites à l'avant bras gauche, afin de masquer la Marque. En plus de cela quelques côtes étaient fêlée, et une brisée. Mais ces histoires d'os furent vite résolues. La seule chose qui restait étaient ces plaies au dos qui ne se refermaient pas ainsi que la douleur presque omniprésente.

Mais le plus gros des séquelles de Drago fut mental. Il refusait toute proximité à moins d'un mètre. Au delà de cette distance si quelqu'un pénétrait dans ces espace il était pris de tremblements, commençait à paniquer sans raison apparente et sans qu'il puisse se souvenir pourquoi il réagissait comme cela. La seule personne qui parvenait à l'approcher et à le toucher alors qu'il était conscient et sans lui causer de peur était Liandre. Pour cette raison Lucius et Severus avaient convenu avec Drago qu'ils l'endormiraient afin de panser ses blessures. Mais même dans son sommeil, dès qu'ils le touchaient il tressaillait.

Cependant ce fait changea quelque peu. Un jour, enfin très tôt un matin, vers six heure du matin, le Lord avait fini une énième dispute avec le Survivant qui se doutait de plus en plus que quelque chose n'allait pas. Donc, n'ayant rien à faire il s'était dit qu'aller voir Drago serait quelque chose à faire. Du moins, si quelqu'un lui avait demandé c'est ce qu'il aurait répondu. En fait il s'inquiétait énormément. Le savoir en vie était une chose, un soulagement certain pour le brun, mais ne pas l'avoir vu encore depuis qu'il était allé le chercher en était une autre. Il ne tenait plus, la curiosité, l'impatience et le soucis le forcèrent donc ce matin là à se rendre au manoir Prince.

Suivant les effluves de magie de Drago il se rendit jusqu'à la chambre du jeune homme. Tenez une autre séquelle de l'enfermement longue durée de l'aîné Malfoy. Sa magie était devenue très volatile, il pouvait encore s'en servir aisément, comme à l'ordinaire, mais il peinait à la contrôler lors de ses crises de panique. A ces moments là les objets dans la salle volaient ou explosaient sous l'effet de la perte de contrôle, un peu comme de la magie instinctive non maîtrisée.

Mais donc, en entrant dans la pièce le Lord se stoppa net. Le spectacle s'offrant à lui le subjuguait tant il semblait fragile. Par la fenêtre dont les rideaux étaient grands ouverts, filtrait la pâle lumière de la pleine lune. Ces rayons baignaient la pièce d'une lueur argentée presque irréelle. Sur le lit, étendu de tout son long sur le ventre reposait Drago, ses cheveux, plus long que dans le souvenir du Lord, faisaient comme un halo d'argent autour de sa tête dont le visage était tourné vers la porte. La seule ombre à ce tableau était découverte par le draps sombre repoussé jusqu'aux reins du jeune homme. Le dos du blond était zébré de blessures ressemblant à des séquelles de coups de fouets ou de sort de découpe légers. La peau si pâle à l'origine était désormais parsemée de rouge. Le rouge des blessures mal cicatrisées.

Alors sans un bruit, comme pour ne pas briser l'ambiance qui régnait dans la pièce, le Lord s'avança jusqu'au lit. Il sentit l'étau de la culpabilité lui compresser la poitrine. Si il n'avait pas eu la stupidité de s'énerver il y avait de cela cinq années, Drago ne serait pas là et surtout pas dans cet état. Le cours des choses aurait été tout autre. Il le savait et le regrettait amèrement. Alors tranquillement, bien qu'avec un peu d'appréhension il s'assit sur le bord du matelas. La réaction ne se fit que peu attendre. Dès que le lit s'affaissa le jeune blond toujours dans son sommeil, se rétracta un peu sur lui même se tournant sur son côté droit, faisant ainsi encore plus face au Lord. Ses traits étaient un peu crispés soit par la peur, soit par la douleur puisqu'à cause de ce mouvement brusque certaines plaies s'étaient réouvertes. A ce constat Voldemort soupira puis avisa un pot de pommade sur la table de chevet juste à côté du lit. Un idée sitôt germa dans son esprit. C'était risqué, certes, mais il préférait tenter et retrouver le toucher doux de la peau de son ancien amant sous ses doigts.

Il se leva alors du lit...et sourit lorsque Drago reprit sa position initiale sur le ventre avec un visage beaucoup plus serein. Il se saisit du pot et s'assura que c'était bien ce à quoi il pensait. Puis du plus délicatement qu'il put il commença à l'appliquer sur les plaies. Principalement celles qui s'étaient ouvertes. Il fut soulagé de prime abord ou soupire de soulagement que laissa échapper le blond, puis revis son jugement lorsqu'il aperçut les prunelles gris foncé dudit blond le fixer avec une crainte pas le moins du monde masquée.

Il esquissa alors un mouvement de recul pour se soustraire à la présence de son Maître, d'abord puis, pire, à son toucher. Il ne voulait pas qu'on le touche d'habitude, encore moins lorsqu'il était éveillé, ce n'était pas pour que lui vienne et l'approche! Essayant de faire abstraction de sa douleur il se recula dans le lit voulant mettre le plus de distance entre lui et le brun qui le regardait désormais avec des yeux au fond desquels perçait une lueur qu'il n'y avait jamais vu. De la tristesse, du regret. Quelque chose de sensible et doux qu'il ne comprenait pas. Secouant la tête il reprit ses esprits. Le Lord ne pouvait pas être sensible, à quoi ou qui que ce soit, et certainement pas à lui. Ainsi éloigné, le drap cachant ce qui devait l'être et reprenant un peu son souffle baissa la tête, ne pouvant réellement s'incliner. Lorsqu'il entendit le Lord soupirer il ferma les yeux et serra les mâchoires se disant qu'une fois de plus il l'avait déçu.

-Fut un temps où tu ne me craignais pas, ou du moins tu ne le montrais pas...
-Pardonnez-moi.
-Pourquoi?
-Pour ne pas cesser de vous décevoir alors que j'avais fait le serment de tout faire pour vous plaire. De vous avoir fait déplacer pour me sortir de ma captivité, ce dont je vous suis reconnaissant plus que je ne pourrais jamais l'exprimer. Pour ne plus être apte, du moins pour le moment, à exécuter vos ordre. Pour...
-Arrête... S'il te plait. Je ne t'en ai jamais voulu pour quoi que ce soit, et surtout pour rien de ce que tu viens de dire. Ta captivité est en partie ma faute et celle des réactions que j'ai eu vis à vis de toi. Si je me suis déplacé pour te récupérer Drago c'est parce que... parce que j'ai besoin de toi, et peu m'importe que tu ne puisses plus te battre pour le moment. Je t'avouerais même que cela m'arrange de te savoir ici en sécurité, plutôt que sur un terrain de combat à risquer une vie qui m'est beaucoup trop précieuse. Alors, ne t'excuse de rien. Laisse moi juste t'aider, te soigner comme tu en as besoin. Accepte cela et tu pourras considérer que tout ce que je peux te reprocher je te le pardonne. S'il te plait Drago.

Il y eut un silence après les paroles du Lord. L'esprit de Drago fonctionnait au plus vite qu'il pouvait. Ce qu'il entendait était en totale contradiction avec ce dont il était certain. Il devait choisir entre la confiance qu'il avait, qu'il devait, à son Maître, et sa conscience. Mais finalement il obéit. Sans relever la tête, au risque de croiser le regard du Lord, il se recoucha non sans hésitation. Il essaya au maximum de se détendre, d'étouffer la voix qui lui disait que tout ce qui l'approchait était dangereux. Mais il ne put s'empêcher de se crisper lorsqu'il sentit les doigts du Lord commencer à parcourir son dos. Mais au fur et à mesure que la solution agissait sur ses plaies il se détendait. Il en vint même à apprécier le contact frai du baume et la douceur dont faisait preuve le brun. La douleur, omniprésente lorsqu'il était éveillé, refluait agréablement sous le traitement. Bientôt il prit une respiration régulière, s'oubliant à soupirer de bien être parfois, sous le soin qui était devenu plus un massage qu'autre chose. Il en vint à oublier qui était entrain de lui apporter tant de bien, ce qu'il avait vécu, et tout le reste. Plus rien ne comptait que ces mains qui réveillaient en douceur ses muscles endoloris. Il se sentit si bien qu'il finit par replonger dans le sommeil. Mais celui-ci contrairement aux précédents fut calme, doux, sans heurt aucun ni cauchemars. Juste un sommeil calme et profond.

Avisant cela Voldemort sourit. Il se sentait...ému simplement, de l'abandon auquel il avait mené le jeune homme, du sourire qu'il voyait flotter sur ces lèvres pâles. Il ne put s'empêcher de poser un léger baiser sur la nuque de Drago. Ce dernier frissonna, non pas de peur néanmoins. Pas au vu du sourire qui s'élargit, ni du calme qui habitait désormais le corps meurtris du blond, et certainement pas au regard du léger soupire qu'il fit. Un soupire qui disait « Merci Maître ».

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Si c'est pas mignon ^-^
Le prochain chapitre sera un peu plus long et verra la fin de l'histoire (et après je ferais un épilogue...) Donc dans deux semaines ce sera la fin finie de cete fic...
J'aime pas finir les fics .'