Le prochain chapitre risque de mettre un peu de temps à arriver compte tenu de mon travail mais je promets de faire le plus vite possible ;)
Chapitre 2 : Lendemain de fête agité. (Edward)
Les invités partaient peu à peu. Les derniers furent Charlie, Renée et Phil. Les adieux effectués et la porte fermée je respirai. Si je n'avais pas vu la vision d'Alice jamais je n'aurais autorisé la venue de la mère de Bella. Pourtant, tout s'était passé comme elle l'avait vu. Renée a d'abord eu peur pour Bella, puis a cru que nous la faisions marcher… Jusqu'à ce qu'elle voit Nessie. Là elle avait ressenti un tel amour pour notre fille qu'elle croyait tout ce qu'on lui disait, Charlie aidant un peu.
Bella était en train de regarder par la fenêtre. Elle était droite, immobile. On aurait pu la prendre pour une statue réalisée par le plus grand des sculpteurs. Une œuvre de toute une vie. Elle était pourtant bien réelle et elle rayonnait. J'avais pensé l'emmener dans une deuxième lune de miel à l'île d'Esmée mais j'avais pensé que cela nous aurait fait passer trop de temps sans notre fille qui grandissait un peu trop vite. Je m'approchai du piano et commençai à jouer une mélodie composée sur ce même clavier plus de deux ans plus tôt. Bella reconnu le morceau et s'approcha de moi. Je ne voulais pas la regarder. Si j'avais croisé qu'une seule seconde son regard je n'aurais pas pu continuer. Je sentais ses émotions vibrer autour de moi. Elle ne parla pas, m'écoutant silencieusement, presque religieusement. Les dernières notes de sa berceuse se firent entendre et ma tête pivota lentement vers elle.
Un an que nous étions mariés. Une minute pour moi et mon centenaire. Un millénaire avec tout ce que nous avons vécu en si peu de temps. Nessie ayant choisi de rester ce soir avec Jacob, nous partîmes Bella et moi tout aussi silencieusement vers le cottage. Malgré tous nos efforts nous n'étions pas arrivés à destination avant que le désir ne prenne le dessus sur notre esprit et ce fut à la belle étoile que nous partagèrent notre seconde lune de miel. Contrairement à la première, Bella ne se réveillerait pas avec des hématomes. Contrairement à la première je ne faisais pas attention à ne pas la briser. Contrairement à la première ce n'était pas l'air de l'océan qui nous accompagnait mais celui de la cime des arbres. Il y eut cependant un point commun avec la première. La Lune, bien qu'infiniment moins belle que ma femme, était pleine et arborait fièrement son aspect discal.
Aux premiers rayons du soleil nous allâmes vers ce qui avait été notre destination originale, à savoir le cottage. Arrivée dans le dressing, Bella s'exclama presque horrifiée.
- Ne me dit pas qu'elle a osé !
- Je n'ai rien pu faire contre. Elle a vraiment voulu tout recréer, sachant que tout était prêt pour le mariage.
- J'avais répondu en retenant mal mon rire. La tête terrifiée de Bella était si comique que se retenir relevait de l'impossible.
- Tout le dressing ? Elle a renouvelé tout le dressing ?
- Non juste les tenues, elle a bien voulu que la peinture et les meubles restent inchangés.
Là ne pouvant plus faire autrement, j'explosai de rire. Bella était quant à elle en colère contre sa belle sœur. Elle avait réussi pendant presque un an à ne pas racheter des habits, se « contentant » de ceux qu'Alice avait déjà fournis. Mon impossible de sœur ne l'entendait pas de cette oreille et avait agi sans se préoccuper des conséquences. Elle est quand même téméraire !
- Dis-toi que c'est autant pour elle que pour toi qu'elle l'a fait ! Elle t'a fait le cadeau matériel, fais lui le cadeau symbolique de ne pas déverser toute ta fureur sur elle !
- Merci beaucoup de vos précieux conseils monsieur mon mari qui savait tout et qui n'a rien fait !
- Hé ! Je suis neutre dans l'histoire, et surtout tu sais comment est Alice quand elle a décidé de quelque chose.
Un grognement sortit de sa gorge, elle obtempéra cependant à s'habiller dénichant un Jean et le tee-shirt le plus simple qu'elle pouvait trouver. J'ignore encore qui était le plus têtu des deux.
- Allons-y !
Son ordre n'était pas discutable et je sentais qu'elle tentait de se calmer. Une fois arrivés à la villa, elle chercha directement Alice.
- Alice ? Je peux te parler ?
- Je suis là !
- Dis-moi ma très chère Alice. Comment se fait-il que ma garde-robe a été entièrement renouvelée ?
- Et tu viens de me faire perdre mon pari contre Emmett ! Il a mis spécialement pour toi ce Jean et ce tee-shirt en pariant que c'est ce que tu porterais. Moi j'avais osé espérer que tu aurais fait un effort, mais on dirait que tu ne m'aimes pas assez pour ça.
Elle commença à faire cette moue dont elle avait le secret. Bella sembla hésiter sur l'attitude à adopter. Soudain elle explosa de rire devant mon regard incrédule. Alice quant à elle prit un air outragé qui ne fit que renforcer l'hilarité de ma femme.
- Et maintenant tu ris ! C'est bien ce que je disais. Et dire que je te considérais comme ma meilleure amie !
- Excuse-moi Alice mais tu as une telle manière de présenter les choses et de les tourner à ton avantage que je n'ai pu me retenir. Mais tu as gagné. J'avais l'intention de te faire manger l'intégralité des habits qui se sont retrouvés mystérieusement dans le dressing, je vais me contenter de ne rien dire et de t'embrasser quand même pour l'intention.
Nous avions donc évité le pire. Je me permis de rire à mon tour. Soudain une douce voix demanda ce qu'il se passait. Mon visage s'illumina et je me précipitai vers Renesmée.
- Bonjour, as-tu bien dormi ?
Au lieu de me répondre elle appliqua sa paume contre mon visage, geste dont elle n'avait pas besoin puisque je pouvais lire ses pensées mais symbolique me montrant qu'elle voulait que j'entende. J'entrevis Jacob la bordant, lui racontant une histoire Quileute, et lui chantant une berceuse. Je dois avouer que j'eu du mal à retenir à mon tour mon hilarité car la voix rauque de Jacob chantant une chanson enfantine était d'un comique rare. Il sembla que Renesmée partageait mon avis et nous nous regardâmes d'un air entendu.
- Puis-je connaitre les raisons de votre bonne humeur à tous les deux ?
Bella, toujours attentive au moindre détail, commençait déjà à s'avancer pour comprendre. Renesmée lui dit voir les mêmes images et elle explosa de rire. Heureusement que Jacob dormait toujours sinon il est fort probable qu'il se soit vexé.
Le téléphone retentit pendant notre crise d'hilarité et j'allai décrocher.
- Allo Edward ?
- Bonjour Carlisle. Un problème ?
- Peux-tu allumer la télévision sur la chaine des informations et me dire ce que tu en penses s'il te plait ?
Sans rajouter mot je me précipitai vers la télécommande et m'exécutai. Bella éloigna Renesmée lui donnant un livre que nous avions acheté quelques jours plus tôt et me rejoignit suivie d'Alice. Pendant ce temps je me trouvais toujours au téléphone.
On ne sait toujours pas ce qui est à l'origine de ce carnage. Homme ? Bête ? C'est assez difficile à dire. Beaucoup d'indices laissent supposer que c'est l'œuvre d'un animal mais certains éléments restent gênants pour l'affirmation définitive de cette théorie. Ce qui est certain c'est qui ou quoi que cela puisse être Josh Grabels s'est probablement trouvé au mauvais endroit a mauvais moment.
Les images accompagnant les commentaires du journaliste étaient plus qu'équivoques. Le jeune homme n'avait pas juste été tué, il avait été lacéré par des grands coups de griffe et mordu de toute part. Méconnaissable. Je repris ma conversation téléphonique.
- Tu crois que c'est un vampire ?
- J'en doute. Les vampires peuvent « jouer » avec leurs proies, mais les traces de griffes ne ressemblent pas à notre espèce. Je rentre il faut que l'on se parle de vice voix. Peux-tu appeler Sam et les anciens Quileute s'il te plait ? Jacob est toujours là ?
- Oui il dort. Je le fais mais j'ai un peu de mal à voir où tu veux en venir.
- J'arrive.
Et Carlisle raccrocha. Qu'avait-il en tête ? Je me tournai vers Bella.
- Peux-tu aller réveiller Jacob s'il te plait ? Dis lui que c'est urgent, c'est toi qui a le plus de chance d'y arriver.
- Tu veux bien me dire ce que t'as dit ton père ?
- Pas grand-chose et ça m'inquiète. Il faut que l'on réunisse ici Sam et les anciens Quileute.
Elle me regarda de ses yeux curieux mais s'exécuta. Alice et moi nous regardâmes.
Non, je ne vois rien. Je ne sais pas ce qui a fait ça et s'il va recommencer.
- Ça aurait été trop beau. Il ne nous reste plus qu'à attendre Carlisle.
- Oui.
