Le Chapitre est finalement arrivé plus vite que prévu, je ne promets rien pour le délai du prochain. J'ai essayé de ne pas vous laisser sur votre faim. Merci en tous cas pour les premières reviews ! Je m'excuse des éventuelles fautes de frappe...

Chapitre 3 : Réunion houleuse (Bella)

Que voulait Carlisle ? Il n'était pas du genre à faire des cachotteries, mais là il n'avait rien voulu dire. Etait-ce parce qu'il ne savait pas ? Parce qu'il ne voulait pas y croire ? Parce que c'était trop grave pour être dit au téléphone ?

Jake dormait à points fermés. Comme d'habitude. J'ouvris les rideaux et commençai à me préparer psychologiquement à le réveiller. Cette préparation me semblait plus que nécessaire, compte tenu de la profondeur de son sommeil. Je me mettais à me remémorer de la sensation de dormir. A ce moment là le monde était déconnecté et toutes mes craintes et mes peurs tentaient de s'évacuer. Je sais que même s'il ne me l'a jamais dit, ça manquait aussi à Edward car à ce moment là je ne pouvais lui cacher mes pensées les plus secrètes ne pouvant pas contrôler mes murmures.

Je m'assis sur le lit et entrepris de réveiller mon meilleur ami.

- Jacob ? Tu te réveilles ? C'est urgent !

- Huuuum ! Laisse moi dormir il est encore tôt !

- Je suis d'accord avec toi sur ce point mais il faut que tu te lèves. On a besoin de toi en urgence.

Il ne répondit pas, probablement reparti dans son sommeil.

- JACOB !!! TU TE LEVES MAINTENANT C'EST URGENT !

Mon hurlement le fit sortir de son sommeil suffisamment longtemps pour qu'il puisse comprendre que je ne le réveillais pas juste pour l'embêter.

- Quoi ? Que se passe-t-il ?

- Carlisle demande que l'on réunisse les anciens Quileute, ton père en fait, ainsi que Sam en urgence.

- Quoi ? Pourquoi ?

- A vrai dire je ne sais pas trop. Il y a eu un carnage, enfin un homme est mort dans des conditions un peu barbares. Il était lacéré de tous les côtés. C'est tout ce que je sais. Carlisle était à l'hôpital quand il nous a appelés, il arrive aussi. On se charge d'appeler ton père, je crois qu'Edward l'a déjà fait, mais toi appelle Sam.

- D'accord.

Il se leva et sortit par la fenêtre. Normal. Il faudra un jour que j'apprenne à mes proches que les fenêtres sont là pour aérer et faire de la lumière, contrairement aux portes qui sont là pour rentrer ou sortir. Je descendis en pleine réflexion philosophique quand je vis l'angoisse dans les yeux d'Edward et Alice. Ils étaient probablement en train d'avoir leur conversation muette.

- Du nouveau ?

Ils tournèrent la tête vers moi. Edward me répondit d'un air consterné.

- Billy arrive. Sinon rien de plus, Alice ne comprend pas elle ne voit rien. Et toi tu as réveillé Jacob ?

- Oui. Il doit être en ce moment en train de prévenir Sam.

L'atmosphère était pensante. Renesmée s'approcha de moi et me tendit les bras. Elle sentait que quelque chose n'allait pas et me demanda si nous allions aller chasser.

- Non, pas ce matin. D'ailleurs je voudrais que tu manges de la nourriture humaine, ça fait longtemps et ton petit corps en a besoin de temps en temps.

- Non s'il te plait maman, c'est pas bon !

- On va essayer quand même. Je te rappelle que tes goûts peuvent changer radicalement parfois, on ne sait jamais.

Je m'attelai alors sous le regard suppliant de ma fille de lui faire une omelette en me disant que si vraiment elle n'aimait pas il nous restait du sang en réserve. Elle mangea cependant le plat, sans en raffoler certes, mais ce n'était pas immangeable pour elle. Ce genre de détails me rassurait. Elle avait quand même un peu hérité de mon ancienne humanité. Elle n'aura pas à se cacher autant que nous et pourra vraiment vivre comme n'importe qui le temps venu.

Entre temps Jacob était revenu et s'entretenait avec Alice. Carlisle arriva enfin, et je compris pourquoi il avait été si long, il était passé chercher Billy. Sam arriva quelques minutes plus tard. Quelle étrange réunion encore se tenait là. Hier nous étions déjà réunis, mais pour faire la fête. Là, l'atmosphère était pesante, étouffante. Rosalie, Emmett, Jasper et Esmée nous rejoignirent à leur tour. De mon côté j'avais appelé Charlie pour qu'il vienne chercher ma fille, je ne voulais pas qu'elle assiste à la réunion. Renesmée confiée à mon père, nous prîmes place dans le salon. Ce fut Carlisle qui prit le premier la parole.

- Avant tout je voulais vous remercié d'être venus aussi vite sans plus d'explication. Je sais que vous avez vu le reportage compte tenu de l'objet de notre réunion. Qu'en pensez-vous ?

Personnellement je n'en pensais pas grand-chose. Je ne savais pas quel monstre avait fait cela, toutes mes hypothèses étant plus impossibles les unes que les autres. Carlisle en posant sa question s'était tourné vers nos hôtes, surtout Billy et Sam. Ce fut le premier qui prit la parole.

- Et vous ? Vous semblez avoir une hypothèse, sinon vous ne nous auriez pas convié.

- J'en ai une effectivement, mais avant de vous la confier j'aimerais que vous m'écoutiez jusqu'au bout sans m'interrompre.

- Bien sur, cela va de soit.

- Je pense que ce sont des loups garous.

- QUOI ? COMMENT OSEZ-VOUS ?

Les trois Quileute présents avaient eu la même réaction, mais ce fut Sam qui avait hurlé. Mon beau-père quant à lui garda son calme.

- Calmez-vous et laissez-moi finir. Je n'ai pas dit que vous aviez fait cela. Sam, Jacob, vous souvenez vous de que qu'a dit les Volturi lors de notre affrontement. Vous n'êtes des loups-garous seulement par hasard, vous auriez pu être un tout autre animal. Mais il existe de véritables loups-garous, conformes aux légendes. Il en reste peu, certes, mais il en reste. Je pense que c'est un loup-garou qui a massacré Josh Grabens.

- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

Sam, Billy et Jake avaient retrouvé leur calme. Moi j'étais abasourdie. Nous venions enfin de retrouver le calme, la quiétude et il fallait encore que ça recommence. Carlisle répondu à la question de Billy.

- Beaucoup de choses. Les circonstances de la mort, les coups de griffe et les morsures, le fait que la police n'arrive pas à comprendre et surtout hier c'était la pleine lune.

C'est vrai. Je vis qu'Edward se rappelait aussi bien que moi la splendeur de la Lune qui avait accompagné notre étreinte.

- Et puis, il y a aussi Alice. Elle n'a pu le prévoir, tout comme elle ne peut prévoir ce qu'il va se passer. D'après ce que je sais des loups-garous, ils ne se rappellent jamais concrètement ce qu'il s'est passé dans la nuit, tout comme ils ne peuvent prévoir ce qu'il se passera le mois suivant puisqu'ils ne se contrôlent pas. Ainsi, s'ils sont humains ils ne font aucun réel choix quant à ce qui se passera. Quand ils sont loups-garous, soit ils agissent par instinct, soit Alice ne peut de toute façon pas les voir comme elle ne vous voit pas ou ne voit pas Renesmée.

Carlisle avait parlé calmement comme il le fait toujours mais nous savions tous quel désespoir se cachait dans ces paroles. Surtout que le meurtre ayant eu lieu avait été commis à moins de 100 kilomètres de Forks. Encore trop près de nous. Ce loup-garou pouvait donc être n'importe qui. Je pris la parole.

- Comment devient-on loup-garou ? Par morsure comme pour les vampires ?

J'avais essayé d'avoir une voix détachée mais je n'avais jamais été une bonne menteuse. Mon beau-père reprit une fois encore la parole.

- Je crois oui. Mais il me semble, et c'est à confirmer, que cette morsure doit se faire directement au cœur. C'est pour cela que depuis que Caïus a commencé la traque ils ont presque complètement disparus. Mais en réponse à ta crainte, je pense qu'il n'y en a qu'un et il y a peu de chance que cela change.

Edward prit à son tour la parole.

- Carlisle, je comprends ta crainte, mais en quoi cela nous concerne ? Les Volturi vont très certainement intervenir très vite.

- En effet, mais c'est justement cela qui m'inquiète. La dernière fois cela a failli très mal se finir. Les problèmes que nous avons eu autrefois sont toujours les mêmes aujourd'hui. C'est encore trop près de nous. Il faut que nous découvrions qui est le loup-garou et que nous l'arrêtions au plus vite. Si les Volturi s'en tiennent à la procédure, et c'est là que tu interviens Alice, ils attendront qu'il intervienne une deuxième fois afin de le localiser plus facilement au minimum. Mais si on veut être plus pessimiste, ils interviendront soit dès maintenant et trouveront une excuse pour trouver une querelle avec nous, soit le plus tard possible espérant que nous interviendrons nous-mêmes.

- Comment ça ?

- Ils nous connaissent, d'autant plus que nous sommes intervenus pour les vampires nouveau-nés. Ils pourraient tout gagner. Nous pourrions faire un faux pas pour qu'ils aient une bonne fois pour toutes une excuse pour nous éliminer, ou l'un ou plusieurs d'entre nous pourraient perdre la vie ce qui réduirait le nombre du clan qui vient encore de s'agrandir avec Bella et Renesmée, sans compter notre amitié avec vous.

Il s'était tourné vers Sam et Jacob. Je commençais à comprendre la portée de ses paroles mais la refusait. Nous étions piégés. Piégés, oui ce mot me donna un doute. Réprimant mon bouclier, je m'adressai silencieusement à Edward.

Je sais que je peux paraitre tordue, mais crois-tu que ce serait possible que ce loup-garou ne soit pas là par hasard ? C'est un peu étrange qu'il apparaisse d'un coup, si près de nous. Carlisle dit vrai, mais si c'était exactement ce qui était cherché ? Si ce n'était encore pas un hasard que ce soit si près de nous ? Et s'ils cherchaient aussi une querelle avec les Quileute étant loups-garous eux-mêmes ?

Mon mari tourna sa tête vers moi et me dévisagea. Je compris qu'il n'avait pas eu du tout ce genre de réflexions. Etais-je trop soupçonneuse ? J'étais mal à l'aise, d'autant plus que tout le monde commença à nous dévisager, remarquant que quelque chose clochait. Edward rompit le silence pour s'adresser à tous.

- Bella vient de me faire une remarque aussi possible que dérangeante. Elle craint qu'une fois de plus ce ne soit pas un hasard que le loup-garou se trouve aussi près mais une ruse afin de parvenir à tes hypothèses Carlisle. Alice, tu crois qu'un Volturi pourrait être à l'origine de cette manœuvre ?

- Pour être franche, je l'ignore. Je suis un peu perdue. Je ne pense pas que ce soit une décision de groupe, mais rien n'empêche que cela vienne de quelqu'un de Volterra effectivement, comme Jane par exemple. Je ne peux rien affirmer.

Elle paraissait torturée. Nous l'étions tous. Au bout de deux heures de discussions sur les possibilités de plausibilité de ma théorie, nos invités partirent finalement afin de réfléchir de leur côté. Je me doutais qu'ils allaient en parler entre eux, d'autant plus que Jake suivit Sam. Carlisle repartit quant à lui à l'hôpital où on l'attendait, Alice et Jasper partirent chasser de leur côté et Emmett et Rosalie partirent dans leur chambre. Esmée avait aussi disparue de son côté, il ne restait qu'Edward et moi. Il me prit la main et nous nous dirigeâmes vers le cottage.