Bonjour à tous !
Je suis super fière de moi *s'envoie des fleurs*, j'arrive à publier beaucoup plus régulièrement que ce que je prévoyais, pourvu que ça continue. Après le chapitre-pause qui a semblé vous avoir plu finalement (perverse un jour, perverse toujours !) voici le chapitre-début-d'explications. Il n'est pas très long, et je crois que vous allez trouver que je vous laisse sur votre faim, mais c'est le prix à payer pour avoir des publications régulières, surtout que j'essaie de faire des chapitres à peu près équilibrés les uns par rapport aux autres. Voilà, j'espère que celui là vous plaira. Lauriane
Chapitre 8 : Trop de loups-garous tue le loup-garou (POV Edward)
Ouille ! Comme si un loup ne suffisait pas, voilà une bonne partie des deux meutes Quileute qui débarquait. J'aurais envie de dire « trop de loups-garous tue le loup-garou » mais ça pourrait faire mauvais genre. Il fallait de toute façon s'y attendre mais bon.
Bella semblait avoir compris que nous avions des invités car elle accéléra le pas et arriva avec son plus grand sourire.
- Bonjour tout le monde !
- Bonjour vous-deux ! répondit Alice. Alors, la nuit a été agréable ?
- Très merci, nous aurons d'ailleurs des comptes à régler toutes les deux.
- Tout ce que tu veux ! Tu m'aimes trop de toute façon.
Et là, fou rire général. Alice arborait de nouveau sa tête d'ange pendant que Bella tentait de garder tant bien que mal son sérieux. Carlisle fut le premier à se reprendre.
- Bon, puisque tout le monde est réuni, nous allons pouvoir commencer.
Tout le monde s'assit pendant que je reprenais ma fille qui était dans les bras de Jacob pour lui dire bonjour. Bella vint contre moi pour l'embrasser à son tour et nous prîmes place. Je regardai plus particulièrement la liste des présents. Toute ma famille était là, Robert également (il n'aurait pas pu se casser une jambe celui là ?), et du côté Quileute Jacob, Sam, Leah, Quil, Seth et Billy. L'atmosphère était tendue, et je lus dans les pensées de notre « invité d'honneur » qu'il ignorait l'identité exacte des Quileute. Mon père répondit à son interrogation silencieuse.
- Robert, voici des membres de la tribu Quileute. Parmi eux, tu as les personnes les plus importantes, à savoir Billy, qui est l'ancien et le chef de famille Black. Voici Jacob, un alpha, nous t'en dirons un peu plus après, et Sam le second alpha.
Trop tard, mon père avait déjà perdu Robert qui n'avait rien compris. J'apporterai des précisions si besoin est.
- Et voici également Leah, Quil et Seth. Ils sont tous, à l'exception de Billy, des loups-garous tels que nous te les avions mentionnés hier.
- Hein ?
Je décidai d'aider mon père pour apporter les précisions selon l'état de sa compréhension.
- Je vais te l'expliquer autrement Robert. Il t'a été expliqué hier qu'il existe d'autres loups-garous, des différents de toi. Et bien les voilà. Ils sont différents par rapport à toi en presque tous points, ne laissant en commun que le nom. Ils se transforment quand ils le désirent en véritables loups, certes bien plus imposants mais en loups et ne le deviennent pas en étant mordus.
- Mais comment alors ?
- C'est génétique, précisa Billy. Il n'y a encore pas très longtemps il n'existait qu'une tribu, mais des évènements ont fait qu'aujourd'hui il y en a deux qui vivent en parfaite harmonie. Les alphas sont les chefs des tribus si tu veux, les loups leur doivent obéissance. Sam et Jacob sont donc les chefs de leur tribu respective.
- Notre rôle est de combattre les vampires, enchaina Jacob.
- Il n'y a pas un problème dans l'énoncé ?
- Non. Il y a soixante-dix ans mon grand père a conclu un pacte avec Carlisle. Si les Cullen ne se nourrissaient pas d'humains, n'en mordaient pas et ne traversaient pas la frontière de la réserve il y aurait alors une cohabitation pacifique. Ils sont partis quelques années après, faisant ainsi s'éteindre les loups-garous car cette forme n'était plus nécessaire. Depuis leur retour à Forks il y a quelques années, les loups sont réapparus, c'était génétiquement programmé comme si leur présence avait été l'interrupteur pour procéder à notre mutation. Une nouvelle génération de loups est alors née, mais nous avons reconfirmé le pacte. Ce qui a marqué un véritable changement a été Bella. Elle a d'abord été un trait d'union et une alliance plus forte a été créée entre les Cullen est les Quileute, voire même une amitié. Nous avons même combattu ensembles il y a quelques mois pour sauver la vie de Nessie entre autres.
Il était resté silencieux durant le discours de Jacob. Il encaissait tant bien que mal le coup. Cela faisait quand même beaucoup d'informations d'un coup. J'essai de lire ses pensées pour l'aider mais je n'y arrivais pas. Non, Bella ne m'en empêchait pas. C'était juste celles de Leah qui étaient un peu trop… imposantes. Ce n'est pas vrai ! Quand ce n'est pas un loup c'est un autre ! Je le répète, trop de loup-garou tue le loup-garou. Maintenant c'était au tour de Leah de fantasmer sur Robert. Il lui faisait un tel effet ?
Pour la première fois, je tentai de l'observer objectivement. Bon, je l'admets, pour un « humain » il était bien proportionné. En fait, il ressemble un peu à ce que j'étais il y a un siècle. Je détournai le regard. Non, il faut que je me calme, sinon je vais voir des ressemblances partout. Pourtant, les yeux de ma mère, ce vert profond… Non, coïncidence et tais-toi Edward !
- Tu as dit quelque chose Edward ?
Bella me regardait avec de grands yeux ronds.
- Heu… Non pourquoi ?
- Il me semblait t'avoir entendu dire « tais-toi Edward ».
J'avais vraiment dit ça tout haut ? Il faut que je me soigne avant que cela devienne trop tard. Hier je voulais le tuer, aujourd'hui il me fait me replonger dans le passé, je vais commencer à perdre sérieusement patience. Pour me changer les idées je me retournai vers les pensées de Robert.
… ne suis pas sur que je doive les croire. En fait je me demande si ce n'est pas moi qui perds la tête. Plus j'ai d'explications, plus c'est invraisemblable. Mais qu'est-ce qu'ils attendent de moi ?
- Je peux répondre à cette question. La bataille où nous avons combattu ensembles avec les Quileute était presque perdue d'avance. Pour faire simple, il y a une loi qui interdit de faire des enfants immortels. Un vampire un jour a aperçu Renesmée et a cru qu'elle était vraiment un vampire, l'idée d'hybride relevant à ce moment là de l'impossible. Tout le clan royal des Volturi dont nous t'avons parlé s'est déplacé pour nous punir, ce qui n'arrivait jamais. Nous avons alors demandé de l'aide pour qu'on nous écoute et nous avons finalement pu leur prouver notre bonne foi et le caractère inoffensif de Renesmée, nous nous en sommes donc plus que bien tirés. Mais aujourd'hui ils se méfient de nous. Nous sommes le plus grand clan qu'il existe, eux mis à part, et la naissance de Renesmée, la transformation de Bella et l'alliance avec les loups-garous n'arrangent rien. Ils n'attendent qu'une erreur de notre part pour effacer la menace. On t'a dit que les loups-garous, ta forme, sont chassés, éradiqués. Ce que nous faisons aujourd'hui est déjà très dangereux, mais nous espérons qu'ils n'ont pas repéré ta trace le mois dernier. Le problème c'est que c'est arrivé encore trop près de nous.
- Qu'essaies-tu de me dire ? Que vous ne voulez plus de moi ici ?
- Non. Tu n'as pas compris. Si c'était le cas, nous t'aurions tué dans la forêt. Il est vrai que le fait que Bella t'ait reconnu a joué en ta faveur, mais nous voulions avant tout te trouver.
- Alors quoi ?
- Il faut que nous comprenions comment tu es devenu un loup-garou. Tu ne sais peut-être pas grand-chose de la manière de devenir tel quel, mais nous si. Il faut soit le vouloir soit être très chanceux, ou malchanceux selon ton point de vue. N'importe quelle morsure ne va pas, il faut qu'elle soit faite dans le cœur, et il faut que le loup ne t'ait pas tué. Il faut que nous trouvions qui t'a fait ça, si cela a été un hasard ou que ce quelqu'un voulait faire un loup-garou dans la région.
- Ce qui pose le plus de problèmes, reprit Carlisle, c'est qu'à notre connaissance il n'y avait pas de loup-garou dans la région. Et même si cela avait été le cas, il ne serait pas sorti le soir sans protection car il n'a jamais fait entendre parler de lui, il serait alors beaucoup plus discret. Quelque chose ne colle pas.
- Vous pensez que votre famille est visée ? Ce n'est pas un peu tiré par les cheveux ?
Leah avait prit pour la première fois la parole. En un sens elle avait raison, pourquoi tout ramener à nous ? Mais quand même, cela fait beaucoup. Ce fut Bella qui lui répondit.
- Et encore, nous pourrions faire pire. Nous pourrions imaginer qu'Edward n'a pas été choisi par hasard. Là, peut-être ce serait tiré par les cheveux, mais si on va jusqu'au bout du raisonnement, nous n'aurions surement pas épargné la vie de quelqu'un que nous ne connaissions pas. Mais là encore, miracle quelqu'un que je connaissais.
- Je suis venu dans la région par hasard, Bella, ça ne va pas.
- Non, pas par hasard. Tu as reçu par courriel des propositions de voyage du côté de Seattle. Sauf que j'ai fait vérifier Alice qui me l'a confirmé tout à l'heure, l'agence qui t'a envoyé ça n'existe pas. Hier Edward m'a fait remarquer que tu étais mené par ton instinct, instinct très fort compte tenu de ta récente transformation. Si on avait voulu t'amener dans la région sans éveiller le moindre soupçon probant, on n'aurait pas fait mieux. Ça c'est tiré par les cheveux, mais tout aussi probable que le hasard si on regarde bien.
Nous étions tous sciés. Une fois encore, c'était Bella qui avançait les conclusions face aux éléments que nous avions. Oui, c'était osé, mais quelque chose me disait qu'elle était plus que proche de la vérité. Si c'est le cas…
- C'est grave ce que tu nous dis Bella, commenta Carlisle. Tu crois vraiment en ce que tu dis ?
- Je ne sais pas. Il nous manque des éléments, comme qui a fait ça, et pourquoi Robert ne se souvient de rien. Mais, quand j'ai compris ça, j'ai eu l'impression d'avoir le même genre d'illumination que celle eue à propos de Victoria, donc oui j'y crois.
Elle avait conclus avec une telle tristesse dans sa voix que Renesmée se lova encore plus sur elle et moi je passai mes bras autour de ses épaules. L'atmosphère s'était encore davantage alourdie. Sam posa la question fatidique.
- Et maintenant, on fait quoi ?
