Salut ! J'espère pour ceux qui comme moi on eut leur rentrée, qu'elle se soit aussi bien passée que la mienne ! Franchement je suis bien tombée, un emploi du temps pas trop mauvais, une bonne classe et de bons professeurs pour ceux que j'ai vu pour l'instant, mais bon ce n'est que le début... :D Par contre ma cantine est toujours aussi mauvaise beurk :S Bon j'arrête de blablater et je tiens à dire merci à Pancak, Hinanoyuki, Audrey Takarai, Miss Kannazuki et Altatia pour leur review au chapitre précédent ! Merci aussi à ceux qui ont mis en follow ou/et en favori cette ficfion !

Disclaimer: Les personnages appartiennent encore et toujours à Hajime Isayama

Pairing: bah ça change pas ça sera toujours un léger Riren

Réponses aux reviews:

Pancak: ça sera avec grand plaisir, surtout n'hésites pas ! Tu peux pas savoir à quel point ton commentaire me fait plaisir ! Merci beaucoup ! Je suis vraiment contente que ça te plaise :)

Hinanoyuki: Kufufu ~ C'est...un secret, je refuse de spoiler ;)

Audrey Takarai: Merci ! J'espère que la suite te plaira !

Miss Kannazuki: Merci tu me flattes ! Ahah les fautes d'orthographe... Je te crois si tu dis ne pas en avoir vu beaucoup mais je ne vais pas te cacher que l'orthographe et moi on est pas de grandes amies xD

Altatia: C'est si bizarre que ce soit écrit au présent ? ça fait un moment que j'écris et c'est plutôt rare que j'écrive au passé en fait... J'ai vraiment pris l'habitude d'écrire au présent et je préfère comme ça aussi :) J'espère que ça ne te gênera pas pour la suite... En tout cas merci beaucoup !

Bonne lecture ! Ciaossu ~


Chapitre 3

Je me sens secoué, alors lentement j'ouvre les yeux, voulant tuer la personne qui m'a réveillé. Je relève la tête, cherchant le coupable du regard, ne remarquant pas que presque toute la salle me regarde. Je finis par trouver le coupable. Je vois Mikasa à côté de moi, la main sur mon épaule. Je m'apprête à lui passer un savon pour m'avoir sorti de mon précieux sommeil mais elle ne m'en laisse pas le temps.

«Eren tu pleures.»

«Hein?»

Je crois que mon cerveau n'a pas suivi ce qu'elle vient de dire. Elle se penche vers son sac et en sort un paquet de mouchoir qu'elle me tend.

«Tu pleures.»

Mais je ne pleure pas! Enfin c'est ce que j'aimerai pouvoir lui dire mais elle a belle et bien raison, comme ce matin je sens les larmes couler sur mes joues. J'attrape vivement le mouchoir qu'elle a sorti de son paquet et essuie mes larmes. Je regarde autour de moi et je vois que tout le monde fixe notre table...Quoi ils ont jamais vu quelqu'un pleurer? Je croise le regard froid avec une pointe de moquerie du professeur Ackerman. Je détourne la tête, rougissant, honteux. C'est quoi ce comportement de fillette toute effarouchée? Je ne comprend même pas ma propre réaction, ça va vraiment pas bien depuis ce matin. Et voilà mon mal de tête qui revient à la charge...Après tout, peut être que j'ai vraiment de la fièvre?

C'est la voix de Armin qui me sort de mes pensées.

«Ça va Eren? Tu étais vachement agité dans ton sommeil...»

«Ah bon?»

Sur le coup je ne me souviens de rien.

«Oui tu parlais même.» renchérit Mikasa inquiète.

Et je parle dans mon sommeil maintenant, ça promet...

«Et je disais quoi?»

«Je sais pas, on aurait dit une autre langue.»

Un autre langue...Il ne manquait plus que ça...

La sonnerie retentit, le brouhaha envahit alors la cantine, coupant court notre conversation.

«On ferrait mieux d'y aller nous aussi, sinon on va s'attirer les foudres de notre prof.» nous fait remarquer Armin.

Un frisson d'horreur nous parcours, en particulier moi, étant déjà dans son collimateur.

L'heure qui suivit fut un calvaire, avec mon mal de tête et la lueur moqueuse qui ne quitte pas les prunelles de mon professeur principal quand ils se posent sur moi, m'empêche de me concentrer sur ses explications et la nature des papiers qu'il distribue. Alors je décide de faire quelque chose de suicidaire, je tourne la tête vers la fenêtre priant pour que le prof ne le remarque pas. Je laisse mon regard s'évader vers le ciel bleu sans aucune imperfection, mais d'un coup se dresse devant moi un mur mesurant au moins cinquante mètres. J'écarquille les yeux, puis les cligne plusieurs fois pour voir le mur disparaître. Qu'est ce qu'il vient de ce passer? Quel est ce sentiment dans ma poitrine? Ce sentiment de vouloir explorer le monde extérieur, d'avoir l'impression d'être prisonnier, comme enfermé par des murs invisibles comme du bétail mais et surtout de ressentir un immense danger derrière ces murs transparents.

Des applaudissement me sortent de ma contemplation, je me tourne vers l'origine de ce bruit et tombe nez à nez avec le démon.

«Félicitation Eren Jaeger tu es le premier à gagner trois heures de colles en ma compagnie le premier jour des cours.»

J'ouvre la bouche, abasourdis. Il est pas sérieux? Mais son regard dit tout le contraire... Je m'apprête à protester.

«Je ne veux aucune plainte sinon je te rajoute des heures compris?»

Résigné, je ne peux que hocher la tête.

«J'espère que tu retiendras la leçon.»

Mais je ne l'écoute déjà plus -à croire que je cherche vraiment les problèmes- mon cœur bat à la chamade à l'idée de me retrouver seul avec lui pendant trois heures. Pour je ne sais quelle raison, je me retrouve à déjà vouloir me retrouver à ce moment... Quel drôle de sentiment pour une personne que je viens à peine de rencontrer. Non, est ce vraiment la première fois que je le rencontre? Cette avalanche de sensation qui m'a traversé ce matin m'est plus que familière, mais alors ou l'ai je déjà rencontré? Dans la rue? Le bus? Au cinéma? Au resto? Ou alors peut être quand j'étais enfant? Tant de possibilités mais aucunes ne m'évoquent la moindre petite chose... Pourquoi je ne peux pas me souvenir?!

Plongé dans mes réflexions, je n'entend pas le professeur annoncer que nous pouvons partir, ni le voir stopper Mikasa qui veut me ramener à la réalité et lui indiquer la sortie du doigt. Je ne vois pas partir Mikasa et Armin, un air inquiet affichés sur le visage -pour changer- ni Jean me lancer un coup d'œil moqueur, ou encore Connie et Sasha qui secouent la tête d'une même synchronisation accompagné d'un d'air de compassion. Le professeur Ackerman retourne s'asseoir à son bureau, attendant visiblement que je daigne lui porter mon attention. Mais je continu à errer dans mes pensées.

J'essaye d'analyser la situation, ce qui n'est pas vraiment dans mon style puisque je suis plutôt du genre à foncer tête baisser mais bon, récapitulons.

Tout à commencé ce matin à cause de ce maudit rêve, depuis je vois les gens que je connais différemment, je semble connaître des personnes que je n'ai jamais vue de ma vie, je suis pris de sentiments pour le moins étranges comme de la colère pour deux personnes inconnus, de la peur envers mon père qui ne m'a jamais rien fait de mal, ou plus important ce sentiment de pur bonheur et tristesse fusionnés à chaque fois que je pose les yeux sur ce Levi. Ah et j'oublie, le reflet du monstre dans le glace, la langue étrangère et le faite que je me sois mordu sans raison apparente. Que peut bien signifier tout ça? J'ai beau chercher, je ne trouve pas. Je devrais peut être en parler à quelqu'un ou alors j'attends tout simplement que ça passe même si c'est plus qu'insupportable avec ce mal de tête en prime. Je vais sans doute choisir la deuxième solution, je veux dire, je me vois mal raconter tout ça à quelqu'un, même de confiance. Déjà que j'ai l'impression d'être fou alors j'imagine même pas l'interlocuteur. Je commence doucement à émerger quand j'entends:

«Allô...? On a pas toute notre journée, salle petite fiotte» (Ndt: j'ai repris exprès une des première phrase que lui dit Levi dans le manga lors de leur première rencontre quand il est dans le cachot après que Erwin lui ait demandé ce qu'il compte faire)

Je sursaute et relève la tête d'un coup, cette voix, cette phrase, je l'ai déjà entendu quelque part, j'en suis sur. Je tente de bouger les bras mais je suis comme attaché, je baisse les yeux et je vois avec horreur que mes poignets sont enchaînés mais je ne panique pas vraiment, car je sais que je ne suis pas en danger.

Et mon cerveau bug. Attend comment il m'a appelé? Je me relève d'un coup, oubliant mes entraves qui ont apparemment disparues.

«Hein comment vous avez osé m'appeler?»

«Ben voilà ça réagit enfin! Ça fait dix minutes que tout le monde est parti gamin.»

«Et pourquoi vous m'avez pas prévenu?»

Il s'approche de moi, et pose la main sur mon bureau.

«Ça t'apprendra à continuer de rêvasser malgré mes avertissements, je devrais même te rajouter des heures...»

Trop près, il est trop près.

«Non pitié, trois heures sont amplement suffisantes.»

«Oh et qui es tu pour en décider?»

Si ça continue comme ça je vais me retrouver avec six heures de colles. Je me mord la lèvre, cherchant des arguments convaincants, pour l'empêcher de me rajouter des heures en plus.

«Ça va vous faire perdre du temps?»

«Je peux toujours demander à quelqu'un d'autre de s'en charger»

«Vous aurez mauvaise réputation?»

«Et qu'est ce que ça peut me faire?»

D'ailleurs il ne l'a pas déjà?

«Heu...» je soupire «J'abandonne, rajoutez moi des heures si ça vous amuse.»

Il fait mine de réfléchir, j'en profite pour scruter son visage, c'est fou comme il ne change pas d'expression, toujours aussi froid, plus une aura qui fait plier tout le monde, comme dans mes souvenirs. Stop! Quel souvenir? Qu'est ce que je voulais dire par souvenir?

«Oi gamin.»

Je rapporte mon attention sur mon prof. Je joue vraiment avec le feu.

«J'espère que tu n'es pas tout le temps comme ça, sinon tu vas les collectionner les heures de colles. Allez file.»

Et toujours le mot méchant pour la fin. Enfin, je ne me le fais pas dire deux fois, après l'avoir salué, je me précipite vers la sortie au cas ou il change d'avis. Et pas de chance, il m'arrête.

«Eren tu...»

Je me tourne vers lui, attendant la suite.

«Non, oublie, au passage ton bus vient de partir.»

«Quoi? C'est pas possible!»

Je remarque effectivement mon bus, partir de l'arrêt. Avec un peu de chance peut être que j'arrive à le rattraper, alors je cours en dehors du lycée, oubliant déjà la phrase jamais finit du prof. Mais ça ne sert à rien, il est déjà parti.

«Ah tout ça c'est de sa faute.» je grogne entre les dents.

C'est parti pour poireauter au moins trente minutes, je sors mes écouteurs, ne voyant personne que je connais personnellement à l'arrêt. Je suis en plus obligé de rester debout, les places à l'arrêt étant toutes prises.

L'attente est longue, le trajet aussi, je me concentre sur la musique pour arrêter de me poser des questions, pour taire mes angoisses, mes peurs, ma conscience. Je ne veux plus penser à tout ça, trop de choses ce sont passées aujourd'hui, trop de nouveautés, d'informations. Ne plus penser à tout ce qui vient de se passer aujourd'hui.

«Maman je suis rentrée!»

«Bon retour Eren, ça c'est bien passé?»

«C'était super.»

Sauf que je me suis pris trois heures de colles, je vois des choses bizarres et que j'ai mal à la tête mais pas besoin de lui dire n'est ce pas?

«Je suis dans la cuisine, viens tout me raconter.»

Je souris, ma mère me traite encore comme un petit garçon mais ce n'est pas pour me déplaire, j'aime énormément ma mère.

«J'arrive.»

J'enlève mes chaussures, pose mon sac, je suis content d'être enfin rentré chez moi, de pouvoir revoir ma mère et de profiter de son étreinte après une dure journée.

Je rentre dans la cuisine mais le sourire inscrit sur mes lèvres, s'efface. Je tombe à genoux.

«Ma...man?»


Voili voilou ~

Le pauvre Eren a fini par les avoir ses heures de colles... Mais bon moi je dis pas non à trois heures de colles avec Levi ! Vous imaginez ? Trois heures avec Levi, seul dans la même pièce... Même si on doit en baver rien que pour les yeux c'est le top ;D

J'aime bien ma fin :3 (non je ne cherche pas à me faire tuer)

Je vous dis à la semaine prochaine !