Salut ! Me voilà avec le chapitre 4 de Souvenirs amères qui est un peu plus court que les chapitres précédents... Qu'est ce que vous voulez on peut pas tout avoir ;) Merci beaucoup à Kurosaki-shiba Mitsuki, Altatia et Audrey Takarai pour leur review, ainsi qu'à ceux qui ont mis en follow et/ou favori cette fiction !

Disclaimer: ...

Pairing: Tout le monde l'a compris ;3

Réponses aux reviews:

Kurosaki-shiba Mitsuki: Je suis contente que ça te plaise ! Effectivement pauvre Eren et c'est pas fini ! Eheh ça peut être une idée, tu verras bien x) J'y ai effectivement pensé pour son père mais non, j'ai décidé de faire simple et court :) J'espère que la suite te plaira !

Altatia: On est d'accord c'est le rêve :3 Merciii ~

Audrey Takarai: Réponse dans ce chapitre pour la mère d'Eren mais pour Levi tu seras un peu plus tard ~

Sur ce bon chapitre !


Chapitre 4

Qu'est ce qu'il se passe? Ou suis-je? Pourquoi je ne peux pas bouger? Pourquoi je ne peux pas la sauver? Je la regarde, impuissant se faire attraper par le titan. Aucun cri ne sort de ma bouche, je regarde la scène tel un spectateur. Je me vois, en plus jeune, sur l'épaule d'un homme que je n'arrive pas à reconnaître, partir dans la direction opposée à mère. Je veux lui crier de faire demi tour, de lui dire d'aller la sauver mais mes paroles restent bloquées dans ma gorge. Alors je tourne la tête vers ma mère et la regarde avec horreur se faire bouffer par ce titan au sourire effrayant. Du sang gicle sur ma joue. Je fixe la scène, impuissant, se terminer sans que je puisse faire quoi que soit, seulement capable de pleurer.

«Eren?! EREN!»

Je reprends mes esprits en sursaut, tournant la tête à droite à gauche pour me repérer. Ma mère est agenouillée en face de moi, me tenant les épaules.

«Eren est ce que ça va? Tu pleures.»

Encore? Est ma seule pensée sensée.

«Tu m'as fait peur à t'écrouler comme ça, tu as mal quelque part? Tu te sens pas bien?»

La mine inquiète de ma mère me serre le cœur. Je la regarde, heureux de la voir vivante. Toujours à genoux je me penche vers elle pour la prendre dans mes bras. Elle me rend mon étreinte, un peu incertaine car je la sais inquiète. Elle se dégage pour finir par poser sa main sur mon front, excédé par le faite que tout le monde me croient fiévreux. Je vais lui dire que ça sert à rien mais contre toute attente elle me dit:

«Mais tu es bouillant de fièvre Eren.»

L'envie de rire me prend, je n'en crois pas mes oreilles, j'ai de la fièvre maintenant. Mais tout s'explique, je sais pourquoi je me sens pas bien aujourd'hui, la fièvre me fait délirer. J'essaye de m'en persuader mais au fond je sais que la fièvre n'est pas la seule cause.

«Va te coucher, je t'apporte tes médicaments.»

Sans protester, je monte jusqu'à ma chambre, je m'allonge sur mon lit, fermant les yeux, repensant au flash d'images d'il y a quelques minutes. Je me souviens de la scène dans son intégralité, je porte ma main la ou le sang c'est répandu sur ma joue, évidemment il n'y a rien et pourtant quand je la retire et la fixe, elle en est couverte du sang de ma mère. J'ai un hoquet de surprise, je ferme violemment les yeux et quand je les ré ouvre il n'y a plus aucune trace de sang. Étonné je lève ma main au dessus de moi pour l'observer sous tout les angles, préoccupé. C'est comme ça que ma mère me retrouve quand elle rentre dans la chambre.

«Eren tout va bien? Tu as l'air tourmenté par quelque chose?»

«Hm il n'y a pas de problème.» je répond distraitement, toujours concentré sur ma main, cherchant à comprendre ce qu'il venait de ce passer.

«Tiens»

Je sors de ma contemplation et la voit me tendre un verre d'eau rempli d'une poudre blanche, que j'attrape et avale d'un coup.

«Merci maman»

Elle me fait un grand sourire.

«Repose toi maintenant et si demain tu ne te sens toujours pas bien tu resteras au lit.»

Je hoche la tête tout en m'allongeant confortablement sous les couvertures. Elle se penche et dépose un baiser sur mon front qui m'apaise et fait s'envoler mes inquiétudes. J'aime plus que tout ma mère, elle est ce que j'ai de plus précieux. Penser comme ça me rappelle le moment ou elle se fait manger par cet être immonde, me faisant me retourner dans mon lit. Qu'est ce que j'aurai fait si ça c'était vraiment passé? Réponse évidente! J'aurai exterminer toute ces créatures de la terre! Mais heureusement ce n'est pas vrai, ma mère est là, souriante, tout ces délires sont juste causés par la fièvre. C'est sur ces pensées que je m'endors plus ou moins tranquillement.

J'ouvre les yeux, haletant légèrement, je crois que ma fièvre au lieu de descendre est montée en flèche. J'ai chaud, affreusement chaud. Mon sommeil est hanté par toujours les mêmes divagations, j'en peux plus, je suis en train de devenir fou. Je remarque qu'il fait presque nuit et que j'ai faim malgré les atrocités que j'ai pu voir dans mes rêves ou plutôt mes cauchemars. Je me lève fébrilement et me dirige vers les escaliers, je manque de tomber dans ceux ci, étant donné ma faiblesse. Quand je rentre dans la cuisine, mes parents y sont en train de manger tout en discutant. C'est mon père qui réagit en premier en me voyant arriver, il m'aide à m'asseoir.

«Eren tu aurais du nous appeler au lieu de descendre surtout dans l'état ou tu es.» me gronde gentiment ma mère.

«Ta fièvre a bien monté» continu mon père.

C'est mon ventre qui leur répond par plusieurs gargouillements, ce qui les fait rire et m'arrache un sourire.

«Assied toi, je vais te préparer quelque chose.»

Elle se tourne vers la frigo pendant que je vais m'asseoir.

«Quels sont tes symptômes Eren?» me demande mon père d'un air professionnel, il n'est pas infirmier pour rien...

Je tique à sa question, mes symptômes... Si je lui répond que je vis dans un délire complet depuis ce matin il va me prendre pour un cinglé et je ne pourrais pas lui en vouloir puisque quelque part il n'aura pas vraiment tort. Alors je décide de le faire simple.

«J'ai terriblement mal à tête, j'ai l'impression qu'elle va exploser, je me sens fatigué et faible, j'ai chaud et je crois que c'est tout.»

Bon j'ai dit simple mais sur le coup je ne fais que dire la vérité.

«A mon avis tu dois avoir le début d'une grippe, si tu te reposes bien demain, ça devrait aller mieux d'ici mercredi.»

«Donc demain journée au lit.» me prévient ma mère en me déposant une assiette de riz avec un steak. «Allez mange et retourne te coucher.»

Elle n'a pas besoin de me le dire deux fois, je me jette sur mon assiette. Une fois fini, je leur souhaite une bonne nuit et après avoir avalé un comprimé, je remonte lentement dans ma chambre pour ne pas prendre le risque de tomber. Je n'ai qu'une envie c'est m'endormir mais j'ai peur de savoir ce que va me réserver mon sommeil cette fois. J'attrape mon portable avec mes écouteurs et met la musique pour me changer les idées, la mélodie Illabye de Tipper démarre m'endormant au bout de quelques minutes.

Quand je me réveille, le soleil illumine ma chambre et je me sens beaucoup mieux. Je tourne la tête vers mon réveil, il est 13h18. J'ai dormi longtemps. En même temps j'en avais besoin. Je me lève tranquillement et vais jusqu'à la salle de bain ou je me glisse sous le jet de douche bouillant. Je ferme mon esprit à toute pensée profitant au maximum de ce moment de détente. Quand je sors de la douche, je croise de nouveau le portrait abject de moi mais je n'y porte aucune attention, décidant de faire abstraction à toute chose bizarre aujourd'hui et les jours qui suivent puisqu'il semble que la fièvre ne soit pas responsable de ces hallucinations comme je n'en ai plus. Je soupire, pose une main sur le miroir et regarde mon reflet dans les yeux. Je finis par les baisser, faisant en même temps disparaître l'image. Une fois habillé et coiffé, je retourne dans ma chambre pour y chercher mon portable. Je vois que j'ai une dizaine de messages de la part d'Armin et Mikasa, je leur envoi une réponse rapide pour les rassurer même si je sais qu'ils ne me répondront pas maintenant, étant en cours. Je descend jusqu'au salon qui est vide, je remarque une feuille posée sur la table basse devant la télé. Je suis partie travailler, ton assiette est dans le micro-onde et n'oublie pas de prendre tes médicaments. Je t'aime mon cœur. Maman. Je souris en lisant le mot et me dirige vers la cuisine pour faire chauffer mon assiette. Ma mère est cuisinière en maison de retraite, elle a bien du courage. Je m'installe à table et commence à manger tout en m'interrogeant à ce que je vais faire du reste de ma journée. Plongé dans mes pensées, je jette un regard à mon assiette pour y découvrir une bouillie ensanglanté, comme un mélange d'entrailles, de chairs et de sang. Je fais tomber ma fourchette que j'ai stoppé à quelques centimètres de ma bouche pour la voir s'écraser sur le sol avec son contenu qui n'est rien d'autre qu'un bout de chair. Je porte ma main à ma bouche, le ventre retourné, pensant à ce que je viens d'avaler. En quelques pas je me retrouve au dessus de l'évier de la cuisine pour y vomir mon immonde repas. Des larmes perlent aux coins de mes yeux. Qu'est ce que je viens de manger? C'est un cauchemars. Je me rince la bouche et le plus lentement possible je me retourne vers mon assiette. Je laisse échapper un rire quand je la retrouve avec juste de la purée et de la saucisse. Je glisse sur le sol, hébété. C'est vraiment n'importe quoi, quelque chose ne tourne pas rond chez moi. Les jambes encore flageolantes sous le coup de l'émotion, j'attrape mon assiette et jette le reste de son contenu à la poubelle d'un geste rageur. Rapidement je la lave en même temps que l'évier, je vais ouvrir la fenêtre et remonte au plus vite dans ma chambre pour me rouler en boule sous ma couverture ne voulant penser à rien. Tout oublier.


Je trouve qu'il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre et j'en suis moyennement satisfaite mais j'espère qu'il vous aura plu !

A la semaine prochaine ! Ciaossu ~