Bonjour ! J'ai eu envie de faire un chapitre sur le voyage au lieu de passer directement à Volterra pour ménager un peu le suspens. Comme j'étais de bonne humeur et dans ma journée "jeux de mots pourris" le chapitre s'intitule "L'expression « S'envoyer en l'air »". Comme vous vous en doutez, je parle... D'avion bien sur ! Vous vous attendiez à quelque chose d'autre ? A du lemon peut-être ? Ah heuuuu... L'un n'empêche pas l'autre si ? Bisous !


Chapitre 10 : L'expression « S'envoyer en l'air » (POV Edward)

La décision que nous avions prise ne me plaisait guère même si je savais que c'était la meilleure, ou au moins la moins pire. Je ne sais pas pourquoi, plus j'en savais sur Robert, plus quelque chose en moi… Je ne sais pas, c'était étrange. A la fois proche et lointain, connu et étranger, attirant et irritant… De nouveau j'étais fasciné, mais c'était différent de Bella. Impossible à décrire. Quand j'avais dit que nous le protègerions parce que Bella tenait à lui, je n'étais qu'à moitié honnête. Je voulais le protéger parce que je le voulais. Pas seulement pour Bella mais aussi pour moi. Saleté de sentiments humains !

L'au-revoir avec Renesmée avait été déchirant, surtout pour Bella. Jasper avait essayé de la calmer mais rien n'y faisait, pour Bella laisser un peu notre fille était douloureux physiquement. Avec l'expérience j'avais réussi à un peu mieux me contrôler mais je savais que la prochaine fois où je me sentirai entier sera au minimum quand je la retrouverai.

Quoi qu'il en soit, j'appréhendais ce voyage. Pas seulement ce qu'il se passerait en Italie, le voyage en lui-même ne me rassurait pas. A cause du manque de temps nous n'avions pas réussi à obtenir des billets en première classe. Non que cela me dérange personnellement, mais mettez huit vampires à très forte personnalité et un jeune loup-garou dans un avion bondé où tous les passagers sont les uns sur les autres et vous comprendrez ma crainte. Elle fut encore aggravée quand Alice eut une série de vision. Aucun problème majeur, mais un détail plus un détail plus un détail peut de gros ennuis. Je décidai de prendre tout le monde à part dans la salle d'embarquement.

- Bon écoutez moi tous. Je pense que déjà en Italie cela ne va pas être facile. Ce n'est donc pas utile d'en rajouter. Emmett tu te tiens à carreaux, Rosalie tu ne grognes pas sur toutes les filles qui regardent ton mari, Bella tu te détends et tu évites d'envoyer balader tout le monde, Jasper tu respires et tu évites de paniquer. Il faut que tout le monde y mette du sien car sinon on ne va pas s'en sortir. Et Alice, je t'en prie, calme toi, essaie de te poser tranquillement !

- Et toi mon très cher mari, arrête de t'inquiéter, on fera des efforts, et si on dérape de temps en temps personne n'en mourra. N'est-ce pas Alice ?

- Non, pas de raison ! Allez Edward, tu es presque pire que nous. Tiens, ils vont nous appeler dans une minute, autant faire la queue maintenant, on n'aura pas à attendre !

Nous nous dirigeâmes donc vers la porte d'embarquement billets à la main. Tous les regards étaient encore tournés vers nous. Remarquez on peut le comprendre. Huit vampires et un humain loin de passer inaperçu ne peuvent qu'attirer les regards. J'avais évité de mentionner Robert dans mes conseils, je ne suis pas sur qu'il l'aurait bien pris. Et puis, c'est surement celui qui arrive à se comporter le mieux. Moins d'une minute plus tard nous présentions nos billets comme Alice l'avait vu.

Nous étions répartis sur 3 rangées. Un couple devait nécessairement se séparer. Carlisle et Esmée se proposèrent, ne voulant pas créer de conflits entre leurs enfants. A la première rangée se trouvaient Rosalie, Emmett et Carlisle. Juste derrière, je me trouvais avec Robert ainsi que Bella qui se tenait au milieu. A la rangée suivante Jasper, Alice et Esmée. Ils avaient ainsi une vue d'ensemble sur nous, et moi lisant les pensées d'Alice je pouvais intervenir s'il y avait un problème à la rangée de devant.

Une heure après le décollage, Jasper sentit une tension du côté de Rosalie. Je me focalisai donc sur elle. Ses pensées étaient une fois de plus peu tendres et dirigées à l'encontre de deux jeunes filles – la vingtaine – qui regardaient d'un peu trop près Emmett. Ce dernier ne semblait pas remarquer le drame qu'il commençait à créer. Je fis un grognement sourd que les humains le pouvaient entendre et qui avait fait se retourner Rosalie. Mon regard croisé elle comprit mais ne pu s'empêcher moins de quinze minutes plus tard de reprendre son observation des deux suicidaires. Je décidai alors de me lever, j'avais bien fait d'être du côté couloir, sous le regard interrogatif de Bella. Quand elle vit ma direction et le regard de Rosalie elle comprit que je tentais d'éviter un drame. Je m'adressai aux deux filles.

- Bonjour, je suis désolé de vous déranger mais je crois que mon intervention est nécessaire… Vous voyez la jeune femme à côté de l'homme que vous observez depuis tout à l'heure ? Elle est un peu cachée mais elle vous voit très bien et… Comment vous dire ? Elle est sa femme et est un peu jalouse et impulsive. Dans votre propre intérêt, et dans le mien j'avoue j'aimerais mieux ne pas avoir de scandale, pourriez vous arrêter ? Elle commence vraiment à s'énerver et ce serait dommage que vous ayez une altercation avec elle car elle est loin d'être tendre dans ces moments là…

Pour ne pas leur faire peur je leur souris à mon tour, chose que j'aurais peut-être dû éviter car à présent elles n'arrivaient ni à avoir une pensée ni une parole cohérente. Si je continuais c'est moi qui aurai des ennuis mais avec Bella.

- Heu, oui désolée… Pour nous faire pardonner voulez-vous un café ?

Mince. Et maintenant c'était Bella qui grognait, elle n'avait en rien perdu de la conversation. Un conseil, ne prenez jamais l'avion avec vos moitiés quand il y a du monde comme ça !

- Cella aurait été un plaisir, mais ma femme m'attend là-bas. En tous cas je suis désolé de vous avoir dérangé.

Je m'en allai sans leur laisser le temps de répondre. Un murmure sifflant parvint à mon oreille alors que je réintégrais mon siège.

- Tu as fait ça pour leur sauver la vie ou pour les draguer dis-moi ?

- Bella… Tu sais que Rosalie était sur le point de leur sauter à la gorge. Je ne voulais pas les effrayer mais leur faire comprendre que ce que je leur disais c'était pour leur bien, et tu le sais.

- D'accord mais maintenant c'est toi qu'elles matent.

Elle lança un regard noir en leur direction tout en m'enlaçant. Oups ! Ce regard aurait pu donner le courage à un mort de se relever pour s'enfuir. Aussitôt elles détournèrent la tête.

- Tu vois, c'est comme ça que l'on fait comprendre à quelqu'un de ne pas s'approcher !

- Tu parles ! Je t'ai fait ce regard je te rappelle au tout début quand j'ai voulu te dévorer, ça n'a fait que t'attirer davantage !

Je me moquais d'elle, mais j'avais tellement raison ! Mon attitude n'avait eu que pour effet d'attiser sa fascination à mon égard. Heureusement pour nous d'ailleurs.

- Et tu es bien content aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, elles n'ont pas intérêt à recommencer !

Une vague et quiétude s'abattit sur nous. Jasper avait dû estimer qu'il était temps de calmer tout le monde. Je le remerciais d'un hochement de tête. Décidément, ce voyage allait être long, bien plus long que pour les simples humains car nous serons éveillés à chaque heure même si nous devrons faire semblant de dormir. Finalement, le plus chanceux était Robert qui ayant pris des calmants était déjà dans les bras de Morphée.

Trente minutes plus tard, Rosalie se pencha sur Emmett pour lui murmurer quelque chose. Machinalement je le me focalisai sur les deux. Oh non ! Pas ça ! J'aurai des images pendant tout le voyage après ! Elle se leva et se dirigea vers l'arrière de l'appareil. Environ deux minutes plus tard, Emmett eut la même attitude. Il avait ce sourire aux lèvres, il nous disait presque ouvertement ce qu'il allait se passer. Certains étaient amusés, mais d'autres comme moi étions désespérés par leur attitude.

Bella s'approcha de mon oreille discrètement pour me murmurer afin que personne d'autre ne m'entende

- Il parait que l'attitude a un effet sur le corps humain… Crois-tu que le corps de vampire subisse ce même genre d'effets ?

Je tournai ma tête surpris pour croiser son regard. Elle avait cet air joueur et empli de désir. Je devais être raisonnable, non nous ne sommes pas là pour ça. Des images de Rosalie et Emmett me parvenaient parfois malgré moi. Ma volonté semblait être réduite à néant à chaque seconde passée. Le coup de grâce me fut apporté par Bella.

- Je suis volontaire pour me pencher sur cette étude. J'imagine que ça doit apporter un certain nombre de sensations.

Et là elle baissa son bouclier. Elle s'était imaginée seule dans cet avion, sans personne autour. Elle enlevait un à un chaque bouton de son chemisier, lentement, le faisant glisser entre ses doigts délicats. Au bout de trente secondes il était ouvert et laissait apparaitre un soutien-gorge noir et violet qui épousait la forme de ses seins. Elle pencha alors sa tête en arrière en lui faisant faire une rotation circulaire. Ses longues boucles brunes flottaient alors dans l'air, s'attardant parfois sur le dossier du siège auquel elle était appuyée. Elle ramena alors sa tête et fixait le spectateur que j'étais. Si seulement la télépathie pouvait aller dans les deux sens ! Mais non, elle me tenait à sa merci, je ne pouvais qu'observer en me retenant de lui sauter dessus, l'avion réel n'étant pas aussi vide que celui de ses pensées. Elle s'employa alors de déboutonner le pantalon qu'elle portait, encore lentement, et fit glisser la fermeture éclaire au ralenti pour que je distingue le bruit de chaque crochet qui se détachait. Puis de sa main droite elle baissa largement le haut du pantalon afin de laisser apparaitre le string d'un seul côté. Elle commença alors à s'avancer vers le spectateur que j'étais en accentuant chaque mouvement de bassin afin de rendre sa démarche encore plus sensuelle. Sans s'arrêter elle commença à pivoter pour que je puisse la voir de dos. Elle se cambra, penchant ses fesses vers moi et baissa lentement son pantalon. Je n'en pouvais plus. Elle sentait mon excitation et mon désir, mon incendie et cela ne fit que l'encourager davantage. Ses deux poignets remontèrent vers ses épaules et alors qu'elle se retournait vers moi elle fit glisser son chemisier la laissant ainsi en sous-vêtements.

Puis, plus rien, elle avait remis son bouclier et se levait en me regardant. Ce n'est qu'en voyant l'endroit où elle se dirigeait que je m'aperçus que Rosalie et Emmett étaient déjà revenus depuis quelques temps. Combien de temps avait duré cet entretien silencieux ? Aucune idée, mais je savais ce que Bella avait voulu me faire comprendre et surtout comment elle m'avait manipulé. Il m'était désormais impossible d'agir raisonnablement. Alice riait en ma direction et m'envoya une pensée « Amuse-toi bien Edward ! Tu vois, on ne juge jamais avant de se demander ce que l'on ferait à la place ! ». Oui, elle avait raison. Je ne me fis pas davantage prier. A mon tour je me levai, espérant ne pas réveiller Robert et ne pas me faire remarquer par Emmett et Rosalie qui ne me manqueraient pas. Heureusement ils étaient encore dans leur monde. En revanche, bien que je ne veuille pas regarder, je n'échappai pas au sourire de Jasper, Alice et même Esmée. Tant pis.

Bella m'avait entendu arriver, elle baissa son bouclier pour me dire « Entre Edward, c'est ouvert je n'attends plus que toi ».

Oui elle n'attendait plus que moi. Elle avait fait en sorte de reprendre là où elle s'en était arrêtée, seul le décor avait changé. Elle était dans ces sous-vêtements noir et violet, simples mais terriblement sexys. Je fermai immédiatement la porte et me jetai à ses lèvres. Sans rompre le baisé elle avait entreprit de me retirer le pantalon, et étrangement cette fois ci elle ne prit pas tout son temps. Pendant ce temps je déboutonnais ma chemise, luttant pour ne pas arracher les boutons sachant que je devrais la remettre ensuite. Nous voilà à égalité, tous deux en sous-vêtements. A aucun moment nos lèvres s'étaient séparées. Mes mains se plaquèrent contre ses fesses, et je la soulevai pour qu'elle s'assoie sur l'évier. Elle avait entouré ses jambes autour de mes hanches, et malgré le string je sentais l'intensité de son désir. Elle glissa une de ses mains dans mon boxer, le fit glisser à son tour et empoigna mon sexe commençant des mouvements de va-et-vient. Je réprimai un grognement de plaisir et m'attelai à titiller son clitoris. Elle rompit alors le baisé afin de reprendre une inspiration en glissant son front dans mon cou. Elle se leva alors subitement, me plaquant contre le mur opposé en veillant à ne pas faire trop de bruit et se mit à genoux. Je sentis alors ses lèvres sur mon sexe puis elle le prit entièrement dans sa bouche entamant à nouveau des mouvements de va-et-vient. J'étais sur le point d'exploser. Je me retirai et la plaquai au sol. En deux temps trois mouvements je lui enlevai le peu de tissus qu'il lui restait et entreprit une descente au paradis. J'embrassai d'abord ses seins un à un, m'attardant sur les auréoles où je laissai ma langue s'attarder. Puis je descendis doucement vers le nombril où elle se cambra. J'arrivai enfin à son intimité gonflée du désir qu'elle éprouvait. Quand je sentis qu'elle était à son tour prête à exploser je remontai et pénétrai en elle. Afin de réprimer nos cris, nos bouchent ne faisaient qu'un elles aussi. Alors que nous devions être discrets nous ne pouvions nous empêcher d'être sauvages. Nos explosions se produisirent en même temps. Il nous fallu quelques secondes avant de reprendre entièrement nos esprits.

Alors que nous nous rhabillions, elle murmura

- Finalement, l'attitude a aussi un pouvoir sur les vampires je crois. Je n'en suis pas tellement sure malgré tout, nous devrons retenter l'expérience une autre fois…

Et elle me lança à nouveau ce regard joueur.

- Oui, une autre fois, mais on va peut-être se calmer ou nous nous ferons embarquer à l'arrivée !

Après ce rire entendu je rejoignais ma place sous les remarques muettes des uns et des autres qui me demandaient si j'avais passé un agréable moment. Évidemment c'était Emmett le plus cru, heureusement que ce n'était que des pensées ! Autre heureusement, Robert dormait toujours. Bella revint une minute plus tard, habillée et coiffée et ne laissant rien transparaitre autre que son sourire. Elle commençait à prendre un peu d'assurance et était un peu moins gênée du manque d'intimité que nous subissions les uns et les autres.

Le vol se fit sans autre incident. Les excursions d'Emmett et de Rosalie puis celle de Bella et moi-même avaient réussi à apporter un semblant de bonne humeur, ou au moins détendu l'atmosphère. Robert se réveillait parfois pour manger, mais faisait tout pour dormir un maximum afin de rester le plus calme possible. Il voulu prendre un dernier calmant deux heures avant notre arrivée mais Bella l'en avait dissuadé, il avait besoin d'être lucide à Volterra. C'est à partir de ce moment que la pression commença à revenir. Oui, nous allions avoir tous besoin d'être lucide car contrairement à ce que l'atmosphère des dernières heures l'avait fait croire, nous n'allions pas en Italie pour des vacances.