Bonsoir ! Décidément, vous avez de la chance aujourd'hui ! Alors que je ne comptais pas faire de publication avant la fin de la semaine, je me suis prise une pause plus longue que prévue entre deux devoirs pour faire un deuxième chapitre dans la journée, le premier m'avait moi aussi laissé sur ma faim en quelque sorte. Le plus gros de l'histoire est fait, les explications ne vont pas tarder à arriver, peut-être même dans le prochain chapitre. Il me prendra alors plus de temps, je ne veux pas le rater. J'ai essayé dans ce chapitre de reprendre le caractère d'Aro, Caius et Marcus mais n'ayant pas les livres sous la main, j'espère ne pas avoir commis d'impair, si c'est le cas je m'excuse. J'espère que ce chapitre vous plaira, même si je sais que vous allez en sortir frustré car je suis sadique, et fière de l'être !

Bisous à tous, et laissez une petite review, ça fait toujours plaisir ;)


Chapitre 12 : Un aimant à problème peut en cacher un autre (POV Edward)

Ils étaient tous trois intrigués par notre venue, mais ce n'était rien à côté de la présence de Robert puisqu'ils n'en avaient jamais entendu parlée. L'accident ne leur était pas arrivé aux oreilles. J'espérais que nous avions fait le bon choix. Peut-être qu'ils ne l'auraient jamais su. Non, tôt ou tard ils l'auraient su, et cela aurait été la mort de toute la famille. Carlisle jugea qu'il était le plus apte à parler de notre situation.

- Nous venons de bonne foi Aro. Il s'est passé quelque chose d'important près de Forks il y a un mois, et honnêtement nous pensions que vous en aviez entendu parlé.

- Pas le moins du monde mon très cher Carlisle. De quoi s'agit-il ?

- Un homme a été retrouvé mort, lacéré de toute part.

- En quoi cela nous concerne-t-il ?

- Un soir de pleine lune.

- QUOI ???

Cette fois-ci, c'était Caius qui avait réagi. Et là je vis les raisons de son amertume. Non, pas de son amertume. De sa haine. Une nuit de pleine lune il avait été face à face à un loup-garou. Ça semblait être il y a plusieurs centaines d'années. Le combat avait été rude, et il ne l'avait emporté que de peu, très peu, trop peu pour lui. Je vis une cicatrice qui doit encore être présente sur son torse. Oui, il était effrayé par les loups-garous, expliquant ainsi leur massacre.

Leurs regards s'étaient tournés vers Robert. Ils avaient compris.

- Et vous nous avez amené le loup-garou, c'est parfait dites moi. Je suis heureux que vous soyez passés au-dessus de l'incident de l'hiver dernier.

- En effet, nous sommes venus de bonne foi comme je vous l'ai dit, nous estimons que la loi est la loi et comme nous l'avons toujours fait nous nous y confortons. Nous vous demandons cependant d'accepter de nous écouter jusqu'au bout.

- Mais bien sur mon ami.

- Je vous présente donc Robert Pattinson. Il semble avoir été transformé il y a trois mois. Le problème est qu'il ignore exactement ce qu'il s'est passé, comment il a pu être transformé. Le jour où nous avons appris qu'il y avait eu un meurtre dans des circonstances troublantes, nous avons pris peur pour être franc avec vous. Nous étions presque surs que c'était l'œuvre d'un loup-garou, la victime avait été déchiquetée, mordue et griffée de toute part. Un vampire n'aurait pas fait cela, et n'aurait pas laissé de telles traces. Nous étions inquiets car une fois encore il se produisait des choses étranges près de chez nous, et nous redoutions votre réaction face à cela.

- Que voulez-vous dire ?

- L'issue du combat dernier concernant Renesmée avait été plus que précaire, personne ne peut le nier. Nous avions peur, et pardonnez-nous d'avoir pensé cela, mais nous avions peur que vous preniez cela comme excuse pour revenir nous voir, et pas en tant qu'amis. Comprenez-nous s'il vous plait, nous avons dû envisager toutes les possibilités.

- Cette pensée est regrettable. Toutefois je la comprends. Continuez Carlisle.

- Merci. Nous avons également envisagé qu'un vampire ne nous aimant pas, nous sommes conscients que nous n'avons pas que des amis, nous ait envoyé ce loup-garou pour nous nuire, peut-être même pour tuer l'un de nous afin de nous affaiblir.

- Vous avez eu de bien tristes réactions.

- C'est vrai, et je m'en excuse. Mais nous étions surs d'une chose. Si l'incident ne vous était pas remonté aux oreilles, cela ne tarderait pas. Nous savions quelle serait la sentence pour ce loup-garou, et nos intérêts se rencontraient. Nous voulions le trouver avant qu'il nous trouve, avant qu'il nous fasse du mal. Nous nous sommes donc alliés aux Quileute qui ont accepté de nous aider, au moins à le trouver. Ils étaient d'accord sur le fait qu'il serait dangereux de le laisser ainsi. Le mois suivants nous avons donc formé des groupes composés de vampires et de loups, mais ce fut le groupe de Bella et Edward qui le trouva.

- Vraiment ? Et bien dis moi Bella, que s'est-il passé alors ?

- Je l'ai senti et vu de loin, mais lui aussi. Il s'est alors enfui et nous l'avons poursuivi pendant très longtemps, si longtemps que nous nous demandions comment il pouvait tenir.

- Vraiment ? Vous arrivez même à tomber sur des loups-garous hors du commun ?

- Il faut croire. Le soleil commença à se lever, et il ralentit. Quand nous sommes arrivés à sa hauteur il s'était déjà retransformé et était tombé d'épuisement.

- Pourquoi n'avez-vous rien fait alors ? Vous connaissez nos règles. A moins que vous vouliez l'amener ici pour nous montrer que vous les suivez.

- Pour être franche, non, ce n'est pas pour cela. Si nous ne l'avons pas tué, c'est parce que je l'ai reconnu.

- Reconnu ? Vous voulez dire que vous le connaissiez ?

Et là, il partit en crise de fou rire. Me calmer. Je dois me calmer. Il n'a pas tout à fait tord, la situation devient comique à force. Depuis que nous connaissons Bella, s'il y a une chose à ne pas faire, à ne pas provoquer, à ne pas vivre, c'est pour nous. Et à chaque fois il y a un rapport avec elle. Aimant à problème. Oui, ce jour où je lui ai trouvé ce surnom j'avais encore plus raison que ce que je pouvais l'imaginer, ce qui n'est pas peu dire. J'étais tellement dans mes pensées que j'en oubliais celles d'Aro jusqu'à ce qu'il reprenne la parole.

- Décidemment vous ne m'aurez rien épargné belle Isabella. Vous tombez amoureuse d'un vampire, qui vous aime en retour, vous vous mariez avec lui, avant d'être transformée vous donnez naissance à une petite fille à moitié vampire et à moitié humaine, vous vous alliez avec une sorte de loups-garous dont je n'avais jamais entendu parler et maintenant quand un vrai loup-garou au sens littéral du terme se pointe près de chez vous, c'est vous qui le trouvez et au moment de le tuer vous vous rendez compte qu'il est une vieille connaissance. Et laissez-moi deviner, un ami au moins ?

- A l'époque pas vraiment. Nous nous sommes connus au collège alors que j'habitais Phoenix mais nous ne nous étions jamais rapprochés plus que cela. Mais j'avoue qu'aujourd'hui, oui.

- Et je suppose que vous allez me demander de l'épargner.

- Si nous vous donnons des garanties, accepteriez vous au moins de nous écouter ?

- Oui, avant tout pour le simple plaisir de vous entendre tous, vous apportez tant de chaleur dans cet antre froid.

Là, je savais que c'était mon tour. Il fallait que je me montre sincère et convaincant à la fois. Je savais que dans son esprit c'était peine perdue, mais au moins je saurai quoi dire au fur et à mesure.

- Robert est encore plein d'instincts de jeunes loups-garous. Il est parfois imprévisible et je dois avouer qu'au début il m'a particulièrement énervé.

- Vraiment ? Et pourquoi cela ? Je ne vois qu'une chose pour que vous perdiez autant votre calme, ou deux mais je pense que c'était plutôt la première, je me trompe ?

Il avait l'image de Bella en son esprit, puis celle de Renesmée. Il avait compris qu'il avait eu des pensées peu distinguées sur ma femme, et cela l'amusait beaucoup. Reste calme Edward.

- Je dois reconnaitre que non. Mais j'ai été particulièrement surpris quand j'ai commencé à l'apprécier réellement. Il présente constamment ces instincts, et chaque parcelle de lui, même quand il est humain, sous-entend qu'il est un loup-garou. Cela le rend très intéressant à observer, je l'avoue.

Ma famille fut choquée de prime abord face à mes propos, j'en parlais comme s'il était une bête de scène. Mais ils comprirent très vite que j'essayais d'attirer la curiosité d'Aro. Robert cependant serra les dents. Jasper envoya une vague pour le décontracter.

- Mais au-delà de cela, la famille s'est très vite attachée à lui. Si nous l'avons gardé en vie en premier lieu c'est parce que Bella le connaissait. Nous voulions savoir comme il était devenu un loup-garou, énigme encore aujourd'hui non élucidée. Mais nous nous sommes pris à notre propre piège en nous attachant à lui. Face à cela nous ne savions pas quoi faire. Nous aurions pu vous cacher sa présence, mais cela n'aurait pas été malin. Nous n'avons pas pour habitude de violer les règles, et ce n'est pas aujourd'hui que cela doit changer. Et quand bien même, vous l'auriez appris tôt ou tard et les conséquences auraient pu être bien pire. Nous avons donc décidé de venir pour plaider sa liberté et sa vie. Nous sommes une famille soudée. Nous sommes huit vampires. Juste là où nous habitons se trouvent des loups-garous qui se transforment à leur guise et se contrôlent, qui peuvent tuer des vampires et qui sont prêts à nous aider dans notre quête. Même si nous déménageons, nous emmènerons Renesmée avec nous, au moins pour les premières années qui seront les plus difficiles, et Jacob, un des loups Quileute, nous suivra automatiquement. Nous pouvons donc je pense parfaitement le maitriser à nous tous. Emmett a la force, j'ai la vitesse, Bella saurait le raisonner avec le temps, Jasper pourrait l'apaiser, rien qu'à nous quatre je pense que nous pourrions le maitriser tous les soirs de pleine lune. Nous vous demandons donc d'épargner sa vie. Sachez toute fois qu'il est là, et sait pourquoi. Nous sommes tous prêts à accepter votre décision quelque qu'elle soit. Comme Carlisle vous l'a dit, nous sommes là de bonne foi et nous respectons les lois.

- Et bien et bien Edward, quel beau discours.

- Mais pour qui vous prenez-vous tous ?, s'écria Caius qui perdait de plus en plus son calme. Vous pensez que vous pouvez vous amener comme ça, et croire que nous allons relâcher une telle créature, et pour la laisser entre vos mains qui plus est ! Croyez-moi, arrêtez les animaux, je savais que c'était nocif pour les vampires, mais à ce point !

- Paix mon ami, paix, tenta de calmer Aro. Robert c'est ça ? Approche, je ne vais pas te faire de mal, mais je suis curieux également de savoir comment tu as été transformé.

Il regarda Bella et moi à tour de rôle, et je lui signifiai d'un hochement de tête qu'il pouvait y aller. Il avança pendant que Bella soupirait, relâchant certainement le bouclier qu'elle tenait depuis tout ce temps. Et là je me retrouvai tout aussi frustré qu'Aro. Toute la vie de Robert défila, mais un trou noir avait pris la place aux souvenirs relatant la transformation, comme s'ils avaient été effacés.

- C'est ennuyeux tout cela.

Devant les interrogations des uns et des autres, je leur mentionnai le fait que la mémoire de Robert ne décelait aucun souvenir concernant la transformation. Tous furent extrêmement surpris.

- C'est ennuyeux de ne pas savoir, cela comptait beaucoup pour ma décision. Ma très chère Alice, ne sais-tu donc rien ?

- Je ne vois pas le passé Aro, je suis désolée.

- Tant pis. Caius, Marcus avez-vous des questions à poser sur nos invités ? Je tiens à faire remarquer qu'il semblerait qu'ils aient été honnêtes avec nous, que cela soit en positif ou en négatif.

Tous deux signifièrent qu'ils n'avaient pas besoin d'en entendre davantage, malheureusement. Aro reprit la parole.

- Et bien moi j'ai une dernière requête. Je dois avouer que je me suis intéressé de très près à votre famille ces derniers mois, et j'ai appris jolie Bella que tu arrivais à maitriser ton bouclier dans les deux sens. J'aimerais une fois dans ma vie lire en toi. Je suis persuadé que tu protèges en ce moment même ta famille, mais je peux te promettre qu'il ne leur sera fait aucun mal pendant que tu baisseras ton bouclier.

Il était sincère. Devant mon approbation Bella s'exécuta. Elle n'en avait pas envie, mais ce n'était pas le moment de le vexer. Cela lui permettrait en même temps de finir de vérifier les détails. Je vis alors défiler la vie de ma femme. Sa maladresse, sa vie en tant qu'humaine, en tant que vampire, ses moments avec Nessie et même, oups, notre voyage en avion. Intérieurement je remerciais malgré moi Aro. Bella ne me laissait voir que ce qu'elle voulait. Cette vision ne m'a donné que plus envie de l'aimer, mais ce n'était pas le moment.

- Merci jolie Bella. C'est extrêmement intéressant ce que j'ai vu, et voir votre amour à tous les deux à travers tes yeux a été fascinant. Tu es certes un aimant à problèmes, mais je comprends la fascination première d'Edward pour toi. N'oublie pas, si un jour tu veux venir, la porte est grande ouverte.

- Je vous remercie.

- Bien, quelqu'un a quelque chose à ajouter ?

Ça y est. Je ne savais plus quoi dire pour les convaincre, c'était trop tard. Mais une voix inconnue, une clochette presque, retentit.

- Oui, monseigneur.