Voilà le dernier chapitre attendu. J'espère qu'il vous plaira ! A la lecture de vos reviews je me suis dit que j'aurais mieux fait de le mettre à la suite de l'autre, ça aurait fait une belle clôture, mais personne n'est parfait donc vous l'aurez là ! Gros bisous à tous !
Chapitre 15 : Epilogue… ? (POV Bella)
Quelques jours plus tard…
J'ai l'impression que nous sommes dans un de ces mauvais feuilletons télévisés ou roman à l'eau de rose où la fin de l'aventure est comme le début, en fête, tout le monde heureux, aucun problème. Pourtant il semblerait que je sois condamnée à ça, et le pire c'est que c'est à la fois malgré moi et à la fois parce que je l'ai décidé.
- Ma chérie ! Je sais que c'est marrant de faire la caricature de tonton Emmett mais nous devons y aller !
- Où il est papa ?
- Il nous rejoindra. Tu viens alors ? Je te porte ?
Pour toute réponse elle me tendit les bras. Direction la villa. Je n'avais pas eu le droit d'approcher, mais au moins je savais un minimum à quoi m'attendre. Renesmée non.
Arrivées devant la villa, Renesmée eut un cri de surprise et de joie. Ce n'est pas vrai, pas à ce point ! Mais si. Des ballons de toute part, une explosion de couleurs et de la musique à réveiller tout Forks malgré l'éloignement de la ville. Je poussai un soupir. Bon, ils ont fait ça pour Renesmée, moi je vais passer inaperçu là-dedans. J'espère.
Oui, cela fait un an que Renesmée est née, et moi que j'ai été transformée en vampire. En fait, on pourrait considérer que c'est dans trois jours pour moi, mais comme la (ou les) morsure a été faite suite à l'accouchement, je n'allais pas chipoter sur la date.
Renesmée n'avait jamais connu d'anniversaire, c'était complètement nouveau. Au fond de moi, le cœur qui ne battait plus se serra. Elle avait l'apparence d'une petite fille de trois ans alors qu'elle n'en avait qu'un. Elle avait grandi si vite !
- Maman tu viens ? Mais pourquoi il y a tout ça ?
- Tu vas voir !
Arrivées au jardin, je pus voir qui était là. Les invités n'ont pas beaucoup différé de la fête qui a été faite pour notre première année de mariage. L'intégralité des Cullen évidemment, Jacob, Sam, Leah – qui semblait beaucoup plus à l'aise –, Robert à ses côtés, Seth, Charlie avec Sue, Billy et Renée était également là pour l'occasion. Cette fois-ci je ne serai pas le centre de la fête et pour ça je remerciais intérieurement ma fille.
Nous fûmes toutes les deux accueillies par la chanson classique du « Joyeux anniversaire ». Edward ensuite s'approcha pour parler à Renesmée.
- Ma chérie, tu dois te demander exactement ce qu'il se passe. Et bien je vais te l'expliquer. Il y a un an aujourd'hui, ici même tu naissais. Il y a une tradition qui se fait que tu ne connaissais pas encore c'est de fêter tous les ans le jour de la naissance. Nous sommes extrêmement heureux aujourd'hui de le fêter, de fêter ta naissance parce que tu as illuminé la vie de toutes les personnes qui te connaissent et nous t'aimons beaucoup, alors pour remercier la vie de t'avoir fait naitre nous allons fêter ça aujourd'hui. Tous tes amis les plus proches sont là, y compris Renée. Alors joyeux anniversaire ma chérie.
Renée et Charlie pleuraient, j'aurais fait de même si j'avais pu. Renesmée se jeta dans les bras de son père en le remerciant. Le monde aurait pu s'arrêter de tourner en cet instant, rien n'aurait été capable d'amoindrir le bonheur et l'amour qui unissaient ces deux êtres qui s'enlaçaient. Edward et Renesmée tendirent chacun un bras vers moi pour que je prenne part à l'étreinte. Les flashs des appareils photos utilisés par Alice et Rosalie redoublèrent mais pour une fois je n'étais pas gênée. Je voulais qu'on immortalise ce moment magique.
Vint peu de temps après le déballage des cadeaux. Ça Renesmée connaissait un peu, elle avait un vague souvenir de Noël dernier. Outre les cadeaux extravagants d'Alice ou Rosalie – une quantité monstrueuse d'habits et de chaussures – Charlie offrit à son unique petite fille un pendentif ayant appartenu à ma grand-mère à moi, Renée un bracelet avec le nom de Renesmée gravé entre deux initiales « E » et « B », puis plein de petits cadeaux venant de tout le monde. Jacob lui s'était contenté d'un cadre photo où huit petites photos avaient été mises de lui avec ma fille. Chacune reflétait l'amour inconditionnel qui regroupait ces deux êtres. Quant à Edward et moi nous avions décidé que notre cadeau serait des vacances sur l'île d'Esmée – qui avait accepté de nous la prêter – et bien sur avec l'accord ronchon de Jake qui avait accepté généreusement de nous laisser emmener notre fille pour deux semaines loin de lui.
Le gâteau était comme je le craignais était gigantesque, mais on ne refait pas une Alice qui adore les fêtes ! Mais il semblait être bon, car à notre plus grand étonnement Renesmée en mangea, et en reprit même. J'aurais aimé faire de même, ça me manquera cette sensation de gourmandise, surtout le chocolat.
L'assemblée s'éloigna légèrement après dégustation par ceux qui mangent normalement et nous fûmes priées avec Renesmée de nous assoir sur des chaises au milieu de tout le monde pendant qu'Edward prenait place au piano. Il commença alors à jouer un morceau que j'adore avant que sa voix de ténor s'élève.
D'avoir passé des nuits blanches à rêver
Ce que les contes de fées vous laissent imaginer
D'avoir perdu son enfance dans la rue
Des illusions déçues passer inaperçu
D'être tombé plus bas que la poussière
et à la terre entière
En vouloir puis se taire
D'avoir laissé jusqu'à sa dignité
Sans plus rien demander
qu'on vienne vous achever
[Refrain 1] :
Et un jour une femme
dont le regard vous frôle
Vous porte sur ses épaules
Comme elle porte le monde
Et jusqu'à bout de force
Recouvre de son écorce
Vos plaies les plus profondes
Puis un jour une femme
Met sa main dans la votre
Pour vous parler d'un autre
Parce qu'elle porte le monde
Et jusqu'au bout d'elle même
Vous prouve qu'elle vous aime
Par l'amour qu'elle inonde
Jour après jour vous redonne confiance
De toute sa patience
Vous remet debout
Trouver en soi un avenir peut-être
Et surtout l'envie d'être
ce qu'elle attend de vous
[Refrain 2] :
Et un jour une femme
dont le regard vous frôle
Vous porte sur ses épaules
Comme elle porte le monde
Et jusqu'à bout de force
Recouvre de son écorce
Vos plaies les plus profondes
Vos plaies les plus profondes
Et un jour cette femme
Met sa main dans la votre
Pour vous parler d'un autre
Parce qu'elle porte le monde
Et jusqu'au bout d'elle même
Vous prouve qu'elle vous aime
Par l'amour qu'elle inonde
Par l'amour qu'elle inonde
Et un jour cette femme
Dont le regard vous touche
Porte jusqu'à sa bouche
Le front d'un petit monde
Et jusqu'au bout de soi
Lui donne tout ce qu'elle a
Chaque pas chaque seconde
Et jusqu'au bout du monde
Et jusqu'au bout du monde
J'étais immobilisée, sans pouvoir faire un seul mouvement. Oui, je l'aimais et la chanson qu'il venait de me dédicacer sortie de sa bouche prenait un tout autre sens. Florent Pagny lui-même n'aurait pas fait mieux.
*** *** *** ***
Soudainement le temps commença à se couvrir, à vitesse telle qu'on aurait pu dire que les dieux étaient contre nous. Le tonnerre commença à gronder. Le vent soufflait extrêmement fort. Le tonnerre s'abattit sur l'arbre qui se trouvait à côté de nous dans un grondement sourd. Et…
Un hurlement se fit entendre alors que j'ouvrais les yeux, transpirante du rêve que je venais de faire.
