Les folles aventures de Toruna :

Désolé pour le retard ! J'ai eu un big problème d'ordi ! Pas moyen de le démarrer ! Et puis quand enfin j'y arrive, mystère tout a disparut ! Panique totale ! Ni une ni deux je fonce au service technique bien décidé à ce qu'on me rende mes précieux fichiers ! On m'annonce qu'il part chez le constructeur et reviendra pas avant un mois ! Et 90% de chance de ne rien récupérer !

Je me décompose, pas possible, je suis entrain de rêver ! Réveillez-moi ! Mes centaines de pages d'écriture ! C'est mon trésor mon ordi peut pas me faire ca pas vrai ? Il va me les rendre ces fichiers moi qui le bichonne des heures durant à faire fumer le clavier lors de poussé d'inspiration ! C'est une grande histoire d'amour et des années de fidélité entre lui et moi !

Impossible je reste stoïque

Le gars part à un autre guichet pour servir un autre mec

Tout est perdu, ma vie est fichue ! Bon d'accord pas à ce point là, mais quand même !

Quand soudain, sort de l'ombre un mec assez jeune et le style qui lui colle à la peau, en passant je me demande pourquoi il est là et pas entrain de défiler sur un podium le beau gosse il me sort un « j'ai entendu la conversation avec mon collègue et si vous voulez je trafique un peu les ordis, vous me le laissez une semaine et je récupère tout, promis »

Je le regarde en trois fois, sérieux ? Alors que l'autre disait que ce n'était pas possible ? Un mois au lieu d'une semaine ? Il va le revendre mon ordi ou quoi ?

Devant ma surprise il reprend, « je suis un petit hacker donc ca c'est dans mes cordes »

Oh, alors il est trop intelligent pour les podiums lui !

J'accepte, qu'est-ce que je risque ? La facture faramineuse de la réparation de l'ordi plus garanti ou de ne plus revoir l'ordi lui-même ?

Sans fichier c'est la case zéro, alors je prends le risque, je n'oublis bien sur pas de demander de combien il va m'arnaquer le gaillard

Oh surprise il le fait pour mes beaux yeux ! Si si, je vous jure ! Pas de souci, lui je retiens sa bouille et je recasse mon ordi dans deux semaines, lol

Bon trêve de bavardage, je retourne une semaine plus tard à la boutique il me rend mon ordi avec un grand sourire et un « c'est réparé et tous les fichiers sont revenu »

Je deviens toute rouge ! Il n'a quand même pas lu ?

Devant le sourire persistant et son léger embarras, apparemment si…

Fin de mes folles aventures

Donc voilà, j'arrive avec du retard mais là ! Je poste le chap de mi-septembre et vais du coup seulement envoyé le 4 en correction, désolé. Mais bon le bon coté c'est que j'ai pu lire des commentaires drôle ! ^^

Sinon j'espère qu'il vous plaira !

Bonne lecture !

chapitre 3 : cuisine d'amertume

Le lendemain lorsqu'il se réveilla il trouva son petit déjeuner au pied de son futon avec un mot de sa servante disant que personne de la famille ne serait là. Et que par conséquent elle avait préparé un bento dans le frigo.

- Elle a pourtant l'air d'aller bien. Se gratta la tête Sasuke.

Le petit déjeuner prit, il gagna la chambre de la servante mais ce qu'il vit dedans le surprit.

Il contempla l'objet de sa surprise mais n'osa s'en approcher. Il avait du mal à y croire…tellement c'était laid.

Un mannequin trônait dans un coin de la pièce avec des lambeaux de tissus cousu grossièrement et qui manquait cruellement de savoir-faire. Le tissus était d'un gris délavé et comportait des taches il avait même rajouté par endroit des pièces en forme de cœur, de tête d'ourson, de fleur, de couleur rose ce qui donnait au vêtement un trait féminin qu'il détestait. Il reconnut néanmoins le vêtement qu'avait commencé le blond, en classe, car il ne disposait que d'une manche noir, celle cousu impeccablement par ses propres soins. Après avoir soupiré devant l'abomination et n'en revenant toujours pas de ce que Naruto cachait il finit par refermer le battant.

Il se prit même a espérer que le chef d'œuvre brule ou encore qu'il soit ronger par les mites avant la fin de l'année, moment ou il devrait le portait. Peut-être devrait-il le faire disparaitre et mettre ca sur le compte des esprits farceur qu'abriterait le petit temple de la maison ?

Comme à son habitude lorsqu'il est seul chez lui, il fait ses devoirs, lit un livre, va s'entraîner avec quelques domestiques et finit par prendre son bain. Seulement il n'était plus seul, certes c'était un domestique supplémentaire mais c'était la sienne.

En fait il avait décidé de l'appeler comme une fille, mais à la réflexion faite plus le temps passait et plus il l'appelait « il » que « elle ». Il finissait par lui obséder l'esprit, toujours en train de faire des bêtises, bruyant et insolent. Mais pour la première fois où Naru n'était pas avec lui, il se sentit terriblement seul.

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- Est-il seulement possible d'avoir plus incompétente ? S'égosilla le professeur Akihiko, c'est le premier de mes cours auquel vous assistez mais en plus de ça, vous vous faites déjà remarquer. Lui claqua-t-elle un livre sur la tête.

- mais je n'y peux rien. Murmura timidement Naru

- comment cela vous n'y pouvez rien ? C'est une institution reconnue ici mademoiselle ! On n'engage pas à la légère, seulement celles qui ont du potentiel ! Mais il semblerait que le niveau est diminué puisque vous êtes ici, vous une illettrée !

- je ne vous permets pas de critiquer le choix de mon maître !

- critiquer ? Moi ? Le plus riche et respecté jeune maitre Uchiwa ? Vous êtes tombée sur la tête ma parole, je me soucis certainement plus de sa personne que vous qui lui faite honte par toute vos lacunes ! Rajusta ses lunettes la vieille harpie

- je n'ai pas besoin de savoir lire un livre de cuisine pour la pratiquer ! S'offusqua Naru

- tiens donc, combien de fois l'avez-vous empoisonné par vos mets répugnants alors ?

- le maître savoure ma cuisine à chaque bouchée ! Jamais il ne l'a contesté !

- dans ce cas, jeune insolente, vous brillerez au concours de cuisine la semaine prochaine. En attendant je vais écrire une lettre à votre maître, vous la lui remettrez en main propre et nous verrons si cela lui plait toujours autant.

A peine eut-elle rédigé la lettre et qu'elle l'eut mise soigneusement dans une enveloppe fermée avec le nom de son maitre qu'elle en rédigea une deuxième portant la mention « Directeur Kakuzu ».

- prenez ces deux lettres et disparaissez chez le directeur, je ne veux plus vous voir.

Naru prit les deux lettres avec un regard emplit de rage mais une fois dehors il déchanta bien vite, les ennuis ne saurait tarder et la colère du maître aussi. Il gagna le rez de chaussée de l'aile des servantes et se rendit près d'une immense porte en bois raffiné. Sur celle-ci figurait un écriteau avec la mention « Directeur Académique Institutionnel des Servantes ».

Il prit une grande inspiration et toqua à la porte.

- Entrez !

Naru entra et observa le somptueux petit hall où se tenait la secrétaire.

- que puis-je pour vous ?

- je dois voir le directeur Kakuzu-san

- Vous vous croyez où mademoiselle ? Remonta-t-elle ses lunettes, on ne demande pas à voir le directeur sans rendez-vous ! Avez-vous rendez-vous ? Se pencha-t-elle

- euh non

- alors dehors !

- mais

- dehors ou j'appelle la sécurité

- la sécurité ? Mais attendez je vais prendre rendez-vous

- désolée seulement par téléphone

- mais le professeur Akihiko

- dehors !

Naru sentit la sauce lui monter au nez, cette secrétaire commençait vraiment à l'énerver.

- VOUS ALLEZ APPELER C'EST CLAIR ? Hurla-t-il

Elle se ratatina dans son siège, surprise, tandis qu'une porte s'ouvrit

- qu'est-ce que c'est que tout ce bruit ? Brandit son poing Hidan-san

- Hidan-san c'est elle….commença la secrétaire

- Hidan-san ! S'avança vers elle Naru, je dois voir le directeur.

- Tiens Naru-chan ! Quelle surprise ! fit tout d'un coup un sourire tout miel Hidan, comment vont les cours ?

- pas très bien, on m'a envoyé chez le directeur et cette secrétaire ne voulait pas me laisser entrer. Soupira Naru

- ne t'en fait pas entre ! La poussa un peu Hidan vers la porte. Quand à vous effrontée. Pointa-t-elle du doigt la secrétaire, comment osez vous parler ainsi à la servante des Uchiwa le plus grand donateur de cette école et ami de longue date ?

- je ne pouvais pas savoir

- silence où je sens que je vais encore m'énerver. Claqua la porte derrière elle Hidan

Naru constata que le bureau du directeur était encore plus beau que le hall. Le directeur était occupé par une montagne de paperasse et ne releva pas la tête

- c'est pourquoi ?

- euh, commença Naru

- ka-chan c'est la petite Naru ! Poussa-t-elle Naru jusqu'au bureau

- tiens, quelle surprise, alors déjà renvoyé ? lui fit-il un sourire amusé

Naru bouda et lui donna la lettre. Il la parcourut et se mit à rire. Alors que Hidan curieuse prenait place sur ses genoux pour lire aussi

- quel toupet ! Cette vieille bique ! Râla Hidan

- alors comme ça tu ne sais pas lire ?

- non

- et écrire ?

- non

- c'est problématique. Se gratta le menton Kakuzu. Il faudrait corriger ce défaut

- je vais être renvoyé de l'école ? Paniqua Naru, le maitre va

- non rassure toi, je n'étais pas plus doué que toi quand je suis devenu servante. Sourit Hidan

- tu vas simplement devoir apprendre et vite, souligna Kakuzu

- alors je peux rester ? S'enthousiasma Naru

- bien entendu

- qui va m'apprendre ?

- nous ne nous occupons pas de ça, expliqua Hidan, c'est à ton maître de s'en occuper.

- je ne suis pas punit

- désolé mais si, Akihiko-san t'a mis une retenue, deux heures, donc tu restes ici. Indiqua Kakuzu

- mais il est dix-huit heures ! Je pourrais les faire plus tard ?

- non, ce sera aujourd'hui, Hidan trouve quelque chose à lui faire faire

- pas de problème, se leva-t-elle, viens sur le canapé nous allons faire de la broderie. Sur ses coussins

Naru fit une grimace

- je suis nul en couture

- eh bien raison de plus pour apprendre.

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Une journée entière passée, mortellement ennuyeuse, et toujours aucun signe de l'arrivée de Naru qui commençait à se faire franchement désirer.

- mon petit chat, tu ne manges pas ? S'enquit sa mère

- mais qu'est-ce qu'il fiche ? Ragea Sasuke

- ah tu vois ! Toi aussi tu finis par dire il ! Se moqua Itachi

- il devrait être rentré, ses cours se terminent à dix-huit heures et il est dix-neuf heures passé !

- tu as demandé à tes amis, ils savent peut-être quelque chose. Suggéra son père

Ni une ni deux Sasuke se précipita dans sa chambre, quel idiot de ne pas y avoir pensé avant.

Son frère et son père restèrent figé, stupéfaits de temps de précipitation mais sa mère elle riait.

- enfin quelqu'un qui le fait tourner en bourrique ! Continuait-elle de rire

- oui et bien moi j'espère qu'il va vite se reprendre. Continua de manger son père

Mikoto lui claqua son torchon sur la tête en rouspétant

- et pourquoi pas ? Ce n'est qu'un enfant

- un adolescent. Rectifia son père. Un adolescent qui va finir par diriger l'entreprise familiale

- tu as déjà Itachi pour ça, un c'est suffisant ! Brandit-elle sa poêle pleine de savon

- tu t'énerves bien vite Miko, tu n'aurais pas tes règles ? S'amusa Fugakku

- rouuuu ! Cesse de me mettre en boule ! Lui donna-t-elle un autre coup de torchon.

- je plaisantais, s'excusa son mari

- tu le fais exprès ! Bouda Mikoto

Il la tira brusquement sur lui et caressa son doux visage

- je n'oserai jamais. L'embrassa-t-il

- hum, je sors de table ! indiqua Itachi.

Mikoto se releva toute rouge et retourna à sa vaisselle

- qui sait, tu pourrais te venger pendant mon sommeil.

- ah, ne me tente pas ! Recommença-t-elle à le frapper avec ce maudit torchon, un faux air énervé sur le visage tandis que Fugakku riait.

- tu n'es pas gentil ! Déclara-t-elle en lui tournant le dos

- tu fais la moue ? Vint-il la prendre dans ses bras, tu sais pourtant que j'aime ton côté sauvage. L'embrassa-t-il dans le coup

- fais attention à toi, je pourrais te mordre se soir. Sourit Mikoto.

- et moi je vais te dévorer.

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Sasuke qui s'était précipité dans sa chambre, avait démarré son ordinateur, et discutait avec ses amis, et venait de se transformer en statut devant son écran.

Neji et Kiba était formels, Tenten et Hinata leur avaient dit que Naru s'était fait envoyer chez le directeur lors du dernier cours. Il avait donc recommencé ses bêtises.

« Sasu : qu'est-ce qu'elle à encore fait ? -_-'

Kiba : apparemment rien, elle ne savait simplement pas lire, les instructions du livre de cuisine -_-'

Sasu : et merde, j'avais complètement oublié ça O_O'

Neji : tu sembles oublier Kiba, qu'apparemment elle aurait répondu au prof ! è_é

Sasu : chassez le naturel il revient au galop -_-'

Kiba : Oui mais c'était pour te défendre apparemment, la prof aurait dit que Naru cuisinait comme un pied et que tu bouffais sûrement de la merde

Neji : Kiba ton langage ! è_é

Kiba : c'est vrai Sasu ? è_è , elle cuisine pas bien ?

Sasu : non, c'est même plutôt bon ^/^

Neji : la chance, moi Hinata fait tout brûler encore -_-'

Sasu : heureusement qu'elle a quelques talents sinon je m'en sortirai pas -_-'

Kiba : ^/^ des talents ? elle te fait des cochonneries ?

Neji et Sasu : Kiba ! è/é

Kiba : bah quoi ? o_O

Neji et Sasu : rien -_-'

Sasu : ah !

Neji et Kiba : quoi ? O_O

Sasu : j'ai entendu le carillon du portail, elle est là, je déco à demain ^^

Sasuke a quitté la conversation

Neji : eh bien, il n'a pas perdu de temps -_-'

Kiba : hihi, il est parti faire des cochonneries ^/^

Neji : Kiba !

Kiba : bah quoi, on ne peut plus rigoler ? -_-'

Neji : il était temps qu'elle rentre

Kiba : pourquoi ? o_O

Neji : il est presque vingt et une heure et Hinata n'arrête pas de tourner en rond dans ma chambre, morte d'inquiétude, depuis que Sasuke a dit quelle n'était pas rentré. -_-'

Kiba : il est vingt et une heure ? O_O' misère je vais me faire en engueuler par Tenten

Neji : O_o

Kiba : c'est une vraie tigresse ! Elle a décrété qu'à vingt et une heure je devais avoir fait mes devoirs, lavé mes dents, pris mon bain et être en pyjama dans mon lit ! T _ T tout pour une bonne hygiène de vie selon elle

Neji : elle a raison è_é

Kiba : tu parles tu n'es pas encore couché toi non plus !

Neji : c'est différent, Hinata a du mal à s'endormir du coup je tiens la chandelle jusqu'à ce qu'elle s'endorme

Kiba : ouuh, on est au petit soin pour sa servante perso ^^

Neji : tais-toi ! è/é

Kiba : allez tchao, Tenten est en train de monter les escaliers faut que je me grouille ! À demain.

Neji : ouais à demain

Kiba : ton langage ! ^^

Neji : è_é' »

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Enfin il était arrivé au domaine Uchiwa, il n'en pouvait plus. Ses pauvres jambes souffraient le martyr de la posture traditionnelle et ses doigts avaient plus de piqures que toutes les injections qu'on avait pu lui faire par le passé. La broderie n'était vraiment pas son truc. Si seulement il n'y avait que ça. Il avait du mal à savoir si Hidan était gentille ou si elle prenait un malin plaisir à torturer les gens.

Pourquoi devoir adopter une position traditionnelle alors que le canapé si confortable se trouvait juste à côté ? Une vraie torture, pauvre directeur Kakuzu il devait en baver avec elle. Mais heureusement son lit et un repas tout préparé l'attendait bien sagement. Le rêve après une journée pareille.

Il passa tel un fantôme devant le garde qui lui ouvrit la porte sous le son du petit carillon. Il manqua de tomber près de l'entrée esquivant de peu les ravissantes fleurs de madame Uchiwa. Il ouvrit le bâtant de la maison avec un soupir de bonheur et de soulagement.

Qui malheureusement fut de courte durée. Là devant lui appuyé contre le mur se tenait son maître les sourcils froncés.

- où étais-tu ?

- euh, c'est que, voyez-vous maître, j'étais avec le directeur et Hidan-san et nous n'avons pas vu le temps passé. Sourit Naru

- Arrête de mentir, je sais très bien que tu as fait une bêtise

- je suis désolé ! S'inclina Naru en tendant la lettre du professeur qui lui était destiné.

Sasuke s'en saisit tandis que Naru ne se relevait toujours pas.

- je ne recommencerai plus ! Je promets !

- c'est bon relève toi, je sais ce qui c'est passé par Neji et Kiba va te changer et viens dans la cuisine.

Naru étonné, gagna sa chambre, se changea et revint. Il trouva son maître assis à table et en face de lui se tenait une assiette fumante.

- viens manger. Indiqua-t-il en ouvrant la lettre.

Naru s'installa et savoura les délicieux mets de madame Uchiwa. Tandis qu'il voyait les sourcils de son maître se froncer à mesure qu'il lisait la lettre maudite.

- tu ne sais donc pas te tenir ?

- mais c'est elle qui a commencé, et puis ce n'est pas ma faute si je ne sais pas lire !

- et écrire ! Rajouta Sasuke, tu m'avais promis de ne pas te faire remarquer

- mais c'est vous qui m'avais autorisé à parler pour ne pas me faire taper pour rien

- oui mais là tu as trop parlé !

- ce n'est pas ma faute ! On m'a appris à toujours défendre mon maître et c'est ce que j'ai fait ! Désolé d'avoir appris à tuer plutôt qu'à lire ! S'en alla exaspéré Naru après avoir englouti d'un coup son assiette sous l'œil étonné du brun.

Mais il n'alla pas loin qu'il se fit attraper par son poignet et plaquer contre le mur.

- écoute moi bien, je ne tolère pas l'irrespect ! Tu me parles sur un autre ton ! Et tu ne te sauves pas comme un voleur, de quoi as-tu peur ?

- peur moi ? Vous plaisantez maître ?

Un sourcil s'arqua sur le visage de Sasuke.

- Que tu ne saches pas lire et écrire n'est qu'un détail, concernant le fait que tu sois un meurtrier je n'ai jamais rien à dire à propos de cela, c'est même plutôt bénéfique à ce que j'ai pu remarquer la dernière fois, mais continue à me parler de la sorte et tu retournes dans la rue.

Il n'avait pas envisagé les choses comme ça. Il était en colère certes mais il ne voulait pas pour autant manquer de respect à son maître, ses mots avaient outrepassé sa pensée.

- je suis désolé maître. Détourna le regard Naru

Sasuke soupira et le relâcha

- ce n'est pas grave, je suis même plutôt flatté que tu es pris ma défense si promptement.

Naru vit les joues de son maître légèrement rougir et cela le fit sourire

- mais nous avons un autre problème, elle dit que ta participation au concours de cuisine est obligatoire, et que grâce à celui-ci elle démontrera que tu n'es pas faite pour moi.

- comment ?

- mère est juge à ce concours et moi je suis celui qui goûte d'habitude les plats des servantes libres vu que je n'en avais pas. Les autres servantes attitrées faisaient goûter leur plat à leur maître qui notait, pendant que le plat était également goûté par ma mère qui elle aussi notait.

- et

- sauf que cette année tu es ma servante attitrée en plus des autres plats que je devrais goûter

- il n'y a pas de problème ! Je cuisine très bien !

- tu ne comprends pas, les recettes sont imposées ! C'est madame Akihiko qui les choisit et ne les révèle que le jour du concours !

- qu'est-ce que je vais faire ? Je ne sais pas lire !

- tu te rends enfin compte du problème ! Elle sait que tu vas échouer si la recette est imposée ! Vu que tu dois suivre les instructions. Et ainsi elle t'humiliera !

- oh non ! Elle va aussi vous humilier !

Sasuke fut surpris de ce qu'il venait dire, il pensait à lui alors que ce serait lui sur la scène avec les autres servantes devant un nombre incalculable de personnes ?

- il faut trouver un moyen. Déclara Naru

- oui mais lequel ?

- mmm, et si madame Uchiwa choisissait les recettes ? Je pourrais apprendre les différentes recettes qu'elle aura choisies !

- n'y pense même pas, mère n'aime pas la tricherie et c'est pour être équitable qu'elle a mis en place ce procédé.

- mmm vous pourriez me faire des indications sur ce qu'il faut que je fasse ?

- je suis dans le jury !

- argh ! Zut, c'est vrai…..

- tu n'as qu'à apprendre à lire

- d'ici la semaine prochaine ? Vous êtes tombé sur la tête maître ?

- dis donc comment me parles-tu ?

- pardon. S'excusa le blond… et où allez vous ?

- voir maman.

Naru suivit son maître jusque dans le petit salon où sa mère et son père regardaient la télé.

- maman je pourrais te parler ?

- c'est vrai qu'on est vendredi, tu veux ton câlin. Sourit-elle en tendant les bras

Sasuke toussota tandis que Naru était pris d'un fou rire.

- ce n'est pas pour ça que je suis là, c'est à propos du concours de cuisine de la semaine prochaine. S'assit le brun dans un fauteuil près de sa mère.

- j'ai hâte d'y être !

- pas nous

- comment cela ?

- Naru s'est fait punir à cause d'Akihiko et sa participation au concours est obligatoire, mais Naru ne sait pas lire !

- est-ce vrai ? Fut étonné Mikoto

- pardonnez mon illettrisme. S'inclina Naru

- maman, tu as dis toi-même jadis que ce concours est censé être équitable pour tous

- or Akihiko a décidé d'humilier Naru, c'est cela ?

- oui maman

- cette mégère, je ne l'aime pas déjà du temps où j'étais au lycée. S'incrusta dans la conversation Fugakku

- chéri,

- mm ?

- rendors-toi, ça ne te concerne pas, comme tu le dis si bien, les femmes à la cuisine

- mmmmmm. Ronchonna sont père

- et que voulez-vous que je fasse ?

- tu n'aurais pas une idée ?

- mmm, sincèrement je ne vois pas, la seule chose serait qu'elle apprenne à lire

- mais maman, tes livres de cuisine emploie des termes qu'il ne connait même pas ! Sans parler de la batterie de cuisine, qui doit être pareille !

- c'est vrai ? Fixa-t-elle Naru.

Naru arqua un sourcil incompréhensible, qu'est-ce qui était vrai ?

- Naru, comment s'appelle l'appareil pour faire des blanc en neige ? demanda Mikoto

- c'est quoi des blancs en neige ?

- maman tu vois bien ! S'insurgea Sasuke

- les blancs ce que tu sépares du jaune de l'œuf

- ah le truc visqueux !

- euh, oui, si tu préfères, quel appareil utilises-tu ? Demanda Mikoto inquiète

- euh, le truc qui tourne vite !

- comment il s'appelle andouille ! Lui tapa sur la tête Sasuke

- aie….mmm….un tourniquet ?

- c'est un batteur électrique ! Soupira Sasuke

- je vois l'étendu du problème. Posa une main sur son front Mikoto. Mais comment as-tu fait pour faire la cuisine jusqu'à maintenant ?

- ah ! C'est facile, le professeur que j'ai eu nous dictait les mesures et nous faisions comme elle dans un miroir ^^

- en clair tu n'as eu que de l'orale et tu as les recettes de tête ? conclut Mikoto

- oui

- ça explique pourquoi tu ne connais pas les appareils et tu ne saches pas lire et écrire.

- alors que vas-tu faire maman ?

- je vais y réfléchir afin de trouver une solution équitable

- merci maman. L'embrassa sur la joue Sasuke

Ils sortirent tous les deux tandis que Fugakku riait

- tu n'as pas eu ton câlin chérie

- non mais tu vas m'en faire un toi ? N'est-ce pas ? Se colla contre son mari Mikoto

Pendant ce temps là Sasuke avait gagné sa chambre et Naru se trouvait assise sur un coussin sur ordre de son maître. Il faisait les cents pas à la recherche de quelque chose.

- maître ?

- silence, je réfléchis….voyons….le concours est lundi, nous sommes vendredi, ce qui nous laisse deux jours….impossible de t'apprendre à lire et écrire d'ici là….tricher n'est pas envisageable avec maman….je ne peux pas te dicter toutes les recettes qui existent et que tu les apprennes par cœur, tu n'y arriveras jamais….c'est inconcevable ! S'assit brusquement Sasuke sur un coussin en croisant les bras énervé à la droite de Naru.

- il ne faut pas vous mettre dans tout vos états maître, que je sois humilié n'est pas si grave. Sourit Naru

- cesse de dire des bêtises ! Je hais ce genre de personne qui prend plaisir à rabaisser les gens sous prétexte qu'ils sont du personnel !

- oui, oui. Le fit basculer Naru sur ses genoux.

- qu'est-ce que tu fais. Tenta de se relever Sasuke

Naru maintint sa tête sur ses genoux et se mit à caresser ses cheveux.

- madame trouvera une solution, je suis touché que vous vous souciez de moi, mais je n'en vaux pas la peine, je me suis habitué à être rabaissé et je n'en ai que faire, le plus important c'est vous maître. Tant que vous avez confiance en moi, tant que je vous serez utile rien ne me feras plus plaisir.

- tu es incorrigible et incroyablement pipelette. Se resserra Sasuke contre Naru, l'une de ses mains agrippa le yukata alors qu'il fermait les yeux. En soupirant de bien être.

- maître, vous êtes si mignon. Ria gentiment Naru en le voyant

- parles en à quelqu'un et tu iras à la rue.

- oui, oui, maître Sasuke. Sourit Naru à l'entente de la menace sans réelle intention

La respiration du brun se ralentissait peu à peu, il s'était endormi. Naru attrapa une couverture sans trop bouger pour ne pas le réveiller et la déposa sur son maître. La nuit allait être longue et les courbatures allaient se faire ressentir le lendemain.

- vous l'avez finalement eu votre câlin, mon petit maître. Le contempla Naru. Si fragile et cruelle petit maître.

Au petit matin Sasuke ouvrit les yeux, un profond sentiment d'apaisement en lui. Il se rendit compte qu'il avait passé la nuit sur les genoux de sa servante, elle demeurait assise en posture traditionnelle, la tête penchant légèrement vers l'avant, signe de son endormissement.

- Naru

Ses paupières s'ouvrir laissant place à deux grands yeux azur et un magnifique sourire orna ses lèvres.

- bonjour maître. Avez-vous bien dormi ?

Sasuke se redressa, la fixant avec un air d'incompréhension

- quelque chose ne va pas ?

- tu…as passé la nuit comme ça ?

- oui, Fit joyeusement Naru

- ne soit pas si joyeux ! Pourquoi ne m'as-tu pas mis sur le futon ?

- je ne voulais pas vous réveiller. Se releva Naru

Sasuke entendit les articulations de son corps craquer lors de leur remise en mouvement, signe d'une posture inconfortable prolongée. Il la vit s'étendre faisant craquer le reste de son corps.

- est-ce que ça va ? S'interrogea le brun

Naru arqua un sourcil puis sourit

- bien sûr ! Je vais voir si madame a besoin de moi. Sortit-elle en s'inclinant

Naru se rendit dans sa chambre, défit le kimono, le laissant tomber par terre et enfila un autre kimono. A peine eut-elle franchit la porte de la cuisine qu'elle trouva le premier fils et le père Uchiwa affalés sur la table, leur ventre gargouillant de torture.

- je n'en peux plus… soupira Itachi

- souffre en silence fils, ta mère devrait bientôt revenir, où quelle soit partit. Soupira à sont tour Fugakku

- pourquoi ne pas réveiller Sasuke, lui au moins sait faire le petit déjeuner.

Les deux hommes n'avaient pas remarqué sa présence et il s'en amusait beaucoup.

- c'est l'heure du déjeuner Itachi.

- alors pourquoi ne pas réveiller Naru ? Il fera la cuisine.

- elle mon fils, elle ! Je ne l'ai pas trouvé dans sa chambre.

- Sasuke a sûrement fait des cochonneries avec. Grimaça Itachi en sentant son ventre gargouillé

Faire des cochonneries avec son maître ? Le ciel leur serait tombé sur la tête avant que ça n'arrive. Naru pouffa légèrement en voyant les deux hommes incapables de se cuisiner quelque chose. Complètement dépendant de Madame Uchiwa.

- hum, je peux vous aider ?

Les deux hommes se relevèrent brusquement en s'apercevant de sa présence.

- Naru ! Tu tombes bien, tu peux faire à déjeuner ?

- madame n'est pas là ?

- je me suis réveillé ce matin et elle n'était plus dans le lit, elle est parti très tôt. Expliqua Fugakku

- ooh, bien alors je vais faire le déjeuner. Sortit-il des ingrédients de cuisine, du frigo, après avoir enfilé un tablier.

- dépêche-toi par pitié ! Soupira Itachi

Naru se retourna un sourire malicieux sur le visage et un immense couteau dans les mains

- pourquoi ne pas m'aider ? N'est-ce pas monsieur Uchiwa

- père ! S'offusqua Itachi

- tais-toi ! Il n'y a rien de plus dangereux qu'une femme aux fourneaux ! murmura Fugakku à son fils

- ce n'est pas une femme père. Murmura à son tour Itachi

- quelles sont ses messes basses ? S'approcha d'eux Naru

- rien, nous serons ravis de t'aider ! fit un sourire crispé Fugakku

Naru s'amusait avec eux, eux qui croyaient que les tâches d'un homme n'étaient pas celles d'une femme, ils en feraient l'expérience.

Une petite demi-heure plus tard ce fut Sasuke qui débarqua dans la cuisine, horrifié de ce qu'il voyait. Son père et son frère en tablier en train d'éplucher des pommes de terre et des légumes et de les couper. Tandis que Naru mélangeait un bouillon sur le feu.

- Asseyez-vous Sasuke-sama, le repas sera bientôt prêt.

Son père et son frère relevèrent le regard vers le brun et le détournèrent les joues rougis tandis que Sasuke se mettait à rire en prenant place.

- vous verriez vos têtes ! ahahah !

Mais Sasuke déchanta bien vite en sentant le souffle de Naru dans son coup

- pourriez-vous mettre la table, Sasuke-sama ?

Il tourna légèrement la tête et vit le regard sérieux de la servante derrière son sourire.

- ahahahah ! Ria son père, elle t'a eu aussi !

Sasuke bouda tout en disposant les assiettes.

&o&o&o&o&o&o&o&o&o&o&o&o&o&

- Eh donc Mikoto-san, que nous vaut votre visite ? La fit entrer dans un petit salon Kakuzu

- Merci de me recevoir chez vous de si bonne heure, Kakuzu-san, Hidan-san, j'ai une requête à vous soumettre. S'assit Mikoto

- oh, c'est rare de votre part. Fut intrigué Kakuzu

- Eh, de quoi s'agit-il ? Sourit Hidan

Mikoto se mit à expliquer les divers événements sous l'écoute attentive de Kakuzu.

- j'ai bien conscience de ce qui se passe Mikoto-san, mais c'est avant tout une punition qu'a reçu Naru. Expliqua Kakuzu

- Mais cette harpie veut

- Mikoto-san, l'interrompit Kakuzu, Naru n'aurait pas dû s'emballer, elle est en tord, toutefois je conçois que la réaction du professeur Akihiko est de loin exagérée et emplit d'un plaisir malsain à la voir échouer et ridiculiser, mais c'est vous-même qui avez posé ses conditions équitables pour ce concours. Alors que voulez vous que je fasse ? Avantager Naru ? Tout le monde prendra ça pour de la triche, du favoritisme, parce que vous êtes la mère de son maître.

- Je sais bien cela, je ne veux pas de favoritisme mais

- Miko-san, dites moi, comment est Naru à la maison ? interrompit la conversation Hidan

- eh, bien, calme et très serviable, elle est beaucoup appréciée.

- et avec votre fils, son maître direct, qu'en pensez-vous ?

- avec su-chan ? mm, c'est parfois tendu. Avoua Mikoto dans un petit rire

- alors elle ne lui convient pas ? conclut Hidan

- non ce n'est pas ça ! rectifia Mikoto, disons que Naru bien qu'étant extrêmement respectueuse de Sasuke, elle ne peut s'empêcher de le taquiner et je dois dire que c'est amusant de voir mon fils ne pas savoir quoi faire ou quoi dire dans ces moment là. Elle le trouble tellement, et bien qu'elle soit insolente par moment, il y tient beaucoup.

- Miko-san, vous savez n'est-ce pas ? Questionna Hidan

Mikoto la fixa puis baissa le regard

- oui.

- Bien ! Se leva gaiement Hidan, Kaku-chan, tu pourrais me faire plaisir ? Sourit-elle en caressant du bout du doigt le costume impeccable du directeur

- quel idée as-tu derrière la tête ?

- nous allons changer les règles du concours

- Hidan. Soupira Kakuzu

- Kaku-chan. Fronça les sourcils Hidan, tu ne voudrais pas me contrarier ?

- euh, non. Avala difficilement Kakuzu

- ça c'est mon roudoudou adoré. L'embrassa Hidan avec envie. Tu ne le regretteras pas. Chuchota Hidan, Miko-san !

Mikoto se leva et la fixa, elle lui tournait le dos à califourchon sur Kakuzu

- oui ?

- vous pouvez partir, je me charge de tout.

- o…oui….

- Miko-san,

- oui ?

- j'espère que vous serez impartiale lundi, vous ne ferez pas parti du jury finale, vous serez le jury des servantes libres. Cela vous convient ?

- bien entendu, je ne veux pas créer de favoritisme.

- ne vous en faites pas, nous allons nous amuser, faite moi confiance. Fixa son regard Hidan dans celui de Kakuzu.

- qu'allez-vous faire ?

- surprise. Déclara Hidan en la regardant avec un sourire, mais n'ayez crainte ce sera équitable pour tous soyez en assurer.

- Merci, beaucoup Kakuzu-san, Hidan-san ! S'inclina Mikoto

- ne soyez pas si formelle avec nous Mikoto, vous êtes une amie, c'est normal de vous aider. Lui indiqua Kakuzu

Celle-ci partit avec le sourire. Elle était ravie d'avoir trouvé une oreille attentive bien qu'elle n'y croyait pas trop au début. Mais la journée n'avait pas fini de lui réserver des surprises. Alors quand elle rentra chez elle, elle fut tellement étonnée en rentrant dans la cuisine quelle en lâcha son sac.

- il n'y a rien de mal à mettre la table, mais c'est autre chose que d'éplucher les légumes, père. Fit un sourire narquois Sasuke.

- ah oui ? Tu verras bientôt tu feras la vaisselle. Affirma son père. En lui lançant une épluchure sur la figure

- Sasuke, tu te laisses aller, où est passé ton caractère glacial, se moqua Itachi en agitant son économe

- et pourquoi pas tous les trois ?

Ils se retournèrent et virent Mikoto le sourire aux lèvres

- vous avez l'air de vous amuser mes chéris. Quelle gentillesse de vous êtres proposés pour faire la vaisselle.

Les trois garçons étaient en ce moment mêmes sur pause, Itachi avait un air idiot avec son économe, Fugakku était tout rouge avec son tablier en voyant sa femme et Sasuke fronçait les sourcils des épluchures qu'il avait dans la figure.

Naru se mit à rire et les lui enleva.

- maitre ce n'est pas la peine de vous souciez de la vaisselle, je vais m'en charger.

- Naru ! Heureusement que tu es de mon côté !

- nous aussi Naru ! Supplièrent les deux autres

- eh une minute, vous n'essayez pas de me faire passer pour un tyran ? Arqua un sourcil Mikoto.

Le petit groupe se mit à rire de leur chamaillerie grotesque tandis que Mikoto observait avec un sourire radieux la scène, cela faisant longtemps qu'elle ne les avait pas vus s'amuser comme ça.

Le repas terminé, ce fut Naru qui se proposa pour faire la vaisselle tandis que Mikoto partait faire de la couture, Itachi et Fugakku était parti inspecter le personnel d'un des nombreux hôtels de luxe Uchiwa, quand à Sasuke, il tournait en rond dans sa chambre et s'ennuyait ferme. Si bien qu'il finit par gagner la cuisine.

Il ne se manifesta pas, préférant s'appuyer contre la chambranle et regarder Naru faire la vaisselle. Il avait beau le regarder, il doutait souvent que ce ne soit pas une véritable fille sous son kimono. Mais il devait l'avouer, quand ce garçon à l'apparence féminine n'était pas avec lui, il s'ennuyait énormément.

Il troublait sa vie et son calme paisible et s'était fondu dans la famille comme s'il en avait toujours fait parti. Il avait de grandes habiletés aux diverses tâches ménagères si on mettait de côté la couture bien sûr. De grandes lacunes en écriture et lecture mais qui se voyaient comblées par une force au combat inégalable. Ce qui en disait fort long sur son passé mouvementé et sombre.

Passé qu'il avait découvert partagé avec sa propre mère. Bien que la douleur semblait régner en maître dans son cœur, son corps reflétait une infinie douceur et ses sourires avaient le don de l'apaiser.

- Sasuke-sama, murmura Naru, vous désirez quelque chose ? demanda-t-il sans s'être retourné

- comment as-tu que j'étais là ?

- j'ai senti votre regard me déshabiller. Déclara Naru.

- que… je n'ai pas ! Devint tout rouge Sasuke

- je plaisante maître, tourna la tête Naru avec un grand sourire, c'est votre odeur.

- quoi je sens mauvais ? Je viens de prendre mon bain !

- non, justement, vous sentez bon le jasmin. Reporta son attention sur la vaisselle Naru, amusé

Il le vit soudain à côté de lui un torchon dans les mains les joues rougies

- je peux t'aider ? Murmura t-il

- mais bien sûr ! Lui lança une assiette qu'elle venait de rincer.

Sasuke la rattrapa de justesse sous le regard amusé de sa servante

- et si je l'avais cassé, idiot !

- mais je ne doutais pas de vos réflexes, saaaaasukeee-saaaaaama. Ria Naru

- tu te moques encore de moi insolent ? Le gronda Sasuke

Naru plongea sa main dans l'évier et lança de la mousse sur son maître, ce qui le fit rire encore plus

- tu prends trop de liberté Naru. Ragea Sasuke cette fois-ci mécontent, pourquoi as-tu fait ça ? L'attrapa t-il par le bras

Naru sentit son bras se faire enserrer. Et le regard noir de son maitre lui indiquait que lui cela ne l'avait pas fait rire.

- vous allez reprendre un bain, vous ne sentiez pas assez le jasmin. Déclara-t-elle avec un sourire pour tenter de minimiser l'affaire

- tu m'exaspères ! Le gifla-t-il Avant de partir en lançant son torchon sur la table

Naru posa sa main sur sa joue et sourit

- c'est que je ne sais pas comment réagir lorsque l'on est gentil avec moi, Sasuke-sama. Murmura-t-il pour lui-même. Une larme coulant malgré son sourire, venant se mélanger à l'eau de vaisselle.

Sasuke n'était pas parti véritablement, il était demeuré silencieux caché près de l'entrée de la cuisine et les mots que prononça Naru, il les entendit malgré son faible murmure. Il ne savait pas pourquoi mais il sentit son cœur se serrer.

Naru était mystérieux, il croyait le connaître mais en vérité il était loin de le comprendre. Il devrait pourtant, savoir faire la différence, entre son mal être et ses véritables bêtises. Ne pas punir injustement alors qu'il avait juste besoin d'un peu réconfort et d'affection. Des choses qui allaient au-delà d'une relation maitre-servante.

Des choses qu'il ne connaissait pas, ce qui expliquerait sa profonde obéissance et son émerveillement dès qu'il lui donnait quelque chose à faire. Parfois un peu abrupt et maladroit mais sensible sous sa carapace de douleur et de combattant.

Comment pourrait-il lui faire ressentir ses sentiments, que lui ressentait lorsqu'il était avec lui ?

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Toc-Toc-Toc

- entrez !

Le bâtant s'ouvrit et Mikoto se mit à sourire heureuse

- Naru ! Tu tombes bien ! Viens essayer ça !

- oui.

Naru défit son kimono et laissa Mikoto l'enfiler sur lui l'ajustant avec diverses épingles. Elle vit une marque sur le haut de son bras droit mais ne dit rien. Pas besoin de demander pour savoir d'où venait cette marque, mais ce qui la surprit était le regard complètement absent de Naru.

- Naru ?

- Naru ?

- NARU ?

- pardon, vous disiez ?

- je n'ai rien dit, simplement tu avais l'air préoccupé, quelque chose ne vas pas ?

- je….je crois que j'ai mis en colère maître Sasuke.

- ce n'était pas intentionnel ?

- …Si….

- je…..il est gentil avec moi mais je ne sais pas c'est étrange, je n'arrive pas à être moi-même.

- tu as simplement peur. Sourit Mikoto en plaquant ses mains sur ses joues dorées. Ne t'en fais pas ça passera

- vous semblez en être si sûre. Soupira Naru

- Naru, qu'en est-il de ton travail d'école ? Changea de sujet Mikoto

- disons que les autres servantes ne sont pas très sympas.

- tu n'as pas d'amie ? S'étonna Mikoto

- si ! Enfin je crois…..Hina-chan et Tenten…..

- ce sont les servantes de Neji et Kiba si je ne me trompe pas ?

- oui. Sourit Naru, je me sens bien avec elles, elles sont à la fois calme et imprévisible.

- tu sais que ce sont les servantes des amis d'enfance de Su-chan ?

- je savais qu'elles étaient leurs servantes mais pas concernant ses amis d'enfance.

- et concernant le yukata de fin d'année ? Tu avances ?

- mmm, les servantes libres ne m'aime pas, alors elles font exprès de gâcher mon travail, mais grâce à vous j'ai une merveilleuse surprise à offrir à Sasuke-sama !

- n'hésite jamais Naru, si tu as besoin de quelque chose demande moi, je ferais dans la mesure de mon possible pour t'aider. Sourit Mikoto

- merci…..et pour le concours de cuisine ? Grimaça Naru

- pas d'inquiétude, Hidan-san a dit qu'elle ferait en sorte que ce soit équitable, nous aurons une surprise lundi. Tu peux l'enlever.

- oui.

Naru retira soigneusement le yukata et le lui rendit renfilant le sien. Puis sortit de la pièce. Gagnant sa chambre.

L'après midi passa sans que Sasuke n'ait appelé Naru, ce qui inquiétait celui-ci, avait-il vraiment pris la mouche ? Il avait des devoirs à faire, ce qui lui semblait étrange, mais il aurait bien demandé l'aide de son maître. Résigné c'est à Mikoto qu'il le demanda.

Ce ne fut que le soir, au moment du repas que Naru vit son maître, qui ne le regarda pas. Les trois s'étaient installés à table et Mikoto finissait de préparer tandis que Naru mettait les plats terminés.

- Sasuke, demain j'aimerais que tu viennes avec moi

- pourquoi ?

- je vais rendre visite à mon ami, tu sais, Noraku Mitotsumita, à Iwa, je suis sur que Karin serait heureuse de te voir cela fait un petit bout de temps maintenant.

- Un mois

- c'est énorme ! Déclara son père devant l'absence de conviction de son fils.

- qui est Karin-san ? Questionna Naru

- c'est la petite-amie de Sasuke. déclara Itachi sur un ton moqueur

- ce n'est pas ma petite amie. Rectifia celui-ci

- mais oui on te croit ! Agita sa main Itachi, ils on passé toutes leurs vacances scolaires ensemble depuis la naissance de Sasuke. Noraku est le meilleur ami de papa et il espère que Sasuke se mariera avec Karin

- quoi de plus normal ? indiqua Fugakku

- Elle aime maître Sasuke ? Questionna Naru

- ce ne sont pas tes affaires ! Arrête avec ça Itachi ! Sortit de table énervé Sasuke

- Sasu-chan ! On va seulement manger ! Soupira Mikoto

- je n'ai pas faim ! Cria-t-il alors qu'il rentrait dans sa chambre.

- roooh ! Toi alors ! Tapa du poing sur le sommet du crâne de son premier fils Mikoto

- aie ! Maman !

- tu n'avais qu'à te taire !

Le repas se termina dans le silence et chacun vaqua à ses occupations, Naru disposa la part de son maître sur un plateau et se rendit près de la chambre de celui-ci. Ouvrit le bâtant poussa le plateau et le referma. Il gagna sa chambre, sans dire mot et se coucha près du mur comme chaque soir où il disposait son futon.

Par habitude pour être sûr d'entendre son maître s'il l'appelait en pleine nuit pour une raison quelconque. Mais par moment il aurait bien aimé l'entendre l'appeler simplement comme ça.

C'est l'air triste et mélancolique qu'il se coucha. Mikoto-san lui avait dit qu'il resterait là, que Sasuke se débrouillerait très bien tout seul comme chaque fois. Peut-être était-il devenu inutile ? Pour que son maître, qui chaque jour l'appelle pour n'importe quoi, n'ait besoin de lui.

Quand à Sasuke dans sa chambre, il trouva étonné un plateau repas près de la porte. Il s'était endormi sur son ordinateur devant une passionnante conversation avec Sakura. Son estomac l'avait réveillé réclamant le repas auquel il n'avait pas eu droit. Alors qu'il comptait se rendre dans la cuisine c'est à ce moment là qu'il le vit.

Naru l'avait déposé sans rentrer dans la chambre, c'était certain, sinon, il aurait déposé une couverture sur lui. Il devait se sentir coupable de ce qu'il avait fait plus tôt. Mais Sasuke ne pouvait pas lui en vouloir.

Il mangea prestement le repas devenu froid et déplia son futon. Pour une fois il le plaça près du mur. Avec un peu de chance Naru ne dormait peut-être pas encore.

Il tapa contre la cloison et se mit à murmurer son nom.

- Naru.

- Naru ? Tu dors ?

- mmmmmm…maître…..

- je t'ai réveillé ?

- ….non…..mentit Naru en se frottant les yeux

- menteur

- Naru ? Tu fais la tête ?s'enquit Sasuke de ne pas l'entendre répondre à la perche qu'il lui avait tendu

- non….c'est juste que…..se tourna vers le mur Naru comme s'il allait le voir au travers….vous avez dit menteur et pas menteuse.

- ça t'embête ? Parce que j'en avais marre de jongler entre le il et le elle

- le maître fait ce qu'il veut. S'attrista Naru en entendant le pourquoi de ce changement.

- tu restes ma servante, simplement j'aimerais te parler normalement à la maison, je peux ?

- Bien sûr ! Se mit à sourire Naru joyeux de la demande de celui-ci.

- Naru ?

- oui maître ?

- merci, pour le repas. Bonne nuit

- bonne nuit maître. Ferma les yeux Naru, heureux que son maître ne lui fasse pas la tête.

Le lendemain matin, il eut une drôle de surprise.

- Naru ?

- Naaaaaaruuuuuuuuuuuuu, roucoula la personne

- oui, Sasuke-sa…Naru ouvrit ses yeux et se mit à hurler en envoyant un coup de pied à la personne au dessus de lui

Celle-ci roula et finit sa course contre le mur.

- purée ! Tu pourrais contrôler ta force !s'indigna celle-ci

- I….i…Itachi-sama ! Que…qu'est-ce que vous faites dans ma chambre ? Le pointa du doigt Naru.

Il vit Itachi froncer les sourcils au doigt menaçant qui le pointait. Doigt que Naru retira immédiatement en s'excusant.

- c'est plus à moi de te demander pourquoi tu n'es pas encore levé ! Il est dix heures !

- je suis désolé ! Je m'habille tout de suite Itachi-sama. ! Se leva prestement Naru

Il entreprit de défaire son kimono de nuit puis se ravisa en se tournant

- Itachi-sama

- quoi ? fit celui-ci assis au sol

- voudriez-vous avoir l'immense habileté de sortir ? Ou je me verrais contrainte de le faire de force.

- Sasuke t'a vraiment mal dressé. Soupira celui-ci en se relevant. Il faudra que je lui en touche deux mots demain.

- demain ? Sasuke-sama est déjà parti ?

- eh oui, et sans son petit déjeuner. Ouvrit le bâtant Itachi

- oh non ! Pas encore ! Se laissa tomber au sol Naru. J'ai encore gaffé.

- oui, tu ne peux pas être le meilleur

- Itachi-sama, dois-je vous rappeler que je suis une fille ?

- tiens donc ? Ferma le bâtant après être sorti Itachi

Naru attrapa son oreiller et l'envoyait de rage sur la porte fermée. Il l'énervait exprès ! Mais autre chose le tracassait plus que ça. Itachi avait dit que son maître rentrait demain mais demain il était lundi. Et lundi était le concours de cuisine.

- Naru ? Tu n'es pas encore habillé ? cria Itachi

- zut….j'arrive !

Il s'habilla prestement et retrouva en quelque sorte son sous maître. Mais toujours un maître…

- Itachi-sama, que puis-je pour vous ?

- mère est parti voir Tsunade-san, elle ne se sent pas très bien. Père est avec Sasuke à Iwa, je suis donc le seul à la maison, la plupart des domestiques sont en congé, donc tu t'occuperas du repas de ce midi.

- …oui….

- cet après midi j'ai des déplacements à effectuer aussi tu me suivras comme un petit chien.

- je ne suis pas votre servante et j'ai d'autre chose à faire !

Le coup partit aussitôt, et la rougeur naquit

- tu n'es pas seulement la servante de Sasuke, tu es au service de la famille Uchiwa, tâche de le retenir quand tu es avec moi. Agrippa-t-il son bras, ou ton autre joue subira la même chose.

- oui, Itachi-sama. Murmura Naru en baissant le regard.

- file en cuisine maintenant et tâche de préparer quelque chose de royal à manger. Je viendrais dans une demi-heure voir où tu en es. Le poussa Itachi.

Comme il l'avait dit, une demi-heure plus tard il franchit la porte de la cuisine et s'installa à table. Il ne semblait pas de bonne humeur, vraiment pas de bonne humeur.

- alors qu'as-tu fais ?

- je suis entrain de finir une tarte au citron

- et le repas ?

- je ne l'ai pas encore fait

- crois-tu que tu vas remporter le concours de cuisine comme ça ? S'assis Itachi

Naruto qui bâtait la crème se stoppa et fixa celle-ci

- …à quoi bon…de toute façon il ne sera pas là.

Itachi comprit qu'il se sentait réellement affecté par l'absence de Sasuke. Bien que leur relation est toujours tourné à la dispute, il était triste simplement parce qu'il était parti sans lui…

- pourquoi une tarte au citron ? Le regarda-t-il

- Sasuke-sama aime le citron.

- il n'est pas là

- mm ?

- pourquoi fais-tu un plat pour quelqu'un qui n'est pas là ?

- parce que je suis sa servante.

- raaah, tu es têtu !

Naruto enfourna la tarte dans le four. Et prépara du riz avec quelques sushi. Une chose énervait Itachi, il avait l'impression que pour cette servante il n'existait pas.

Une fois le repas prit, Itachi sortit une des nombreuses voitures de la famille, celle-ci était de couleur grise, une petite voiture de sport. Naruto y pris place selon la volonté du brun.

Après une bonne heure et demi de silence pesant d'après Itachi ils arrivèrent enfin. Un immense immeuble se dressait devant eux.

- qu'est-ce que c'est ? Admira le bâtiment Naru

- tu ne connais pas ? Tu es vraiment étrange, d'où diable peux–tu sortir pour ne pas connaître la maison de couture Uchiwa Galance. Entra dans le bâtiment Itachi

Naru poussa un « mfh ! » qui n'échappa pas aux oreilles du brun mais qui ne releva pas la chose. A peine furent-ils entrés que le tapis rouge fut déroulé et la sous-directrice accompagnée de tous les employés arrivèrent au pas de course pour former une ligne jusqu'à l'ascenseur.

- vous auriez dû nous prévenir monsieur Uchiwa, nous aurions préparé un meilleur accueil. Rouspéta un peu la sous-directrice

- Yokora-san, la maison Galance est toujours censée être la meilleure. Aussi quelque soit le moment où nous arrivons tout doit être parfait ! avança Itachi en direction de l'ascenseur tout en lui expliquant.

Une fois dans celui-ci il arrêta Naru et Yokora d'un signe de main.

- Vous allez prendre l'escalier, vous pour votre incompétence et toi pour t'apprendre le respect. Se vengea Itachi, petite mais douce vengeance

- mais mon bureau est au vingt-cinquième étage ! Fustigea-t-elle

- tant mieux, vous ferez du sport, et moi je verrais dans quel état se trouvent les bureaux. Appuya sur le bouton Itachi. Dépêchez-vous.

Après d'interminables marches ils arrivèrent tout deux à l'étage convenu, Naru énervé de ce maître qui n'était pas le sien et Yokora complètement épuisée. Ils trouvèrent le brun assis dans la salle de défilé en bout du podium.

- ce n'est pas trop tôt. Bien, Yokora-san, je veux voir toute la ligne de couture que vous deviez créer selon mes plans

- mais la directrice l'a demandé pour la semaine prochaine.

- vous n'en êtes pas capable ?

- si les costumes sont prêt mais les mannequins ont été prévus pour

- eh bien vous n'avez qu'à la prendre elle. Indiqua du regard le brun

- quoi ? Une minute Itachi-sama, je ne suis pas

- silence et va te changer je veux te voir défiler, après tout, tu seras dans ton élément, c'est une ligne de couture pour les servantes de famille riche.

Naru fustigea et suivit la sous-directrice dans les coulisses derrière le podium.

&o&o&o&o&o&o&o&o&o&o&o&

Pendant ce temps là, Sasuke et son père était arrivé à Iwa où les attendait Noraku-san et sa fille Karin. Sasuke sentait déjà poindre l'ennui et aurait préféré rester chez lui. Pas que la jeune fille était ennuyante, ça non, elle était devenue même très charmante, belle, intelligente. Elle n'était pas comme toutes ces filles qui lui couraient après. Tout deux savaient bien sûr que leurs pères respectifs avaient promis l'un l'autre au mariage. Mais même à l'entente de cela, Karin avait su restait simple.

Quand à Sasuke, lui n'y pensait pas franchement. D'ailleurs si quelqu'un apprenait qu'il était fiancé, il aurait des ennuis à l'école. La jalousie d'une fille est la pire des choses à souhaiter.

- Sasuke-san ! As-tu fait bon voyage ? Arriva-t-elle avec grâce et, encore plus belle depuis les dernières vacances de pâque, vêtu d'une robe rose pâle et de son chapeau blanc.

Elle était un peu plus grande que lui, les cheveux rouge-roux naturels. Il savait que le mariage l'attendait, mais pour lui Karin était une amie d'enfance avec laquelle il avait partagé ses vacances.

- oui, je te remercie.

Mais les gens évoluent et les sentiments aussi. Il n'était pas fleur bleue, et aussi il aimait passer le moins de temps avec elle, il ne voulait pas la blesser par sa froideur et sa maladresse bien que la jeune fille semblait l'avoir remarqué depuis longtemps et le taquinait en conséquence.

Tandis que les pères discutaient affaires, Karin emmena Sasuke dans la petite campagne qui était proche d'être une ville mais avait su restée simple et accueillante.

- Sasuke-san

- mmh ?

La jeune fille fixa le garçon allongé dans l'herbe près du lac. Il fixait le ciel bleu et appréciait la brise.

- tu n'as rien oublié ?

- je ne vois pas de quoi tu parles. Lui tourna le dos Sasuke un sourire aux lèvres.

La jeune fille sembla déçue et en même temps en colère

- comment as-tu pu oublier ? S'indigna-t-elle la mine boudeuse en fixant sa robe

Sasuke se tourna et posa sa tête sur ses genoux, lui donnant accès au visage de celle-ci

- tu sais que tu es moche quand tu boudes. Déclara le brun

- que

- vraiment laide, je ne veux pas t'épouser !

Il la vit froncer les sourcils et serrer le poing. Il se releva rapidement et sortit un objet de sa poche

Elle demeurait assise, le calme avant la tempête. Oui elle avait un défaut qui amusait beaucoup Sasuke, elle était colérique.

- sa-su-ke-san tu ! Releva-t-elle la tête prête à exploser de rage.

Elle tomba alors nez à nez avec un petit écrin de velours rouge tendu par celui-ci avec un sourire.

- Bon anniversaire Karin

- tu me faisais marchais ! Se mit-elle à sourire en tendant la main pour l'attraper

Mais Sasuke retira l'écrin de son éventuel emprise. Et se mit à courir en riant

- tu ne l'as pas mérité !

- Sasuke-san ! Tu es vilain ! Donne le moi ! Lui courut-elle après.

Ca semblerait irréelle pour tous ses amis, le voir ainsi courir et s'amuser avec une fille. Mais comme Sasuke le pensait, Karin était différente. Après une petite course il finit par se faire plaquer au sol.

L'inconvénient de cette jeune fille était d'être la fille de Noraku-san, il dirigeait une école de majordome et de garde du corps. Alors il avait entraîné sa fille.

Karin campait maintenant sur le dos de Sasuke bien décidée à obtenir l'écrin que Sasuke lui donna en capitulant.

Lorsqu'elle l'ouvrit il vit une petite mine déçue l'espace d'une seconde, elle s'attendait sûrement à recevoir une bague de fiançailles symbole des promesses verbales de leurs pères. Néanmoins, ce n'était pas dans les projets de Sasuke, il était jeune et lui n'était encore qu'au lycée, à la place il lui avait offert un collier muni d'un pendentif représentant une petite fée, le tout en argent.

- tu t'en es souvenu ? S'étonna-t-elle

- comment ne pas s'en souvenir. Soupira faussement Sasuke, tu me soulais toujours avec ça étant petit.

Elle le tapa gentiment sur la tête puis se mit à rire.

- peut-être mais qui se déguisait en lutin ? Ria-t-elle

- j'avais cinq ans ! Contra Sasuke en rougissant.

Le temps passait si vite en sa compagnie qu'il ne vit pas passer les deux jours. Et les allusions au mariage de Karin-san ne désemplissaient pas de la part de son père. Concernant Fugakku il avait bien vu que son fils n'était pas réellement porté sur la chose pour le moment. Il souhaitait bien sûr qu'il se marie avec Karin mais il devait l'avouer Sasuke n'était pas comme Itachi, il était différent et ressemblait de trop à sa mère. Le forcer ne servirait à rien. Il fallait laisser faire le temps.

- vous partez ce soir ? Pourquoi ne pas rester demain aussi ? Pleurnicha Karin

- je dois aller au lycée demain. On se verra aux prochaines vacances. Déclara Sasuke en bouclant sa valise

- aller Fugakku, ça fait si longtemps qu'on ne vous a pas vu, vous pouvez bien rester demain, et puis je doute qu'une journée change quelque chose à Sasuke, il est brillant.

- eh bien, qu'en penses-tu Sasuke ?

- ah…..mm…pourquoi pas…. céda Sasuke en voyant la mine triste de Karin qui explosa de joie.

La soirée fut arrosée et pleine de rire. Mais la nuit venue Sasuke comme à son habitude s'assoupissait. Avant d'avoir atteint le futon dans sa chambre. Cela faisait un moment qu'il regardait son téléphone avec le numéro « maison » inscrit. Il avait envie d'appeler. De savoir si tout allait bien, si Itachi n'ennuyait et ne martyrisait pas Naru. Mais que son frère sache qu'il s'inquiète ça il ne le supportait pas. C'est à force de fixer le téléphone et de ne pas se décider qu'il s'était endormi.

Karin entra dans la chambre après avoir tapé, elle pensait que Sasuke serait toujours debout et elle s'étonna de le voir assoupi sur la petite table tout en étant assis au sol. Elle sourit et alla chercher une couverture et un oreiller. Elle bascula doucement Sasuke au sol et le couvrit. Puis elle passa délicatement sa main dans ses cheveux de façon répétitive.

- tu me jures….. Fidélité…..murmura dans son sommeil Sasuke

La surprise passée Karin s'en amusa et lui répondit

- oui

- tu…. ne me laisseras….pas…j'ai besoin…..toi…

- je serais toujours là pour toi.

- ne vis…..que pour moi…Naru…

Elle vit un sourire embraser les lèvres du brun alors qu'elle était prise d'une rage folle. Il ne pensait pas à elle mais à une certaine Naru. Mais ça ne se passerait pas comme ça, elle ne laisserait pas son fiancé tomber entre les griffes d'une autre femme.

&o&o&o&o&o&o&o&o&o&o&

C'est exténué que Naruto rentra le soir venu et opta pour un kimono plus léger de nuit. Il avait passé l'après midi à subir les caprices d'Itachi concernant la ligne de couture. Et vas-y que je te mets ça, et que je change, et que finalement je remets ça.

La journée avait été affreusement longue et ennuyante. Il gagna la chambre de son maître et vérifia la dite vérité. La chambre était sombre et affreusement froide. Il referma le bâtant et gagna l'aile des domestiques. Mais eux aussi n'était pas là. Ils rentreraient sûrement de leur congé dans leur famille, lundi.

Tandis qu'il revenait vers la cuisine pour préparer à souper une petite voix l'appela.

C'était celle de madame Uchiwa. Il entra doucement et la trouva allongée dans son futon en compagnie du médecin de famille Tsunade. Ce qui l'inquiéta.

- vous m'avez appelez ?

- oui, murmura-t-elle avec un sourire. Je dois prendre une tisane pour calmer mes maux de ventre et de tête. Tsunade-sensei concocte elle-même la préparation des plantes elle va te donner les indications des heures où tu dois me les donner.

- d'accord.

- tiens, j'ai tout noté sur cette feuille, lui tendit-elle accompagné d'un petit sac de tissu, il faut faire attention à ce qu'elle ne se surmène pas.

- je ne suis pas en sucre sensei. Murmura Mikoto allongée.

- c'est ça, vous allez me dire que c'est juste une coïncidence, Naruto, prend bien garde à laisser infuser le temps qu'il faut. Je dois y aller maintenant. Mikoto-san, prenez soin de vous

- au revoir sensei.

Tsunade fit un signe de la main en refermant le bâtant de la chambre. Naru lui observait sa maîtresse s'assoupir. Il sortit et lut la feuille et prépara le diner, Mikoto n'était pas bien alors il décida de faire un potage qu'il porta dans le bureau où Itachi travaillait, il mangea rapidement le sien et prépara la tisane.

Il entra doucement dans la chambre devenu sombre avec l'arrivée de la nuit noire et referma derrière lui.

- Mikoto-sama, j'amène la tisane.

Il la vit se réveiller doucement au milieu de son immense futon où dormait elle et son mari.

- na….ru ?

- oui madame. Je vous ai apporté un potage et votre tisane.

Il la vit se relever doucement, il attrapa un siège à dossier et la cala pour qu'elle tienne assise. Elle n'était pas bien c'était évident mais ce le fut encore plus, lorsqu'il alluma une bougie pour ne pas l'éblouir avec les lampes. Elle était pâle.

- tu n'aurais pas dû te déranger, je serais venue dans la cuisine. Lui sourit-elle en buvant la tisane qu'il lui avait tendue.

- non Mikoto-sama, vous n'êtes pas bien.

- allons Naru, je suis en pleine forme ce n'est pas quelques mots de tête et d'estomac qui vont m'achever.

Après qu'elle eut soupé. Il la recoucha convenablement. Il se releva mais Mikoto attrapa son kimono

- Naru….ne me laisse pas toute seule….s'il te plait.

Il reprit place à ses côtés mais il la vit se décaler dans le futon.

- Naru, viens dans le lit et serre moi fort, serre moi comme si tu étais Fugakku.

- Mikoto-sama, je ne peux pas faire ça

- Naru s'il te plait.

Il se résigna devant la mine triste et s'allongea au côté de celle-ci la serrant contre sa poitrine. Au bout d'un long silence, il l'entendit sangloter. Elle avait la tête contre son torse et semblait vouloir se fondre contre lui.

- j'ai si peur. Si tu savais comme j'ai peur.

Il ne savait pas quoi dire pour taire ses sanglots et préféra la serrer plus fort contre lui. Bien que ce n'était pas le moment il ne pouvait s'empêcher de penser qu'en voyant le sommet de la tête de Mikoto et cette douceur, tristesse, fragilité et odeur, de ses cheveux de jais. Il avait l'impression de tenir son maître entre ses bras.

Il ne pouvait pas ne pas prendre soin de sa mère. Lui-même ne l'avait jamais connu, on lui avait enlevé à la naissance ainsi que son père. Alors il la chérirait comme si elle était sa propre mère.

- Mikoto-sama, voulez-vous que j'appelle votre mari ?

- surtout pas ! Je ne veux pas l'inquiéter. Fugakku a tendance à trop dramatiser, je t'en prie ne dis rien à la famille, même aux domestiques.

- pourquoi ?

- Naru, promet le moi.

- …..oui…

Tout deux ne tardèrent pas à s'endormir. Le lendemain Naru se réveilla le premier, il trouvait qu'il avait bien dormi extrêmement bien même. Il fit attention de ne pas réveiller Mikoto et se rendit à la salle de bain puis s'habilla. Ce ne fut qu'en arrivant à la cuisine qu'il constata qu'il avait deux heures de retard. Il se hâta de déjeuner et prépara la tisane et la porta

- Mikoto-sama, Mikoto-sama

- Naru ? Se réveilla-t-elle

- oui, votre tisane de ce matin.

- ah merci

- comment vous sentez-vous ?

- beaucoup mieux. Lui sourit-elle.

- restez bien au lit.

Elle retira les couvertures et commença à se lever

- non je dois me dépêcher, ton concours de cuisine va commencer ! Constata-t-elle en regardant son réveil. Quelle maladroite d'avoir oublier de l'enclencher.

- ce n'est rien restez là.

- Je vais bien se leva-t-elle quand même. C'est gentil d'être resté me veiller mais tu vas être en retard ce sont des points de pénalité tu sais ! Et puis Sasuke doit-attendre en râlant.

- Sasuke-sama n'est pas rentré

- quoi ? Mais il est dix heures ! Ils étaient censés revenir dans la nuit. Se lamenta-t-elle

Mikoto décida d'aller à l'école, bûtée comme son fils. Un peu de maquillage, de vitamine, personne ne verrait quoi que se soit. Dehors ils trouvèrent Iruka l'autre chauffeur que Kakashi parti pour iwa qui s'apprêtait à emmener Itachi en visite surprise dans un autre bâtiment travaillant pour la famille Uchiwa. Tous les trois grimpèrent à l'arrière. Le trajet se fit silencieusement mais finalement Mikoto se décida à parler.

- Tachi, où est Sasuke ? Demanda-t-elle avec une froideur et autorité qu'Itachi lui connaissait rarement.

- papa a appelé, Karin a supplié Sasuke de rester papa a dit oui du moment que Sasuke était d'accord. Il m'a dit que du coup Sasuke ne rentrerai que dans le milieu d'après midi, quand à papa lui ne reviendrait que dans deux ou trois jours.

- quel idiot !

- que se passe-t-il maman ?

- il a oublié, cette fille est une diablesse ! Elle arrive à le manipuler. Naru a un concours de cuisine pour les servantes aujourd'hui, Sasuke et moi devions être présents

- à quelle heure a-t-il lieu ?

- vers 10h30. Soupira Mikoto

- dans vingt minutes ? Je peux y assister ?

- si tu veux, il est ouvert au public. Expliqua Mikoto. Naru dès que nous arrivons tu fonces voir ton professeur dans l'atelier de cuisine, c'est là-bas que vous vous préparez avant d'entrer sur la scène publique de l'école.

- d'accord.

- es-tu seulement capable de concocter quelque chose de valable ? murmura Itachi en descendant de voiture une fois arrivé

Naru fit la sourde oreille et partit dans les loges, Mikoto gagnait ses fonctions près de Hidan et Kakuzu, Itachi lui vagabondait à droite et à gauche au fil des parents respectés de camarade de son frère.

Pendant ce temps là Naru arriva dans les loges où tous les membres de sa classe le regardèrent, ses deux amies se précipitèrent vers lui. Mais la professeur qu'il détestait le plus l'agrippa et le poussa au sol.

- où étais-tu donc fainéante ! La gifla-t-il. Tu as raté le discours de Kakuzu-san. Insolente ! Attrapa-t-elle son bâton

- professeur ! Intervint Hinata

- silence ! Je n'ai que faire d'un déchet comme toi ! Frappa-t-elle Naru au sol. Je vais t'apprendre le respect, la politesse et la ponctualité ! Quelle honte pour monsieur Uchiwa de t'avoir comme servante !

Elle s'apprêtait à la refrapper mais sa main fut retenue

- monsieur Uchiwa

Naru releva les yeux dans un faible espoir mais il fut vite anéanti, se n'était pas son maître. Rien d'autre qu'Itachi.

- je peux savoir pourquoi vous frapper ma servante ? Lui hauta son bâton des mains Itachi.

- votre servante ?

- parfaitement, Naru est aussi ma servante, je ne tolèrerai pas de correction aussi injustifiée ! La regarda froidement Itachi tout en la surplombant.

- elle est en retard !

- c'est moi qui l'ai mise en retard, à l'avenir j'aimerai que vous vous contrôliez

- malgré tout le respect que je vous dois, vous n'êtes pas son maitre officiel et n'avez aucun droit de me dire

Paf

Itachi craqua et la gifla.

- silence morue ! Je n'ai que faire de ton venin

Le professeur partit outrée, mais Naru savait qu'une fois le concours finit, la punition n'en serait que double à l'école, pour avoir tenté de le défendre.

Itachi aida Naru à se relever

- ça va ?

- oui, ce n'est rien

- tu as mal quelque part ? Palpa son corps Itachi.

Naru n'avait que faire de ce qu'Itachi faisait mais les autres filles semblaient outrées que tous n'est dieu que pour lui…si seulement elles savaient qu'elle était en fait un garçon.

- non, c'est bon.

En vérité il avait mal. Il vit derrière Itachi les maîtres et maîtresses arriver vêtus d'un tablier ce qui l'étonna.

- où est Sasuke ? Questionna Neji

- il n'est pas disponible. S'excusa Naru

- comment vas-tu faire ? demanda précipitamment Kiba, le concours de cuisine se fait en binôme cette année ! Un maître-une servante.

- je vais déclarer forfait.

- il n'en ait pas question, enfila un tablier Itachi.

- que ! Itachi-sama ! Vous ne pouvez pas !

- au diable Sasuke, je vais t'aider Naru, car tu en as besoin.

Naru croyait qu'il se moquait de lui au début et qu'il chercherait à l'humilier. Mais il s'avéra le contraire.

- vous connaissez quelque chose en cuisine ? demanda Naru soucieux en voyant qu'il n'arrivait même pas à attacher le tablier correctement

- euh…non….vu que c'est Sasuke qui préparait quelque chose quand maman n'était pas là. Sourit Itachi

- il n'y a pas de quoi sourire comme un idiot ! Le tapa faussement Naru

- l'important c'est de participer ! déclara Itachi en attrapant la main de Naru pour la lever en l'air.

Nul doute qu'il tentait d'effacer la hantise, le stress et la tristesse de ce fichu concours à sa servante.

Neji et Kiba qui connaissait Sasuke depuis l'enfance, avait déjà eu de nombreuses fois l'occasion de se rendre chez lui. L'impression que donnait Itachi chaque fois qu'ils le voyaient, était une infinie froideur doublée d'une exaspération sans limite.

Alors le voir sourire avec la servante de leur amie. Ils n'en revinrent pas.

Lorsque les concourants furent appelés sur la scène, l'assemblée, le jury, le directeur, Hidan mais surtout Mikoto, furent surpris de voir Naru arriver avec le premier fils de la famille Uchiwa. Après le rappel des règles pour Naru et Itachi qui n'était pas présent. Le concours commença.

Chacun était disposé à divers plan de cuisine aménagé. Hidan passa à chaque plan de table pour distribuer les recettes à effectuer.

Le menu n'était pas compliqué en lui-même, composé de Makis de saumon, Kushi-Katsu et de Matcha Ice (glace de thé vert, notez que cela fera office de dessert dans la fic, les japonais ne prenne pas de dessert).

Mais ce fut autre chose quand Naruto prit la liste qu'Itachi lui tendit. Devant son regard incompréhensif, il lui reprit des mains et déclara :

- je lis la recette et je te regarde faire, quoi de plus normal ?

De plus normal ? Un coup de main par exemple ? Non cela ne lui serait jamais venu à l'idée. Il préféra prendre place sur une chaise haute à leur comptoir.

- bien, Makis :

« _ dérouler la natte de bambou, installer dessus la feuille de nori (algue noir sécher),

_ étaler le riz cuit précédemment avec vos doigts trempés dans un mélange de vinaigre et d'eau tout en prenant soin de laisser deux centimètres non recouverts,

_ étaler toujours à l'aide du doigt, au centre du riz et sur toute la longueur du wasabi.

_ Découper de fines lamelles d'un demi centimètre de saumon puis couper les en deux et déposer les sur le wasabi

_ À l'aide de la natte de bambou rouler afin que les deux bords de l'algue se touchent.

_ À l'aide d'un couteau aiguisé et humide découper plusieurs portion.

_ agrémenter d'une sauce soja c'est prêt ! »

Naru était resté figé, il n'avait pas compris certains mots

- ohé ? qu'est-ce que tu attends ? demanda Itachi qui voyait les autres s'afférer.

- c'est quoi une natte de bambou ?

Il le vit arrondir les yeux puis soupirer. Heureusement pour Naru, Itachi décida de mettre prêt de lui tout les outils nécessaires.

Naru mit rapidement le riz à cuire. Et fixa Itachi

- quoi ?

- la recette de Matcha Ice

- mais tu n'as pas encore fais l'entrée ! Tonna Itachi

- pour faire les makis j'ai besoin de riz or, il est en train de cuir ! Le dessert une glace il faut que je le fasse en premier !

- ah, ok bien alors :

« _ doubler les proportions qui suivront,

_ dans un bol en verre mélanger, cinquante grammes de sucre, deux jaunes d'œuf et vingt centilitres de crème fraiche liquide, battre au fouet jusqu'à ce que cela devienne mi-liquide, mi-épais.

_ dans une tasse mettre un tiers de cuillère café de matcha avec une cuillère de lait, mélanger puis verser dans le bol précédent en prenant soin de bien mélanger au fouet

_ verser le tout dans un grand bol en métal et disposer au congélateur

_ au bout d'une heure retirer et mélanger puis remettre. »

Naru n'eut le temps de rien dire qu'Itachi lui indiquait qu'il porterait le plat dans le congélateur.

La glace fut rapidement terminer pour Naru, non sans que Itachi tente plusieurs fois d'y mettre ses doigts. Ils auraient était à la maison il n'y avait pas de problème, mais lors d'un concours, ce n'était sûrement pas à faire, surtout lorsque l'on est épié par le jury.

Tout le monde suivait la même procédure, le même ordre mais tout le monde ne réussissait pas. Et il y avait déjà des bruits de casse et de l'exaspération de Neji dans l'air.

Une fois le Matcha Ice terminé, le riz fut cuit et les makis terminés, il confia alors le soin de les couper à Itachi. Tandis qu'il réalisait le Kushi-Katsu, recette étudiée en classe et pratiqué certes, mais avant l'arrivée de Naru.

Heureusement, il avait une bonne connaissance de ce plat pour l'avoir déjà fait à son maître. Il n'était pas particulièrement compliqué mais long à réaliser.

Concentré sur ses brochettes de poulet cru et d'oignon qu'il roulait dans la farine, puis le jaune d'œuf et pour finir dans la chapelure, il ne faisait attention à rien d'autre, erreur qu'il n'aurait pas dû commettre.

Itachi venait de gindre faiblement mais assez pour être entendu de Naru qui jeta un œil. L'idiot s'était coupé et les makis étaient foutus, le riz ayant absorbé le sang à divers endroit. Il n'y avait plus qu'à recommencer.

Enervé et devant le peu de temps qu'il restait, il ordonna carrément à son maître de les refaire.

- comment ? Je n'aime pas faire la cuisine !

- vous m'avez observé, alors refaite les ! C'est de votre faute de toute façon.

- mais

Alors qu'Itachi allait râler on entendit un cri dans la salle, Hinata s'était brulée avec l'huile pour le Kushi-katsu. Itachi resta silencieux en observant Neji prendre les devants et placer sa servante devant le lavabo faisant couler l'eau froide sur ses mains et reprendre la friture des kushi-katsu.

Après quelques minutes Itachi décida de faire les fameux makis, si un gosse savait faire des kushi-katsu, lui était forcément capable de faire des makis.

Naru ne quitta plus de l'œil son maître, qui sait quelle bêtise il ferait ? Le temps s'écoula rapidement et bientôt la cloche du président du jury sonna

- tout le monde cesse de cuisiner et dispose dans des assiettes avec votre numéro fourni que vous apporterez au jury

Itachi s'était contentez de déposer un sushi dans une assiette et une brochette et du riz dans une autre. Heureusement Naru lui retira des mains et fignola la présentation. Rajouta deux sushi avec un ornement de sauce soja, et la sauce (composée de mayonnaise, persil, œuf dur et d'oignon) sur les brochettes et d'une touche secrète. Et un peu sur le riz.

L'assiette fut ensuite amenée par Naru

Chaque assiette passait entre les divers membres du jury, et les grimaces qui se suivaient n'annonçaient rien de bon. La présentation, l'aspect, la cuisson, le gout, la texture, tout était évalué.

A croire qu'ils cuisinaient pour un cinq étoile.

A la fin de ces deux plats les commentaires furent donnés

Hyuuga : 7, c'est brûlé, trop de riz dans les makis…

Neji soupira pendant qu'Hinata s'excusait auprès de son maître pour son incompétence

Inuzuka : 5, beaucoup trop salé ! Beaucoup trop de wasabi.

- hein ? s'écria Tenten, elle prit la direction des jury et se saisisse d'une brochette et la goutta puis d'un sushi. Et donna la moitié à son maitre

- délicieux ! s'écrièrent les deux en même temps.

Haruno : 8, c'est presque la perfection

Uchiwa : 8, pénalité de 5 point pour non présence du maître. Donc 3

Ils ne s'attardèrent même pas sur le goût et avait ensuite fait la liste des différentes servantes libres.

Il fallait s'y attendre, à la pénalité, mais il ne pouvait rien y faire, son maître avait préféré rester avec sa fiancée plutôt que de venir au concours de sa servante. C'était normal dans un sens. Même si cela lui serrait le cœur.

Le gout de la glace lui fit remporter deux points, il ne pouvait pas avoir plus, le tout faisait un total sur dix.

Il fut le seul avec l'équipe Haruno, à obtenir deux point, pour la plupart ils avaient oublié d'aller mélanger la glace, et celle ci s'en retrouvait à être en plusieurs couches.

Le concours se termina par Haruno en premier avec dix points, suivit des hyuuga avec sept points, et oui Hinata faisait partit du lot de glace ratée, inuzuka six suivi de trois servantes libre dont Aki Atsumomo, pour le plus grand malheur de Naru qui n'arriva qu'après.

Soit à la septième place, et le tout à cause de son maître. Inutile de préciser qu'au prochain cours avec la sorcière qu'il avait pour prof, elle ne manquerait pas de le faire remarquer.

Le concours se termina vers treize heures de l'après midi. Pour les mets qui en sortaient mangeable de ce concours ils furent proposés au public présent.

Nul doute qu'il était déçu et triste de ne pas avoir plus haut dans le classement mais ce n'était pas le pire…non…

Naru chercha après sa maîtresse, il voulait s'excuser auprès d'elle. Elle avait tout tenté pour qu'il ne soit pas ridiculiser, et puisse bénéficier d'une chance de faire briller la maison Uchiwa. Mais au lieu de ça, il provoquait leur humiliation par son incompétence.

Il la trouva en colère en train de téléphoner à l'extérieur de l'école. Il n'entendait pas de quoi il s'agissait mais la façon dont elle parlait lui indiquait qu'il s'agissait sûrement de lui. Peut-être racontait-elle à son mari comment il avait terminé bas dans le classement.

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Le lendemain matin, Sasuke fut réveillé disons, par un réveil peu chaleureux. Cela ne cessait de hurler dans la maison. Après s'être habillé il gagna le lieu de la dispute. Il s'avéra que ce n'était autre que Karin et son père. Le sujet de la dispute, je vous le donne dans le mille.

Sasuke.

Apparemment Karin avait elle aussi cours, en bonne élève qu'elle était comme lui, rater une journée n'était pas un obstacle à sa scolarité. Néanmoins sont père ne l'entendait pas de cette oreille, surtout si elle avait un examen de mi trimestre ce jour là.

- mais papa !

- la discussion est close Karin ! Je ne reviendrai pas dessus !

- mais Sasuke est là, pour une fois, s'il te plait ! le suppliait-elle

- non un point c'est tout, tu auras le temps de voir Sasuke ce midi quand tu rentreras, son vol n'est quand milieu d'après midi.

En rage elle claqua la porte de la maison après avoir attrapé son sac dans l'entrée. Il croyait qu'il était tôt, mais en fait la matinée approchait déjà les dix heures.

Le père de Karin se tourna vers lui et avec un grand sourire lui proposa d'aller faire un tour dans la ville d'à côté.

Ce qu'il fit, après tout, il n'y avait pas grand-chose à faire, et voir les deux pères parler boulot, le fatiguait plus qu'autre chose. Même si un jour il reprenait l'affaire familiale, il préférait ne pas y penser maintenant.

Le pied trainant il se rendit dans la petite ville voisine, à pied, elle n'était vraiment pas loin, et les deux auraient aisément pu en faire qu'une seule.

Bien que petite, elle était déjà bien animé pour cette matinée qui avait tendance à se rafraichir ces temps-ci. L'automne approchait. La population semblait regrouper majoritairement des jeunes filles à la naissance, vu le nombre de magasin pour celles-ci. Ou bien était-ce simplement son imagination ?

Il ne se baladait que rarement en ville et peut-être que même chez lui cela était normal en fait.

Il passa en ne cessant de soupirer devant les vitrines, tant de niaiserie l'exaspérait. Dire que s'il se mariait à la fin, il devrait supporter ce genre de choses exaspérant au possible. Malheur à lui si sa futur femme donnerait naissance à une fille.

Il se stoppa devant une bijouterie très chic pour cette petite campagne. Ce n'était pas étonnant d'en voir une, Cette région avait proliféré grâce à son filon de diamant découvert par le père de Karin il y a de ça bien des années, et en avait fait sa fortune.

Les diamants d'iwa étaient très réputés, mais ceux de cette campagne étaient restés travaillés à l'ancienne, leur aspect était encore plus pur et prisé des jeunes femmes. Il darda un regard sur les diamants.

Pour une femme, le diamant était la promesse d'amour, de fiançailles, de mariage et la possibilité de se vanter auprès des amies par la grosseur et le raffinement de celui-ci.

Pour un homme c'était tout autre. Le diamant était comme une laisse qu'il attachait au cou de son amour. Et indiquait aux autres hommes qu'elle était déjà prise et lui appartenais donc.

Sasuke quitta la devanture et continua de flâner les mains dans les poches. Karin s'attendait à recevoir cela mais il n'y arrivait pas, il n'avait pas cette sensation qu'elle lui appartenait. Ce n'était pas comme Naru.

En pleine marche à la vitesse d'une tortue, il se stoppa soudain. Cette pensée qu'il venait d'avoir, il ne l'avait jamais réellement réalisé. C'était d'abord sa servante, mais si on y regarde bien, il n'osait appeler à la maison, de peur de tomber sur Itachi, il n'osait pas non plus, parler quand il voyait qu'il allait mal, ne sachant pas quoi lui dire mais surtout de ce qu'il pensait. Il était trop mystérieux et même en connaissance de son passé, il ne pouvait comprendre cette douleur qu'il portait sur ces épaules derrière son sourire.

Pourtant, malgré ses nombreuses et incalculables bêtises, il avait un bon fond, ce n'est pas n'importe quelle servante qui risque sa vie pour son maître, qui sait comment retirer des balles et le soigner. Qui voit quand cela ne va pas.

Naru était important pour lui c'était un fait. A vrai dire il était la seule chose qu'il ait réellement possédé et qu'il ne voulait pas perdre. Même s'il ne savait rien de lui, ni de son dévouement à vouloir le servir.

Ni même de cette marque, qu'il avait sur la nuque. Il l'avait aperçue dans la salle de bain alors qu'il frottait son dos. Ses longs cheveux blond relevés sur sa tête, laissaient entrevoir sa nuque. Il avait aperçut une drôle de marque. Cela ressemblait à une cicatrice, de forme ovale quelque peu en relief. D'habitude cachée par le kimono, à col haut ou peut-être de sa coiffure.

Il n'avait pas osé lui demander mais cela l'intriguait grandement. Peut-être était seulement une blessure de son passage dans le centre dont il avait parlé. Cela l'exaspérait, de ne pas comprendre la douleur, la tristesse et la peur qu'il pouvait ressentir. Mais une chose était sûre, cette marque il pouvait aisément la camoufler aux yeux de tous.

Il retourna sur ses pas et rentra dans la bijouterie.

- Bonjour jeune homme. Vous désirez ?

- je cherche un collier

- nous n'en manquons assurément pas.

- je cherche quelque chose de précieux

- votre nom s'il vous plait.

- Uchiwa, Uchiwa Sasuke

- si vous voulez bien me suivre.

Le gérant l'entraina dans une pièce derrière le comptoir où des bijoux plus somptueux, que ceux affichés en vitrine et dans le magasin, trônait. Il le fit s'asseoir à un bureau tout en faisant de même.

- Avez-vous une idée particulière ?

- je veux montrer à tous qu'elle m'appartient.

- Un diamant serait un excellent choix dans ce cas, d'autres attentes en tête concernant la monture ?

- qu'avez-vous à me proposer ?

- mmm, ma foi, pourquoi ne pas procéder en fonction de son caractère ?

- son caractère ? Fronça les sourcils le brun

- oui, comment est-elle ?

- Excessivement serviable, têtue, idiote, un regard effrayant et triste à la fois, des mains de tueuse, un sourire charmeur, une peau et des cheveux couleur soleil.

Il vit le gérant agrandir les yeux au fur et à mesure de ces propos.

- une personne au sens contraire

- au sens contraire ?

- oui, elle aidera et protégera même si pour cela elle doit tuer et souffrir.

Devant le calme de Sasuke et son sourcil levé. Il se racla la gorge et partit chercher un bijou dans un coffre de la pièce. Lorsqu'il ouvrit le coffret Sasuke resta en extase.

- Ce diamant en forme de griffe et monté sur de l'or jaune lui-même fixé à ce ruban de soie bleu nuit, le fermoir est aussi en or jaune, il fonctionne comme une pression bien entendu il dispose d'une sécurité.

- c'est portable ?

- si vous voulez parler de la qualité de la soie, elle a été renforcée par d'autres fibres, pour éviter toute déchirure. La monture diamant-or est rattachée à cette fine chainette disposée sur la soie, pour si jamais la soie viendrait quand même à se déchirer, le bijou ne serait pas perdu.

Sasuke restait ébranlé par ce bijou, il n'en avait jamais vue de plus beau, et celui-ci ne pouvait être fait que pour lui.

- vous avez d'autres modèles comme celui-ci ?

- vous avez mon assurance que c'est une pièce unique, travaillé et serti et monté dans mon atelier.

- je le veux.

- ce collier est couteux.

- j'ai les moyens. Jeta sa carte de crédit Sasuke sur la table recouverte de velours rouge.

Le cadeau fut acheté et précieusement emballé, dans un écrin à sa taille, enveloppé dans un papier chic avec le nom de la bijouterie.

Il regagna la maison où son père et celui de Karin l'attendait pour manger. L'heure avait vite tourné dans la bijouterie. Il gagna sa chambre et rangea soigneusement le présent dans sa valise et prit place à table et contempla la place vide en face de lui.

- Karin n'est pas là ?

- elle ne devrait pas tarder, son examen a été décalé d'une heure.

A peine eut-il dit ça qu'un « c'est moi ! » retentit dans l'entrée.

- quand on parle du loup. Sourit Sasuke.

Les trois hommes se mirent à rire à l'incompréhension de Karin qui bouda, le repas fut servi par la domestique de maison et rapidement le sérieux revint

- alors ma chérie, et ton examen ?

- nul

- tu as raté ? S'effara son père

- bien sûr que non, mais cela était d'un ennui et d'une facilité déconcertante.

- tu ne surestimes pas tes capacités Karin. La taquina Sasuke

- toi aussi tu t'y mets ! Bouda-t-elle

- ne fais pas semblant d'être en colère, je sais très bien que tu ne l'es pas ! Lui tira la joue Sasuke pour lui faire un sourire forcé.

- tiens en parlant de colère Sasuke, ta mère l'est au plus au moins.

- pourquoi ?

- je ne sais pas mais cela à avoir avec toi, elle m'a ordonné que tu prennes le premier avion dès que tu aurais diné

- ça n'explique pas pourquoi elle est en colère. Fit soucieux Sasuke

- obéis et c'est tout ! Elle m'a raccroché au nez ! Tu imagines son état d'énervement ?

Oui l'énervement il devait y avoir, pour que sa douce mère se mette à fulminer de rage et à raccrocher à son père.

Sasuke lâcha sa fourchette et attrapa son téléphone. Il sortit de la maison et alluma celui-ci, il s'aperçut des Treize coups de fil en absence de sa mère.

Il la rappela automatiquement et attendit. Il était treize heures quinze, elle devait sûrement en train de faire de la couture.

- Allo ?

- maman ? Sursauta Sasuke par la voix dure au bout du fil

- tu ne perds rien pour attendre su-chan ! Tu as intérêt de rentrer illico presto à la maison ! Ou c'est moi qui viendrais te chercher par la peau des fesses !

- maman calme toi… pourquoi es-tu en colère ? Quelque chose ne va pas ?

- si quelque chose ne va pas ? Tu oses me le demander ? Tu sais quel jour on est ?

- lundi pourquoi ?

- tu n'avais rien à faire ce matin ? Continua-t-elle de hurler

- non rien de spécial

- rien de spécial ? Je ne supporte pas cette gamine ! Elle te fait perdre la tête !

- maman, Karin n'a rien à voir là-dedans. Soupira Sasuke qui sentait la migraine poindre

- alors explique moi pourquoi tu n'étais pas là au concours de Naru ce matin ?

- le concours…le concours de cuisine ! se rappela Sasuke

- bravo, tu as retrouvé la mémoire. Fit sarcastique Mikoto

- je suis désolé maman, comment va-t-il ?

- ce n'est pas à moi de te répondre ! Lui raccrocha-t-elle au nez.

La pour sur elle était hors de ses gongs.

Il n'avait pourtant pas oublié Naru, il avait pensé lui faire un souvenir d'iwa, sachant qu'il serait sûrement en colère de l'avoir laissé comme ça, sans l'emmener avec lui. Il rentra dans la maison la mine soucieuse

- alors ? demanda Fugakku

- je vais prendre le jet, Kakashi reviendra te chercher après demain comme convenu hier.

- que se passe-t-il ? S'inquiéta son père

- rien d'alarmant, je te rassure, maman te racontera. Je vais voir Kakashi dans la cuisine.

- très bien. Murmura Fugakku alors que son fils avait déjà quitté le salon

- Kakashi ? Kakashi ? Appela le brun

- jeune maître ? Que puis-je pour vous ?

- prépare la voiture, je pars dans cinq minutes

- où ça ?

- à l'aérodrome je dois retourner de suite à Konoha.

Comme Sasuke l'avait annoncé à Kakashi, cinq minutes plus tard il avait sa valise en main sur le perron, mais comme d'habitude il s'attendait à voir Karin surgir de la maison où il avait déjà dit au revoir à Noraku-san et son père. Mais cette habitude fut changée.

Elle avait bien sûr surgir de la maison en l'appelant, il s'était comme toujours retourné, alors pourquoi était-elle accrochée à son cou en train de l'embrasser ? Il n'avait pourtant jamais rien fait qui puisse provoquer un tel comportement.

Au bout de quelques minutes elle daigna cesser sa ventouse et le lâcher en rougissant

- désolée Sasuke-san…je….j'en avais vraiment envie.

- Karin…fait attention à toi. Grimpa dans la voiture Sasuke.

Kakashi démarra au pas de course et gagna l'aérodrome.

Sasuke quand à lui avait vu Karin se toucher les lèvres avec un sourire, surement fière de ce quelle venait d'accomplir. Mais elle n'était pas celle qui lui avait pris son premier baiser.

Non c'était Naru, qui lui avait pris ce trésor. D'un coté ça ne l'ennuyait pas le moins du monde. Même si ce n'était qu'à la base du bouche à bouche suivi d'un massage cardiaque lors de l'attaque dans la ruelle. Enfin c'est ce qu'il supposait lorsqu'il avait senti la vie revenir en lui.

Que ces yeux s'étaient ouverts sur une peau dorée et que des lèvres pulpeuses caressaient les siennes.

Bien sûr l'instant sanglant qui avait précédé n'avait rien eu de romantique, et le baiser n'en était pas un mais il était content de savoir que Karin ne lui avait pas pris quelque chose de son propre chef. Vu qu'il l'avait déjà perdu

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Mikoto avait raccroché brutalement énervée. Elle aperçut Naru et lui adressa un sourire suivi d'une grimace soudaine. Elle s'écroula brusquement au sol.

- maîtresse ! Se précipita Naru

Il la releva doucement, elle n'était pas inconsciente mais transpirait énormément

- ça va Naru, j'ai juste eu un vertige

- je vous raccompagne à la maison ! La porta Naru sous les yeux étonnés des personnes présentes

- oui.

Naru installa confortablement Mikoto sur la banquette et alla chercher Itachi

Une fois à la maison il lui fit une tisane et la mit au lit de force. Toute inquiétude avait été écartée à Itachi, en lui mentant, Mikoto lui avait dit qu'elle n'avait pas bien dormi la nuit dernière et il avait marché.

Les hommes ne voient que ce qu'ils veulent voir.

- Naru…

- oui madame ?

-…je suis….désolé…..tu dois être si triste…..d'avoir perdu….et que mon fils t'es oublié….

- ce n'est pas grave, essayez de dormir.

- Naru….viens avec moi… leva-t-elle sa couverture du futon….Allonge toi et pose ta tête sur mon ventre…

Naru s'exécuta et ferma les yeux pendant qu'elle rabattait la couverture

- n'es-tu pas bien là ? Cette sensation de plénitude…

Elle avait raison, son parfum, ses gestes, la respiration de son torse, ses mains caressant ses cheveux…. Il se sentait bien, les gestes de Mikoto lui donnaient l'impression quelle le couvait comme une mère qu'il n'avait pas eu.

- Mikoto-san, je vais m'occuper des tâches ménagères, vu que vous ne vous sentez pas bien.

L'absence de réponse inquiéta Naru, il releva la tête et s'aperçut qu'elle s'était endormie. Il s'extirpa doucement du lit et la recouvrit correctement. Quittant la chambre sur la pointe des pieds.

Il avait du boulot, sa maîtresse n'était pas en état, et c'était son devoir de le faire.

Oui assurer la bonne vie, à la maison Uchiwa.

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Une fois dans le jet, le retour à Konoha fut rapide, l'avantage d'être riche. Il était presque seize heures lorsque la limousine rentra dans le domaine.

Il se déchaussa et entra, la maison était silencieuse.

- il y a quelqu'un ? Maman ? Tachi ? Naru ?

Une voix lui vint à ses oreilles en direction du bureau, il s'y dirigea et y trouva son frère ainé

- Tachi, tu sais où est maman et Naru ?

- maman est en colère et se repose dans sa chambre, quand à Naru elle prend soin de maman qui a fait une syncope sous toute cette tension, enfin c'était il y a trois heures

Sasuke remarqua le mépris que son frère avait pour lui, dans sa façon de faire comme s'il était invisible. Il avait certes oublié sa servante mais ce n'était pas volontaire.

- elle va mieux ?

- pas grâce à toi, elle m'a dit qu'il fallait que tu viennes la voir dès que tu rentrerais.

Sasuke acquiesça et quitta le bureau pour se rendre dans la chambre de sa mère tant aimé.

Il la trouva d'abord endormie puis ses paupières se mirent à battre lorsqu'un rayon de lumière du couloir éclaira la pièce.

- maman ? C'est moi, Sasuke

- Sasuke ? Se redressa-t-elle doucement.

Son assurance se fit plus grande à mesure qu'elle se réveillait. Son regard noir s'ouvra brusquement et s'encra dans celui de son fils. Elle se mit à sourire et posa sa main droite sur l'épaule gauche de son fils.

- maman, comment vas-tu ?

- je vais bien Sasu.

Il s'apprêtait à lui sourire à son tour mais de sa main gauche elle le gifla brutalement.

A suivre !

Chap 4 : Projet Kyuubi

Beta : « Super chap comme d'habitude même si je me fais toujours pas à l'ambiance de la fic ^^ » je ne sais pas pourquoi mais cette fic me donne toujours envie de pleurer...

Mikoto en colère ça c'est ce que j'aime dans cette fic et surtout c'est très rare à voir! De plus j'adore l'entente entre Naru et elle!

Sasuke n'a pas été fin sur ce coup là...et Karin je ne l'aime pas Trop manipulatrice en faisant sa sainte devant Sasuke alors qu'elle est aussi chiante que Sakura...et encore je préfère Sakura dans cette fic U_U

Enfin tout ça pour dire que c'est un très bon chap comme d'habitude!

La suite avec impatience

Kisu »

Voilou, j'espère que ca vous aura plu, je vais faire mon max pour écrire le 5 et espère que le 4 reviendra vite de correction

N'oubliez pas la critique ! ^^

Zoubis à tous et heureuse que vous soyez toujours au rendez-vous !