Bien le bonjour à tous ! et mille excuses…
Oui ça devient une habitude (se prosterne platement au sol), voici le chapitre 10 et le onze est en cours d'écriture. L'histoire et en place et tout va bientôt changer mouahahahah… hum ! ^^
Bonne lecture à vous !
Chapitre 10 : Le Temple, ma prison
— Le cours est terminé. Naruto, tu viens avec moi.
— Qui a-t-il ?
— Sasuke a perdu connaissance. Ouvrit-il la marche, l'air grave.
Le long des couloirs, tous deux étaient silencieux, Hidan se préparait au pire quant à Naruto, il imaginait toutes les possibilités. Il émergea en voyant qu'il ne prenait pas la direction de l'infirmerie.
— Où va-t-on ?
— L'infirmerie d'urgence.
Il s'arrêta soudain devant une porte et entra. Shizune était assise près du lit où reposait Sasuke et le directeur Kakuzu était appuyé contre la fenêtre. La mine sombre de celui-ci ne le rassura pas.
— Sasuke-sama ! s'écria Naruto en s'approchant de lui, qu'est-ce qu'il a ?
— Une rupture du sceau.
— Rupture ? Non, je suis toujours son esprit !
— Laisse-moi t'examiner.
Le blond se laissa faire, fixant toujours son maître, elle mit d'étranges lunettes qui lui indiquaient son niveau spirituel puis elle écarta sans ménagement son kimono.
— C'est ce que je pensais.
— Quoi donc ?
— C'est bien une rupture du sceau, Karin en est très certainement la cause, je parie.
— Karin.
— Regarde-toi dans ce miroir.
Le blond s'exécuta et mira son sceau devenu bleu, comme lorsque son maître pensé à lui.
— Il… il est bleu alors qu'il est inconscient.
— Il ne rêve pas de toi, il vit pour toi à cet instant. Déclara Shizune peinée.
Naruto referma son kimono et s'écroula sur sa chaise.
— Nous savons pour ta situation Naruto, pour un esprit normal dont le sceau se déchire il n'y a pas de problème, le maître le répare, mais dans ta situation je ne te cache pas que c'est la pire chose qui puisse arriver.
— Il va... Mourir ? Renifla Naruto.
— Oui… réparé un sceau ce n'est rien, un familier grandi en même temps que son maître et son pouvoir spirituel… toi tu possèdes un esprit trop puissant… Sasuke n'a pas évolué avec toi, tu l'as maintenu en vie, son pouvoir ne s'est pas encore éveillé pour te permettre une réparation du sceau.
— Karin… m'a déchiré le sceau il y a quelques jours… j'ai commencé avec celui de Kyuubi…
— Tu sais que c'était inutile… ce n'est que pour maintenir le sceau et non pas le réparer.
— Que pouvais-je y faire ? Sourit Naruto tristement… quand un esprit n'est plus aimé… il disparait… je voulais me battre pour lui… et puis il y a eu ce combat, elle a déchiré un peu plus le sceau, et lorsque mon maître a reconnu ma valeur et m'a donné un ordre… j'ai du puiser une grande quantité d'énergie, je pense en avoir encore assez…
— Tu as franchi le sceau... expliqua Shizune… la perte de ton pouvoir spirituel a brisé le sceau à un stade critique… Sasuke a inconsciemment utilisé son énergie pour le réparer, mais nous savons qu'il en est incapable.
— Ce n'est pas comme si je l'avais souhaité… je ne voulais que le protéger et le servir…
— À ce rythme-là, sa faible quantité d'énergie va être aspirée et il va mourir, il faut rompre le pacte qui t'unit à lui. Fit Shizune catégorique.
— Je ne peux pas.
— Comment ça ? s'enquit Kakuzu.
— Je n'ai pas décidé de faire ce pacte avec lui, il m'y a contraint, comme c'est lui qui a créé le pacte, seul lui peut le défaire.
— Il ne le sait pas n'est-ce pas ? demanda Hidan, qu'il pouvait se désunir de toi.
— Non, je ne lui ai jamais dit, j'avais peur qu'il m'abandonne, je voulais juste être près de lui jusqu'à la fin…
— Tu attendais d'utiliser toute ton énergie et mourir sans même lui dire ? C'est cruel !
— Cruel ? Non, mon maître est toujours en colère depuis que je suis avec lui… il était si paisible, et souriant avant que je n'entre à son service. J'aurais dû rester éloigné de lui… ainsi lorsque j'aurais épuisé mon énergie, je me serai fondue en lui, je serais devenu une partie de mon maître bien-aimé et lui aurait été utile.…
—
— C'était une fin moins amère que de penser qu'il ne se souviendrait jamais de moi…
— Tu aurais dû lui en parler ! s'insurgea Hidan.
— J'ai essayé plusieurs fois… mais au final je n'ai pas eu le choix… les anciens… Karin… ils ont menacé de tuer ses parents si je lui avais dit, je ne voulais pas qu'il connaisse la même souffrance qui était mienne… il devait juste choisir… et comme il ne saurait rien, il était évident qu'il ne me choisirait pas… c'était admirablement bien pensé de leur part.
—
— Maintenant, je n'ai plus le choix… dire que j'entrevoyais un espoir c'est dernier temps… repensa Naruto aux moments d'intimité avec celui-ci.
Les trois le regardèrent caresser les cheveux de son maître en soupirant.
— Il faut lui faire rompre le pacte si tu veux le sauver… en attendant, je vais poser un pacte temporel sur son corps. Tu ne pourras pas puiser son énergie, mais ça ne tiendra pas plus de deux semaines. Après cela se remettra en marche. Expliqua Shizune.
— Très bien.
Il la regarda faire puis peu après Kakuzu lui annonça qu'il avait appelé Kakashi pour les ramener.
Tout était silencieux dans la chambre de son maître, Karin toujours évanouie, grâce à un somnifère de Shizune, dormait dans la pièce d'à côté. Lui observait son maître en caressant ses cheveux se faisant à l'idée que bientôt il ne pourrait plus faire ça.
Il ne pouvait pas lui demander de rompre le pacte à ce stade, il se doutait qu'il ne voudrait pas si ça signifiait sa disparition, et en même temps peut-être se moquerait-il de sa disparition ? Il préférerait sauver ses parents…
Naruto émit un rire, il ne pouvait même pas dire ce que ferait son maître, mais il ne pouvait pas lui infliger le supplice de choisir s'il voulait préserver les trois vies.
Dans les deux cas, l'extinction ou la rupture, sa disparition serait la solution à tous ses problèmes. Pas besoin de lui infliger la souffrance d'un choix. Non, l'ignorance était la meilleure chose.
— Naruto ?
— Mikoto-sama ! se força le blond à sourire.
— L'école a appelé pour me dire que Sasuke s'était évanoui, j'aurai dû être la plus tôt, mais j'étais chez Tsunade. Caressait-elle son ventre avec bienveillance.
— Ne vous en faites pas, ce n'est rien de grave.
— Tu es sûr ? Je vais appeler Tsunade.
— Pas la peine !
— Tu es bizarre.
— Je vous assure, il a fait une hypoglycémie. Mentit Naruto pour ne pas inquiéter Mikoto.
— Je lui dis sans cesse de manger plus ! il ne m'écoute jamais, tu es sûr que ça va toi, tu pleurais.
— Ce n'est rien, je pense que j'ai eu peur de le perdre… c'est bête… je suis dans cet état, car il manque de sucre. Ah... ah ah ah.
— Il va s'en remettre, je vais faire la cuisine, reste avec lui.
— Bien Mikoto-sama.
Le temps où il resta seul avec son maître fut de courte durée. Karin s'était réveillée et l'avait royalement chassé de la chambre. À l'heure du repas, il fut convié par Mikoto à venir avec eux, Sasuke s'était réveillé, mais il déclina poliment face au regard noir de Karin en prétextant manger plus tard avec les domestiques, car il devait terminer un travail de couture.
Il valait mieux commencer à mettre de la distance entre eux, sinon ce n'en serait que plus douloureux le jour venu.
Il n'avait pas faim, et l'idée d'être au lendemain le rendait encore plus morose, car il signifiait un jour en moins avec son maître.
Naruto déroula son futon et s'y glissa. Les heures tournées, mais le sommeil lui ne venait pas.
Au bout d'un certain temps, alors qu'il s'endormait il sentit ses couettes bougeaient.
— C'est moi.
— Maître ?
— Ne bouge pas.
Sasuke rabattit les couvertures et se colla contre son dos.
— Quelque chose ne va pas maître ?
— Avant… avant que je m'évanouisse, j'ai ressenti une profonde tristesse et une très grande peur.
— Ah oui ? Pourquoi donc ?
— C'était comme si tu avais disparu de ma vie, on t'avait brutalement arraché à moi, j'essayer de te rattraper, mais je n'y arrivais pas… je te voyais sombrer dans un gouffre sans fond m'implorant d'attraper ta main… mais je ne n'y arrivais pas… tu étais trop loin… agrippa Sasuke son kimono.
— Vous avez peur maître ?
— Bien sûr que j'ai peur… j'espérais que tu serais là mon réveil, au lieu de ça j'ai trouvé Karin.
Son maître lui était tant lié qu'il ressentait ses sentiments. Ses angoisses de devoir le laisser. Il ne voulait pas, il aurait tout fait pour être à ses côtés. Mais aujourd'hui, son temps était compté.
— Maître.
— Quoi ?
— Puis-je vous serrez dans mes bras ? vous éteindre aussi fort que je puisse sentir chaque courbe de votre corps ?
Sasuke ne dit rien, surpris et gêné par ses mots. Il glissa sa main sur les hanches de sa servante jusqu'à rencontrer l'une des mains du blond.
— Naruto, je t'en prie, ne me quitte jamais.
Le susnommé se retourna et fixa son maître. Il défit sa main de celle de son maître et enserra son corps contre lui.
— Je me sens si bien avec toi. Murmura Sasuke contre son torse.
— Vous êtes tyrannique.
— Moi ?! fronça les sourcils Sasuke.
— Oui, mais je n'échangerais ma place pour rien au monde.
— Je ne te laisserais pas échanger ta place Naruto… dit… laisse-toi aller.
— Pardon ?
— Tu es mon esprit, alors je veux te voir comme tel.
— Nh, j'ai l'impression d'être votre peluche. Sourit Naruto. En laissant ses attraits d'esprit se manifester.
— La plus agréable des peluches. Se complaisait Sasuke dans ses bras et son énorme queue.
Il est si mignon. Ses cheveux soyeux, ses longs cils, ses petites joues coquines, son petit nez mutin. Ses lèvres roses qui esquissaient un sourire. Sasuke était totalement apaisé, prêt à s'endormir. C'était trop tentant.
Il s'approcha, du bout de sa langue il caressa ses lèvres. Sasuke ouvrit les yeux et fixa les siens. Naruto attendait, le signal ne tarda pas. Le brun prit entre ses lèvres cette langue mutine tout en ne détachant pas son regard onyx de l'océan.
Sa langue vint rapidement caresser la sienne si bien qu'il se laissa complètement envouter par son baiser, comme la dernière fois dans la salle de bain. Plus il l'embrassait, et plus il ressentait cette avidité de posséder la bouche du blond. Il en rêvait depuis ce jour, et après leur petite leçon il s'était surpris à penser à lui en se soulageant.
C'était bien plus torride, intense, sensuel et jouissif que de s'imaginer avec une autre personne.
Ça y est... il était excité maintenant... Le blond lui ferait-il ce plaisir une fois de plus ?
Naruto était en train de lutter entre plaisir et raison. Ce n'était pas bien... il ne voulait pas, mais il n'avait pas le choix...
Que pouvait-il bien y faire ?
Son lien avec Kyuubi s'était rompu, Sasuke était en train de mourir, car il lui passait inconsciemment son énergie pour le maintenir lié à lui.
Et que faisait-il ? Que faisait-il alors qu'il devait tout faire pour que son maître rompe le pacte de lui même ?
Il l'embrassait, c'est tout ce dont il avait envie et ce que son maître souhaitait à ce moment même. Il voulait aller plus loin, mais l'accepterait-il ? Ne serait-ce pas plus douloureux pour lui de se souvenir d'un tel moment avec son maître, et ça pour l'éternité...
Ou bien laissait-il passer sa seule chance de faire l'amour avec lui ?
Quand Sasuke lui enlèverait le collier, le pacte se briserait, et toutes les personnes liées de près ou de loin à son existence terrestre auraient la mémoire effacée.
Son maître, monsieur et madame Uchiha, Itachi, le lycée, Karin...
Seuls les esprits de l'autre monde se souviendraient. Oh ! bien sûr, les anciens pourraient raviver la mémoire des esprits terrestre, mais de toute façon lui serait cantonné pour l'éternité au temple du renard, séparé à jamais de son maître.
Tant pis, il voulait ce bonheur même si cela signifiait une vie de remords et de souvenirs.
Il délaissa la bouche de son maître qui le regarda boudeur.
— Naruto ?
— Voulez-vous vous unir à moi dans la chaire maître ?
— La chaire ? ... Tu veux dire faire l'amour n'est-ce pas ?
— Oui
— Je n'ai pas l'intention de me laisser dominer... ce sera ma première fois... alors…
— Je ne vous laisse pas le choix maître… même si je suis votre servante… ne vous en faites pas, je vous jure que vous ne le regretterez pas, je vous instruirai pour mademoiselle Karin.
— Ne me parle pas de Karin, je suis avec toi là, embrasse-moi.
— Patience maître, je dois vous emmener dans un endroit où nous ne serons pas dérangés.
Sasuke le vit mordre sa main de ses crocs, le sang afflua et lorsqu'il le plaqua au sol un brouillard rougeâtre s'éleva. Plus rien n'était perceptible autour d'eux. Mais quand il se dissipa, Sasuke constata qu'il n'était plus chez eux, mais de retour au temple du renard et devant l'immense statue de Kyuubi.
— Le temple du renard ? Pourquoi ici ?
— Nous serons seuls, le prêtre est en pèlerinage à cette époque.
Naruto ouvrit le yukata de son maître et le regarda sous la lumière de la lune. Quand pourrait-il faire cela la prochaine fois ?
— Naruto ?
Il s'apprêtait à souiller la pureté incarnée… il l'avait déjà tant perverti… c'était ignoble de le déflorer ainsi… finalement il ne pourrait pas s'y résoudre. Il devrait laisser à Karin le soin de l'aimer.
— Naruto ?
— Maître.
— C'est gênant que tu me fixes ainsi… qui à-t-il ?
— Je veux que vous me preniez.
—
—
— Tu-tu es sûr ? je veux dire, dans le passé tu…
— J'ai été violé c'est ça que vous essayer de me dire ?
— Oui.
— Eh bien ôtez-moi ce souvenir infâme.
— Il y a deux secondes tu disais vouloir me dominer, pourquoi ce changement de position si soudain ?
Naruto ôta son yukata et se pencha entre les jambes de son maître.
— Leçon numéro un, le plaisir.
— Le plai-
Sasuke s'était tu, Naruto venait d'englober son sexe tout entier. Sa bouche était si chaude qu'elle avait l'impression de le brûler. Et sa main qui palpait ses bourses tandis que l'autre lui caresser l'abdomen en électrisant chaque parcelle de peau.
Ses mains étaient intenses la dernière fois, mais sa bouche c'était l'extase.
Sasuke si peu habitué à ce traitement jouit rapidement, mais il n'en démordait pas de savoir ce qui se passait.
— Je veux savoir ce qu'il y a ! Fixa Sasuke son esprit en train d'essuyer sa bouche.
Il rougit un instant puis se reprit.
— J'attends !
— Vous vouliez que je vous domine ? Fit Naruto espiègle.
— Je n'ai jamais dit ça ! Rougit Sasuke, ne détourne pas la conversation !
Naruto marqua un temps d'arrêt, peut-être est-ce le moment, tant pi s'il n'était pas la première personne que son maître aimerait.
— Je vous aime maître Sasuke et je voulais vous faire l'amour en tant qu'homme, pas en tant qu'esprit ni servante, juste un homme…
— Qu'est-ce qui t'en empêche ?
— Ce collier. Désigna Naruto son cou, tant que je l'aurais, il signifiera que je vous appartiens.
— Si ce n'est que ça je peux l'enlever.
Il disait ça avec une telle facilité que ça lui empoigna le cœur, il l'aurait cru plus buté et dominant. Mais bon, au moins il lui sauverait la vie.
— Mais je veux savoir une chose avant.
— Quoi donc ?
— Que signifie réellement ta fourrure blanche ?
— Je…
— Allez dit le moi !
— Eh bien…
Il pouvait lui dire, il ne s'en souviendrait plus de toute façon…
— Les fourrures blanches sont très rares, elles signifient un héritier de haute lignée avec des pouvoirs spirituelle très puissant. Nous avons une vieille légende qui dit que lorsqu'une fourrure blanche arrivera sur le trône des esprits alors ceux-ci se révèleraient aux yeux du monde.
— Est-ce vraiment sage ? Cela ne risque pas de mettre le chaos dans le monde ?
— Si c'est pour cela que la légende dit que pour préserver le monde, l'union de deux âmes blanche est primordiale, mais si une âme blanche se retrouvait souillée par une noire, le chaos s'engendrait sans retour.
— Donc tu es de haute lignée, et pas un simple esprit ?
— On peut dire ça comme ça.
— Donc si je fais l'amour avec toi je vais te souiller ?
— Non, cela ne fonctionne que si les deux sont amoureux et sont des esprits, sinon il y a longtemps que je serais souillé maître. C'est une sorte de contrat de mariage.
Sasuke repensa aux nombreux viols, dont le blond, avait été victime
— Désolé.
— Ne vous excusez pas, vous n'y étiez pour rien.
— Tu m'aimes vraiment ?
— Oui maître.
— Je n'aime pas ce qui est blanc. Avoua Sasuke, j'en ai une sorte de phobie. Mais pour une raison inconnue je n'ai pas peur de toi, surement parce que tu es mon esprit… soupira Sasuke, je suis même plus attiré que je ne devrais je trouve.
Alors il ne l'aimait pas, c'était purement une relation de maître à servante pour lui.
— Tu m'as surement envouté une fois de plus avec tes phéromones… même si je ne ressens pas la même chose que toi je voudrais que tu me jures de n'aimer que moi, de ne servir que moi.
— Égoïste et lâche vous ne voulez même pas regarder la vérité en face, mais si cela peut vous faire plaisir, je vous le jure maître, je serais à vous pour l'éternité, je n'aimerais que vous, je vous protégerai toujours, peu importe le lieu et les circonstances.
— Tu me décris bien je vois, s'en amusa Sasuke qui ne voyait là qu'une provocation de plus au blond.
Il ne pouvait pas dire qu'il l'aimait, il n'avait jamais ressenti ça avant, il n'avait jamais fait ces choses avant.
— Bien maintenant, terminons ce que nous avions commencé, je veux que tu m'apprennes tout ce que tu sais. Se lécha Sasuke d'envie les lèvres.
— Avant, vous devez m'enlever ce collier maître. Se pencha Naruto sur lui.
Sasuke commença à défaire l'attache, il n'y avait plus qu'à défaire le deuxième fermoir. Il s'y apprêta quand il sentit des larmes salées coulées sur ses joues.
— Tu pleures ?
— Oui, je suis triste…
Sasuke vit le blond prendre une grande inspiration.
— Si un jour nous venions à être séparés, je vous jure que je ferais tout pour vous retrouver.
Sasuke détacha le collier et le retira de son cou.
— pourqu-
Sa phrase mourut dans sa gorge alors qu'il fixait le blond, ses yeux se voilèrent et il perdit connaissance.
— Car je ne serais plus près de vous. Caressa Naruto son visage.
Une violente douleur l'empoigna, son corps força sa transformation en esprit. L'obligeant à revêtir l'apparence d'un renard dont s'en suivit un marquage de son pelage par un sceau rouge sang. Signe de sa promesse envers son maître.
Cela lui prit énormément d'énergie pour retourner à l'état humain, mais il n'avait pas le choix. Sasuke était nu comme un ver et il devait le renvoyer chez lui avant qu'il ne se réveille. Il le rhabilla et le ramena au domaine Uchiha silencieux comme la mort. Il n'y vivrait plus. Après l'avoir remis dans son futon et embrassé une dernière fois, il fit sortir Yuki de son corps.
Le petit renard présentait lui aussi les séquelles de sa promesse envers son maître. Pouvait-il le laisser avec lui ? Non, Yuki représentait un lien avec son maître, et s'il était trop proche de lui il continuerait d'absorber son énergie vitale.
Au final, ce qui devait arriver arriva. Mais au moins, il avait tenu assez longtemps pour redonner la force de vie à son maître. Qu'importe si maintenant plus personne ne se souvenait de lui. Lui il n'oublierait jamais.
Naruto fit disparaitre Yuki puis il ouvrit le bureau du brun et en tira l'écrin de velours il y remit son collier et enfouit l'écrin au fin fond de l'armoire de celui-ci, loin derrière une pile de carton. Il y cacha également dedans les quelques photos de lui et son maître lors de la présentation du kimono. Il ne s'en souviendrait pas non plus.
Naruto quitta la chambre et retourna dans la sienne où il ouvrit un portail et y mit toutes ses affaires qui furent envoyées au temple puis il se dirigea vers la chambre de Mikoto.
Il y entra doucement, le couple était profondément endormi. Il glissa sa main sous le futon et sur le ventre de Mikoto.
« je sais qui tu es »
Il retint son souffle, se demandant d'où venait cette voix, mais plus rien ne vint et il pensa alors l'avoir imaginé. Le petit renard noir s'extirpa du ventre de Mikoto lorsqu'il y passa sa main. Puis il se volatilisa dans l'obscurité.
De retour au temple, le maintien de sa forme humaine était trop douloureux maintenant que plus aucun lien ne le rattacher à son maître, maintenant qu'il n'était plus qu'un simple esprit errant.
Il était assis devant la statue de Kyuubi et l'écoutait jacasser.
— Tu aurais dû lui faire l'amour !
— Je me suis souvenu que tu nous regardais. Sourit Naruto, mais le regard triste.
— Ça n'avait pas l'air de te déranger lorsque j'étais dans ton corps, ne cherche pas d'excuse !
— Je ne voulais pas me souvenir, je ne voulais pas le souiller.
— Le souiller ? Tu es pure ! et lui était un maître exécrable !
— Peut-être, mais il m'aimait bien… du moins je le pense et je souhaiterais garder ce souvenir de lui.
— Irrécupérable, maintenant tu vas finir tes jours ici avec moi !
— Des fois je regrette que tu ne sois pas mort. Plaisanta Naruto.
— Et moi je regrette de l'avoir maintenue en vie. Mentit Kyuubi… me voilà réduit à attendre le prochain porteur… si tôt… je sens que je vais m'ennuyer… soupira le vieux renard.
— Cesse de te plaindre tu peux prendre forme dans l'enceinte du temple, et n'oublie pas que j'y suis également.
— Quel cadeau ! souffla le renard.
— Eh ! tu ferais mieux de me remonter le moral au lieu de jacasser pour ne rien dire.
— Va le voir.
— Je ne peux plus, y aller, j'avais assez de force pour le ramener chez lui maintenant c'est trop tard.
— Tu laisses Karin gagner !
— Qui puis-je ? Tout ce que j'ai à espérer et qu'il m'appelle, qu'il se souvienne de moi.
— Naruto, tu sais que ça n'arrivera jamais !
— je préfère garder espoir.
— Tu ferais mieux de te trouver un gentil esprit de l'autre monde ! la grande fête des divinités serait un bon moyen… il faudrait que j'étudie la carte astrale pour savoir quand cela tombe.
— Fait donc cela, je vais me promener dans le jardin.
Kyuubi qui depuis le début n'avait fait entendre que sa voix daigna se montrer en sortant sa tête de la statue.
— Gamin buté ! eh Suzuki qui c'est absenté… rah ! je déteste jouer les nounous ! suivit Kyuubi le blond.
Le pelage blanc immaculé rayonné dans l'obscurité, mais il reflétait une couleur rouge anormale aux yeux du vieux renard.
— Naruto, ta fourrure… ce n'est pas ce que je crois ?
— J'ai promis à Sasuke de le protéger et de lui être fidèle
— Tu t'es vendu ?!
— Qu'est-ce que tu racontes ?
— Tu as vendu ton âme Naruto ! tu es devenu un esprit protecteur… en clair tu es foutu
— Quoi ?
— Tu as fait le serment de le protéger et donc de protéger toute sa descendance, tu seras enchainé pour l'éternité à la famille Uchiha ! À errer dans l'ombre, tu vas devenir un démon, car personne ne s'occupera de toi !
— Si j'étais devenu un esprit protecteur je ne serais pas revenu moisir temple.
— Eh ! un peu de respect pour mon sanctuaire.
— Ta prison tu veux dire !
— J'aime cette prison nabot ! bref, tu es revenu ici, car la famille Uchiha n'a pas de temple.
— Si, ils en ont un !
— Cette famille et protéger par la Bakeneko ! ils ont toujours vénéré les chats ! s'il n'y a pas de temple pour toi, ton âme et prisonnière du grand temple du renard sauf si la famille t'appelle, mais comme ils ne se souviennent pas de toi cela n'arrivera pas ! et tu finiras en démon renard !
— Comme toi quoi.
— Comme moi. Acquiesça Kyuubi, non ! j'ai eu le surnom de démon, car j'étais un redoutable esprit de la guerre, je ne suis pas un démon ! si tel avait été le cas je n'aurais pas su pénétré ton corps. Et devenir ton esprit.
— Un esprit qui possède un esprit, déjà là ce n'était pas normal.
— Naruto.
— Les anciens avaient raison, si mère n'avait pas aimé mon père, je ne serais pas déchu.
— Tu n'aurais pas été toi.
— Je n'aurais pas été un semi-esprit si ma mère n'avait pas fricoté avec un humain ! cria Naruto avec rage.
Kyuubi resta interdit face à son accès de colère qu'il ne lui connaissait pas.
— Je pense que tu as besoin de réfléchir et de te faire une raison. Tu crois savoir. Mais tu te trompes… si tu veux connaitre la vérité, fais-le-moi savoir. S'en alla Kyuubi.
Le blond le regarda partir et fixa la lune silencieuse.
— Tu croyais vraiment que je me berçais d'illusions ? Il y a longtemps que je me suis fait une raison… jamais plus je ne serais avec lui…
Naruto resta un moment assis dans l'herbe à fixer la lune. Sombre et pâle en même temps, elle lui rappelait son maître à chaque instant.
Le lendemain Sasuke se réveilla comme une fleure, sans savoir pourquoi il se sentait très léger, heureux et satisfait comme lorsque Mr Karawa lui rendait un devoir sur la philosophie géopolitique mondiale, et que la note atteignait presque la perfection.
Sauf qu'il n'avait pas eu de devoirs ces temps-ci. Après s'être trituré l'esprit un moment il entama sa routine quotidienne, croisa Karin au petit déjeuner.
Sa mère les rejoignit ainsi que son père. Tout le monde était étonnamment léger. Le week-end ne semblait en rien différent pourtant il avait ce sentiment d'étrangeté. Et cela ne s'arrangea pas lorsqu'il partit prendre son bain, se coucha... il y avait un vide. Pourtant ce vide il l'avait toujours ressenti depuis son enfance.
Peut-être était-ce dû au fait qu'Itachi ait disparu ces derniers temps ? Ou bien parce que Karin avait débarqué sans prévenir... La semaine suivante arriva bien vite, et avec le voyage scolaire à la montagne. Tout aurait pu être génial s'il ne partait pas quinze jours avec chaque matin cours et l'après-midi ski.
Alors qu'il préparait ses affaires, Sasuke attrapa une boite en haut de son armoire. Elle contenait ses affaires de ski. Lorsqu'il l'ôta, il aperçut une boite qui ne lui était pas familière, il posa la boite qu'il tenait et amorça un geste pour la saisir.
— Sasu mon petit chat, tu es prêt ?! le bus est là ! cria Mikoto, alors qu'elle saluait Hidan à l'entrée.
À regret, Sasuke délaissa la boite et se saisit de sa valise où il fourra rapidement sa combinaison, ses gants, son bonnet et ses lunettes de protection. Dans l'entrée, il salua Hidan et fonça dans le bus où lui faisaient signe ses amis. Un petit coucou discret à sa mère qui lui faisait signe depuis l'entrée et l'escapade scolaire commença !
Le voyage en bus était long terriblement long. Surtout quand le professeur Fuyuki, enseignant d'histoire et légende, leur contait un récit par ville qu'ils traversaient. Sasuke, lui, s'était endormi, assommé par le discours sans fin de Karin assise à côté de lui.
Une bosse le réveilla. Au-dehors, le paysage était devenu montagneux, tout était blanc. Le professeur Fuyuki n'avait toujours pas fini de raconter ses légendes. Néanmoins, il l'écoutait d'une oreille distraite, l'histoire d'un énorme renard blanc qui aurait sauvé la vie d'un homme il y a bien des années et qui protégeait à jamais la famille auquel il avait fait une promesse.
Sasuke essayait de s'imaginer gambader à côté de lui un renard aux crocs acérés et au regard mystérieux quand une main tenant une barre blanche, dont le centre était en spirale, lui bloqua la vue sur l'extérieur.
— Tu veux du Naruto ? proposa Choji.
— Fou lui la paix à Sasuke, tu sais bien qu'il ne mange pas dans le bus. Soupira Kiba à côté de lui.
Naruto ? Ce prénom lui attira un sourire, c'était original, et en même temps une immense tristesse et un puissant sentiment de solitude le submergèrent. S'imaginant toujours ce renard il l'appela Naruto. Un nom ridicule issu d'un aliment, pour un renard puissant et protecteur. Cela le fit rire sur l'instant.
— Naruto. Murmura Sasuke en posant sa main sur la vitre comme pour toucher le renard imaginaire qui gambadait à côté du bus.
— Qu'as-tu dit Sasu chéri ? s'enquit Karin.
Le brun détourna son regard du paysage pour fixer sa fiancée.
— Rien je rêvasser.
— Ah très bien... on est bientôt arrivé ?
— environ deux heures encore, je pense.
— Je vais dormir encore un peu alors.
— OK.
Sasuke reporta son regard sur la montagne.
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Kyuubi regardait Naruto dans le jardin, allonger dans l'herbe, le regard éteint, et cela ne faisait que deux jours que Sasuke l'avait quitté.
Il s'apprêta à lui remonter le moral quand il releva la tête, alerte. Il vit la queue de Naruto remuer. Perplexe Kyuubi resta en retrait et s'interrogea sur sa réaction.
Sasuke l'avait vraiment appelé ? S'était-il souvenu de lui ? Ou bien était-ce un simple concours de circonstances ? Non cela tiendrait du miracle... en même temps, ce gamin avait toujours eu une chance incroyable depuis sa naissance.
Il l'entendit soudain grognait comme un chien qui entend son maître monter l'escalier, fou de joie, empli de hâte de lui sauter dessus, de lui lécher la joue. Naruto le fixa comme attendant sa bénédiction pour aller voir le brun. Il prenait un risque d'y aller, car si le brun ne l'avait pas vraiment appelé, il pourrait subir une grande tristesse et entamer sa métamorphose en démon. Il ne perdait rien au change, puisqu'il finirait tout de même par se transformer en démon, alors maintenant ou plus tard...
Il acquiesça donc, et Naruto se volatilisa.
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Le bus s'était arrêté pour faire une pause. L'endroit était très boisé, il n'y avait que quelques tables de pique-nique et des toilettes. Les professeurs avaient prévu des sandwichs pour le midi. Il faisait froid et les élèves ne semblaient guère enchantés de manger dehors.
Après le repas, ils leur laissèrent une heure pour se dégourdir les jambes.
— Ne vous éloignez pas trop ! Attira leur attention le professeur Fuyuki. Ce sont des bois et nous sommes en montagne... qui sait ce que vous y trouverez !
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— Aouuuuuuuuuuuuuhhh ! s'esclaffa Kiba.
— Vous êtes ridicule maître ! Tapa sur sa tête Tenten.
— C'est très aimable de votre part de nous interpréter si magnifiquement bien le chien, monsieur Inuzuka, mais on parle de loup d'ours et plus encore ! fit Fuyuki exaspéré par la désinvolture du brun.
À l'entente des propos du professeur, plusieurs élèves, préférèrent rester près des ceux-ci, ayant trop peur de tomber sur des loups.
Cela ne faisait pas dix minutes qu'ils étaient au grand air et Karin commençait déjà à lui prendre le chou, aussi, Sasuke s'éclipsa sans bruit vers la forêt. Il déambula dans la neige, surveillant tout de même sa montre. Le silence était apaisant et en même temps angoissant.
— Grrr
Sasuke se retourna vivement, la à quelques mètres de lui se tenait un énorme ours brun. N'était-il pas censé hiberner en cette saison ? Que faisait-il là ? Il le voyait se dresser de toute sa hauteur signe qu'il s'apprêtait à charger. Ses crocs présentaient encore des traces de sang de sa précédente victime.
Il recula doucement, mais se retrouva vite acculé contre un arbre. C'était une chose de savoir se défendre contre un homme, mais face à une bête c'est complètement différent.
— À l'aide... à l'aide... que quelqu'un m'aide... murmura Sasuke terrorisé de finir en charpie.
C'est à ce moment-là qu'il se dit qu'un renard blanc qui viendrait le sauver ne serait pas de trop. Pour une fois, il aimerait bien que les légendes du professeur Fuyuki soient véridiques et se réalisent !
Il vit l'ours chargé et tétanisé il ferma les yeux. Un horrible son d'agonie résonna dans les bois suivis d'un grognement prononcé.
Il ouvrit les yeux, intrigué de ne pas être encore en morceaux. Ses yeux s'agrandirent, là à quelques mètres de lui, un gigantesque renard à la fourrure blanche le fixé de ses yeux océan. Il tenait dans sa gueule l'ours qu'il avait attrapé à la jugulaire, le sang rougissant sa fourrure et la neige alentour.
Tétanisé de cette créature, qui avait tué un ours de plusieurs centaines de kilos, avec une facilité déconcertante et en même temps il était fasciné par sa beauté, son côté irréel et par-dessus tout sa ressemblance avec celui qu'il s'était imaginé.
Il le vit faire un pas vers lui, mais il se recula contre le tronc encore plus possible, effrayé et tentant de se fondre dans le bois. Le renard se stoppa, le fixa, puis se coucha, dévorant sa proie sous ses yeux. Il déchiquetait la chair de l'animal avec une telle hargne et sauvagerie que cela lui souleva l'estomac.
Serait-il le prochain ?
— Sasukeeeee ?! Sasukeeeeee ?!
— Karin ? murmura Sasuke.
— Ou es-tuuuuu ?! on s'en vaaaaaa ! Sasukeeeeee ?!
À en juger par le son de sa voix, il était assez loin du bus, et de plus coincé face un renard à la taille anormal, était-il croisé avec un loup ? Impossible même un loup n'est pas si gros.
Le renard écouter Karin criait, il le vit se mettre à grogner férocement.
Elle ne devait pas venir par ici, ou il la tuerait surement... il s'inquiéter de son sort, mais lui-même n'était pas dans une position rassurante. Mais par où partir ? C'était la montagne et les sons se répercuter en écho. Il tenta un pas de côté, la neige craqua et le renard reporta automatiquement son regard sur lui. Il le vit se lever et se rapprocher de lui.
C'était le tout pour le tout. Il prit ses jambes à son cou, et tenta de fuir le plus rapidement possible, bien que ralenti par la neige. Le renard le poursuivit puis le plaqua au sol d'une de ses pattes. Une violente douleur lui lacéra le dos. Ses cris s'étouffèrent dans la neige.
Son visage s'engourdissant rapidement par la neige glaciale, il ouvrit les yeux et fixa le renard du coin de l'œil. Son museau fumait du froid qui régnait, il le fixa aussi puis darda son regard vers l'horizon en grognant et retroussant ses babines. Le brun releva la tête intriguée ne trouvant que le vide devant lui. Il ne savait s'il venait de le sauver ou s'il avait eu peur que son « quatre heures » ne lui échappe. Il avait froid, et cette douleur qui ne voulait pas partir n'arrangeait pas les choses.
Il sentit le renard l'agrippait de ses crocs puissants, cerclant son abdomen, et l'emmener.
Était-ce la fin de sa vie ? Mourrait-il ainsi, triste et solitaire ? Alors qu'il perdait conscience, il sentit l'animal ce stoppé brusquement. Quelqu'un approchait.
Le renard le déposa dans la neige et après un dernier regard, il s'éloigna non sans garder un œil sur lui. Un bruissement d'aile résonna à ses oreilles puis une main douce et chaude se poser sur son visage.
— Neji-sama ! je l'ai trouvé !
Cette voix, c'était Hinata. La servante de Neji. Plusieurs pas résonnèrent dans la neige, le maître de celle-ci accompagné de Kiba et Tenten ne tarda pas à arriver.
— Sasuke ? Tu m'entends ? S'égosilla Neji en relevant son ami dans ses bras.
Mais son regard demeurait vers le grand renard blanc. Il l'avait protégé en fin de compte. Il ne put que lui sourire pour l'en remercier, et gravant jusqu'au dernier instant l'image de l'animal majestueux.
— Il a perdu connaissance, surement à cause du froid ! Se releva Neji en portant dans ses bras son ami. Regagnons le bus, les professeurs sauront quoi faire.
Neji et Hinata partaient tandis que Tenten rester figé à observer les bois.
— Tenten ? Qui a-t-il ? s'enquit Kiba.
— Sasuke avait l'odeur d'un animal sur lui... je dirais même de deux. Huma Tenten l'air.
— Lesquels ?
— Un ours... et un loup... sniffe... sniffe... non c'est.
— Vous étiez là ?! s'écria Karin, on s'en va !
Tenten n'eut pas le temps d'approfondir son odorat qu'un professeur arriva et les poussa vers le bus.
— Tu as découvert quel animal ? murmura Kiba dans le bus.
— Non, il y avait trop d'odeur d'un coup, et le parfum de cette Karin m'a irrité le nez !
— Je plains Sasuke quand même, avoir une fiancée pareille ! L'observa Kiba en train de frotter vigoureusement leur ami qui avait repris connaissance, depuis quelques minutes.
Malgré le peu de route qu'ils leur restaient à parcourir, ils mirent un temps incroyable à cause de la faible visibilité sur la route. La neige tombait en abondance et ce n'est que tard dans la soirée qu'ils arrivèrent à l'immense chalet qui les logerait durant quinze jours. C'était le paradis si les profs n'étaient pas venus avec eux pour leur faire cours.
Après un long et interminable discours d'Hidan sur les règles de sécurité, le déroulement du programme et les heures de temps libre, ils dinèrent enfin.
— Qu'a dit Shizune ? Questionna Neji.
— À propos ? releva le regard Sasuke.
— Eh bien de la douleur que tu as dans le dos.
— Ah ça, elle m'a examiné, mais n'a rien trouvé, elle suppose que c'est dû à un choc que j'aurais reçu.
Sasuke repensa à la patte du renard qui s'était écrasé dans son dos, c'était surement ça, mais il n'y avait pas le moindre hématome.
— Vous croyez que les chambre son mixte ? demanda Kiba.
— Ne rêvez pas maître. Tapa Tenten sur sa tête.
— zut. Soupira celui-ci.
Une fois le repas terminé et une bonne douche prise, Sasuke se coucha et tout le monde s'endormit rapidement.
Mais le sommeil ne voulait pas de lui et le renard blanc le hantait. Il se leva, s'assit sur un banc sous la fenêtre et fut bientôt seul avec la nuit, observant la lune tout en repensant à la journée qu'il avait vécue.
L'étrange sentiment que ce renard venait de combler un vide le submerger. Bien que sauvage et dangereux il se demandait s'il le reverrait un jour. Sans qu'il ne s'en rende compte, l'idée que ses yeux ne puissent plus admirer le pelage soyeux comme la neige le submergea d'une tristesse sans nom.
De son côté, Kyuubi observé Naruto. Revenu depuis plusieurs heures, il n'avait pas prononcé un seul mot et il fixait la lune, le pelage brillant sous la lumière d'argent. Comme une lumière dans les ténèbres, triste et solitaire.
À suivre…
Chapitre 11 : Le renard blanc
— Quelle est sa chance de survie ?! hurla Kiba.
Je vous remercie de m'avoir lu et d'avoir était si patient à l'arrivée de ce chapitre. Mais le syndrome de la page blanche ne prévient pas ^^
bref j'espère que ça vous à plu et je vous dis au prochain chapitre.
PS : les autres fics ne sont pas abandonnées loin de là ! héhé
