Bien le bonjour à tous !
Voici le chapitre 11, bon, le 12 n'est pas écrit alors ne vous étonnez pas de ne pas trouver la petite phrase qui vous donne un avant-gout de la suite ^_-
bonne lecture à vous !
Chapitre 11 : Le renard blanc
De son côté, Kyuubi observé Naruto. Revenu depuis plusieurs heures, il n'avait pas prononcé un seul mot et il fixait la lune, le pelage brillant sous la lumière d'argent. Comme une lumière dans les ténèbres, triste et solitaire.
Kyuubi désespérait de voir Naruto assis sous les cerisiers du temple. Immobile depuis cinq jours, il attendait. Sa mélancolie avait réveillé ses pouvoirs et fait fleurir les cerisiers en plein hiver. Ses pouvoirs débordaient et l'enceinte du temple n'avait jamais été aussi belle et luxuriante.
— Alors mon vieil ami que vous arrive-t-il ?
Kyuubi, assis au bord de la pièce principale du temple, tourna la tête.
— Oh, tu es revenu Suzuki ?
— Oui, j'ai abrégé mon pèlerinage, quand le grand prêtre m'a dit que mon temple luisait la nuit d'un rose envoutant.
— Les visions de ce vieux sage sont toujours aussi impressionnantes.
— Ce n'est pas pour rien qu'il nous forme, nous les liens entre les esprits et notre monde.
Kyuubi soupira.
— Qu'arrive-t-il à notre protégé ?
— Naruto a vendu son âme
Le septuagénaire d'un naturel calme sembla attristé.
— C'est le jeune Uchiha, n'est-ce pas ?
— Oui, il y a eu des complications avec l'arrivée de l'imposteuse.
— Ooh, Karin a fait son entrée, peut-être est-ce à moi aussi de faire mon entrée ?
Kyuubi fixa le vieil homme. Il était toujours si mystérieux qu'il n'arrivait jamais à savoir à quoi il pensait. Mais bon, il avait toujours était là pour lui et surtout pour Naruto durant sa période d'errance. Il avait pu lui apporter la paix intérieure. Mais par-dessus tout, c'était un fin stratège. Si Naruto était venu au service des Uchiha, c'est parce qu'il l'avait placé au bon moment, au bon endroit afin qu'il rencontre Sasuke et Mikoto.
— Que vas-tu faire ?
— Patience mon ami, je ne peux décemment pas laisser l'héritier de notre famille dans cet état. Ne t'inquiète pas, j'ai plus d'un tour dans mon sac, mais j'aurais besoin de ton pouvoir.
— tss. Rechigna Kyuubi
Le moine sourit en observant Naruto puis partit en faisant danser et sonner les anneaux de son bâton. Les sons qu'il produisait arrivaient à calmer les esprits renard du temple.
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De son côté Sasuke était d'humeur morose, un rien l'agacé et il s'ennuyait. Les journées se ressemblées, cours le matin, détente l'après-midi, ce n'était pas si mal, mais ce vide en lui semblait grandir à chaque instant. Même si tous ses amis avaient remarqué qu'il était absent mentalement, il était ailleurs, pensant à ce renard et s'il le reverrait un jour.
Le soleil se leva une nouvelle fois sur les sommets enneigés, mais n'y dispensa pas sa lumière, les nuages étaient chargés et la journée s'annonçait maussade. Le ciel était sombre et la neige tombait abondamment sans compter le vent qui les glacés jusqu'au sang.
C'est dans l'après-midi que tout bascula.
Ils étaient le dernier groupe de sa classe en haut de la montagne et l'ordre de la tempête avait était donné, ils devaient tous regagner le chalet.
— Allez Sasuke ! s'impatienta Kiba
— Allez-y devant je vous rejoins ! bataillait Sasuke avec son ski
— Il descendra avec nous. Fit-un moniteur en montrant un groupe de cinq personnes qui furent les seuls restants en haut du sommet.
— Très bien. Fit Neji en s'élançant
Son ski était parti et il n'arrivait pas à le remettre. Un moniteur l'aida à l'enclencher en précisant qu'il devrait en changer rapidement, car la fixation était fendue. La tempête était déjà sur eux, le moniteur attacha chacun des élèves entre eux et à lui. Puis il fit de même avec Sasuke en bout de fil.
Après le signal ils s'élancèrent. Les remontées mécaniques étant bloquées, il n'avait que cette solution. Sasuke ne distinguait presque pas la personne devant lui. Une bosse survint et le fit perdre l'équilibre. Il chuta et perdit ses skis. Le groupe continuait de le trainer au sol jusqu'à ce qu'il se heurte à un arbre. Ils avaient dévié et il était coincé, le souffle coupé. Ils tiraient si fort qu'il n'arrivait pas à se dégager de l'arbre. Et ce qu'il craignait arriva, le tissu de sa combinaison se déchira et avec lui s'envola la corde attachée par un mousqueton.
L'air froid et la neige s'insinuaient dans son vêtement. Il tenta de se relever, mais s'écroula de suite au sol, une violente douleur lui parcourant la cheville gauche.
Que faire ? Il entendit vaguement une sirène. Que pouvait-elle signifiait ? Son corps s'engourdissait rapidement. Il observa autour de lui, il ne sut s'il avait déjà sombré dans l'inconscience et de ce faite c'était un rêve ou si le voyait vraiment, là à quelques mètres de lui.
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Durant une journée entière, le prêtre médita au centre des sceaux tracés au sol, priant le renard céleste d'apporter sa bienveillance sur leur famille. Kyuubi lui était relégué à un simple catalyseur pour communiquer avec le grand renard blanc.
Suzuki n'était pas n'importe quel prêtre, il possédait des pouvoirs spirituels très puissants et sa faculté à voir les esprits était impressionnante. Cela faisait des heures qu'il marmonnait de vieux dialectes tels une litanie.
— Suzuki, ça fait des siècles que ce vieux renard galeux ne s'est pas montré, tu perds ton temps. Soupira Kyuubi
Comme pour narguer le renard roux, une voix grave résonna dans le temple
— Tu ne sais toujours pas tenir ta langue envers ton créateur ?
Devant les deux invocateurs, l'essence spirituelle d'un blanc cristallin se matérialisa, une gigantesque tête de renard formé de volutes d'essence prit forme.
— Tss. Baissa Kyuubi les oreilles
— C'est toi qui m'as appelé Suzuki, pourquoi ?!
— Loin de moi l'idée de vous déranger pour quelconque futilité, mais il s'agit de la famille
— Notre clan ? Et bien parle !
— Les anciens ont séparé Naruto de Sasuke
Le renard sembla réfléchir.
— Mon fils ? Mais qui est ce Sasuke ?
— L'enfant de la prophétie, le mort-né du clan Uchiha. Expliqua Suzuki
— Ah oui ! je me souviens… il me semble avoir chargé Kyuubi de prendre soin de cet enfant.
Devant les yeux accusateurs de la divinité, Kyuubi détourna simplement le regard.
— Il en a pris grand soin
— Alors pourquoi m'appelé ?!
— Les anciens ont eu vent de votre prophétie, ils ne veulent pas sa réalisation, ils ont alors envoyé, Karin pour détrôner votre fils. Expliqua Suzuki
— Karin ? Cette enfant est dépourvu d'essence spirituelle comment pourrait-elle… une seconde, où sont Minato et Kushina ?
— Au lieu de dormir tout ce temps si tu avais fait ton travail, tu saurais qu'ils ne font plus partie de ce monde ! grogna Kyuubi
— QUOOOOIIIII ?! hurla de rage la divinité.
Le temple se mit à trembler sous les bourrasques d'essence spirituelle, celles-ci se stoppèrent soudain lorsqu'il remarqua un renard blanc à l'entrée de la porte. Ses marques rouges lui firent froncer les sourcils, mais d'un courant d'essence il obligea le renard à s'avancer vers lui.
— Approche Naruto, mon fils.
Le renard le fit flotter jusqu'à lui et plongea des fils d'essence spirituelle dans la tête de chacun d'entre eux. Quelques minutes s'écoulèrent lorsqu'il les retira.
— Je vois clair à présent. Les anciens ont outrepassé leurs droits.
— Vas -tu nous aider ? questionna Suzuki
— Oui, ma prophétie se réalisera, qu'importe ce qu'ils manigancent. Mais d'abord, Naruto va devoir sauver Sasuke.
Les regards se braquèrent sur lui.
— Sasuke ?
— Il va mourir, dans quelques minutes, mais il ne t'appellera pas, il n'en aura pas le temps. Je vais t'aider à le sauver, grâce à cette marque tu seras capable de le protéger de ton plein gré.
Une des volutes d'essence marqua son crâne d'une arabesque bleu.
À peine le don du renard transmit, Naruto s'était volatilisé.
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Ces grands yeux bleus. Était-ce ce renard ? Attendait-il qu'il agonise pour le manger cette fois-ci ?
Il se rapprochait de lui.
— Va-t'en ! Ne t'approche pas ! Se redressa Sasuke en se tenant à l'arbre.
Il essaya d'y grimper, mais avec seulement un pied pour appui il n'y parvint pas. Un craquement résonna dans la montagne. Le sol se mit à trembler et un grondement sourd se fit entendre.
— Dites-moi que ce n'est pas vrai ! Ce n'est tout de même pas une avalanche ?! Je n'aurais pas autant de malchance ! Se persuada Sasuke... non... c'est le vent... c'est le AAAAAAHHHH !
Sasuke se retrouva happé par l'avalanche de neige qui venait de se créer. Il ne sut combien de temps il descendit, combien de tonneaux il effectua, combien d'arbres il heurta... tout ce dont il était sur, c'était de la neige qui le recouvrait entièrement avant de sombrer dans l'inconscient.
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De son côté Naruto qui surveillait, du temple, son maitre depuis l'incident de l'ours, s'apprêtait à le secourir, mais il n'avait pas prévu cette avalanche. Il avait bien tenté de bondir sur son maitre et l'agripper pour le protéger avant l'arrivée de la neige, mais elle fut plus rapide que lui. Lorsque cela se termina. Il gratta la neige et gagna la surface, il avait eu de la chance.
À l'extérieur, le blizzard continuait et la nuit était tombée. Il huma l'air un long moment avant de sentir l'odeur presque qu'imperceptible de Sasuke. Il s'élança et rejoignit l'endroit. Il était en vie, c'était certain, sinon le sceau de sa promesse se serait révélé pour disparaître totalement, signe que le contrat était brisé.
Une fois sur les lieux il creusa le sol de ses énormes pattes. Au bout de presque cinq mètres de neige, il tomba sur la main du brun. De ses crocs, il agrippa la combinaison et tira dessus, terminant de le dégager de la neige meuble. Il le remonta à la surface et chercha une quelconque blessure ou trace de sang. Il ne trouva rien d'apparent, mais il était inconscient.
Le plus urgent maintenant était de se mettre à l'abri du blizzard. La température allait encore chuter et Sasuke risquait l'hypothermie dans sa combinaison trempée par la neige. Il ne sut combien de temps il le porta dans sa gueule, mais il finit par trouver une grotte de pierre. Derrière un arbre déraciné. Il pénétra à l'intérieur puis ressortit et de ses griffes cassa plusieurs branches. Il était incapable de faire du feu sous cette forme, mais il espérait que Sasuke le ferait lorsqu'il se réveillerait. Il regagna le brun au fond de la grotte et lâcha le fagot de bois.
Il était toujours inconscient. Il plaqua sa truffe chaude contre la joue du brun. Et le constat était alarmant, sa peau était glaciale. Il devait à tout prix lui ôter ses vêtements froids. Si seulement il n'était pas sous sa forme d'esprit, mais d'hommes, cela aurait été si facile.
Il batailla longuement avec ses pattes et ses crocs pour ôter la combinaison, heureusement il avait opté pour une veste pantalon et non une totale, sinon il l'aurait déchiré entièrement. De même, une chance qu'il est perdu ses chaussures de ski il aurait été incapable de lui enlever. Malheureusement le teeshirt trempé lui aussi ne résista pas à ses crocs si bien qu'il le déchira.
Le brun était en caleçon et sa peau lui sembla plus blafard que jamais et tirant sur le bleu. Si seulement il avait pu faire un feu pour le réchauffer cela aurait été parfait. Mais il n'avait que sa fourrure, la seule solution était de coucher le brun et de recouvrir complètement son corps. La pierre était froide également. Il prit le brun entre ses crocs, se mit en boule et le déposa au creux de ses pattes, blotti contre sa fourrure épaisse il le recouvrit de sa queue. Ce n'était pas le top, mais cela l'isolerait de la pierre, espérant le réchauffer un maximum.
Sasuke lui semblait si petit devant son imposante taille, comme un enfant sans défense.
Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il se réveille.
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En bas de la montagne, la classe de Sasuke attendait inquiète que le brun arrive. Le dernier groupe arriva un peu esquinté par l'avalanche, tous se précipitèrent hors du chalet cherchant lequel était Sasuke. Le moniteur leur indiqua le dernier, mais Neji leur hurla que ce n'était pas lui.
— Neji. Appela doucement Kiba
— Quoi ?!
— Il était là. Lui montra Kiba le bout de corde relié à un mousqueton accroché à un bout de combinaison bleu nuit. Elle a dû s'arracher...
— Tu veux dire qu'il s'est fait emporter par l'avalanche ?
Personne ne voulait le croire. Mais Hidan intervint rapidement et leur demanda de rentrer face au blizzard qui allait tous les rendre malades.
— Il faut envoyer des secours ! S'emporta Neji dans la salle commune
— Je comprends bien votre inquiétude à tous, les fixa Hidan du regard, malheureusement, le blizzard et les vents sont bien trop forts pour qu'un hélicoptère décolle, de plus il fait nuit noire, les sauveteurs n'y trouveraient rien. Si demain le temps le permet, les investigations commenceront dès l'aube. En attendant, vous êtes tous consignés au chalet jusqu'à nouvel ordre. Parti Hidan.
— Si seulement Sasuke avait un esprit, il aurait pu nous dire s'il allait bien, s'il était vivant ! Fit Kiba à Neji
— Mais il n'en a pas. Soupira Neji.
La nuit fut longue pour les amis de Sasuke qui pour se soutenir mutuellement avait décidé de rassembler leur futon dans une seule chambre. L'insomnie les avait pris et se fut encore plus abattu le lendemain, lorsqu'ils virent que la neige était tombée d'un mètre cinquante et que les vents violents et le blizzard ne cessaient pas.
Tous accoururent vers la salle commune encore déserte si ce n'est la présence des professeurs et du chef des secours en haute montagne.
— Quelle est sa chance de survie ?! Hurla Kiba
Les adultes le regardèrent dépité, le secouriste détourna les yeux et murmura
— cinquante pour cent après une avalanche, vingt-cinq pour cent dans le blizzard.
Ses mots eurent l'effet d'un coup de poignard en plein cœur. Un silence lourd s'installa.
— Dans ses conditions climatiques et de température, quelle de chances de survivre après un jour ? Questionna Neji
— Il faut savoir que les conditions climatiques ne s'arrangeront pas avant demain dans la soirée. Commença le secouriste
— Disons alors après deux nuits ! Combien ?! S'impatienta Neji
— Dans l'éventualité où il ne s'est pas fait enterrer vivant sous au moins cinq mètres de neige, s'il n'a pas perdu conscience ce qui l'obligerait à être en mouvement et ainsi retarder la mort par hypothermie, s'il a pu trouver un abri du blizzard, s'il a conservé son équipement intact se qui ralentirait l'hypothermie…...Inférieur à dix pour cent...
— Dix pour cent... dix pour cent... il faut prévenir ses parents ! Paniqua Hinata, il risque, il risque d'être...
— J'ai déjà contacté sa famille. Fit Hidan, malheureusement le col de la montagne et fermé, ils nous rejoindront dès que possible.
—…...
La sonnerie de portable de Karin résonna, lui faisant s'attirer des regards réprobateurs. C'était un message de son père pour avoir des nouvelles de Sasuke. Elle se mit soudain à crier, surprenant tout le monde.
— Sasuke avait son portable sur lui ! indiqua-t-elle, s'il l'a avec lui, le GPS peut le localiser !
Tous restèrent muets, trop surpris, ils s'en servaient chaque jour et n'y avaient même pas pensé.
— S'il ne l'a pas perdu, il peut peut-être nous aider une fois la tempête dissipée. Affirma le sauveteur
Sakura se saisit de son téléphone et composa le numéro de Sasuke.
— Ça sonne ! annonça la rose.
Tous restèrent les yeux fixés sur elle espérant entendre un faible, un murmure plaintif à l'autre bout, juste un « allo ? »
— Rien, mais on sait que son téléphone a de la batterie, j'ai eu 5 sonneries avant de tomber sur messagerie. Espérons qu'il soit sur sonnerie. Je propose qu'on l'appelle tous régulièrement, dans l'espoir que la sonnerie le réveillera s'il est inconscient !
Les autres opinèrent et décidèrent également de laisser des messages sur la conduite à tenir et les gestes qui sauvent, dictés par le secouriste, sur le répondeur et par SMS.
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De leurs côtés, les parents de Sasuke avaient pris les choses en main, Mikoto, prier sans relâche la Bakeneko depuis qu'on l'avait appelé dans la nuit pour lui annoncer la terrible nouvelle. Fugaku était inquiet de l'état de santé de sa femme, elle était déjà si faible avec la grossesse, qu'avec la disparition de leur fils, elle en avait perdu l'appétit.
Contrairement à elle, il s'était directement rendu auprès des anciens… et sa rage n'était rien de ce qu'ils voyaient. Là rassemblait en cercle d'une salle s'en cloison, au milieu de l'espace-temps lui-même. Perdu entre deux mondes, les sept anciens le regardaient, imperturbables.
— Voyez où votre folie de tout vouloir dominer nous a conduits !
— Nous ne contrôlons pas le temps Fugaku. Fit le deuxième des anciens
— Il a raison. Renchéris le quatrième, si l'avalanche a englouti l'héritier de notre monde ce n'est pas de notre volonté !
— Il n'était certainement pas celui de la prophétie de Kitsune. Intervint le troisième
— Vous vous écoutez ?! on parle de mon fils bordel ! s'emporta Fugaku
— Nous t'accordons notre respect Fugaku. S'exprima le premier, ta famille et un maillon important de notre monde et bien que les horreurs qu'elle est subit, cela ne t'autorise pas à nous parler de la sorte ! sache tenir ta langue ou tu rejoindras Kushina dans les abimes de notre monde ! fit-il menaçant
— Alors qu'allez-vous faire pour mon fils ?!
— L'équilibre ne saurait être rompu. Fit le cinquième
— Qu'importe la suite des événements. Si ton fils meurt, l'ainé prendra sa place. Fit le sixième
— Itachi ? Mais il n'a pas de pouvoir spirituel !
— Ce problème peut aisément être résolut ! fit exaspéré le premier, nous forcerons sont éveil comme nous l'avons fait pour Karin ! maintenant, va t'en prier ta divinité de pacotille… oui… prit pour qu'il s'éveille ou ce sera le fœtus le suivant.
Une porte s'ouvrit de nulle part et les sept anciens disparurent. Fugaku était sur le point de craquer. D'abord, Sasuke, ensuite ils menaçaient Itachi, et maintenant celui qui était dans le ventre de sa femme ?!
Il emprunta la porte qui le ramena dans le monde des hommes. Alors qu'il se résigna à gagner le temple ou prier sa femme dans leur domaine. Il entendit une autre porte spirituelle s'ouvrir derrière lui.
Il se retourna vivement, inquiet d'être happé par le gardien des abimes.
— Tu as peur ?
Devant lui se tenait une personne encapuchonnée, il l'avait reconnu, c'était le septième.
— Oui, vénérable ancien. S'inclina Fugaku
— Tu as raison d'avoir peur. Beaucoup de choses vont changer à présent.
Fugaku le regarda entamer une marche dans les jardins, à chaque planté de bâton, ses anneaux teintés et la neige disparaissaient devant lui. Il lui emboita rapidement le pas, comprenant son invitation à la discussion.
— Qu'est-ce qui va changer vénérable ancien ?
— Le destin est en mouvement, nous ne pouvons pas en tracer la route, mais les divinités célestes ont le pouvoir de prédire des prophéties.
— Je suis au courant de celle qui incombe Sasuke et
— Non tu ne sais pas Fugaku, cela te dépasse toi comme moi. Je suis le septième gardien chargé de protéger notre monde, mais les agissements des six autres me dépassent. Je ne suis pas d'accord avec leurs méthodes. Aussi je suis venu éclairer ta lanterne.
— Ma lanterne ?
— Il y a un garçon.
— Un garçon ?
— Un semi-esprit avec qui ton second fils a passé un contrat.
— Mais à ma connaissance Sasuke n'a pas conscience des esprits il
— C'est là que ton esprit s'est voilé mon ami, ainsi que celui de tous ceux en contact avec Sasuke… Le temple du renard veille sur ton fils.
— Je sais que Kyuubi a sauvé Sasuke à la naissance, mais que vient-il faire ici ?
— Il ne s'agit pas de Kyuubi. Là-bas tu rencontreras le contractant de ton fils. Dans deux jours Sasuke sera au temple du renard. Naturellement rien n'aura eu lieu au sujet de sa disparition.
— Vous allez manipuler la mémoire des humains ?
— Naturellement, nous devons nous protéger. Suzuki, le prêtre du temple, te contactera ainsi que tous les amis de Sasuke et j'en passe. Tu reverras ton fils.
— Vous avez parlé de son contractant.
— Oui, Naruto, c'est ainsi qu'il se nomme.
— Naruto ? continua d'avancer Fugaku
Il se retourna, mais l'ancien avait disparu. Il hurla alors en se précipitant vers sa femme
— Chérie ! chérie ! Sasuke est vivant !
Mikoto vit son mari débouler dans le temple la mine radieuse
— Chérie !
— Qui a-t-il ? se redressa Mikoto
— Sasuke est vivant !
Mikoto n'osa croire à ce bonheur qui l'emplissait.
— Ils-ils l'ont retrouvé ?!
— Non pas exactement, c'est difficile à expliquer, mais…
Fugaku raconta à sa femme sa discussion avec les anciens et en particulier celle avec le septième. Face à toutes ces informations, Mikoto tourna de l'œil et s'évanouit. Bienveillant il l'emmena dans leur chambre pour qu'elle s'y repose.
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Dans la nuit qui suivit comme l'avait dit le septième, la mémoire de la classe de Sasuke et de plusieurs humains fut altérée. Ils ne s'inquiétaient plus du brun, l'avalanche n'avait blessé personne et leur séjour qui devait durer encore une semaine, fut abrégé par les sauveteurs sur la prétendue instabilité du manteau neigeux à haut risque d'avalanche. Ils avaient donc tous étaient forcés de retourner à leur train-train quotidien suite à la fermeture et l'évacuation du col.
Personne n'avait remarqué la disparition de Sasuke. Même ses parents le croyaient chez un ami.
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Deux jours passèrent et Naruto se trouvait toujours dans la grotte sous le blizzard. Niché au creux de sa fourrure, Sasuke avait retrouvé des couleurs rosées.
— Nnn
Le brun gigotait doucement si bien que ce fut plus fort que lui, Naruto le lécha. Il ouvrit doucement les yeux et se figea. Comment était-il censé réagir ? Hurler et se faire manger ? Ne rien faire et se faire manger ? Simuler le sommeil en espérant qu'il s'en aille chercher un truc et fuir pendant ce temps là ?
Mais cette douceur il ne voulait pas la quitter. En plus au vu de sa presque nudité il ne donner pas cher de sa peau avec le blizzard. Bon il y avait des questions bien plus existentielles que ça, pourquoi ce renard avait la taille d'un éléphant ? pourquoi prenait-il soin de lui ? où était-il ? Pourquoi les secours n'étaient pas encore là ?
Ses parents devaient être morts d'inquiétude. Le renard se leva obligeant Sasuke à quitter sa bouillotte. Il le vit lui indiquer un tas de bois sec, il voulait surement qu'il fasse un feu. Le brun s'attela à la tâche. Mais lorsqu'il le vit quitter la grotte, Sasuke laissa tout tomber pour le suivre.
— Reviens ! ne me laisse pas là !
Une bourrasque glaciale s'engouffra dans la grotte, gelant jusqu'aux os l'Uchiha, qui retourna très vite allumer un feu.
Il n'avait aucune notion du temps, mais l'absence du renard lui sembla durée des heures. En attendant, il avait retrouvé ses vêtements en lambeau qu'il avait dû lui arracher. Assis au coin du feu il s'assoupissait.
Des pas le tirèrent de son pseudo sommeil et il vit le renard blanc, la gueule ensanglantée avec dans celle-ci ce qui lui sembla être un bouquetin ou quelque chose du genre. Il le vit déchiqueter la bête avec une facilité déconcertante. Et jeter la carcasse sur le feu. L'avait-il ramené pour lui ? C'est vrai qu'il commencer à avoir faim, mais qui sait si cette bête n'avait pas de maladies ?
Sasuke le vit s'allonger prêt du feu et ne rêva que d'une chose, se blottir dans sa fourrure. Et puis c'était lui, le même renard qui l'avait sauvé dans la forêt, celui qui l'avait surement protégé de l'avalanche. Le renard dont il avait affublé le nom de Naruto à cause de Choji.
— Naruto ? Esquissa prudemment Sasuke
il vit le renard bouger la tête si vite, les oreilles en alerte que cela le surpris.
Sa queue épaisse libéra ses pattes comme pour l'inviter à venir s'y nicher. Sasuke s'y risqua prudemment, mais le renard n'esquissa pas le moindre le geste. Une fois niché dans la fourrure, Naruto rabattit sa queue sur lui. Il était si bien, dans cette chaleur rassurante. Il aurait dû être tétanisé, tenter de fuir ou même dévoré, mais il se sentait en sécurité.
Ils restèrent silencieux admirant la carcasse qui grillait accompagnée des crépitements du feu. Une fois cuit le renard retira la carcasse du feu et déchira une cuisse pour le brun dévorant ensuite le reste de celle-ci.
Sasuke ne sut pas tout manger, et Naruto se fit un plaisir de terminer, une fois rassasié ils se nichèrent l'un contre l'autre et s'endormirent. Plusieurs heures plus tard Sasuke dormait et n'entendit pas la porte spirituelle s'ouvrir dans la grotte.
— Naruto ?
— Suzuki ?! répondit le renard
— Tout s'est bien passé ? fixa le moine, le garçon
— Oui, il s'est endormi
— Désolé de ne pas être arrivé avant, mais il m'a fallu l'aide de la divinité pour venir.
Suzuki enleva sa cape et enroula le brun dedans.
— Suzuki, il m'a appelé Naruto !
Devant la joie du renard Suzuki soupira doucement.
— Ne te fait pas de fausses illusions, c'est peut-être une simple coïncidence plus qu'il ne se souvient de toi.
Le regard de Naruto s'attrista et se voila.
— Mais ne t'inquiète pas ça va bientôt changer. Prit-il dans ses bras le corps du garçon, Kitsune est en colère.
Une sueur froide parcourra Naruto à l'idée que la divinité se mette en colère. Il était tellement puissant qui sait ce qu'il pourrait arriver.
Ils passèrent la porte et rejoignirent le temple. Là-bas les attendait Kyuubi, celui-ci s'empressa d'examiner Naruto sous toutes les coutures, vérifiant presque qu'il ne lui manquait aucun poil. Il soupira de soulagement en voyant qu'il n'avait rien.
Mais Kyuubi remarqua bien vite que Naruto était mentalement absent. Il suivait Suzuki qui portait Sasuke dans une pièce du temple où il le coucha. Mais Suzuki lui en interdit l'accès. Il resta là, couché devant sa porte, le regard vide et le poids d'un monde qui l'accable.
Pourquoi Suzuki l'empêchait-il d'être avec lui ? Dans la grotte tout s'était bien déroulé alors pourquoi ?
Kyuubi soupira une énième fois en voyant que Naruto n'avait pas quitté la porte de la chambre depuis maintenant plus de dix heures. Il retourna auprès de Suzuki qui priait la divinité.
— Pourquoi l'empêches-tu d'être avec lui ?
— Je ne sais pas, j'ai la sensation que ce doit être ainsi.
— La sensation ? Tu te moques de moi là ?
—
Le prêtre ne lui répondit pas continuant ses prières.
— Et Kitsune où est-il dans un moment pareil ?
— Il a dit qu'il avait des choses à régler. Qu'il devait prendre contact avec la Bakeneko.
— La divinité de Sasuke… pourquoi ? que vient-elle faire là-dedans ? La réveiller n'est pas un bon présage !
— Comment veux-tu que je le sache ?! haussa la voit Suzuki, je n'ai pas réponse à tout Kyuubi !
— mais tu as agi comme si on t'avait dit de le faire !
— Écoute, je fais ça pour protéger Naruto, imagine que Sasuke le rejette une fois réveillé et que Naruto se transforme en
AAAARRRRGGGGHHH !
Au hurlement Suzuki et Kyuubi se précipitèrent vers la chambre du brun. Il était tétanisé retranché dans un coin de la pièce avec devant lui Naruto.
— Voilà ce que je voulais éviter. Soupira Suzuki
— Narut… commença Kyuubi
Il ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase et s'enfuit de la pièce. Kyuubi le rejoignit laissant Suzuki avec le brun.
— Sasuke
— Qui êtes-vous et où est-ce que je suis ? Paniqua Sasuke en voyant sa tenue et les lieux, et c'était quoi ça ?
— Je vais t'expliquer, que penses-tu de commencer par enfiler ce kimono ?
Le brun jugea l'habit accroché à une armoire que lui indiqua Suzuki.
— Quand tu seras prêt, retrouve-moi dans la grande salle.
Le brun opina et le prêtre quitta les lieux. Une fois habiller il déambula le long de couloirs jusqu'à la grande salle. Une fois dans celle-ci la grande statue d'un renard le troubla. Il avait la sensation de l'avoir déjà vu.
— Je t'en pris viens t'asseoir. L'invita Suzuki attablé en train de servir le thé.
— Où suis-je ? s'assis le brun.
— Au temple du renard, Naruto t'a sauvé de l'avalanche et nous t'avons ramené ici.
— L'avalanche ? vous êtes sénile c'est ça ?
— Non, pas le moins du monde. Sourit-il
— Écoutait, j'étais chez mon ami Neji et
Sasuke bloqua. Il était chez Neji… mais pourquoi ? que faisait-il là-bas… il y avait comme un flou, un brouillard qui occulté ses souvenirs.
— Tu ne te rappels pas ? s'en amusa celui-ci
Sasuke ne voulait pas l'admettre, mais oui, il ne se souvenait pas.
— Ta mémoire à était modifié. Ainsi que surement celles de tes amis, ta famille et j'en passe.
— Ma mémoire ? Qui a fait ça ? fit Sasuke peut crédule
— Les anciens surement, afin de protéger notre monde.
— Votre monde ? fit Sasuke de plus en plus septique
— Oui celui des esprits.
— Okay, merci de m'avoir sauvé ou je ne sais pas quoi. Se leva Sasuke, mais je pense que vous avez pris un coup sur la tête alors je vais gentiment rentrer chez moi et
— Kyuubi ! appela Suzuki
— C'est quoi ça encore ? perdit le brun patience
— L'esprit que représente cette statue. Lui indiqua le moine une plus petite statue proche de celle principale.
Ça y est, là, il en était sur, ce vieux débris était cinglé. Mais bon sang ! comment avait-il fait pour se retrouver là avec un vieux schnoque qui parle à des statues ?
Un renard roux apparu à la porte.
— Tu m'as appelé Suzuki ?
— Oui je voudrais que tu m'amènes Naruto.
Kyuubi jugea le brun qui avait failli s'évanouir en l'entendant parler, il soupira et acquiesça.
— Il-il parle ?!
— Oui c'est un esprit ! sourit-il
— Okay, c'est un cauchemar et je vais me réveiller. Se massa Sasuke les tempes
Une minute passa lorsque Kyuubi rentra dans la pièce pour venir se poster auprès de Suzuki. Sasuke le dévisagea du regard ce qui l'énerva.
— Il a un problème le nabot ?!
— Calme-toi Kyuubi. Le caressa Suzuki entre les oreilles
— Je ne suis pas un toutou ! pesta le renard
— Mais oui. Continua Suzuki.
Le renard se calma, non sans continuer de ronchonner dans ses moustaches, que Sasuke s'effondra sur ses fesses.
— Qu'est-ce qu'il a encore ? grogna Kyuubi
— Voilà ce qu'il y a. sourit Suzuki en indiquant Naruto à l'entrée.
Naruto s'était assis à l'entrée et fixé le brun.
— Naruto approche. L'invita Suzuki.
Mais le blond préféra s'enfuir après avoir croisé le regard du brun. Sasuke en croisant ses yeux y avait lu toute la peine du monde.
— Pourquoi est-il parti ? cria presque Sasuke surprenant Kyuubi et Suzuki.
— Parce que tu as hurlé tout à l'heure espèce de crétin !
— Disdonc le renard galeux, il a un problème ? s'emporta Sasuke qui ne comprenait pas ce qui se passait
— Suzuki, retiens-moi, je vais le tuer ! grogna Kyuubi
Suzuki laissa la tension retombait en racontant toute l'histoire au brun et se fut Sasuke qui brisa le silence.
— En admettant que tout ça soit vrai, vous avez des preuves de toutes ses inepties ?!
Suzuki ne pouvait en apporter, quand à Naruto il ne daignait pas venir les voir et parler au brun, cela avait du le blesser profondément qu'il l'oublie une fois de plus.
— Des preuves que je connaissais ce renard autre fois ? Qu'il était en contrat avec moi ? Que quelqu'un ait effacé mes souvenirs ? Que je dispose moi-même de pouvoir spirituel ? Que Karin ait fait du mal à Naruto ?
Devant le silence des deux, Sasuke décréta qu'il partait. Tandis qu'il passait la porte, Kyuubi parla.
— Il y a un collier… un kimono, des photos et les marques dans ton dos, si les anciens ne les ont pas subtilisés tu les trouveras chez toi… les preuves matérielles ne peuvent pas être altérées.
Le brun ne se retourna pas et partit. Une fois chez lui ses parents agissaient normalement et lui demandèrent si ça s'était bien passé chez Neji. Jusque là cela se regroupait avec ses souvenirs. Il croisa Karin qui comme à son habitude lui sauta au cou, mais la congédia rapidement en se souvenant qu'elle pouvait être, si les dire du prêtre était vrai, un esprit elle aussi. Bon ses parents aussi appartement.
Donc les anciens avaient soi-disant effacé sa mémoire jusqu'au moment ou il avait conscience des esprits. Mais selon le renard qui parle… rien que le penser lui donnait l'impression qu'il devenait fou… les preuves matérielles ne peuvent pas être altérées, simplement les personnes ne se souvenant pas de ce que cela faisait là, s'en débarrassaient surement.
Bien, il fallait donc qu'il trouve ces preuves. Mais avant tout ça un bon bain ne serait pas de refus !
Allongé dans l'eau chaude, il se laissa aller. C'était si apaisant. Ses muscles se relâchaient et son esprit divaguait. Il tourna la tête sur le côté et observa le petit miroir devant lequel il y avait un tabouret.
Il ne s'était pas lavé avant de rentrer dans l'eau, mais bon pour une fois il avait envie de changer.
Plus il regardait le tabouret plus il sentait que quelque chose lui échappait. Il sortit de l'eau et observa son dos, le renard disait qu'il y avait des marques dans son dos, mais il ne voyait rien. Il commença à se savonner, quand il atteignit le torse, il sentit soudain une présence à ses côtés. En observant son reflet il aperçut un garçon à côté de lui, la peau dorée, les cheveux blonds, mais il n'avait pas de visage, seules ses lèvres charnues murmuraient à son oreille.
« Votre dos ne vous fait pas trop souffrir maître ? »
Il sentit une main le caresser de haut en bas du dos et une violente douleur le lacérer. Il fit volte-face, mais il n'y avait personne. Il devenait dingue… ou peut-être pas…
Son regard fut attiré par des gouttes de sang au sol. Il observa son dos et constata avec effroi que celui-ci était lacéré. A la limite de hurler, il attrapa le pommeau et fit couler l'eau dans son dos. Le sang glissa au bas de ses reins et il put observer les lacérations sur celui-ci.
— Sasuke mon chéri, tout va bien ?
Sasuke sortit de sa stupeur pour diriger son regard vers la porte.
— Maman ?
— Qui veux-tu que ce soit ? Ça fait une heure que tu es dans le bain, ne t'évanouis pas.
— Oui, j'allais sortir.
Il entendit sa mère partir et reporta son attention vers sa douleur, il fallait arrêter ce saignement sorti de nulle part. Il entreprit de nettoyer le sang, mais il n'y en avait aucune trace au sol. Tout avait disparu, même les lacérations dans son dos n'étaient qu'un simple souvenir, mais toujours aussi douloureux.
Il était en train de devenir fou. Il enfila un peignoir de bain et retourna dans sa chambre. Farfouillant dans son armoire à la recherche d'une tenue plus décontractée. Son regard se posa automatiquement sur un kimono noir fleuri de Sakura. Ce kimono ne lui parlait aucunement, mais sa mère le saurait.
Ni une ni deux Sasuke sorti et regagna la pièce ou sa mère passait son temps à confectionner des kimonos. Ouvrant le bâtant prestement, il fit fit de la concentration de sa chère mère et bourrin il entra.
— Mère savez vous…
Mais Sasuke se stoppa, sa mère n'était pas seule, il y avait ce garçon, celui du miroir.
« Maitre ? vous venez pour le kimono ? il n'est pas encore terminé »
Sasuke chancela, il était là devant lui, tenant un kimono noir uni où il brodait dessus, il secoua frénétiquement la tête pour faire disparaitre cette vision.
— Sasuke ? Ça va ? questionna sa mère en tentant de se lever, déséquilibré par son ventre imposant.
— Oui ça va, ne te lève pas, je voulais savoir si tu reconnaissais ce kimono.
Mikoto tandis les bras pour qu'il lui donne, une fois en sa possession elle l'observa sous toutes les coutures. Le constat fut sans appel.
— Non, ce n'est pas à toi. Tu l'as acheté ?
— Je ne sais plus, peux être un cadeau ?
Mikoto haussa les épaules en signe d'ignorance.
— Tu devrais t'habiller tu vas prendre froid.
— Oui j'y vais.
Sasuke embrassa sa mère sur le front et retourna dans sa chambre. Ce kimono était peut-être une des reliques de sa mémoire effacée, mais comment en être certains ?
Tout le reste de la journée, Sasuke la passa dans ses pensées, les lèvres de Karin ne cesser leur mouvement mais aucun son ne lui parvenait. Au diner cela ne changea pas non plus, ses parents commençaient à se poser des questions. Sa mère lui tendit un carré de chocolat blanc et il le regarda intensément.
« Vous le vouliez ? je peux vous le donner »
Une autre vision venez de lui traverser l'esprit, il avait embrassé un garçon… cette pensé choqua Sasuke, qu'il sortit de table en s'excusant tout de même. Mikoto comprenait de moins en moins et se mit soudain à pleurer. Fugaku qui avait déjà connu ce genre de « crise » par deux fois dans le passé, se leva et câlina sa femme. Les hormones, il avait dégusté à chaque grossesse.
Sasuke retourna sa chambre d'énervement, il ne trouvait rien, aucun indice de qui était ce garçon. Il avait habité ici puisqu'il s'était retrouvé avec lui dans la salle de bain, la chambre… il soupira et attrapa son téléphone. Itachi saurait peut-être.
Alors qu'il composait le numéro de téléphone, Karin entra sans prévenir. Cette fille était d'un pot de colle et d'une impolitesse qui l'exaspérait encore heureux que ce fût son amie d'enfance sinon il l'aurait envoyé boulait depuis longtemps…
« Amie » ouais, bientôt épouse et cela ne lui traversait pas vraiment l'esprit. À cette pensée, un frisson parcourut l'échine du brun et en même temps une vive douleur à la poitrine.
Sasuke ne lui laissa pas le temps de parler qu'il s'excusa en quittant sa chambre, téléphone en main.
Il ne le savait pas, ou plutôt il ne s'en souvenait plus, mais Karin n'était pas celle qu'il croyait. Il n'aurait jamais dû la laisser seule dans sa chambre.
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Une fois seule, Karin fouilla la chambre de fond en comble. Et termina par le haut de l'armoire ou elle tomba, derrière un carton, sur l'écrin tant recherché. Elle l'ouvrit, sourit, sortit son téléphone et appela son père.
— Père ?
« — Tu l'as ? »
— Oui, c'est bon
« — parfait, le sceau ne se reformera jamais et notre famille accédera à la place qui lui revient »
— Je te laisse Sasuke pourrait revenir.
« — À plus tard »
Elle raccrocha et fila en douce dans sa chambre.
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De son côté Sasuke avait rejoint le temple de leur divinité, sans savoir pourquoi il s'y sentait en sécurité. Il s'assit dans un coin après avoir salué la divinité et appela Itachi.
Il lui manquait et cela faisait une éternité qu'il ne l'avait pas vu.
« — Allo ? Sasuke ? »
Il crut qu'il allait se mettre à pleurer tant les événements récents lui pesaient sur la conscience, et la voix d'Itachi était une bouffée d'oxygène dont il semblait être privé depuis des jours.
— Tachy
« — Oui ? qui a-t-il ? »
— Pourquoi es-tu parti ?
« — … J'avais besoin de me retrouver Sasu… »
— Te retrouver ?
« — Oui, maman et papa m'ont caché des choses et j'avais besoin de savoir. »
— Quoi donc ?
« — Rien d'important Sasu, pourquoi m'appelais-tu ? »
— Tu me prendrais pour un fou si je te disais qu'un prêtre m'a dit que j'avais passé un contrat avec un esprit ?
« — C'était une blague non ? »
— Je vois des images Tachi, ça me hante depuis qu'il m'a dit ça. Maman et papa ne semblent pas différents, mais j'ai l'impression que ce n'est pas eux.
« — Tu n'es pas fatigué en ce moment, ce sont peut-être simplement des chimères liées à la fatigue ? »
— Il y avait un renard blanc, il était à côté de moi au temple et
« — Un renard blanc dis-tu ? »
— Oui
« — Écoute Sasuke, je ne sais pas ce qui se passe, mais maman répétait toujours « le renard blanc veille sur toi mon petit chat » »
— Et alors ?
« — Elle disait ça à chaque fois que tu étais malade ou que tu cauchemardais »
— Tachi
« — Oui ? »
— Tu vois les esprits ?
« — »
— Tachi ?
« — Sasuke croit ce que tes yeux voient et surtout n'écoute que ton cœur, eux seuls ne te trahiront jamais. »
—
« — Je dois te laisser Sasu j'ai du travail fait attention à toi. »
Sasuke entendit la tonalité de fin d'appel et il soupira.
— Oui, mais mes yeux semblent me trahir en ce moment et mon cœur et perdu.
Le week-end passé, il retourna au lycée comme si de rien n'était, enfin tout de même préoccupé. Si bien qu'il avait entrepris d'aller au temple du renard en fin de journée.
C'était l'heure de la pause déjeuner et Sasuke observant Tenten et Hinata plaisanter, posa la question fatidique à Kiba et Neji, profitant par la même occasion de l'absence de Karin.
— Vous croyez à l'existence des esprits ?
Les deux bruns le fixèrent en déglutissant avec difficulté. Avaient-ils fait une gaffe avec leurs esprits, Hinata et Tenten ?
Devant l'absence de réponse, Sasuke pensa qu'il devait le prendre pour un fou et décréta qu'il devait passer aux toilettes. Une fois l'Uchiha parti, les quatre se concertèrent.
— Quelqu'un à cafté à Sasuke ? questionna inquiet Kiba
— Ou plutôt il vous aurait vu vous transformer en esprit ? proposa Neji
Les deux filles firent non de la tête. Alors pourquoi Sasuke se posait-il ce genre de question ? Quand le brun revint et face à sa mine triste et lunatique, ils déclarèrent en cœur :
— on y croit !
Sasuke, d'abord pris au dépourvu, se mit à sourire.
La journée passa tranquillement si ce n'est les servantes qui le harcelaient comme à leur habitude et Karin qui le collait excessivement.
Arriver au soir il envoya royalement bouler la rouge prétextant devoir faire une course personnelle. Karin le regarda monter en voiture et pesta.
— Où dois-je vous emmener monsieur ? demanda Kakashi en observant Sasuke via le rétroviseur.
Il le vit apprécier la brise qui s'engouffrer par la fenêtre, il était perdu dans ses pensées.
— Monsieur va prendre froid. Nous sommes en hiver.
Sasuke remonta sa vitre
— Le temple du renard.
— Très bien.
Après quelques minutes de trajet, Sasuke descendit de voiture et demanda à Kakashi de repasser d'ici deux heures. Face à la multitude de marches qui s'étendait devant lui, Sasuke se sentait comme happé par de mystérieuses forces. À chaque pas, il se sentait épié. Arrivé en haut il poussa la porte en bois et respira l'air des Sakura.
C'était improbable et pourtant, pas la moindre trace de neige, on se serait cru en plein printemps. Il se figea. Sur le ponton du temple se tenait le renard blanc. Il esquissa un pas, mais celui-ci s'enfuit.
Comment allait-il apprendre à connaitre son esprit, si toute cette histoire farfelue était vraie, si celui-ci fuyait à chaque fois.
— Il n'a plus confiance.
Sasuke sursauta, le prêtre se tenait juste à côté de lui et il ne l'avait pas vu.
— Confiance ?
— Oui, lorsque tu l'as rejeté à ton réveil, tu as agrandi une cicatrice déjà béante. Mais j'ai un secret. Rejoignit-il le temple
— Ah oui ? le suivi le brun
— Oui, la patience
Devant l'air dépité du brun, il se mit à rire
— et la gourmandise
Sasuke arqua un sourcil.
— Il aime les ramens, oh je sais, c'est étrange pour un renard, mais c'est avant tout un esprit.
— Est-ce que Naruto à un corps d'homme ?
Le prêtre se stoppa
— Pourquoi demandes-tu ça ?
— Dans les livres, beaucoup ont un corps humain et des têtes de monstre. Se justifia-t-il
— Il en a eu un, mais il l'a perdu.
— Perdu ? comment peut-on perdre son corps ?
— Quand vous jurez de protéger la lignée d'une famille sans rien attendre en retour, vous vendez votre âme. Son corps ne lui appartient plus et seule sa conscience d'esprit reste pour protéger.
— Vous savez à quoi Naruto ressemblait ?
— Bien, je ne saurais te dire, quand un corps et perdu il est effacé des mémoires c'est une loi de protection des esprits.
— Peut-on récupérer ce corps ?
— Pas à ma connaissance.
Sasuke suivit le renard déterminé à avoir des réponses. Il avait trouvé le kimono et ressentit une violente douleur fantôme dans le dos. C'était censé être des parties de sa vie avec Naruto. Mais qui était ce garçon. Cela se pourrait-il que ce soit la forme de son esprit ? Donc Naruto lui aurait vendu son âme ?
— Pourquoi as-tu menti à ce garçon, Suzuki ?
Le prêtre observa le brun s'en aller et retourna au temple suivi de Kyuubi.
— Que lui aurait apporté la vérité ?
— Je ne te comprends pas.
— Il vaut mieux pour Sasuke qu'il ne se souvienne pas de Naruto par notre intermédiaire, il doit en faire la découverte de lui-même.
— Tu sais très bien qu'il n'y arrivera pas. On ne lève pas le sceau des souvenirs si facilement !
— Peut-être, mais ce n'est plus de notre ressort, tout dépend de la volonté de Sasuke a retrouver la mémoire.
— Laisse-moi deviner tu as plus d'un tour dans mon sac. Fit narquois le renard.
— C'est exactement ça.
Sans en dire plus et un sourire aux lèvres, il quitta le renard.
Du côté de Sasuke on ne peut pas dire que ce soit magique. Naruto mettait une distance infranchissable entre eux, et le bol de ramen de Suzuki n'y changea rien. Sasuke le vit même se jeter dessus alors qu'il partait avec Kakashi.
Il pesta et cria au renard que ce n'était que partie remise.
Kyuubi observait la scène tout en soupirant. Il se dirigea vers le renard et l'appela
— Pourquoi ne lui laisses tu pas une chance ? s'assit le roux en fasse de lui.
Il le regarda dévorer son bol de ramen comme un goinfre.
— Oh ! tu pourrais répondre ?!
Naruto le regarda et poussa un grognement en guise de réponse. Les yeux du renard s'agrandirent d'effroi.
— SUZUKIIIIII ! hurla Kyuubi
Le grand prêtre arriva aussi vite qu'il put pour son âge et questionna le vieux renard du regard. Pour toute réponse Kyuubi regarda Naruto en train de faire sa toilette.
— Qu'est-ce que… déglutit Suzuki avec difficulté
— Il perdu sa conscience humaine… fit Kyuubi accablé
À suivre…
Chapitre 12 : Les Silencieux
(le titre du chap 12 n'est pas certain, car pas encore écrit)
Je vous remercie de m'avoir lu, j'espère que ça vous a plu et je vous dis au prochain chapitre.
N'oubliez pas de donner votre avis ! ^^
