Coucou tout le monde! Et bien voilà le second chapitre de ma fiction, il est venu rapidement car je suis très motivée pour cette histoire, en délaissant les autres d'ailleurs. Je suis heureuse que le premier chapitre vous ai plu, et je dois dire que votre curiosité me ravit, puisque c'était un peu le but en fait.
En tout cas, merci à mes trois premiers reviewers Crookshank (pardonne moi si j'ai écorché ton pseudo mais ma synthèse vocale peine un peu ce soir… Et bien, merci pour ton commentaire, et heureuse que cette fiction t'intrigue voilà la suite donc, et j'espère ne pas te décevoir! pour ce qui est des reviews anonymes, je ne connaissais pas, mais merci du conseil!) Lily (merci à toi de m'avoir laissé une review et d'avoir lu ce chapitre. J'espère que cette suite sera à la hauteur de tes espérances !) Fanaplume (oh thanks! en lisant ta review j'en ai rougit! merci vraiment beaucoup beaucoup! cela me touche et je t'annonce donc la suite pour maintenant, j'espère qu'elle te plaira tout autant!)
Pour ce qui est de ce chapitre 2, je crois qu'il est un peu plus court que le précédent. Pour tout vous dire, j'ai hésité un peu avant de le poster comme ça, mais je n'arrivais pas à le changer. Il est possible que les scènes passent trop vite, mais je ne fait en fait que ce qui me semble nécessaire. En connaissance de l'histoire du livre, je pense qu'on peut aisément deviner ce que je ne raconte pas. Pour le court passage de Rosings, je me devais de l'écrire même si cela est répétitif du livre. J'espère donc ne pas vous décevoir, et dîtes moi sincèrement ce que vous en pensez!
Merci d'avance
oxoOoxo
Un immense soleil brillait au-dessus des campagnes du Hertfortshire en cette belle matinée d'hiver. Le froid était mordant, mais l'impression de beau temps contrastait avec les jours froids et pluvieux qui avaient précédé. Comme si la nature avait été en parfaite harmonie avec les sentiments qui régnaient à Longbourn, l'atmosphère et les émotions étaient plus calmes qu'auparavant. Les derniers évènements, et notamment le départ inexpliqué de Mr Bingley de Netherfield, avaient plongé la famille Bennet dans une étrange effervescence. Mai cela venait surtout de Mrs Bennet qui ne cessait de faire des reproches sur l'ex-locataire de Netherfield Park alors que Jane souffrait en silence de cette si vive et imprévue séparation. Elizabeth quant à elle, était présente pour sa sœur et ne pouvait que compatir au malheur qui l'avait assaillie. Elle ne comprenait pas pourquoi leur ancien voisin avait dû partir si vite… Des affaires à Londres sûrement, mais au moins aurait-il pu prévenir de son départ.
Toutefois, la vie semblait avoir repris son cours, et l'aînée des Bennet se remettait doucement de cette si rude épreuve. Elle était désormais partie à Londres chez Mr et Mrs Gardiner, son oncle et sa tante, afin de se changer les idées et de penser à autre chose. Elizabeth trouvait la maison bien vide sans sa sœur, mais le plus souvent qu'elle le pouvait, elle se rendait à Meryton pour voir le régiment qui était là depuis quatre mois désormais. Mais ce n'était pas tous les officiers qu'elle allait voir, contrairement à Lydia et Kitty qui étaient toujours aussi extatiques, mais bien à un seul et unique homme. Il était vrai que les semaines qui avaient passé avait confirmé l'inclinaison que Lizzy éprouvait à l'égard de Wickham. Peut-être s'emportait-elle, elle qui n'était pourtant pas du genre à prendre un engagement sentimentale à la légère. Cependant, elle ne parvenait pas à se résoudre à oublier ses sentiments naissants. Il y avait entre elle et Mr Wickham une alchimie que Jane et Charlotte lui avaient même faite remarquer, ce qui avait conforté la seconde des demoiselles Bennet dans ses sentiments. Mais, malgré tout cet engouement, elle gardait à l'esprit que la présence du régiment à meryton n'était que temporaire. Paradoxalement, son cœur gardait espoir. Elle savait bien que – si union il devait y avoir entre elle et Mr Wickham – cela ne serait guère simple. Elle n'avait que peu de revenu, et Mr Wickham devrait sûrement trouver de l'argent pour obtenir son brevet d'officier s'il décidait de rester dans l'armée, ce qui semblait le plus vraisemblable à Elizabeth. Mais outre son laisser-aller occasionnel à voir un avenir avec Wickham, elle gardait la tête sur les épaules, comme elle l'avait toujours fait.
En ce jour d'hiver donc, Lidya, Kitty et Elizabeth – chaudement vêtues – s'en allaient à Meryton, pour aller saluer leur tante Mrs Philips et se promener comme elles aimaient le faire. Lizzy avais rendez-vous avec Mr Wickham, rencontre qu'il avait lui-même fixé. Elle garda le silence pendant presque tout le trajet de l'allée, écoutant d'une oreille distraite les bavardages de ses deux jeunes sœurs. Quelques minutes plus tard, elles entrèrent, le teint rosi par le froid et heureuses de retrouver un peu de chaleur, dans l'un des magasins de vêtements de Meryton. Elles y retrouvèrent Mrs Philips, qui avaient tenu à les accompagner pour leurs achats, ainsi que Mr Wickham qui attendait patiemment Elizabeth. Le jeune officier se dirigea vers elle avec un sourire avenant, et ils échangèrent de chaleureuses salutations. Puis, Wickham salua Kitty et Lydia tout aussi chaleureusement – quoi que peut être un peu moins
– et les deux groupes se dispercèrent, Mr Wickham proposant à Elizabeth d'aller se promener dans Meryton.
Une fois qu'ils furent à l'extérieur, ils prirent chacun des nouvelles de l'autres, se racontant les derniers évènements qui avaient marqué leurs six jours de séparation. Ils abordèrent ensuite la question du temps, ce qui rappela un souvenir à l'officier qui en fi part à sa cadette :
-« Je me rappelle d'un hiver de mon enfance, lorsque je vivais à Penberley. » expliqua-t-il, les yeux perdus dans le vague. A ses mots, Elizabeth retint un instant son souffle, mais aucun trouble n'était visible chez Wickham. « Il neige souvent dans le Derbyshire, mais cette année-là particulièrement. Je me souviens qu'il a neigé pendant des jours, et que nous avons été bloqués chez nous. Il faisait un froid mortel. »
-« Pardonnez ma remarque mais… » débuta Lizzy prudemment. « Vous semblez parler de vos années à Penberley avec beaucoup de sérénité. »
-« Il est vrai. » approuva Wickham. « Mais vous savez, ce n'est pas parce que mes relations avec Mr Darcy sont exécrables, que je negarde pas de bons souvenirs de ce domaine. » ajouta-t-il, soudain tendu à l'évocation du nom du maître de Penberley. « Cette demeure restera l'un de mes endroits favoris. » poursuivit-il, s'étant à nouveau détendu.
-« Vraiment ? » l'interrogea Elizabeth, curieuse.
Mr Wickham acquiesça et passa les minutes suivantes à lui compter les différentes merveilles de Penberley. Elizabeth trouvait cela plutôt étrange qu'il puisse parler aussi sereinement de la demeure de Mr Darcy, qui aurait – si elle avait été à sa place –réveiller chez elle de bien mauvais souvenirs. Et une fois encore, bien qu'absorbée par le récit de son interlocuteur, elle repensa à leur relation qui semblait particulière. Bien sûr, Mr Wickham était très sociable, et n'avait aucune difficultés à se faire accepter au sein d'un groupe. Ses manière étaient agréables et charmante, il était aimable avec tout le monde semblait-il. Elizabeth se demandait si lui aussi avait perçut la particularité de leurs échanges. Peut-être n'étaient-ils qu'amis, mais l'amitié entre un homme et une femme n'était pas vraiment une chose courrante.
Elle se surprit à se demander ce qu'elle ressentait vis-à-vis de son interlocuteur. De l'amour ? Non, assurément que non. Mais c'était une bonne entente… de l'affection, sans doute. Elle n'osait définir cela comme de l'amitié pure et simple. Elle le trouvait donc charmant et avec lui, aucun sujet ne semblait être épuisé. Sa compagnie était très agréable, et il arrivait à la faire rire… Mais en était-il de même pour toutes les autres personnes avec qui il parlaient ?
Se fut encore une fois l'esprit troublé qu'elle quitta Mr Wickham quelques heures plus tard, rentrant à Longbourn pour le déjeuner. Elle rejoignit Lidya et Kitty chez leur tante, mais ses deux jeunes sœurs lui annoncèrent qu'ells rentreraient plus tard, et Mrs Phillips proposa à sa nièce de rester également. Lizzy déclina l'invitation, désireuse de retrouver le calme de Longbourn. Elle les salua et partit alors que le soleil était plus haut dans le ciel.
Sur le chemin du retour, elle put s'adonner plus tranquillement à ses réflexions, pour parcourir le seul et unique mile qui séparait Meryton de sa demeure. Malheureusement, plus elle y songeai plus cela devenait flou, et l'incertitude de la réciprocité de son intérêt – ou devait-elle dire inclination – envers Wickham la déstabilisait. Peut-être resterait-elle ignorante à jamais et verrait le régiment partir, avec pour seul lot de consolations ces mois passés avec lui. Le temps le lui dirait sûrement, mais il semblait aussi manqué puisque le départ des officiers était annoncé pour juin, soit cinq mois plus tard.
XXXXXX
Furieuse… Elle était furieuse… Ou révoltée … Incrédule… Elle ne savait pas vraiment dans quel état d'esprit elle devait se trouver en cet instant. Allongée sur son lit, Elizabeth ne cessait de se remémorer les paroles que le Colonel Fitzwilliam lui avait dit dans le parc de Rosings le matin même.
Cela faisait maintenant cinq semaines qu'elle logeait à Hansford, dans la demeure de Mr et Mrs Charlotte Collins. Leur mariage avait eu lieu quelques semaines plus tôt, et Elizabeth avait été invité à leur domicile quelques temps après seulement. Accompagnée de Maria Lucas, elle était venue rendre visite à son cousin, mais surtout à son amie qui lui manquait beaucoup depuis son départ. Seulement quelques semaines après leur arrivée, un invité avait séjourné à Rosings Park, sous la personne du neveu de Lady Catherine de Burg, le Colonel Christopher Fitzwilliam. La maîtresse de maison de Rosings avait été déçue par le fait que son autre neveu, qui n'était autre que Mr Darcy, n'avait pu venir, comme il le faisait annuellement en temps normal. Son cousin avait révélé que des affaires importantes le retenait à Penberley, mais que – s'il le pouvait – il tâcherait de se libérer.
Ainsi donc, Elizabeth avait fait la connaissance du Colonel, et avait été agréablement surprise par sa personnalité. Il ne ressemblait en rien à sa tante, Lady Catherine, qu'Elizabeth jugeait silencieusement, dans le secret de ses pensées. Sa grâce était emplie de sa propre importance et traitait tout le monde avec condescendance. Le colonel était également loin de la froideur et de l'apparence hautaine de Darcy, elle devait en convenir. Il avait de la conversation et chacune de leurs rencontres s'étaient passées en discussions enjouée. Lorsqu'elle et les Collins étaient invités à dîner à Rosings deux fois la semaine, il égayait un peu l'ambiance morose et tendue des repas en compagnie de Lady Catherine.
Pourtant la dernière conversation qu'ils avaient partagé ne l'avait pas laissé indifférente, l'ayant même bouleversée profondément. Les révélations du Colonel Fitzwilliam lui avaient mis le cœur à vif, et elle ne réalisait pas vraiment ce que cela signifiait. Alors qu'ils parlaient de Mr Darcy, le Colonel Fitzwilliam lui avait révélé que récemment, le maître de Penberley avait épargné un mariage imprudent à l'un de ses amis. Lizzy avait été au départ surprise et plus le récit de son interlocuteur avait avancé, plus la seconde des demoiselles Bennet avait trouvé cela scandaleux. Elle avait été mortifiée à l'idée qu'un homme puisse ainsi s'imisser dans les affaires d'autrui, et puisse se croire permis de faire des recommandations sur ses affaires privées. Elle avait bien compris qu'il s'agissait de Jane et Mr Bingley, et les mots du Colonel résonnaient encore dans sa tête… Il avait omis des objections sur la famille de la jeune fille… Comment avait-il osé !
Lizzy ferma les yeux, pour essayer de calmer le flot d'émotions qui s'emparait d'elle à cet instant. Elle ne comprenait que trop bien la personnalité de Mr Darcy désormais. Pourtant, son cousin lui avait dit qu'il était le plus loyal des hommes, et le meilleur des confident. Mais toutes ces paroles qui auraient pu ébranler l'avis d'Elizabeth n'en firent rien et fondirent comme neige au soleil en vue des révélations qui avaient suivi. Elle avait désormais assez d'éléments, pour juger le maître de Penberley. Cette affaire ajoutée à celle de Mr Wickham faisait de lui un être détestable, qu'elle espérait soudain ne jamais revoir. Il en était même hors de question.
Elle ne pouvait à présent que comprendre la haine de Mr Wickham envers cet homme. Il était fier, et semblait se croire tout permis. Elle n'arrivait pas à envisager qu'un homme de son rang et de sa condition puisse s'abaisser à une telle conduite et à de telles actions. Mais les faits étaient là, bien réels, et confirmaient les doutes qu'avait Elizabeth. Mr Darcy était bel et bien un être qui ne doutait jamais de lui.
Elizabeth soupira et repensa alors à Jane… Sa sœur qui ignorait tout de cela… Mais elle ne lui en dirait rien, jamais. Jane avait bien trop souffert du départ de Mr Bingley, sans que Lizzy ne vienne – en plus – lui en expliquer les raisons. Elle serait donc la seule à connaître cette vérité, mais peu lui importait puisqu'elle ne reverrait probablement jamais ni Mr Bingley, ni Mr Darcy. Et il en était mieux ainsi, elle en resterait persuadée.
XXXXXX
Ma chère Lizzy,
Ta dernière lettre m'a quelque peu amusée, lorsque tu as abordé le fait que Longbourn te manquait. Je sais pourtant que – par tes confidences – les crises de nerfs de notre mère te perturbaient, ainsi que quelques comportements de Lydia et Kitty. Mais le fait que père te manque m'est tout à fait concevable, et je peux te révéler sans honte qu'il en est de même pour moi. Bien sûr, notre oncle et notre tante son tout à fait prévenants. Mais cela n'atténue en rien le fait que la maison me manque, et toi aussi tu me manques énormément, Lizzy.
Pourtant, je puis t'assurer que Londres est très divertissante. Nous sortons beaucoup, notre tante et moi, et elle m'a montré ses endroits préférés de la ville. Depuis ma dernière lettre, je n'ai pas revu Mr Bingley, et mon séjour s'achevant bientôt, je n'en caresse plus l'espoir. Tu sais, je pense que même si au départ j'aspirais à cela, ce séjour à Londres aura eu le mérite de me voir aller mieux. J'ai eu le temps de réfléchir à tout cela et de prendre du recul. Bien sûr, cela est toujours douloureux lorsque j'y repense, mais je vais beaucoup mieux, je puis te l'assurer.
Et mon retour prochain auprès de notre famille m'enchante grandement. Cela fait près de deux mois que je vous ai quitté désormais, et le temps commence à me sembler long. Il me tarde de te revoir, et cela sera chose faite dans trois jours à l'heure où j'écris cette lettre. J'espère que tes derniers jours à Hansford se passent bien, et que ton dernier dîner avec Lady Catherine se déroulera bien également. Elle a l'air d'une femme hautaine lorsque tu m'en parle, mais je ne puis croire qu'une personne de son rang ne puisse montrer autre chose que des manière impécables. Quand à son neveu, le Colonel Fitzwilliam il a l'air d'être quelqu'un de tout à fait agréable.
Dis moi, Lizzy, ton empressement à retourner chez nous est-il seulement généré par le seul fait de nous revoir ? Ou y a-t-il autre chose ? Je te taquine, Lizzy, mais ce n'est pas à moi que tu feras croire que la perspective de retrouver Mr Wickham ne t'enchante pas. Tu m'as fait part de tes doutes dans ta dernière lettre, et je les comprends tout à fait. J'espère cependant que tes espoirs se réaliseront, chère sœur.
Je dois te laisser, arrivant à la fin de ma lettre. Il me hâte de te revoir, Lizzy et j'espère que ton voyage de retour pour Longbourn se passera bien, passe mes salutations à Maria, Charlotte et notre cousin.
A la perspective heureuse de te retrouver bientôt, affectueusement
Jane Bennet.
