Bonjour tout le monde,
Voila après plus de un mois et demi d'attente le chapitre 10 de ma fiction. Je suis désolé de cette longue attente, mais entre partiel rattrapage et déménagement je n'ai pas put le poster avant. J'ai d'ailleurs un message de Lily qui s'excuse du retard de correction, mais elle aussi a du déménagé, d'où la raison de cette attente.
Pour ceux qui est de ce nouveau chapitre, il est aussi de nature tranquille comme l'était le 9, cependant Elizabeth fait de grand progrès, et découvre enfin ce qu'elle ressent pour Darcy, mais je n'en dit pas plus…Il est aussi plus court, enfin je crois. J'espère qu'il vous plaira autant que les autres, et bien entendue, comme vous le savez les reviews son les bienvenues.
Je vous remercie pour vos reviews.
Fanaplume : Encore une fois toujours fidèle au poste et je suis définitivement cruelle de t'avoir fait patienté autant. Mais voila donc le chapitre 10 ou l'on retrouve effectivement Darcy et j'espère que cela te plaira.
Bmw : Cet étrange sentiment qui l'étreint ? et bien cela se précise dans ce chapitre justement, j'espère qu'il te plaira merci.
Carylyse : Oui, belle description du paysage, je suis fier de moi-même mode Rodney off Pour ce qui est d'Elizabeth, indeed dans ce chapitre ces la reine du bouletages, mais ne te souviens tu pas de ton crie de joie, lors de la lecture de cette fameuse phrase dans le chapitre 10 ? Elizabeth ce débouletise un peu dans ce chapitre, oui mais juste un peu.
Solidixit : Chouette une longue reviews je suis contente, je voulais te remercier pour tes compliments qui mon beaucoup touchées, pour ceux qui est des fautes on me la déjà fait remarquée et pour ceux qui est de la relecture et de la correction, j'ai ma beta pour cela. Pour ce qui et de la question d'arrêter ou non ma fics, tu n'a pas a t'inquiéter je l'aime trop pour cela. J'espère donc que mon dixième chapitre te plaira, et de te voir dans les lectrices régulières qui sait !
Isaka : Et bien voila la suite, je suis heureuse que ma fics te plaise cela me touche, pour ceux qui et des deux autres fics, oui je les ai vues, mais pour tout avouée j'ai plus l'habitude de lire en anglais et pas spécifiquement sur Jane Austen, mais j'irais faire un tour puisque tu a l'air enthousiaste à leur propos.
Bonne lecture a tous
oxoOoxo
Elizabeth se trouvait dans le salon de Longbourn, assise au clavecin, faisant ses gammes. Elle était rentrée depuis trois jours du Lac District, et s'était remise de la fatigue du voyage. Les Gardiner étaient repartis depuis la veille au soir, et Lizzy les avait encore une fois remerciés pour ce voyage qui l'avait enchanté. Elle avait ensuite pris des nouvelles de sa famille et des choses qui s'étaient passées durant son absence. Elle avait appris que, durant ces quatre dernières semaines, Mrs Forster était venue rendre visite à Lydia, alors que le régiment séjournait à Brighton. Mais la plus grande surprise de Lizzy avait été d'apprendre qu'elle avait été accompagnée de l'un des officiers, le Lieutenant Harold James. Tout le monde – hormis Mr Bennet – avait alors appris que Mr James et la cadette des sœurs Bennet correspondaient depuis le départ du régiment au mois de Juin. Cela était pour le moment en tout bien toute honneur, mais déjà Mrs Bennet avait fait des spéculations plus qu'incongrues à l'égard de ce jeune officier. Elizabeth ne se souvenait que vaguement delui, mais savait qu'il gravitait autour de Lydia lorsque cette dernière et Kitty visitaient les officiers presque quotidiennement. Mr Bennet était le seul au courrant, car comme le voulait la conduite, il avait du être présenté à cet homme avant que Lydia ne corresponde avec lui. D'ordinaire, la cadette des Bennet se moquait bien de l'attitude à adopter, mais elle avait connaissance des présentations de son père et de Mr James, et elle avait donc gardé contact avec lui. De cela Mr Bennet n'était pas informé, ne sachant que l'intérêt respectif que se vouaient les deux jeunes gens. Mais il était sans doute trop tôt pour tirer des conclusions…
À cet instant, la seconde des sœurs Bennet commençait un morceau à la mélodie mélancolique, alors que Jane lisait près d'elle. Lizzy était légèrement distraite, ne parvenant pas à se concentrer. Jane le remarqua, et ajouté à ça la nature triste du morceau qu'elle interprétait ne présageait rien de bon. Elle observa un long moment sa cadette qui ne remarqua pas son regard posé sur elle. Les yeux de Lizzy étaient perdus dans le vague, elle semblait soucieuse.
Le cœur de Jane se serra un instant. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu sa sœur aussi mélancolique. Les semaines qui avaient précédé son départ, Elizabeth semblait aller mieux, et paraissait s'être remise de son histoire avec Mr Wickam. Du moins en apparence… Son aînée savait qu'il ne serait jamais possible qu'elle s'en remette totalement. Jane posa son livre, et s'approcha de Lizzy, qui à ce geste cessa de jouer et leva les yeux.
« Tout va bien, Jane ? » interrogea t'elle son aînée, curieuse devant son rapprochement.
« Pour ma part oui. » la rassura la future Mrs Bingley. « Mais toi, Lizzy ? Tu sembles perdue dans tes pensées… Quelque chose te préoccupe t'il ? »
« Rien de précis. » lui répondit Elizabeth, dissimulant le mieux possible la fausseté de ses dires.
« Est-ce les préparatifs de mon mariage qui te travaillent ainsi ? » interrogea prudemment Jane. « Je peux parfaitement comprendre que tu repenses à ce qu'il s'est passé avec Mr Wickam… Je sais que la date de votre mariage était il y a dix jours, et je peux concevoir que tu sois mélancolique en cette période. »
Elizabeth resta interdite aux mots de sa sœur. Mr Wickam ? Elle n'y pensait même plus… Non, il ne s'agissait pas de cela. Elle ne songeait même plus à l'homme qui lui avait pris ses espoirs de bonheur. Ses préoccupations étaient tournées vers un autre gentleman, et c'était comme si Elizabeth s'en rendait compte maintenan. Elle n'avait pensé à Wickam qu'au début de la matinée du jour où était anciennement prévue leur union. Puis après, elle avait reçu la lettre de Mr Darcy, et là tout a avait été plus trouble que jamais. Elle se rendit alors compte qu'il était le seul à occuper ses pensées. Elle retournait sans cesse dans sa mémoire les choses qu'ils avaient vécu ensemble. Elle savait qu'aujourd'ui il n'était plus question du dédain qu'elle avait ressenti au départ à son égard. Aujourd'hui, elle ne parvenait pas à savoir ce qu'elle éprouvait pour lui… Car elle éprouvait quelque chose pour lui, cela avait toujours été le cas. Que se fut du dédain, de la haine, de la curiosité, de l'animosité, du respect, de la gratitude… il lui avait toujours inspiré un quelconque sentiment. Mais le contraire de l'amour n'était-il pas la haine, mais l'indifférence ? Jamais Mr Darcy ne l'avait laissé indifférente, même si elle avait tenté de s'en persuader durant de longues semaines… Elle n'avait jamais éprouvé de l'indifférence à son égard…
Elle ne parvint pas à pousser sa réaction plus loin que Beth, l'une de leurs domestiques, leur indiqua l'arrivée de Mr Bingley. A l'annonce de son nom, les deux jeunes femmes se levèrent, et se rendirent vers l'entrée. Le locataire de Netherfield salua sa fiancé, et fut alors heureux de revoir sa future-belle sœur.
« Comment vous portez-vous, Miss Elizabeth ? » lui demanda t'il avec intérêt.
« Bien, merci monsieur. » lui assura la seconde des Bennet.
« Votre voyage de retour s'est-il bien déroulé ? »
« Oui, merci. » lui certifia Lizzy. « J'étais un peu désappointée de quitter la régions des Lacs, c'est un endroit magnifique. »
« Oui, il est vrai. » assura Charles. « Je suis ravi que votre voyage se soit bien passé. Puisque nous parlons de voyage, j'ai ce matin reçu une lettre de Mr Darcy, il m'a demandé de vous transmettre ses hommages. »
« Merci, monsieur. » sourit Lizzy, essayant tant bien que mal de dissimuler son trouble. « Quand son retour en Hertfordshire est-il prévu ? »
« Il l'ignore encore. » l'informa Bingley. « Il devait normalement arriver demain, mais des affaires le retiennent indéfiniment à Penberley. »
« Oh. » s'exclama Elizabeth, ne parvenant pas entièrement à masquer sa déception. « Et bien j'espère que ses affaires n'ont rien de trop grave. »
« Je pense qu'il les aura réglées di'ci peu de temps. » assura le fiancé de sa sœur aîné.
Elizabeth se contenta de hocher la tête, et se remit au clavecin alors que les deux futurs époux, rejoints par Mrs Bennet, Kitty et Mary, décidèrent d'aller se balader. Lizzy essaya tout au long de l'après-midi, d'oublier Mr Darcy, et surtout le fait qu'il occupe ses pensées. Malheureusement, cela ne fut pas chose aisée, et elle dut attendre le deuxième morceau qu'elle jouait et une page de sa leçon d'italien pour pouvoir réussir à se concentrer. Elle parvint à l'occulter quelques heures durant, alors qu'elle était tout à ses apprentissages… Si avant ces derniers lui permettaient doublier Wickam, ils le faisaient maintenant pour Mr Darcy. Ce n'était pas vraiment qu'elle veuille l'oublier… C'était surtout le trouble de ses sentiments qu'elle voulait chasser de son esprit. Essayer pendant quelques heures de prendre part entièrement à une activité.
Mr Bingley partit aux alentours de seize heures, et la soirée fut calme dans la maison des Bennet.
XXXXXX
Elizabeth était allongée dans son lit, les yeux grands ouverts dans le noir, sondant l'obscurité comme si elle avait pu lui livrer les réponses à ses questions. Jane dormait paisiblement à ses côtés, et sa cadette l'enviait. Désormais qu'elle était seule éveillée et qu'elle n'avait plus rien pour se distraire, son esprit réfléchissait à grande vitesse. Elle se souvenait de la déception qu'elle avait ressenti lorsque Mr Bingley lui avait annoncé que le retour de Mr Darcy serait retardé. Pourquoi donc était-elle si impatiente de le revoir ? Pensait-elle que cela lui permettrait de répondre à ses questions ? Sans doute que oui… Mais voilà, elle ne savait pas quand il reviendrait du Derbyshire, et jusqu'à ce que se fusse le cas, elle se poserait des questions, elle le savait.
Une idée traversa alors son esprit. Si brièvement qu'Elizabeth crut l'avoir rêvé. Elle était passée à travers elle, comme une suggestion fragile et éphémère de peur d'être rejetée catégoriquement. Elle avait une inexplicable envie d'écrire à Mr Darcy. La lettre qu'elle lui avait envoyé de la région des Lacs n'avait pas reçu de réponses, ce qui était tout à fait normal selon elle. Mais cela l'aurait sûrement rassurée. Non, elle ne pouvait pas se permettre de lui écrire ainsi, sans autre motif que de s'enquérir de sa santé et de ses affaires. Malgré le changement de leur relation et de ses sentiments – plus des seconds semblait-il – ils n'étaient ni parents proches, ni relations de longue date. Il serait sûrement malvenu de sa part de prendre une telle initiative. A nouveau, Elizabeth soupira dans son lit et ferma les yeux. Elle repenserait à tout cela le lendemain, elle devait désormais dormir.
Les jours qui passèrent ensuite se ressemblèrent avec une monotonie déconcertante. Chaque jour, Elizabeth réfléchissait encore et encore, n'osant pas s''avouer la vérité qui s'imposait pourtant de plus en plus à son esprit. Tout au long de la journée, elle restait à Longbourn à étudier, ou se rendait à Meryton avec ses sœurs pour faire quelques achats et voir leur tante… Et chaque jour, elle attendait avec presque autant d'impatience que Jane l'arrivée de Mr Bingley, bien que ce n'était pas pour la même raison. A chaque nouveau jour, il venait seul, toujours sans Mr Darcy. Et à chaque fois, Elizabeth s'en trouvait grandement déçue.
Le soir venu, Lizzy réfléchissait encore activement. La journée elle était occupée, mais la solitude de sa chambre obscur ravivait ses interrogations. Elle se demandait ce qui pouvait autant retarder Darcy dans son domaine du Derbyshire. Elle se surprit même à penser qu'il lui était arrivé quelque chose de grave, et qu'il était peut-être malade ou pire. Mais non, c'était tout à fait absurde, et à chaque fois que cette pensée ne faisait même qu'effleurer son esprit, elle la rejetait catégoriquement.
Plus les jours passaient, plus une impression nouvelle se formait dans son être, et elle réussit bientôt à l'identifier, c'était du manque. La présence de Mr Darcy lui manquait. Ses conversations, ou ne serait-ce que de le voir. Elle espérait tellement son retour qu'il ne pouvait s'agir que de cela. Il lui manquait, et cela était arrivé sans que Lizzy l'ait réellement prévu. Elle n'osait pas encore parler d'autre chose, il était bien trop tôt. Impossible qu'il puisse s'agir de « cela »..
XXXXX
Quand Mr Darcy franchit les portes du grand salon de Netherfield en ce début de matinée de Septembre, il salua M Bingley qui était déjà attablé, à prendre son petit déjeuner tout en lisant le journal. Lorsque son ami entra, il le salua également, et Darcy prit place pour lui aussi prendre le premier repas de la journée. Il prit un second exemplaire du journal financier qui se trouvait là, et les deux hommes n'échangèrent que de rares paroles, profitant du calme des premiers instants de cette nouvelle journée.
Darcy était arrivé de Penberley la veille en début de soirée, après un voyage qui l'avait épuisé. Il s'était excusé auprès de son hôte, mais il alla se coucher tôt, pour se remettre de son trajet. Il se sentait désormais mieux, et se trouvait en forme après une bonne nuit réparatrice.
Il était heureux d'être de retour dans le Hertfordshire, même s'il aimait par-dessus tout le calme de Penberley. Il y avait passé près de six semaines, en compagnie de sa sœur Georgiana qu'il n'avait pas revue depuis presque deux mois. Il avait eut la visite de quelques uns de ses amis les plus proches, même si Bingley restait celui qui lui était le plus cher. Cependant, il avait d'autres connaissances en Derbyshire,, notamment Jonathan Firth ou le Colonel Fitzwilliam. Ses affaires avaient occupé la plus part de son temps, et il avait fini de les résoudre, partant une semaine plus tard que prévu. Mais deux jours auparavant, il avait envoyé une lettre en direction de Netherfield, annonçant à son ami son retour dans les jours à venir.
Ces six dernières semaines lui avait également permis de songer à sa relation avec Elizabeth. Comme il se l'était dit l'avant-veille de son départ après leur dernière rencontre, il devrait prendre du temps pour réfléchir. Malheureusement, même s'il l'avait fait il n'était pas plus avancé, et les choses demeuraient les mêmes. IL l'aimait sans pouvoir lui dire ayant tellement peur d'être rejeté. Mais cela devenait de plus en plus difficile, et il devrait lui parler il le savait. Il devait tout d'abord la revoir une fois, pour ne pas la brusquer tout de suite. Mais une fois cela chose faite, il devrait lui parler. Il ne pouvait plus faire comme si cet amour n'existait pas, il aimait Elizabeth Bennnett comme cela ne lui avait jamais été donné d'aimer. Et il devait saisir la chance d'être heureux avec elle. Il l'espérait si fort que ce vœu aurait pu se réaliser…. Si seulement cela avait été aussi simple !
Darcy fut tiré de ses pensées par la voix de Charles :
« Dîtes-moi, Darcy, je dois rendre visite à Jane à Longbourn cet après-midi. Désirez-vous m'accompagner ? Ou êtes vous encore trop fatigué par votre voyage. »
« Je vais bien. » lui assura son ami. « Et je vous accompagnerai volontiers à Longbourn, j'aurais grand plaisir à revoir votre fiancée. »
« Bien. » conclut simplement Bingley avant que tous deux ne reprennent la lecture de leurs journaux respectifs.
La matinée passa ainsi, et se fut après le déjeuner qu'ils prirent la route de Longbourn. Plus ils s'en approchaient, plus Darcy était impatient et anxieux. Il ne savait pas comment aller réagir Elizabeth. Ils ne s'étaient pas vu depuis six semaines, et sans doute avait-elle eut le temps d'aller mieux, concernant son histoire avec Wickam. Il avait quelques fois eut peur qu'une fois cette période douloureuse passée, elle se détournerait de lui n'ayant plus besoin de soutien. Et bien que cette pensée lui était inconcevable, il l'avait craint. Mais n'avait-elle pas répondu favorablement à tous les sujets de conversations qu'il avait enchaînés durant leurs rencontres ? N'avait-elle pas adressé une réponse à sa lettre ? Lorsqu'il avait reçu la missive de celle qu'il aimait, son cœur s'était accélérer, et il avait découvert sa réponse avec ravissement. Certes, les termes qu'elle contenait était simple, mais le seul fait qu'elle ait pris la peine de lui répondre le comblait et le confortait dans son espoir.
La demeure des Bennett apparut alors dans leur champ de vision, et ils continuèrent leur chemin, ralentissant en arrivant aux abords de la demeure.
Ils attachèrent leurs chevaux et Bingley prit la tête, Darcy sur les talons. Ils furent accueillis par Mrs Bennett, Jane, Elizabeth et Kitty. Lorsque les politesses furent échangées, Bingley se dirigea vers sa fiancée qui était apparemment ravie de le revoir, et les yeux de Darcy se posèrent instinctivement sur Elizabeth. Il la trouva ravissante, et elle semblait aller bien ce qui le rassura Elle parlait pour le moment avec Kitty à voix basse, mais lorsqu'elle se fut détournée de sa cadette son regard sombre rencontra celui de Darcy. A ce contact visuel, le maître de Penberley sentit son cœur s'accélérer légèrement mais n'en laissa rien paraître. Lizzy lui sourit timidement. Il la trouva à nouveau ravissante, et son cœur se gonfla d'amour pour elle. Il lui parlerait, il le fallait.
XXXXXX
Lorsqu'elle avait entendu sa mère annoncer l'arrivée de Mr Bingley, Elizabeth s'était rendue en bas avec Jane et Kitty. Son aînée avait un petit sourire sur le visage, comme toujours, heureuse à la perspective de voir son fiancé. Elizabeth était ravie pour elle, à chaque fois qu'elle la voyait rayonner de bonheur.
À nouveau, Lizzy espéra l'arrivée de Mr Darcy, puisque cela faisait désormais une dizaine de jours que septembre avait commencé, sans qu'elle n'eut de nouvelles de lui. Chaque jour elle espérait secrètement qu'il arrive, et lorsque Beth annonça la venue de Mr Bingley et de son ami Mr Darcy, le cœur de la jeune femme fit un bon dans sa poitrine. Mr Darcy, il était ici… Il était de retour et il allait entrer d'un instant à l'autre dans cette pièce. Elle sentit alors son cœur s'accélérer encore plus, mais elle tenta de ne rien en montrer.
Et dès qu'il fut dans la pièce, ses yeux se posèrent sur lui. Ils échangèrent des salutations, et Mr Bingley rejoignit Jane. Kitty échangea alors quelques paroles avec son aînée, qui eut du mal à détourner ses yeux de Mr Darcy.
Puis, sa cadette s'éclipsa, et Lizzy se retrouva seule. Elle sentait le regard de Mr Darcy sur elle, ce qui l'embarassait encore plus. Mais elle ne laissa rien paraître, et se retourna vers lui encrant son regard au sien. Il était là, devant elle… Il lui avait manqué et il était là. Tout sembla alors si évident à Elizabeth. Elle ne chercha plus à se cacher la vérité, car cette vérité était là et que rien ne pourrait y changer maintenant qu'elle s'était imposée à elle.
Elle aimait Fitzwilliam Darcy.
« Bonjour, Miss Bennet. » la salua t'il alors qu'ils étaient à bonne hauteur pour parler. « Comment vous portez-vous ? »
« Bien, merci monsieur. » lui répondit la jeune femme, souriante. Votre voyage s'est-il passé sans encombres ? »
« Oui, merci. » l'informa son vis-à-vis. « J'ai été retardé de nombreux jours dans le Derbyshire pour des affaires urgentes, mais désormais tout cela est réglé. »
« Je suis heureuse de vous l'entendre dire. »
« Êtes vous bien rentrées du Lac District ? »
« Oui, il y a de cela deux semaines. » répondit Lizzy. « Mon oncle et ma tante sont repartis le surlendemain de notre retour. »
« Bien… et votre séjour s'est-il agréablement achevé ? »
« Oui, très. Nous sommes retournés une dernière fois au Scafiell Pike… Je crois qu'il s'agit de mon endroit préféré. » l'informa Lizzy.
« Je puis le comprendre, il s'agit du mien également. »
« J'ai aussi eu l'occasion de lire quelques poèmes de William Wordsworth… » annonça alors la seconde des Bennett au souvenir de l'autre sujet que Mr Darcy avait abordé dans sa lettre.
« Et qu'en avez-vous pensé ? » le questionna le maître de Penberley.
Ils passèrent les heures suivantes à discuter, et accompagnèrent Jane, Mr Bingley et Mrs Bennet lorsque ces derniers allèrent se balader aux alentours de Longbourn. Ils parlèrent de la région des Lacs, comparant leurs avis sur les différents endroits qu'Elizabeth et les Gardiner avaient visité. Ils abordèrent ensuite la question des poèmes que Mr Darcy avait proposé à Lizzy et elle lui exposa son avis avec vivacité et intelligence, qualités qu'il lui avait toujours connu et qu'il avait toujours décelé chez elle. Encore une fois, ils eurent un échange animé et plus les minutes passaient plus les certitudes que chacun avaient eu plus tôt se confirmaient.
Pour Darcy, il serait bientôt temps de parler à Elizabeth. Il en était arrivé à un point où cacher ses sentiments devenait de plus en plus difficile, et il doutait même que cela devait se voir dans le comportement qu'il avait à l'égard de Lizzy. Il n'était plus froid ni hautain, tout en se comportant comme il l'avait toujours fait, très gentleman. Il voulait cependant encore attendre quelques jours avant de lui en parler, et réinstaller la sorte de rituel qu'étaient leurs rencontres presque quotidiennes depuis les fiançailles de Jane et Charles. Cela permettrait ainsi au maître de Penberley de voir si quelque chose avait changé vis-à-vis d'Elizabeth, du moins dans l'agissement de cette dernière à son égard.
Dans le cas de la jeune femme, les choses étaient plus compliquées. Depuis que l'évidence de ses sentiments pour Mr Darcy lui était apparue, elle devait prendre beaucoup de temps pour y réfléchir. Elle se disait souvent que ses rapports avec lui étaient la source de bien des interrogations. Mais les sentiments qu'elle avançait désormais ne devaient pas être pris à la légère, et ne devaient pas être négligés. Elle devait y songer, être sûre, bien que cela était déjà quasiment le cas. Elle avait réussi à placer des mots sur ses sentiments… De l'amour… Il avait été dur à identifier car, finalement, s'était la première fois que cela lui arrivait. Elle n'envisageait même pas de comparer ce qu'elle ressentait pour lui à l'égard de ce qu'elle ressentait pour Wickam au début de leurs fiançailles. Cela était même hors de questions pour elle. Comment aurait-elle pu abaisser Mr Darcy au niveau de cet haïssable individu ? Mais devant la force du trouble qui s'emparait d'elle à chaque fois qu'elle pensait à lui ou qu'elle se trouvait en sa présence, il s'agissait bel et bien de cela : l'amour…. Elle aimait Mr Darcy. Grand Dieu, que cela lui semblait étrange… Dire qu'encore quatre mois auparavant elle le méprisait pour ce qu'il avait fait à Jane… Maintenant, ce temps lui semblait bien loin, et bien des choses avaient changé.
Il serait bientôt question de savoir si oui ou non elle ferait part de tout cela au principal intéressé. Seulement, elle ne s'imaginait pas du tout le faire, et il était sûrement trop tôt. Etait-il possible qu'il ressente cela pour elle ? Même si leurs rapports avaient évolué depuis Mai, cela ne voulait pas dire que son attachement était réciproque. Peut-être était-il attachée à elle d'une certaine façon, comme une relation amicale… Et d'autres éléments pouvaient la faire douter. Notamment le fait qu'ils n'appartenaient pas à la même classe. Elle n'avait aucune relation dans les hautes sphères de la société à la quelle son rang et sa fortune le faisait appartenir. Son nom n'était pas connue au sein de la haute-société qu'elle fut du Derbyshire ou de Londres. Et venait s'ajouter à cela, qu'elle avait entendu qu'il était promis à une autre. A la fille de sa tante, Anne de Burg…. Lady Catherine l'avait brièvement abordé lors d'un des dîners qu'elle avait eu à Rosings en Janvier. Mais en ce temps là, Elizabeth se moquait bien de ces soi-disantes fiançailles. Elle plaignait même la jeune Miss De Burg de devoir passer le reste de sa vie avec un homme aussi froid et hautain que celui qu'elle percevait en Darcy à l'époque.
Les doutes de la réciprocité de ses sentiments étaient bien grands, et la jeune femme n'était pas prête à souffrir d'un second échec amoureux. Elle n'avait pas encore assez confiance en elle et en les autres pour exposer son cœur à une nouvelle blessure alors que la précédente venait seulement de commencer à cicatriser. Elle aimait certes Darcy, mais delà à mettre sa vie entre ses mains, il n'en était pas encore question. Cela viendrait sûrement avec le temps, elle le savait… Mais il lui fallait plus de temps. Et même si cela l'aidait à reprendre confiance, il n'était pas encore certain qu'elle trouve la force de lui parler. Comment pourrait-il réagir à un tel aveu ?
La fin de l'après-midi arriva, et une fois l'heure du thé passée, Mr Darcy et Mr Bingley prirent congés de la famille Bennet. Comme à chacun des dépars du fiancé de Jane, la vie reprit ensuite au sein de Longbourn. Jusqu'au dîner, Mrs Bennet et Jane parlèrent de détails concernant le mariage de cette dernière, qui aurait lieu un peu plus d'un mois plus tard. Jane était confiante et savait que tout serait prêt à temps, même si sa mère ne cessait de répéter que le temps filait et qu'il leurs restait un million de choses à faire.
Une fois la soirée fini et les deux aînées dans leur chambre, Jane remarqua qu'encore une fois, sa sœur était perdue dans ses pensées, même si elle semblait plus détendue que les jours précédents. Alors qu'elles se préparaient pour la nuit chacune de leur côté, elle se demanda ce qui pouvait bien se passer dans l'esprit de Lizzy pour que cela la perturbe autant. Une fois qu'elles furent couchées, elle lui posa d'ailleurs la question.
« Je t'asure que tout va bien, Jane. » mentit Elizabeth qui ne désirait pas parler de ce qu'elle avait découvert dans l'après-midi.
« Je te sens pourtant préoccupée, Lizzy. » insista son aînée, vraiment soucieuse.
« Je pense juste que di'ci un mois, tu quitteras la maison. » avoua Elizabeth.
Et elle ne mentait pas. Même si elle ne voulait pas encore partager avec Jane se qu'elle éprouvait pour Mr Darcy, elle ne lui disait qu'une part de la vérité. Il était encore bien trop tôt pour qu'elle songe à se confier à quelqu'un, même à Jane. Temps que rien ne serait sûre que se fut de son côté ou de celui du maître de penberley, elle ne ferait part de cela à personne. On avait bien assez parlé de ses fiançailles avortées avec Wickam, ce n'était pour faire à nouveau parler d'elle. Et même si elle avait une confiance aveugle en la discrétion de sa sœur, elle voulait vivre cela seule. Comprendre ce qu'était le véritable amour, trouver peut-être la force de l'avouer à celui qui était l'objet de cette attention…
Il y avait également autre chose qui préoccupait Elizabeth. Le fait que, si elle ne trouvait pas le courage d'aller annoncer à Mr Darcy ce qu'elle ressentait, elle n'aurait peut-être plus l'occasion de le faire. Bientôt, Jane et Mr Bingley serait mariée, et il serait alors dur pour elle de trouver une raison valable de se rendre à Netherfield aussi souvent qu'elle le faisait à présent. Pour ce qui était de la raison qu'elle avait donner à Jane, elle était tout à fait vrai. Elle avait peur de voir partir son aînée, même si Netherfield n'était qu'à trois miles de Longbourn. Elle savait pourtant que s'était inévitable, et Jane était l'aînée cela semblait normal qu'elle parte la première de la demeure familiale. Seulement, Lizzy avait vécu avec elle durant ces vingt dernières années. Et le fait que sa sœur ne tiendrait bientôt plus le même rôle dans sa vie la bouleversait. Elle s'y ferait à la longue, elle le savait, mais il faudrait du temps.
« Oh, Lizzy ! » s'exclama Jane, peinée de la confidence de sa cadette. « Je sais que cela t'attriste, et je peux t'assurer que, malgré tout le bonheur que j'éprouve à épouser Mr Bingley, je suis aussi triste de te perdre… Mais nous nous reverrons très souvent. La plus part du temps, Mr Bingley sera occupé à ses affaires et j'aurais du temps de libre, même si je dois diriger Netherfield. »
« Mais y resterez-vous ? » la questionna Elizabeth. « Je sais que ce n'est pas la demeure de Mr Bingley, et un jour ou l'autre vous voudrez votre propre domaine. »
« C'est vrai. Mais dans un premier temps, il m'a assuré que nous demeurerions en Hertfortshire. » lui confia sa sœur. « Je pense qu'il ne veut pas que je vous quitte trop précipitemment. »
Lizzy sourit à cette annonce, quelque peu rassurée par les paroles de sa sœur. Elles parlèrent encore quelques minutes avant d'éteindre les chandelles qui éclairaient leur chambre. Elles s'allongèrent, et chacune trouva vite le sommeil.
