Bonjour à tous

Je suis vraiment, vraiment désolée du retard que j'ai pris dans la publication de ce chapitre. Cela fait trois mois … Le pire ? C'est que j'ai fini d'écrire la fiction. Mais je ne posterai pas le chapitre 15 à la suite, je vous ferai un peu attendre (pas trois mois quand même, promis).

Puisque j'ai fini, je peux vous dire qu'il ne reste que ce chapitre et le suivant, et on arrivera à la fin de 'Mon Ange'. Je dois dire que, lorsque j'ai écrit le mot 'Fin', cela m'a fait étrange. J'ai passé près d'un an avec Elizabeth et Darcy, et j'avais fini par m'y habituer. J'ai des idées pour d'autres fictions, mais vu mon rythme d'écriture et le nombres de projets que je commence sans terminer, je serai dans l'obligation d'attendre de les avoir finies pour les poster, histoire de ne pas les abandonner en cours de route…

Mais pour en revenir à ce chapitre. Il sent déjà la fin, je l'avoue. Les semaines et les jours passent plus vite, et si j'ai eu beaucoup de mal à l'écrire j'en suis plutôt satisfaite. J'espère vraiment qu'il vous plaira.

Encore une fois, merci pour vos reviews Inconnue (merci) Fanaplume (Oh oui, l'intervention de Lady Catherine…. J'ai beaucoup aimé l'écrire, j'aime de plus en plus les cènes de dialogues comme celles-là, les disputes, ce genre de choses…. Je vais vraiment y prendre goût ! J'espère que ce chapitre te plaira, et encore pardon pour l'attente) Sarah (et bien merci, votre review m'a fait très plaisir, et voici le chapitre quatorze, j'espère qu'il vous plaira !)

Je vous souhaite une bonne lecture, et au prochain chapitre !

oxoOoxo

« Sophia, pouvez-vous faire préparer le thé et l'apporter dans le salon, je vous prie ? »

« Bien sur, tout de suite Mrs Bingley. »

Jane sourit à la jeune domestique qui s'inclina avant de s'éclipser dans les cuisine. La maîtresse de maison, elle, prit la direction de la pièce qu'elle avait cité précédemment, pour y rejoindre ses invités.

Par les grandes fenêtres pénétraient les derniers rayons du soleil de cette fin d'après-midi de Novembre. Jane trouva dans le salon Miss Bingley et Elizabeth, toutes trois rentrant d'une promenade. Mr Bingley et Mr Darcy étaient eux, partis faire une balade à cheval vers le milieu de l'après-midi et devraient bientôt rentrer. La jeune Mrs Bingley s'approcha de sa belle-sœur et de sa cadette et prit place dans l'un des canapés. Quelques instants après seulement, Sophia revint avec un plateau chargé de tasses et d'une théière qu'elle déposa sur la petite table avant de se retirer. Jane entreprit alors de servir ses deux invités.

« Dites-moi, Miss Elizabeth, les préparatifs de votre mariage se déroulent-ils comme vous le souhaitez ? » demanda Miss Bingley.

« Tout se passe bien, en effet. » assura Elizabeth en se saisissant de la tasse que Jane lui tendait. « Tout sera prêt à temps, même si ma mère en doute encore. »

« Je me souviens, que lorsque je préparais mon mariage avec Charles, elle agissait ainsi. » intervint Jane, en se remémorant les semaines précédant son union avec Mr Bingley. « Cela m'aurait étonné qu'elle réagisse différemment pour toi, Lizzy. »

« Je suppose que vous devait être impatiente d'arriver à ce jour. » ajouta Miss Bingley, qui feignait presque à merveille son hypocrisie.

« C'est le cas. » approuva Elizabeth en soutenant son regard. « Comme toute femme en attente de se marier, je suppose. »

« Oui, effectivement. » acquiesça Caroline. « Mais vous allez devenir la maitresse de Pemberley… Cela doit représenter un véritable défi pour vous…. Sans compter que vous n'avait jamais vu la demeure. »

« Et bien d'après les descriptions que j'ai pu entendre, je crois que cela me plaira. » affirma la future Mrs Darcy, aux souvenirs des descriptions de son fiancés quant à leur future demeure.

« Rares sont ceux à qui Pemberley ne plait pas. » poursuivit Miss Bingley en reposant sa tasse de thé. « Mais je crois qu'il est difficile de l'imaginer tant qu'on ne l'a pas vu de ses propres yeux… Le château en lui-même est magnifique bien sur, tout comme son parc… Cela doit être un grand travail que de tout diriger. »

Elizabeth ne répondit rien, se contentant de fixer sa tasse. Tout ce dont Miss Bingley lui parlait, elle en était parfaitement consciente et de grands doutes l'animaient à ce propos, mais cela elle se gardait bien de l'apprendre à sa belle-sœur, elle ne lui ferait o grand jamais un tel plaisir. Il était vrai qu'elle avait des doutes, sur sa capacité à gérer un domaine tel que Pemberley, et également vis-à-vis de ses relations avec Miss Georgiana qu'elle n'avait pas encore rencontrée. Elle ne savait pas si elle aurait l'occasion de le faire avant son mariage, et redoutait un peu ces présentations. Elle savait à quel point Mr Darcy et sa sœur étaient proches, ainsi, elle devinait que lui plaire serait très important. De la description que lui en avait fait son fiancé, la jeune Miss Darcy avait l'air d'être une charmante personne, aimable bien que très timide semblait-il.

Elle avait déjà parlé de ses doutes et incertitude à Mr Darcy et il les avait tous effacer un par un, la réconfortant et la rassurant. Bien sur, tant qu'elle ne serait pas à Pemberley, son esprit continuerait à imaginer toutes sortes de choses sur sa future demeure.

Elle savait que Miss Bingley faisait naître tous ces doutes en elle pour lui faire comprendre qu'elle n'appréciait que peu le fait qu'elle épouse Mr Darcy. Et si auparavant, cela avait eu l'effet escompté par sa belle-sœur, aujourd'hui elle essayait de les ignorer, elle avait bien à faire avec ses propres doutes sans qu'une personne extérieure n'en eut rajouté. Surtout lorsqu'il s'agissait de Miss Bingley.

La jeune femme ne put pousser ses réflections plus loin, qu'un domestique des Bingley annonça l'arrivée du locataire de Netherfield et de Mr Darcy. Les trois femmes se levèrent pour les accueillir, Mr Bingley prenant place aux cotés de sa femme, et Darcy à ceux de sa fiancée.

« Votre promenade a-t-elle été agréable ? » demanda Miss Bingley, tandis que Sophia apportait deux tasses de plus pour le thé.

« Oui, tout s'est très bien passé. » assura Mr Bingley avec un léger sourire. « Il est vrai, cependant, que les températures sont devenues réellement basses. »

« L'hiver sera bientôt là. » remarqua Jane. « La nuit tombe plus tot depuis quelques semaines. » Et les fêtes de Noël également. »

« À ce propos. » intervint Miss Bingley. « Quels sont vos projets pour les fêtes de fin d'année, Mr Darcy ? Restez-vous en Herfordshire ou rejoindrez-vous Miss Georgianna ? »

Un silence suivit la question de la jeune femme. Darcy et Elizabeth échangèrent un regard, apparemment embarassés. Ce fait n'échappa pas à l'attention de Miss Bingley et elle sourit intérieurement. Il semblait qu'elle avait soulevé un point sensible, les deux fiancés ne paraissaient pas encore avoir parler de cela et elle s'en félicita mentalement.

Ce qu'ignorait Miss Bingley était combien elle était proche de la vérité. Effectivement, Mr Darcy et Elizabeth n'avaient pas encore discuté du sujet des fêtes de fin d'année, qui mettaient le jeune homme devant un dilemme. Il avait pour habitude de passer cette période de l'année avec Georgianna que se ne fut dans leur demeure de Londres ou à Pemberley. Cependant, cette année les choses étaient différentes car sa sœur n'était pas la seule personne avec laquelle il avait envie d'être pour les fêtes de fin d'année. Il aurait également voulu se trouver aux cotés d'Elizabeth, meme s'il savait parfaitement qu'une fois qu'ils seraient mariés ils passeraient tous leurs Noêl ensemble. Mais c'était un fait, il avait tout de même envie d'être avec sa fiancée en cette période de fête, et de cela ils n'en avaient pas encore discuté.

« À ce sujet, Jane et moi aurions une proposition à vous soumettre. » déclara Mr Bingley, sortant son ami de ses réflexions. « Nous avons pensé que peut-être, toute votre famille pourrait venir ici pour le jour de Noël. » indiqua t'il à Elizabeth.

« Cela serait en effet une occasion que je passe une journée avec vous tous réunis. » précisa Jane. « Pour ce qui sera peut-être l'une des dernière fois. »

« Quant à vous Darcy, vous pourriez inviter Miss Georgianna. » poursuivit Bingley. « Ainsi vous passeriez les fêtes avec Miss Elizabeth et elle. »

À nouveau, les deux fiancés se consultèrent du regard sans dire mot. Sans le savoir, Bingley venait de répondre à toutes leurs question de par son invitation. Ainsi, Darcy n'aurait pas à choisir entre être séparé de sa fiancée ou de sa sœur. Il savait que le choix aurait été difficile pour lui, voire impossible. Car si Miss Elizabeth et Georgianna occupaient une place différente dans son cœur, elle était tout aussi importante. Il scruta le regard de sa fiancée qui lui adressa un sourire timide. Elle n'osait se prononcer, ignorant s'il était d'accord ou non. Mais elle se tourna vers Jane et déclara :

« Il faudrait en parler à nos parents, bien évidemment. Mais je peux d'or et déjà vous dire que nous n'avons aucun engagement pour l'heure. »

« Quant à moi, il faut que j'en parle avec Georgianna. » annonça Mr Darcy. « Mais avant tout, merci pour votre invitation. » ajouta t'il en se tournant vers les Bingley.

« Mais cela est tout à fait normal. » affirma Charles. « Nous en reparlerons bien entendu, mais sachez que vous serez les bienvenus chez nous. »

Darcy et Elizabeth se sourirent alors que Miss Bingley, elle, gardait le silence. Elle avait également songé à l'invitation concernant Miss Georgianna, sans pour autant en faire part à son frère. Elle devait bien avouer que passer le jour de Noël avec la famille Bennet au grand complet ne l'enchantait guère, mais elle savait que son frère marié à Jane cela était inévitable. Elle pouvait à présent voir Mr Darcy et Elizabeth prendre par à la conversation, semblant plus détendus devant la solution qu'avait apporté Charles à leur problème.

Plus le temps passait, plus Caroline se rendait compte qu'elle ne serait jamais l'épouse de Mr Darcy. Bien évidemment, depuis les fiançailles du propriétaire de Pemberley et de Miss Bennet elle avait su que tous ces espoirs s'étaient envolés. Mais elle avait cru que Mr Darcy changerait d'avis, se rendant compte qu'il faisait une erreur en épousant Elizabeth, mais cela ne s'était pas produit. Et à présent, Miss Bingley redoutait plus que tout le jour du mariage des deux fiancés, et présageait déjà la frustration, la déception et la jalousie qui s'empareraient d'elle en se jour qui sonnerait le gla de ses aspirations.

Elle avait espéré secrètement cette union depuis des années, essayant de se faire apprécier de Mr Darcy. Mais à présent elle voyait ses espoirs s'éloigner d'elle sans qu'elle ne puisse les retenir, et, aussi fataliste que cela puisse paraître elle ne parvenait pas à envisager un avenir après un tel échec.

Durant les jours qui suivirent, Elizabeth et Darcy firent part, chacun de leur coté, à l'invitation des Bingley. Mrs Bennet accueillit la requête de sa fille aînée avec ravissement, et lui confirma, à elle et son époux, qu'ils seraient tous présents à Netherfield à la date du vingt-cinq Décembre, lors d'un repas que les Bingley vinrent partager à Longbourn à la fin du mois de Novembre.

Darcy, quant à lui, envoya une lettre à Georgianna pour lui faire part de la proposition de son ami. Il fut légèrement surpris, mais également enchanté et ravi en recevant la réponse de Georgiana aux premiers jours de Décembre. Elle lui assurait avec enthousiasme de sa volonté de venir passer les fêtes de fin d'année en Hertfordshire et priait son aîné de remercier chaleureusement Mr Bingley de sa part avant qu'elle ne puisse le faire en personne.

Ainsi, il fut convenu que Miss Darcy et sa gouvernante arriveraient le 23 décembre de Londres, où Mr Darcy les auraient préalablement rejointes, et que les Bennet se rendraient le surlendemain à Neitherfield Park pour le jour de Noël.

Dans sa lettre, Georgianna exposa également à Darcy son impatience de rencontrer Elizabeth, deux mois avant leur mariage. Cette rencontre hâtait également à Darcy. Il avait connaissance des doutes d'Elizabeth et de l'impatience de Georgianna à connaître celle qui serait bientôt sa belle-sœur. Le maitre de Pemberley n'avait aucun doute quant à l'entente des deux jeunes femmes. Si elles avaient des caractères bien différents, il savait que leur ressemblance les rapprocheraient et il espérait qu'elles s'entendent, ce dont il ne doutait pas.

XXXXXX

À la mi-décembre, Mr Darcy partit donc à Londres rejoindre Georgianna. L'hiver s'était installé sur le Hertfordshire et les températures étaient bien basses, l'air sentait la neige et cela n'aurait étonné personne qu'elle ne se mette à tomber. Durant l'absence de son fiancé, Elizabeth poursuivit les préparatifs de leur mariage au milieu de lectures diverses, de leçons de langues étrangères et de promenade avec ses jeunes sœurs. Elle rendit deux fois visite à Jane, permettant ainsi au temps de passer plus vite en l'absence de Darcy. Malgré tout pendant les huit jours où il fut à Londres il lui manqua. Elle préférait penser à son retour et aux deux seules mois qui les séparaient de leur mariage. Elle profitait également de chaque jour passés avec sa famille à l'approche de son départ de Longbourn pour la fin du mois de Février. Si les sautes d'humeur de sa mère et les attitudes encore légères de ses deux plus jeunes sœurs l'agaçaient, elle savourait chaque jour qu'elle passait encore auprès d'elles, de son père et de Mary.

La neige tombait sur le Hertfordshire en cette fin de matinée d'hiver. Le ciel était d'un gris éclatant et tous les habitants de Longbourn étaient restés dans l'enceinte de leur maison où la chaleur régnait, contrastant avec le froid mordant qui sévissait au dehors.

Alors que neuf heures étaient passées de quelques minutes, Elizabeth se trouvait dans le salon, penchée sur un ouvrage d'allemand. Si elle savait que, bientôt, sa vie de maitresse de maison lui prendrait surement trop de temps pour qu'elle ne puisse étudier et lire autant, elle s'attelait tout de même à ces leçons. Elle n'avait plus eu d'apprentissage obligatoire depuis plusieurs années à présent et s'était maintenant par pur désir d'apprendre qu'elle se forçait à travailler ne serait-ce qu'une heure par jour. Depuis le mois de mai et sa séparation avec Wickam, elle avait pris cette habitude de lire de nombreux livres sur différents sujets, du moins autant que les moyens de sa famille le lui permettait. Si au départ elle faisait cela pour oublier la douleur qu'elle ressentait à l'époque, elle le faisait maintenant par envie et loisir, aussi étrange que cela puisse paraître aux yeux de Lydia et Kitty qui préféraient de loin les bavardages et les boutiques.

Un domestique arriva dans le salon, se dirigeant vers la seconde des demoiselles Bennet qui leva son regard de son livre en l'entendant arriver. Il portait à la main une enveloppe qu'il remit à la jeune femme avant de s'éclipser en silence. Elizabeth examina attentivement la lettre et y reconnut l'écriture de Mr Darcy. Elle sentit un léger sourire étirer ses lèvres et elle décacheta l'enveloppe pour y révéler une seule et unique feuille. Elle savait que son fiancé et Miss Georgianna avaient du arriver depuis la veille dans la soirée, après un voyage de plusieurs jours pour rentrer de Londres.

Elle déplia la feuille de papier et commença sa lecture :

Elizabeth,

Je vous écrit cette courte missive alors que je rentre tout juste de Londres, en compagnie de ma sœur et de Mrs Hanton, sa gouvernante. J'ose espérer que vous avez reçu la lettre que je vous ai envoyé de Londres il y a quelques jours.

Notre voyage s'est déroulé sans encombre et Georgianna semble ravie d'être ici. Elle m'a encore une fois renouvelé le vœu de vous voir et j'ai pensé que vous pourriez sans doute venir demain, soit le vingt-quatre, nous rendre visite à Neitherfield. Si cela est nécessaire, Mr Bingley se propose de vous envoyer une voiture car le temps semble être à la neige et que je ne voudrais pas que vous attrapiez froid si vous veniez à cheval.

J'espère vous voir à Neitherfield demain en début d'après-midi. Je sais que mon invitation tarde un peu mais j'ose espérer que vous n'ayez pas déjà des projets. Si cela est le cas, je comprendrais parfaitement, et Georgianna aussi, et nous nous verrions donc le jour de Noël avec toute votre famille.

Cette semaine à Londres, bien que très agréable puisque j'y ait retrouvé ma sœur, m'a semblé longue si loin de vous. J'ai grand hâte de vous revoir et j'espère que cela pourra être possible dès demain. J'attends votre réponse.

Avec tout mon amour

Fitzwilliam Darcy.

Elizabeth replia la lettre, son sourire toujours présent sur son visage. Elle releva ses yeux vers le carillon du salon qui indiquait dix heures. Elle se leva ensuite pour prendre une feuille, une plume et le nécessaire pour écrire et se mit à répondre à son fiancé. Elle lui assura ainsi de sa venue l'après-midi même et de sa hâte de le revoir et de faire la connaissance de Miss Georgianna. Elle signa, plia et cacheta la lettre avant de se lever et d'appeler l'un des domestiques de sa famille pour qu'il transmette le message à Neitherfield.

Ainsi, après le déjeuner, Elizabeth monta se préparer et la voiture envoyée par Mr Bingley arriva aux alentours de quatorze heures. Elle se rendit à la demeure de son beau-frère et de sa sœur, le voyage ne durant que quelques minutes. Elle sentit, tout au long du trajet, un sentiment d'appréhension grandir en elle à la perspective d'être présentée à sa future belle-sœur. Se fut pourtant avec le sourire qu'elle arriva à Neitherfield et qu'elle descendit de la voiture avant d'être conduite dans le hall, où l'attendait déjà Mr Darcy.

Une fois que le domestique des Bingley qui avait introduit la jeune femme dans la demeure fut parti, Darcy s'approcha d'elle avec un léger sourire, et prit ses mains dans les siennes, les serrant avec affection. Elizabeth souriait également, heureuse de revoir son fiancé après ses huits jours d'absence.

« Comment allez-vous ? » lui demanda Darcy.

« Bien, merci. » affirma la jeune femme. « Et vous, votre voyage s'est-il bien passé ? »

« Oui, sans problème. » acquiesça-t-il. « Nous sommes arrivés hier aux alentours de six heures. Nous étions épuisés mais nous avons pu nous reposer. Mr et Mrs Bingley ainsi que Georgianna sont dans le salon… Allons-nous les rejoindre ? »

« Bien entendu. » approuva Elizabeth.

Darcy lâcha ses mains et tous deux se rendirent dans la pièce voisine où se trouvaient effectivement Jane, son époux et Miss Darcy. À l'entrée des deux fiancés, l'attention générale se centra sur eux, et Jane vint accueillir sa sœur avec chaleur, Mr Bingley la saluant également avec toute l'amabilité dont il avait toujours fait preuve. Alors qu'elle discutait avec les Bingley, Darcy alla chercher Georgianna et tous de se dirigèrent ensuite vers Elizabeth. Charles et Jane les laissèrent tous les trois et Darcy fit les présentations.

« Miss Elizabeth, je vous présente ma sœur, Miss Georgiana.

« Je suis enchantée de faire votre connaissance, Miss Bennet. » déclara la jeune fille en s'inclinant légèrement devant Elizabeth.

« Moi également Miss Darcy. » affirma sa future belle-sœur. « Votre frère m'a beaucoup parlé de vous. »

« Et de vous. » sourit Georgianna. « Je suis ravie que nous ayons pu nous rencontrer avant votre mariage, j'ai encore remercié Mr et Mrs Bingley pour leur invitation. »

« Oui, cela m'a également ravi. » certifia Elizabeth en adressant un léger regard vers sa sœur et son beau-frère qui discutaient à voix basse un peu plus loin.

Tous cinq finirent par s'asseoir autour de la table, et une conversation animée fut entammée. S'il était possible de voir de la timidité dans les agissements de Miss Georgianna, elle était aussi soulagée qu'Elizabeth que leur rencontre se soit déroulée aussi bien. Durant tout le reste de l'après-midi les discussions allèrent bon train et ils furent rejoints par Miss Bingley aux alentours de dix-sept heures pour le thé. Mr et Mrs Hurst devaient arriver dans la soirée, mais Elizabeth repartie pour Longbourn avant que cela ne fut chose faite.

Tout au long de la soirée la future Mrs Darcy repensa à sa rencontre avec Miss Georgianna. Elle avait découvert en elle une jeune fille aimable, attachante, distinguée et cultivée mais surtout très timide. Pourtant il semblait qu'elle s'était sentie à l'aise en la présence d'Elizabeth puisqu'elles avaient conversé une bonne partie de l'après-midi et la jeune soeur de son fiancé lui avait meme fait promettre de jouer du piano pour le repas du lendemain. Les doutes de Lizzy s'étaient donc envolés et elle était rassurée.

Se fut aux alentours de midi le lendemain que les Bennet arrivèrent à Neitherfield Park après avoir assisté à la messe dans la petite chapelle de Longbourn, ayant assisté la veille au soir à la messe de minuit à Meryton. Tous se hâtèrent de rentrer à l'intérieur par le froid et la neige qui régnaient toujours et furent introduits dans le salon où ils retrouvèrent les Bingley, les Hurst, Mr Darcy et sa jeune soeur. Les présentations furent faites, Elizabeth et Georgiana furent ravies de se revoir. Cependant, alors que tous conversaient avec animation, Darcy se dirigea vers sa fiancée et lui demanda à voix basse :

« Puis-je vous voir seul à seul une minutes ? »

« Bien sur. » affirma Elizabeth en lui souriant légèrement.

Darcy et elle s'éclipsèrent alors se rendant dans la pièce voisine avant qu'ils ne laissent la porte se refermer derrière eux. Lizzy avait remarqué les deux paquets que Mr Darcy avait à la main, et elle se rendit compte qu'elle avait laissé son propre cadeau dans son manteau.

« Je voulais vous donner ceci. » déclara son fiancé en lui tendant les deux paquets qu'il tenait dans la main.

« Merci. » souffla Elizabeth émue. « J'ai malheureusement laissé le mien dans mon manteau mais je… »

« Ne vous en faites pas, je pourrais attendre. » lui assura Darcy avec un léger sourire. « Je vous souhaite un Joyeux Noël, Elizabeth. »

« Vous aussi. » sourit sa cadette, sincère.

Elle entreprit d'ouvrir les cadeaux et découvrit dans un premier temps un livre, qui n'était autre qu'un recueil de poèmes des auteurs Lakistes, William Wordsworth en premier lieu. Elle se souvenait de la discussion qu'ils avaient eu, alors qu'ils n'étaient pas encore fiancés et cela lui arracha un sourire. Ce premier ouvrage était accompagné de deux autres dont elle lut rapidement les titres. Puis, elle prit le second paquet et y trouva un collier en ce qu'elle devina être de l'or blanc, et saphirs. Elle resta interdite quelques instants, admirants la délicatesse, la finesse et la beauté du bijou.

« Oh… Il est magnifique. » souffla t'elle, encore plus émue. Vous n'auriez pas… »

« Bien sûr que si. » la coupa gentiment Darcy en plaçant un index sur ses lèvres. « Je l'ai trouvé à Londres lorsque je suis allé voir Georgianna… Dès que je l'ai vu, je me suis dit qu'il serait magnifique sur vous. »

Elizabeth sourit et regarda à nouveau le bijou. Jamais on ne lui avait offert un tel cadeau. Elle se sentait légèrement gênée en imaginant le prix que cela avait du couter à son fiancé. Mais elle savait bien qu'il en avait les moyens… Et que cela serait bientôt son cas également. Elle ne se rendait encore pas compte des changements que son mariage allait apporter dans sa vie d'un point de vue matériel. Il lui faudrait sûrement du temps pour s'y habituer.

La jeune femme referma la boîte où se trouvait le bijou et examina à nouveau les livres que lui avaient offert son fiancé. Elle y trouva 'Le traité des couleurs' de Geuth et l'ouvrit pour en parcourir quelques lignes. Elle se rendit alors compte qu'il était en version originale, en allemand dans le texte. Darcy dut voir son expression étonnée car il déclara :

« Je sais que vous apprenez l'Allemand. Il est vrai que 'Le traité des couleurs' n'est pas le livre le plus passionnant de Geuth mais j'ai pensé que puisque vous aimiez également la peinture, il vous intéresserait. »

« Je ne suis pas vraiment sûre que mon allemand soit aussi bon que cela. » assura Elizabeth en refermant l'ouvrage. « Mais j'apprendrais surement de nouveaux mots ainsi… »

« Et vous avez tout le temps que vous désirez pour le lire. » ajouta son fiancé.

Elizabeth hocha la tête puis elle s'éclipsa un instant pour lui offrir son propre cadeau, un ouvrage de poésie française dont ils avaient également parlé lors d'une de leur nombreuse discussion. Après avoir rangé leurs cadeaux respectifs en lieu sur, le couple repartit dans la salle à manger où se trouvait le reste des invités.

Se fut une journée agréables, bercés de conversations plus que diverses, des plats suculants qu'avait fait préparé Jane, et des chants au piano de Georgianna, Elizabeth et même Mary. Tout au long du repas, Darcy put voir sa fiancée et sa sœur converser et il se réjouit de leur entente. Cette journée lui fit entrevoir ce qu'allait être leur vie à Pemberley, moins de deux mois plus tard. Une vie paisible mais ou chaque jour il serait aux cotés de la femme qu'il aimait. Il entrevoyait un avenir heureux et le mois de Février lui sembla tout à coup bien loin. Mais le temps de leur union viendrait, et alors il serait heureux, Elizabeth et lui vivant à Pemberley avec Georgianna… Dans le calme de leur vie familiale, une vie dont il avait secrètement rêvé pendant des années et qui serait bientôt réalité… Très bientôt…