Titre : Until I love you (et ce titre n'a aucun rapport avec cette fic-)

Rating : Hum, T, par sécurité et parce que sujet pas forcément toujours joyeux.

Personnages/Paring : Natalya Braginskaya/Biélorussie || Alfred F. Jones/USA || Matthew Williams/Canada || Ivan Braginsky/Russie || Keith Kirkland/Ecosse || Abigaïl Kirkland/Wy || Beliana Braginskaya/Sibérie || Liam Kirkland/Australie || Zach Kirkland/Nouvelle-Zélande. Pour les parings, RusAme présent o/ *enfin mentionné, plutôt*

Genre : Family, Romance, Angst, Mystery. Friendship aussi, un peu. P'tet Surpernatural et Drama, aussi. Puis Hurt/Comfort.

Disclaimer : Hetalia et ses personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété exclusive de Hidekaz Himaruya. L'histoire et le scénario sont de moi.

N/A :

Hey, coucou ! Je suis désolée de mon retard... Entre ma semaine de vacances et la préparation de la rentrée, j'ai pas trop eu le temps d'écrire, et les fois où je l'ai eu rien ne voulait sortir...

Bref !

Merci pour vos follow/favori et review o/ Gros gros bisous à ma chère Asahi qui a le courage de lire en exclusivité pour me donner son avis *keur keur*

Bonne lecture :3


Kken : Merci pour ta review ! *hug*

Oui, je sais... Moi aussi j'ai mal au cœur d'avoir tué Mattie... C'est triste. /crève/

Uhuh ~

Hum, peut-être, peut-être ~

Cette blague romg- J'ai ris- /crève/

Merciiiii, j'espère que la suite va te plaire ! *hug*


-X-

UNTIL I LOVE YOU

-X-


Chapitre 4

Until I become one with you


Je regarde mon interlocuteur, puis mon verre de mojito, puis encore une fois mon interlocuteur. Gênée, je décide de boire plutôt que de me mettre à parler – et je me demande encore une fois pourquoi je suis là. Tout en maudissant ce stupide fantôme pas capable de se faire écouter par son propre frère – jumeau, en plus !

« Alors, euh... Tu m'a demandé de venir pour quoi, donc ? » demande Alfred en se grattant la tête.

Il a déjà vidé de moitié sa bière. Nous sommes installés à la terrasse d'un bar, profitant de quelques rayons de soleil s'étant perdu en plein dans ce mois de janvier. Après avoir épuisé les sujets de conversations basiques – les études, nous nous en sortons tous les deux très bien visiblement – le blond aborde la raison de notre présence ici – que je suis la seule à connaître. Enfin, la seule avec Matthew qui me colle aux basques. Je le sens m'encourager à parler, juste derrière moi.

Je soupire, avant de me lancer.

« Eh bien... Dis-moi, tu sors avec mon frère ? »

Raté.

Il semble surpris un instant, avant de doucement rougir.

« Hein ? Euh, oui, enfin, il vous l'a dit ?

- Non. Mais je connais mon frère. » Je fronce les sourcils. « Tu n'as pas intérêt à lui faire du mal. »

Il frissonne tout en m'assurant qu'il ne lui ferait jamais aucun mal. Tiens, d'ailleurs, on dirait qu'il veut s'enfoncer dans son dossier de chaise... Étrange.

« Et... Donc... C'était de ça dont tu voulais me parler ? »

Cette fois-ci, c'est la bonne.

« Eh bien... Je me demandais si Abby allait bien. »

Encore raté.

Alfred sourit, amusé, et se met à me décrire à quel point sa cousine est trop mignonne et adorable et têtue et que ohlala qu'elle ressemble à son père...

Tiens.

« Son père ? Qui est-ce pour toi ?

- Hum ? C'est mon oncle, le frère aîné de mon Daddy, et puis le parrain de... »

Il se tait brusquement et son visage se ferme. Je sens Matthew derrière moi, encore une fois, et une sourde inquiétude lui tord le ventre. Il se dirige vers Alfred, et c'est comme si il l'enlaçait dans ses bras fantomatiques. Pendant un instant, je reste figé, gravant cette sensation en moi ; ces frères jumeaux qui se réconfortent par delà la mort.

Puis doucement, Alfred se redresse, plante ses yeux dans les miens.

« Désolé. Je... J'ai pas très envie d'en parler.

- Je comprends. » assuré-je. « Je comprends que tu ne veuilles pas parler de ton frère jumeau décédé. »

Il me lance un regard quasi horrifié, se demandant certainement d'où je connais cette histoire.

Mais au moins, le sujet est posé, maintenant.

« Je t'ai vu, au cimetière. » indiqué-je.

Au cas où.

Il ferme les yeux, se relève d'un coup.

« Je... Je n'ai plus rien à faire ici. Je ne veux pas en parler. »

Il commence à partir. Je fronce les sourcils, me lève à mon tour, pose de l'argent sur la table pour régler les consommations, avant de le suivre.

« Alfred attends ! »

Il ne me lance pas un regard, accélérant même.

« C'est pas vrai... » marmonné-je tout en continuant de marcher dans ses pas.

Stupides garçons !

Matthew qui me suit depuis des mois en tentant de me faire réconcilier son frère et ses parents ; Alfred trop buté pour m'écouter.

Quoique. Je peux lui dire quoi, moi ?

Le fantôme de ton frère jumeau décédé me stalke pour que tu retourne chez tes parents. Moui. Pas sûre que ça passe.

Je le vois entrer dans un immeuble. Je me poste devant, cherchant comment ouvrir la porte. Sur le côté, le nom Famille Kirkland semble me hurler d'appuyer sur le bouton à sa droite. C'est d'ailleurs ce que je fais.

« Oui ? »

C'est un homme qui me répond, à la voix grave, un peu rauque – sûrement qu'il fume ou a dû fumé beaucoup – mais aussi chaude, un brin rassurante.

« Je m'appelle Natalya. Je suis une... Amie, d'Alfred. J'aimerais lui parler.

- Il n'est pas là.

- Il arrive. Il s'est enfuit.

- … Pardon ?

- On parlait et il est partit brusquement... Mais on doit finir notre conversation, c'est important... C'est... Par rapport à votre frère, et, Matthew... »

Un long silence s'ensuit. J'entends une voix de fillette, que je reconnais être celle d'Abby, puis d'un jeune homme.

« Monte. »

Le bruit caractéristique de l'ouverture électronique de la porte se fait entendre. Je raccroche et ouvre, montant quatre à quatre les étages – j'ai vérifié auparavant, la famille Kirkland loge au troisième.

Au fur et à mesure de ma montée dans l'immeuble, je m'aperçois que c'est un endroit cossu, comme l'appartement où j'habite moi-même avec ma fratrie. Sont-ils si riche que ça ? Si il y a les deux parents, plus Abby, Alfred, et ce jeune homme dont je n'ai pas reconnu la voix... Ça fait beaucoup de monde pour un unique appartement.

Je toque à l'unique porte du pallier, attendant qu'on m'ouvre. C'est chose faite rapidement, un garçon d'une douzaine d'année apparaissant dans le cadre de la porte. Ses yeux mordorés me parcourent de haut en bas alors que sa voix fluette indiquant qu'il n'a pas encore mué se laisse entendre.

« C'est toi Natalya ? »

Je répond d'un unique hochement de tête et la porte s'ouvre plus grand, dévoilant un corridor parcouru de photo, un ficus d'appartement se baladant tranquillement entre deux cadres, près de la découpure d'une autre porte. Un homme, grand et roux, en sort. Ses yeux verts me fixent eux aussi, inquisiteurs.

Je comprends que j'ai affaire ici au fameux oncle, le parrain de Matthew. D'ailleurs, pour une fois, ce fantôme est bien silencieux. Pourtant je sais qu'il est là, à côté de moi. Peut-être que tout cela lui rappelle des souvenirs... ?

L'homme vient vers moi et me serre la main.

« Keith Kirkland. Enchanté, je suppose. »

Il m'invite à rentrer dans ce qui semble être le salon et je le suis. Je remarque aussitôt deux garçons, dans l'âge d'or de l'adolescence, qui jouent à la console à fort renfort de remarques et de cris de jubilation ou de désespoir. Abby les regardait, installée par terre sur des coussins, encourageant l'un ou l'autre en fonction de leurs actions dans le jeu. Puis elle me remarque, et un sourire s'épanouit sur son visage. Elle se relève et se précipite vers moi, sautant à mon cou une fois à ma hauteur.

« Natalya ! Tu m'as manquée ! »

Je souris doucement.

« Toi aussi tu m'as manquée, Abby. »

Elle prend un visage sérieux, ses mains accrochées sur ma nuque, ses jambes entourant mes hanches.

« Tu viens parler de Mattie, hein ? »

Je sens le susnommé réagir à cet appel. C'est étrange, depuis qu'on est arrivé, il n'a pas prononcé un mot. Je le sens même ému, comme si il ne les avait pas vu depuis... Longtemps.

Il répond à ma question silencieuse.

« Je ne les ai pas vu depuis... Mon enterrement. Je suivais Al, mais, je n'entrais pas dans l'appartement... Je restais dehors. » chuchote-t-il à mon oreille.

Je comprends mieux, soudainement.

Keith soupire, avant d'attraper Abigaïl par les aisselles et de la déposer au sol, s'adressant aux deux garçons qui nous regardaient à présent.

« Zach, Liam, éteignez-moi ça et montez dans vos chambres avec votre sœur. Et demandez à Al de descendre, aussi. Ah, et vérifiez que votre petit frère soit bien dans sa chambre, aussi, soyez gentils. »

Les trois enfants râlèrent, mais le regard de leur père suffit à les faire taire et obéir. Ils partirent, Abby me lançant un dernier regard un brin inquiet.

« Assieds-toi. » me dit le chef de maison avant de repartir sur ses pas, entrant dans la pièce d'en face qui, grâce à sa longue table et ses buffets, m'indique que c'est la salle à manger. La cuisine doit être juste à côté, puisque lorsque le roux revient, il tient un plateau contenant petits gâteaux et boisson. Il pose ce qu'il a entre les mains sur une table basse entre le canapé et les fauteuils, alors qu'un bruit se fait entendre. On descend les escaliers, visiblement plutôt vite, et bientôt Alfred apparaît dans l'embrasure de la porte. Il me fixe, ouvre la bouche, puis la referme en même temps que ses yeux. Il soupire, puis va s'installer en face de son oncle, s'enfonçant dans son fauteuil.

Keith me tend une tasse de thé, puis une tasse de café à Alfred, avant de finalement se servir un verre de whisky, sans pour autant commencer à le boire. Sûrement en prévision de la discussion qui allait suivre.

« Et donc. » commence-t-il d'ailleurs. « Tu es au courant pour Matthew ? »

Alfred fait le sourd. Je pose ma tasse sur la table, puis mes mains sur mes genoux, gardant une posture bien droite.

« En effet. Je sais... Comment il est mort. Et je sais aussi que depuis, tu fuis ta famille, Alfred. »

Ses yeux expriment une détresse infinie. Et, sous toute cette couche de douleur, je ressens surtout sa culpabilité.

Celle d'être encore vivant.

« Comment ? »

J'entends les sanglots qu'il tente de cacher. Je vois le tremblement de son corps. Je sens la souffrance qui émane de lui et ça me fait mal ; tellement mal que je peine à répondre, que je peine à simplement parler tant j'ai envie de pleurer.

« Je... Je le sais, c'est tout, il... » Je soupire un grand coup. « Pourquoi es-tu parti... ? Ta famille a besoin de toi...

- Et qu'est-ce que tu peux en savoir, toi ? »

Je ferme les yeux, reprends le contrôle sur mes émotions, reprends mon masque de froideur et d'indifférence qui avait glissé un instant pour montrer toute la douleur qu'Alfred me transmettait.

« Qu'est-ce qui te gêne tant que ça ? Ils te rappellent ton frère ? Tu leur en veux ?... Ou plutôt, non. Tu as honte ? Tu t'en veux, toi, d'être encore vivant ? »

Keith nous regarde sans rien dire, peut-être un peu troublé par ce que nous disons. Matthew s'est posé à côté d'Alfred et essaye de le calmer doucement. Et moi, je reste là, bien droite, tentant de garder la tête haute.

Je sais que je ne peux pas me permettre de juger. Je n'ai jamais vécu cette situation – je ne pourrais d'ailleurs jamais la vivre, n'ayant pas de jumeau ou jumelle. Mais, cependant, j'ai mes sœurs, j'ai mon frère – je suis proche d'eux et je sais que la mort de l'un d'eux me ferait infiniment mal. Pourtant, je me suis habituée à l'idée ; Beliana a la santé si fragile qu'à sa naissance on ne pensait pas qu'elle survivrait plus de quelques mois, en plein hivers qu'on était. Pourtant... Pourtant elle est toujours là, elle tient bon et nous avec.

Mais je fais avec l'idée de mort. De la Mort, qui veille sur nous et attend notre dernière heure.

Je la côtoie, depuis l'été dernier, depuis que Matthew a décidé que son message passerait par moi. Depuis qu'il m'a expliqué qu'Alfred ne voulait pas l'écouter, quand il parlait, qu'il refusait et s'obstinait. Qu'il avait faillit, plusieurs fois, se tuer – bêtement, par accident ou 'il déprimait, et surtout ne voulait plus vivre.

Même si, son début d'histoire avec mon frère semblait lui avoir redonné le goût de quelque chose, un peu, ne serait-ce qu'un peu.

« Qu'est-ce que ça peut te faire, de toute façon, de comment je me sens ? »

Je sens qu'il craque, petit à petit.

Je me lève, me mets à genoux devant lui pour le regarder dans les yeux, prenant sa main dans la mienne pour essayer de le calmer, un peu.

« Tu sors avec mon frère. Alors, j'aimerais que tu évites de faire trop de connerie, parce qu'Ivan a l'air de beaucoup t'aimer et que si je me fiche de ton sors, je ne me fiche pas du sien. »

Je me rend compte alors que je parle que ce que je dis est plutôt faux. Si je tiens vraiment à Ivan et à ce qu'il soit heureux, le sort d'Alfred ne m'indiffère pas autant que je souhaite le faire croire. Je l'apprécie un minimum, à vrai dire, depuis que nous discutons régulièrement.

Sa main sert la mienne alors qu'enfin il déverse tout ce qu'il retient enfouit depuis plus d'un an.

« Tu ne comprends pas ! C'est de ma faute... Si... Si je l'avais mieux tenu... Il ne serait pas venu me chercher, il ne se serait pas renversé, il ne serait pas mort ! Pas sur cette putain de route, bordel, il ne serait pas mort sous mes yeux alors que je ne pouvais rien faire... Il ne serait pas mort... C'est de ma faute... Je l'ai tué... »

Je le laisse pleurer, recroquevillé contre moi, et lance un regard à Keith. Le roux me regarde, avant de vider son verre de whisky d'un trait. Puis, il se lève à son tour, et vient prendre Alfred dans ses bras, Alfred qui gémit toujours qu'il a tué son frère, par son imprudence, par sa faiblesse.

Je me relève doucement, les jambes un peu flageolantes, vidée de mon énergie. Je remarque qu'à l'entrée du salon se tiennent Abby et ses frères, qui nous regarde avec de grands yeux. La petite fille se dirige vers moi, me prend par la main et m'entraîne sur le canapé. Là, elle s'assoit à côté de moi et se presse contre ma poitrine, me serrant dans ses petits bras. Je l'entoure à mon tour dans mes bras, regardant du coin de l'œil Keith aider Alfred à se relever, puis nous dire qu'ils foncent à Périgueux, tous les deux, qu'il rentrera tard ce soir, voire que demain matin, et les gamins qui acquiescent, Matthew qui part avec eux, et moi qui soudainement, se sent si vide...


Hier, j'ai recroisé Keith avec Abby, en faisant les course. Le père m'a remercié, pour mon aide, et Abby m'a apprit qu'Alfred était resté chez ses parents, ce jour-là.

Lorsque je les ai salué et que je suis rentrée chez moi, j'ai réfléchis.

Affalée sur mon lit, je me rends compte que si la présence d'Alfred ne me manque pas tant que ça, celle de Matthew, elle, se fait désirer cruellement. Il me manque. Atrocement.

Matthew est un fantôme, un fantôme qui s'est servi de moi pour faire passer un message. Un fantôme comme un autre, juste de passage en coup de vent dans ma vie ; je devrais même être heureuse de ne plus l'avoir collé à moi.

Mais bêtement, à force de l'avoir à mes côtés et à discuter avec lui... Je me suis mise à l'apprécier.

Vraiment l'apprécier.

Et aujourd'hui, je lui en veux d'avoir choisit Alfred plutôt que moi.


La fin arrive à grands pas...

Alors ? Vos prévisions pour le derniers chapitres ? Et comment était celui-ci ? Avez-vous deviné le deuxième couple qui se profile ici ?

Bisous à tous o/