Salut, encore une fois je n'attends pas les reviews, trop impatiente de poster, bref à tout en bas !


Chapitre 3 - Epreuves douloureuses


« Tous les SDB sont appelés à la Blood Room. Je répète. Tous les SDB sont appelés à la Blood Room. »

SDB voulait dire Sang-De-Bourbe sans être vulgaire, même si les ouvriers, gardes, etc. travaillant ici étaient priés de ne pas les appeler Nés-Moldus. Hermione fut donc sortie de sa cellule de force par un garde inconnu -en tout cas, cette fois ci, ce n'était pas Malefoy. Le garde la tira donc, vers la Blood Room, qui n'était d'autre que l'ancienne Grande Salle, sauf que maintenant, il n'y avait plus les quatre tables respectives des quatre maisons, la seule chose qui était restée était l'estrade où se trouvait auparavant la table des professeurs. Il y avait maintenant des centaines de chaines aux murs pour attacher les prisonniers et des carreaux froids parterre. Il y avait d'un côté de la pièce quarante-huit tables de bois, d'un autre des étagères où poignards, haches, et arcs étaient superposés, et enfin, trois paravents sur lesquels étaient suspendu toutes sortes de soutien-gorge, en dentelle, rouge, blanc, argenté, doré, ainsi que des bas, des collants transparents, des strings, et même des menottes séparées l'une de l'autre par vingt centimètres de chaine. En bas de ces paravents, on apercevait plusieurs dizaines de paires de talons aiguilles, et des trousses remplies de tout maquillage existant dans le monde sorcier. Hermione fut conduite avec les autres filles nées moldues d'un côté de la pièce, à gauche de l'estrade, et les garçons, à droite.

Ils attendirent une dizaine de minutes que quelque chose se passe puis quelqu'un entra dans la salle. Tous les détenus la reconnurent immédiatement, cette femme étant la directrice de cet « établissement ». Elle marcha droit devant elle, un bloc-notes à la main et monta sur l'estrade. Elle se tourna vers les prisonniers.

- Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous revoir, ironisa-t-elle, j'ai entendu dire que la jeune Rita Skeeter avait fait un article parlant de vous, allez, ne soyez pas malheureux, vous êtes dans le journal ! Vous n'êtes pas contents ? Tant pis. Passons aux choses sérieuses maintenant. Il faut que vous sachiez que la semaine prochaine, ce dimanche, se passera la fête célébrant les un an du Renouveau Mondial. J'imagine que je n'ai pas besoin de vous dire que vous serez les distractions des Sangs-Purs, vous l'aviez compris de vous-même. Nous allons donc préparer cette fête ! Vous serez classés en section selon la distraction que vous exercerez. Je n'ai pas besoin de vous dire quelles sortes de distractions j'ai choisi, vous le devinerez tous seuls, comme des grands !

« Elle nous prend vraiment pour des demeurés… » Pensa Hermione « Ou peut-être des gamins de cinq ans ».

- Il faut juste que vous sachiez résister à toute douleur, quand je dis résister, ce n'est pas de ne pas crier, c'est plutôt de rester en vie le plus longtemps possible.

Sur ce, elle s'assit à l'ancien fauteuil de Dumbledore, cet objet aussi elle l'avait gardé, et caressa les accoudoirs brodés.

Les chefs parmi les gardes divisèrent les filles et les garçons en huit groupes en tout. Hermione et son groupe fut emmené vers les tables de bois. Le groupe d'Hermione comportait quarante-huit personnes. C'était un petit groupe par rapport aux autres mais c'était parce qu'il y avait peu de matériel. Le chef qui s'occupait de ce groupe, ou plutôt la cheftaine, divisa le groupe en deux. Hermione fut appelée dans le premier et fut attachée à une des tables avec les vingt-trois autres personnes.

La cheftaine passa près d'elle et quand elle lui attacha les chaines et lanières de fer, elle lui murmura « t'inquiète pas Granger, on va te sortir de là ». Hermione la fixa et reconnut sa vieille camarade de Serpentard, Pansy Parkinson. Au final, Hermione et les vingt-trois autres, se retrouvèrent avec des lanières de fer autour des poignets, des chevilles, du ventre, du cou, et des cuisses. On apporta vingt-quatre poches grosses comme dix ballons de football qui étaient suspendues à vingt-quatre poteaux de fer à roulette. Ces poches étaient reliées par un tuyau à une aiguille. Pansy plaça les vingt-trois poteaux de fer à côté de chaque personne attachée.

- Très bien, écoutez-moi, je vais montrer comment ça marche sur cette demoiselle (elle montra Hermione du doigt) et ensuite vous allez tous y passer. Plusieurs fois. On va vous attacher, vous faire subir cela pendant trois minutes, puis vous aurez trois minutes pour vous reposer pendant que vos camarades le subissent, ensuite on recommence. Et tout cela, nous le ferons pendant cinq heures. Il y aura une pause de dix minutes entre les cinq heures. Nous allons commencer.

Elle s'approcha d'Hermione qui prit son courage à deux mains. Pansy attrapa l'aiguille et la lui planta dans le bras, dans une veine. Hermione gémit. Elle appuya sur un bouton sur le poteau de fer et Hermione sentit l'intérieur de son bras se compresser. Puis tout se déclencha. L'aiguille grossit à l'intérieur du bras de Hermione jusqu'à avoir le diamètre de la veine, et cette dernière hurla, ses poignets cognant les barres de fer, son cou de même. Puis l'aiguille s'arrêta de grossir et Pansy appuya sur un deuxième bouton.

Cette fois, Hermione crut qu'elle allait mourir. C'était une torture lente, très lente, mais très douloureuse. Le tuyau aspira tout le sang qu'il y avait à l'intérieur de la veine, aspirait tout, absolument tout. Hermione crut que cela se finirait quand il n'y aurait plus de sang dans la veine, mais non, le cœur en produisait encore et encore, et Hermione souffrait encore et encore. Elle hurlait, hurlait de toutes ses forces, essayait de se débattre, son ventre, ses poignets et son cou se jetant contre les lanières de fer. Elle hurlait, elle avait l'impression que cela faisait une heure qu'elle était torturée, et puis finalement, entre ses yeux embués de larmes, elle vit Pansy appuyer de nouveau sur le deuxième bouton puis sur le premier. L'aiguille rapetissa mais ce n'était pas fini, il restait trente secondes. Pansy appuya sur le troisième bouton et Hermione sentit qu'on lui injectait quelque chose dans la veine, puis elle sentit une brûlure. Elle regarda sur son avant-bras mais elle n'avait rien, mais pourtant la douleur augmentait encore et encore, lui consumant le bras, elle avait l'impression de fondre, de plus que la douleur se répandait dans tout son corps, jusqu'au cou où elle souffrait le martyre. Son dos s'enflammait, et avec sa cicatrice « Pute Impure » se réveillait, et celle des seins aussi. Elle avait mal, mal, mal, mal, mal ! Elle n'en pouvait plus, elle hurlait qu'on la tue, qu'on l'abrège de ses souffrances. Elle hurlait des paroles sans queue ni tête, que c'était des mensonges, que les soi-disant trois minutes de repos n'était en fait qu'une torture de plus. Et puis elle s'évanouit.

Elle se réveilla avec un mal de tête infernal et tout le corps en compote. Elle ne savait pas quelle heure il était et avait faim. Elle était courbaturée et souffrait de cicatrices horribles. Soudain elle se mit à pleurer, parterre, la tête entre les genoux, voulant retrouver sa vie d'avant, celle avec Harry, Ron, Ginny, tous ses amis, son Ron, et Pattenrond. Elle pleura encore pendant quelques minutes avant qu'elle n'entende quelqu'un taper sur les barreaux de sa cellule. Elle aperçut la même petite mèche blonde et croisa le même regard d'acier qui lui confirmait qui il était. Malefoy lui tendait une pomme à travers les barreaux. Elle l'attrapa et marmonna un vague remerciement avant de croquer dedans.

- Pourquoi tout d'un coup t'es gentil avec moi Malefoy ? demanda Hermione

- Pas de questions inutiles Granger, tu devrais garder tes forces pour les six jours devant toi qui ne vont pas t'accorder beaucoup de repos.

- Depuis quand tu me profères des conseils ?

- Tu n'as pas entendu la réponse à la question précédente ? Economise ta salive et tes forces.

- Alors répond juste à une question. Depuis quand toi et Parkinson essayez de me sauver, de me garder en vie et de me sortir de cette cellule misérable ?

- Depuis que l'on souhaite que la guerre se finisse Granger. Bonne nuit Granger.

- Attends !

- Tu avais dit une seule question !

Sur ce, il partit avec un clin d'œil et Hermione finit sa pomme avant de monter sur son « lit ». Malgré les nombreuses blessures qu'elle portait, celle de ses seins était de loin la plus grave et était loin d'être guérie. Elle s'appliqua alors une nouvelle couche de crème réformatrice dessus avant d'en passer sur ses blessures douloureuses puis cacha le pot derrière une dalle qui se soulevait. Elle y mit aussi le trognon de pomme et s'endormit aussitôt.

Ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'en ce moment même, trois de ses amis cherchaient un moyen de la retrouver, allant vers une mauvaise piste, le ministère de la magie n'étant pas un endroit sûr pour garder prisonnier autant de monde.


Alors ? Reviews ? Commentaires ? Remarques ? Critiques ? Compliments ? Tout ce que vous voulez mais envoyez moi des reviews !

Questions :

Q1. Trop violent ?

Q2. Que pensez vous du debut de "l'amitié" Parkinson-Granger ?

Q3. Et des tortures ? (il y en a encore beaucoup d'autres, niark niark niark !)

Q4. Que pensez vous du "Nouveau" Poudlard ?

Q5. Du pauvre fauteuil de Dumbledore...

Q6. Encore une fois, de la vie des prisonniers ?

Q7. Et de la "relation" Dramionnienne ?

Q8. Quand, à votre avis, Harry, Ginny et Ron atteigneront-ils Hermione?

Q9. Et Drago, quand passera t-il a l'action ?

Q10. Que pensez vous des motivations de Pansy ?

Question finale : Qu'avez vous pensé de ce chapitre ?


La Rose Gothique