Bonjouuuuur :D ! Je suis content que ce début de fiction plaise, en tout cas J ! Vos reviews m'ont faites énormément plaisir, continuez de commenter, s'il vous plait !

Les personnages ne m'appartiennent toujours pas, sauf les OC J !

Réponses aux reviews :

EneleHyram : J'ai hâte de savoir ce que tu en penseras J

Kyubea : Non, tu as mal lu, c'est quelqu'un d'autre qui est mort x) ! Ce n'est pas le cadavre de Stiles u_u ! Bon, il est agonisant, mourant, mais pas mort. Bref, ce n'est pas lui !

La Visiteuse : Ça me fait vraiment très plaisir que tu aimes l'idée ^^ ! Bon, Stiles n'est pas très bon en sorcellerie basique, hein. Il sait faire juste quelque truc, mais est très fort dans un domaine J ! J'ai essayé de poster assez vite ! Les reviews m'ont tellement fait plaisir que, même si je n'ai pas fini le troisième chapitre, je poste le deuxième quand même J !

Lylypuce55 : J'ai essayé de faire vite, pour la parution ^^ !

Toonette : Tu l'as là J !

Kyubea : Tant mieux ^^ ! Je pense que tu vas exulter pour la suite, qui est bien plus intéressante, même dans ce chapitre ;) !

Wm2 : La voici ;) !

Djahane Hale : Pour être tout à fait sincère, non, je ne connais pas. Mais je vais essayer de le lire ^^ ! C'est bien ? C'est quoi l'histoire ? J'espère que tu aimeras quand même ^^ !

Donc, maintenant, le rythme de parution : Je ne pourrais pas faire mieux que un par semaine, désolé ! Ce sera variant, en revanche : vous pourrez l'avoir à tout jour de la semaine, suivant la vitesse à laquelle je l'ai écrit !

Si quelqu'un se dévoue pour corriger mes chapitres, ce sera avec plaisir x) !

Bonne lecture !

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Stiles avançait mécaniquement, au même titre que les autres, les mains fixés sur le plateau, le dos droit, les jambes figées. Plus il avançait dans la file, plus il se demandait pourquoi il avait voulu essayer la cantine américaine. Les films ne lui avaient-ils pas suffi à avoir un aperçu de l'Amérique ? Apparemment non. Bientôt, la gueule peu aguicheuse de la cantinière apparaissait derrière les montées de vapeur, chacune libérant leurs odeurs peu ragoûtantes. Enfin, quand vint le tour de Stiles, la cuisinière le regarda mollement, de ses yeux las et aigris. Elle plongea sa louche dans le bac de métal, l'agita frénétiquement, avant de la relever bien haut, comme une sacralisation de son art, et de l'abattre avec force sur le plateau qui émit un grincement sous le choc.

Les yeux de Stiles restaient scotchés sur la bouillie immonde qui se prélassait sur son plateau, la fusillant du regard, se demandant comme une telle horreur pouvait exister. Lui et ses idées stupides de tester les cantines. Mais bon, c'était, en soi, la concrétisation d'une idée. La bouffe américaine des cantines avait l'air, et était sûrement degueulasse. Il allait devoir trouver un endroit plus apte à ne pas le faire vomir. Puis, il remonta lentement ses prunelles après quelques minutes d'introspection, qui rencontrèrent le regard bouillonnant de la vieille femme.

_ Suivant, j'ai dit ! Hurla-t-elle, lui crachant presque au visage, agitant sa louche dans tous les sens, déterminée à le frapper.

Les yeux de Stiles s'écartèrent brièvement de surprise, avant de reprendre constance, de la foudroyer du regard l'impudente et de tourner les talons fièrement. Il la tuerait presque, cette bonne femme. Elle ne savait manifestement, ni être agréable, ni cuisiner. Un comble pour quelqu'un qui est censé aimer son travail. Enfin, passons. Stiles balaya la salle du regard, croisant les regards agglutinés sur sa personne, et soupira. Comme si le regard d'une bande de puceaux frustrés pouvant l'atteindre. Ce n'est que quand il rencontra le regard du petit ami de Allison – Scott ? – qu'il s'intéressa un minimum. Tout en s'avançant vers la table solitaire qu'il venait de repérer, il analysa méticuleusement le groupe, récoltant méthodiquement des informations.

Blond, brun, rousse. Il s'assit en silence, le regard rivé sur son repas, s'attachant consciencieusement à contrôler le moindre de ses vaisseaux sanguins. Ces loups, loin d'être discrets, tendaient leur oreille, faisaient une fixette sur le battement de son cœur, comme un gosse à l'affut du papillon. Stiles continua de tourner sans conviction la purée qui accompagnait le hamburger, tout en demandant à quel point ces loups étaient inexpérimentés. Ils se croyaient seuls au monde, faisant étal de leur capacité, ou tout du moins, bien trop au goût de Stiles.

_ Je peux m'assoir la ? Demanda poliment une voix que Stiles reconnut comme étant celle d'Asher.

Stiles ne leva même pas le regard. Asher n'avait, et n'aurait attendu aucune permission pour s'assoir. Il devait s'imaginer avoir trouvé le jackpot. Avec cette odeur légère, mais présente qui collait Stiles.

_T'es pas bavard, décidément ! S'exclama-t-il, tout sourire, se passant une main dans ses cheveux caramel.

_Je n'ai pas grand-chose à dire, surtout, lui souria-t-il en retour, naturellement ce qu'il trouva hautement bizarre, mais pas plus dérangeant que cela.

Ce vampire n'avait peut-être rien à se reprocher. Tuer n'avait peut-être jamais fait partie de son début de vie ? Qui sait ? Stiles était beaucoup moins confiant sur le reste. Être vampire, aussi jeune, et seul dans une ville était plutôt quelque chose de rare. Asher devait appartenir à un groupe, sûrement celui qui intéressait Stiles, d'ailleurs. Auquel cas, il serait juste une victime collatérale.

_Je suis persuadé que tu as une vie passionnante ! Plaisanta-t-il, arrachant presque un sourire à Stiles. Alors, comment tu trouves l'Amérique ? Comment c'est, la France ? T'as compris quelque chose au cours de Harr-

Oui, pour être passionnante, sa vie l'était. Orphelin à l'âge de neuf ans, élevé et séquestré par une tante tarée dans le but de décapiter les vampires à tour de main. Persécuté, et surtout en danger de mort permanent pour l'odeur et le gout caractéristique du sang des Stillinski, il était sûr que beaucoup de personnes l'enviaient. Sorcier sous doué de son état, ou très spécialisé, employer son don le tuait, sans certaines connaissances et aides. Alors Stiles roula des yeux et sourit, devant faire ce qui devait être fait. Mais il était sincèrement amusé par ce vampire. Pas que son cœur s'animait d'une quelconque compassion, ou même de remords, mais Asher était stupide. Fatalement jeune.

_On se calme, une question à la fois ! Le freinais-je, amusé par la tentative maladroite de séduction, ou tout du moins de rapprochement du jeune vampire. Pour répondre à ta première question, je ne pense pas que ce soit seulement en quelques jours, et après avoir vu la moitié de la ville que je pourrais te donner mon avis sur l'Amérique. Mais ça change de Paris, alors j'aime bien. La France, c'est différent. Complètement. Et j'ai parfaitement compris le cours de Harris.

Stiles sourit une nouvelle fois, intrigué par le jeune vampire. Son plateau était remplit, au même titre que le sien. Mais les vampires ne digèrent que le sang. Alors qu'allait-il faire ? Feinter de manger ? Il vomirait ses tripes immédiatement. User de persuasion ? Ce vampire n'avait même pas l'air de savoir ce que c'était. Imprimer une idée dans un cerveau, pour la faire germer, et qu'elle obnubile les pensées. Alors en attendant que celui se décide, Stiles s'attarda quelque peu sur son physique.

Ses cheveux caramel étaient parsemés de mèches plus ou moins claires. Ses yeux marrons étaient mouchetés de vert, et sa peau à la teinte mate était parfaite, uniforme. Les muscles étaient divinement dessinés, roulant sous le tee-shirt, attirant le regard. Asher était plutôt carré. Stiles en raffolait, à son plus grand désespoir. En tout cas, il aurait moins de mal à jouer la victime, séduite et brûlante de désir. Ce qui n'empêcherait pas la fatalité.

C'était caractéristique des vampires d'être parfait. Ils incarnaient les fantasmes humains. Ils étaient des séducteurs. Attiraient leur proie pour se nourrir. Tuer était interdit. Peu de vampires osaient. Car, inévitablement, ils devenaient des criminels. Et Stiles, tout comme d'autre, les éliminaient.

Cependant, Stiles se demanda en quoi leurs présences étaient tolérés, sur le territoire Hale. Car Asher n'était pas le seul. Sinon Stiles ne serait pas venu. Mais Hale était-il au courant de leurs présences ? Qui sait ? Mais ce n'est qu'en relevant le regard, qu'il remarqua les prunelles luisantes de Scott. Et d'une fille, bien plus discrète, qui s'appelait Lydia. Un génie, paraissait-il.

_ Je vais vraiment finir par croire que je ne t'intéresse pas, ajouta Asher, affichant une mine de chien battu.

Stiles était quelqu'un de franc, au départ. Il aimait aller droit au but, mais subtilement. Et c'était un joueur, par-dessus tout.

_Peut-être pas dans le sens où tu l'entends, Ash. Répondit Stiles, un sourire charmeur collé aux lèvres, tout en s'empressant d'accentuer l'odeur de son sang.

Immédiatement, Ash réagit. Ses pupilles se dilatèrent légèrement, et la tension qui animait son corps devint presque palpable. Il humidifia distraitement ses lèvres, succombant presque à la tentation de lui sauter dessus. Mais Stiles était joueur. Alors il se leva, lentement, et intensifia encore un peu l'odeur, avant de la disperser. Pour unique réponse, Asher se leva brusquement, jetant son plateau sale sur la pile, qui manqua de peu de s'effondrer sous le choc, avant de rattraper Stiles qui s'engageait déjà dans le couloir, les mains moites, le souffle court, et une envie de sang torturante qui envahissait violemment sa gorge.

Stiles trouva ça facile. Trop facile. Et si peu de contrôle, et tant de naïveté acheva de faire naître un sentiment de compassion. Mais non, pas de sentiment. Plus jamais.

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Stiles se demandait encore pourquoi les Français étaient si peu sportifs, durant leur adolescence. Bien sûr, certains se musclaient, faisant tourner des têtes. Mais il fut tout de même étonné que le vestiaire des garçons soit rempli de beaux garçons. Bon, la tête, ce n'était pas toujours cela, mais niveau corps, aucun ne dérogeait à ce qui semblait être normal chez eux.

Il s'avançait, se frayant un chemin entre les torses nus et les blagues pourries qui fusaient, et soupira en trouvant une place libre. Asher, forcément, était déjà là. Et, forcément, était à côté de lui. Enfin, actuellement, il était en face de lui, en boxer, lui souriant à toutes dents, fier de son corps, pavanant comme un pan. Plusieurs choses lui ont été enseignées par Katy. Certaines plus ou moins importantes. Dont les mecs. Stiles craquait, ou bavait intérieurement pour trois choses, si elles étaient réunies. Sacralisée par Katy en lui attribuant le statut de maxime de vie, cette phrase revenait sans cesse, agitant son bas ventre : « Des pectoraux en acier, des abdos en béton, et un cul en titane ! ». Bref, Asher réunissait le tout, et Stiles se dit que, même si il n'était pas professionnel de penser cela, il en ferait bien son quatre heures.

Ne laissant rien paraitre, Stiles se releva, et ôta rapidement son tee-shirt, révélant cicatrices et autres marques. Il n'avait en aucun le devoir d'expliquer d'où elles venaient, alors le fait que Asher le fixe comme cela ne le mit pas plus mal à l'aise que cela. Cela lui faisait juste remonter à ses débuts, et passablement, une mélancolie l'étouffa.

De son coté, Asher n'en pouvait plus. Ne pas s'etre nourri aggravait encore son cas. Le seul point positif, c'est qu'il ne bandait pas, manque de sang. S'il avait été seul avec Stiles, à n'importe quel moment de la journée, il aurait tenté quelque chose de plus concret. Le dévorer. Le posséder. Ne faire qu'un avec ce corps. C'était tout son désir, qu'il devait contenir. Après tout, si l'odeur de Stiles avait un tel effet aphrodisiaque sur lui, il se devait de ne pas le tuer. Mais la frontière entre mort et plaisir était proche. Alors il prenait son mal en patience. Se délectait de la vue qui s'offrait à lui, léchant ses canines, rêvant de les planter dans la gorge fragile et délicate. Essayait de se calmer peu à peu, fermant les yeux, en pensant à autre chose. Mais rien ne marchait. Ses instincts primaires restaient omniprésents. Il pouvait contrôler sa faim, en pensant au festin de ce soir. Mais ce cul, qu'il rêvait de posséder, de revendiquer, l'approchait peu à peu de sa limite. Ce n'est que quand Stiles sortit des vestiaires que Asher revint à lui, se disant qu'il devait avant tout défendre sa propriété, et rattrapa Stiles, apposant et caressant doucement le dos de sa proie de sa grande main, provoquant un délicieux frisson.

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_ Mais qui m'a fichu des loques pareilles, bordel ! Même ma grand-mère joue mieux que vous tous ! Beugla Finstock, crachant presque sur ses joueurs. ET ELLE EST MORTE !

Les lycéens restaient là, le regard tantôt sur leurs battes, tantôt sur leurs baskets, attendant que cela se passe. La plupart grognaient qu'ils n'étaient pas à leur maximum, et qu'ils ne pouvaient l'être devant des adversaires aussi pitoyables. Stiles, pour sa part, s'en fichait royalement. Depuis le départ, il était resté sur le banc de touche. Il n'avait jamais joué au cross. Et s'en passait très bien. C'est donc en se curant les ongles avec une concentration rare qu'il échafaudait, patiemment, la suite des évènements.

_ Billinski, tu m'écoutes oui ?! Etre sur le banc ne t'empêche pas d'être fautif ! La solidarité sportive est nécessaire, cria-t-il, essayant vainement d'inculquer des valeurs. Les autres, vous y retournez ! Et que ça saute !

Stiles marmonna dans sa barbe, jurant contre cet abruti qui n'avait toujours pas fini de lui cracher dessus. Et par pitié, qu'on lui enlève ce foutu sifflet. Et était-il attardé en plus de tout le reste ? Problème d'élocution ? Stil-lins-ki. Ce n'était pourtant pas compliqué. Prenantt appui sur ses mains, et se relevant brusquement, il s'apprêtait à laisser sa plainte se formuler, quand, subitement, le grésillement de son cerveau reprit enfin. Pel était enfin de retour, se dit Stiles, soupirant de soulagement.

Mais qui est Pel, alias Pelotte ? Une question pertinente, direz-vous. Dans ce magnifique et horriblement surnaturel monde que le nôtre, tout peut arriver. Tout peut exister. En passant par les trolls, les vampires, les loups garous, les métamorphes, les sorciers et autres. Mais intéressons-nous à une espèce plus rare, les démons. Ceux-ci sont apparus sur Terre, où tout du moins, ont commencé à parasiter les personnes depuis le Moyen-Age et ses environs. Suite à un désastreux lancement de sort de magie hautement obscure, un abruti invoqua un démon. Qui lui-même en invoqua d'autres. Et etc. Cependant, tout ce qui manquait à ces entités pour profiter du nouveau monde qu'il était offert, dans leurs habituels désirs puérils de tuer tout le monde, était un corps. Ces parasites ( on pouvait le qualifier comme ça, oui ) ont besoin d'une enveloppe charnelle pour se développer, et se mouvoir. Conformément à tout le folklore, ces Satan miniatures étaient naturellement attirés vers les sentiments noirs. Et ils prennent donc généralement le contrôle de dangereux psychopathes. Pas que ce soit le cas de Stiles.

Pel, alias Pelotte contracta un pacte avec un ancêtre de Stiles. Ce démon que Stiles pourrait qualifier de ridicule et même mielleux, est en fait un démon plus puissant que la moyenne, faisant partie du deuxième cercle ; ayant été invoqué en tant que deuxième génération. Pelotte est un démon chat qui vit avec la famille Stillinski depuis huit générations. De nos jours, il est le démon qui a passé le plus de temps sur Terre. Alors pourquoi ? En tant que démon chat, Pel ne trouva mieux dans ses conditions de pactes, que de vivre neuf fois. D'une originalité qui fut fulgurante. Neuf vies, neuf générations. Neuf générations de Stillinski se verront donc contracter un pacte avec le démon-chat, communément appeler Pelotte.

Stiles était le neuvième et dernier hôte. Et le grésillement caractéristique de la présence de son démon retentit. Stiles souffla. Depuis plusieurs jours qu'il n'avait pas refait surface, il n'engageait même pas la conversation. Un gamin, vraiment.

_ Vas-tu te décider à arrêter de bouder, espèce de démon puéril ?

_ Pour la dernière fois, promet le moi, gronda la voix rauque et rocailleuse de Pelotte. Ne m'oblige pas à prendre le contrôle.

Stiles se mordit les lèvres. Cela lui trouait littéralement le cul, mais il ne pouvait faire autrement. Après tout, vivre moins dangereusement pouvait se faire. Et il était aisé de comprendre que même un démon avait peur de mourir. Car étant la dernière génération, la mort de Stiles provoquerait la mort de Pel. Et son train de vie, et surtout sa façon de se battre pouvait inquiéter. Alors Stiles se résigna. Car en dépit de toutes ces histoires familiales, Pelotte avait été son seul ami depuis le drame. En omettant Katy.

_ C'est bon, d'accord. Je te promets qu'après cette mission, je ne partirais plus que sur des contrats basiques. D'accord ? Mais laisse-moi faire mon dernier gros coup.

Seul un grognement lui répondit.

_ Je prends ça pour un oui.

Cette affaire étant enfin réglée, il porta son regard sur sa montre, avant de soupirer une nouvelle fois.

_ Tu te fiches de moi, Billinski ?! Dix tours de terrains, et deux heures de colles ! Hurla Finstock, afficha un air mi choqué que l'on puisse regarder sa montre quand il engueulait quelqu'un, et mi outré de l'impudence du nouveau.

Stiles roula les yeux au ciel, avant de se reporter sur le terrain, et de se mettre à trottiner sans effort, maudissant le fait qu'il lui restait encore une heure avant de finir les cours. Un pied devant l'autre, sans dépenser aucun effort, Stiles réfléchissait. Asher allait surement lui proposer d'aller quelque part, ce soir. Histoire de « mieux se connaitre ». Il devait absolument vérifier si ce vampire naïf était, d'une manière ou d'une autre, lié avec sa cible.

_ En parlant de lui. Il arrive. Avec son regard collé sur tes fesses, les crocs sortis, prêt à te sauter dessus. Ce qui promet d'être sauvage, minauda Pel.

Stiles se retourna vivement, apercevant le regard surpris d'Asher qui se calma instantanément, se rendant compte qu'une partie de son corps avait franchi les limites. Il rétracta ses crocs, et sourit, avant de le rattraper en un instant, priant pour que les questions ne franchissent pas les lèvres. Alors, bien décidé à ce que cette perte de contrôle n'entiche en rien les séances de plaisir futures, il prit la parole en premier, entre deux souffles :

_ Tu fais quelque chose ce soir, dis-moi ?

_ Oui, désolé. Je dois voir quelque chose avec Allison et son père, répondit simplement Stiles.

_ Dommage ! S'exclama-t-il, laissant la déception de sa voix perceptible. J'aurais bien voulu t'amener dans une boite sympa. Ça s'appelle le Jungle.

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Quand Stiles referma son livre de littérature, ce fut comme une libération, la sonnerie allant dans ce sens. Il rassembla rapidement ses affaires, fourrant maladroitement le tout dans son sac, avant de quitter la salle d'un pas pressé. La perspective de la soirée à venir l'excitait au plus haut point. Plusieurs préparatifs devaient être faits.

Premièrement, son odeur. Bien qu'il lui était facile de la réguler, l'effacer lui était impossible. Et il devait impérativement endiguer le pouvoir de son sang sur Asher. En sport, il avait été à la limite de la perte de contrôle, les crocs à l'air libre et peu avenants. Il devait absolument ralentir la cadence, lui-même se prêtant bien trop au jeu. Les cigarettes devraient faire l'affaire, jusqu'à ce qu'il ait obtenu ce qu'il voulait. Suivre Asher serait plus ardu.

Deuxième point : le problème Argent. Il devait encore passer un coup de fil à Katy pour la forme, mais Stiles doutait du bien-fondé de la cohabitation entre eux. Il devait partir, officieusement bien sûr, de la maison. Il n'avait qu'un mois pour finir sa mission. Tout devait être pris en compte. Et un autre problème, exclusif à Allison, ne lui plaisait pas. Il allait devoir régler cela. Et vite. En marchant sur le bitume du parking scolaire, cette idée ne fit que se renforcer. Allison avait l'air d'une personne loyal. Mais partager sa véritable nature avec ses amis n'allait pas arranger les intérêts de Stiles. Les loups voudront coopérer avec lui, ayant surement le même but, sans qu'ils ne voient la somme d'argent à la clé. Ca deviendrait un véritable foutoir s'ils venaient à apprendre la raison de sa présence. Alors il allait devoir s'en occuper sous peu.

_ Stiles. Alpha en vue. A gauche. Tend l'oreille. Je crois bien que le problème Argent ne doive etre résolu plus vite que prévu.

Ses prunelles miel bifurquèrent immédiatement vers le groupe nouvellement formé. Il connaissait la quasi-totalité du groupe. Lydia Martin, génie arrogant. Jackson Witthemore. Tout aussi arrogant que sa copine. Bien moins intelligent. Erika Reyes. Sauvage et indiscipliné. Esclave de ses désirs. Vernon Boyd. Calme. Dangereux. Isaac Lahey. Gamin. Allison Argent. Scott MacCall. Impulsif. Et le dernier, inconnu au bataillon. Enfin...

_ Le plus sexy aussi. Oh mon dieu.

Ignorant volontairement les remarques peu constructives de Pel, l'inconnu éveilla tout de même un intérêt grandissant. Ses yeux s'attardèrent sur chaque parcelle de son corps, qu'il devinait parfaitement à son gout. La peau lisse, la barbe de trois jours, des pommettes saillantes, et des fossettes marquées. Stiles sentait déjà son bas ventre émettre une douce chaleur. Son odeur, plus marquée. L'inconnu était bandant, littéralement. Et les prunelles bestiales qu'il porta sur Stiles avec un désir évident achevèrent de le faire fantasmer. Il devait être l'alpha, Derek Hale. Et Stiles, sentant désormais tous les regards lupins du groupe sur lui, souri. Dispersant son odeur brusquement, les sourcils de l'alpha se froncèrent immédiatement, accentuant le sourire mesquin de Stiles. Ca promettait.

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Les commentaires sont vos amis u_u ! Et les boosteurs d'auteurs :D ! Si vous avez des questions de compréhensions, j'y répondrait par MP ! Je sais que l'explication avec Pel est pompeuse, enfin, je sais pas, mais c'est vraiment nécessaire, car l'histoire tourne autour de ça et d'autre chose. Si je l'avais pas fait, on aurait plus rien compris :/

En espérant que cela vous ai plus, à la prochaine fois !