Je ne peux pas remercier Bouhouhou par message, alors je tiens à le faire ici ) c'est ma première fic', et ta review a été ma première, alors ça m'a fait chaud au cœur d'avoir une réaction aussi rapidement, à peine 1 heure après le post du prologue ) pour répondre à ta question : je compte poster aussi souvent que possible (:

Pour mon aubergine : j'ai changé Abby en Abigail, puisque ça te perturbe x) mais pour les noms de famille, il va falloir t'y faire, c'est la noblesse … :p

Merci pour vos reviews ! Contente que ça plaise :D

Je ne pensais pas poster ce chapitre aussi rapidement, et tant donné que j'ai posté le prologue avant-hier, mais comme ce n'était que le prologue je mets le chapitre 1 ) je ne sais pas encore quand je posterai le deuxième, mais je ferai au plus vite ! ^^ ( je passe le brevet dans 3 semaines, donc je révise avant tout )

Dans ce chapitre, un petit aperçu de la relation-ou plutôt de la tension-Bellarke.

Hope you'll enjoy it !

Chapitre 1

Point de vue de Bellamy

Ce récit débute un soir d'automne, l'année de mes vingt ans, dans la cour de la demeure familiale. J'étais assis sur le petit banc de fer forgé blanc, au fond du jardin, sous le vieux sol-pleureur, et je lisais le dernier ouvrage d'un grand écrivain de mon temps : Molière. Je n'étais pas amateur d'études, et je haïssais tout particulièrement les sciences, mais j'étais cultivé et la lecture faisait partit de mes habitudes depuis ma plus tendre enfance. Le soleil était pâle ce jour-là, et les branches lourdes de l'arbre qui m'offrait son ombre empêchaient la lumière d'atteindre les pages de mon livre. Je pouvais sentir à la température descendante que bientôt j'allais être plongé dans l'obscurité, aussi je me levais et regagnais la chaleur de mon logis. Les volets avaient été fermés, et les chandeliers allumés. Je souriais : j'aimais beaucoup cette ambiance, cette sérénité, ce calme. J'entrai dans la pièce à vivre, et je me figeai tout à coup. Là, à côté de MA mère, assise sur MON canapé, se tenait la fille la plus détestable que je connaisse. Elle portait une robe longue et fluide, d'un bleu lavande qui suivait ses courbes avantageuses. Ses cheveux étaient relevés en un chignon gracieux qui laissait quelques mèches blondes encadrer subtilement son visage de porcelaine. Elle était belle, un ange tombé du ciel. Je passai quelques secondes à la contempler, avant d'en arriver à ses yeux. Ses magnifiques yeux bleus. Emplis de cette…lueur de mépris, que je haïssais plus que tout au monde. C'est là que je me souvenais, chaque fois, à quel point cette créature sublime était insupportable. Je me débarrassai de mon manteau, que je confiais à une bonne, avant de prendre place à côté de mon père. Je saisis la tasse thé que m'apportait Mel, lui sourit comme un enfant à sa mère, avant de reporter mon attention sur les deux femmes qui étaient assises en face de moi. Je pris une voix virile et autoritaire, pour que cette petite peste de Clarke De Griffin comprenne qu'elle n'avait pas d'ordre à me donner.

-Mère, pourrais-je savoir : que me vaut l'honneur de la « charmante » visite de cette demoiselle ?

Ma mère leva les yeux au ciel, avant de regarder mon père, qui me répondit à sa place.

-Clarke n'est pas venue d'elle-même, tu t'en doutes, fils. Ses parents sont dans la chambre d'amis que nous leur prêtons le temps de quelques jours.

Je pris peur. Quelques jours ? Avec ELLE ? Impossible.

Le baron reprit.

-Clarke vient d'avoir 17 ans, et nous avons décidé, son père et moi, de vous marier le mois prochain. Le 15 octobre.

Je déglutis, et croisai le regard que je devinais aussi paniqué que le mien de ma fiancée. Visiblement, elle n'avait pas été prévenue non-plus.

Nous étions le 25 septembre. Il nous restait 20 jours pour empêcher ce massacre. Cette union ne devait pas avoir lieu. Non, ne pouvait pas avoir lieu. Nous ne nous supportions pas, c'était inimaginable !

Ma mère comprit mon trouble, mais ne se démonta pas pour autant. Elle prit une grande inspiration et fixa ses yeux aussi foncés que les miens au plus profond de moi.

-Bellamy, ne fais pas l'enfant je te prie.

Plus facile à dire qu'à faire…

Mon père se leva, se frotta les mains et se tourna vers Clarke.

-Tu ne dis rien, Clarke ?

Clarke baissa les yeux sur ses mains.

-Je n'ai rien à dire, si ce n'est que je désapprouve à un point presque indécent ce mariage.

Mon père cessa de sourire, et se fit sec.

-Eh bien, tu avais raison. Ne dis rien, ça vaut mieux.

Il sortit de la pièce, nous laissant en proie à notre désarroi. Ma mère essaya de meubler le silence.

-Il fera certainement un peu froid ce jour-là, aussi nous avons décidé de faire les festivités dans une sorte de serre. Nous installerons la salle de banquet sous un grand dôme transparent, et pour que les invités aient l'impression d'être à l'extérieur, nous ferons installer des rosiers partout. Des roses rouges et blanches. Ce sera le thème du mariage.

Elle battit des mains d'un geste frénétique, le regard ailleurs, visualisant probablement déjà la scène. Je soupirai, exaspéré, tandis qu'elle jubilait.

-Ca va être merveilleux, un véritable conte de fées, mes enfants !

Sur ces mots, mon père entra à nouveau, suivit cette fois ci de mes futurs beaux-parents. Abby De Griffin était issue d'une famille bourge, et non noble, mais elle avait su se rattraper à la cour. C'était une femme forte et déterminée, je l'admirais pour cela, même si parfois je trouvais que Clarke lui ressemblait un peu trop. Le père de cette dernière était un homme bon et généreux, très amoureux de sa femme et voulant le meilleur pour son unique enfant. Il était fortuné, mais il détestait la cour et ses potins, choses qu'il laissait avec plaisir à son épouse. C'était quelqu'un de bien, je l'appréciais beaucoup. Pourquoi est-ce que sa fille était-elle une pimbêche pareille ? D'ailleurs, Madame-je-sais-tout leva les yeux vers ses parents, le visage rouge et furibond plus par colère que par gène.

Elle prit une voix forte et assurée.

-Mère ! Qu'entends-je donc de la bouche de ces gens ?

Abigail pria la belle blonde de se rassoir.

-Premièrement, ma chère, vous n'êtes en aucun cas dans le droit de vous adresser à moi de cette manière. Veuillez changer votre ton, et rapidement, ou vous en payerez les conséquences. Deuxièmement, ces fiançailles ne sont pas une nouveauté. Je ne l'ai jamais caché.

Clarke soupire bruyamment, et se rassit. Elle répondit.

-Je ne souhaite pas me marier.

Je regardais la scène, impuissant bien que d'accord avec ma fiancée. Cette fois, ce fut son père qui répondit.

-Tu n'es plus une enfant, Clarke, épargne nous cette scène ridicule et qui nous couvre de honte devant ta future belle famille. Tu es assez âgée pour te marier.

Clarke le regarda, peinée. Elle aimait beaucoup son père, je pense qu'elle se sentait trahie.

-Avec Bellamy, précisa-t-elle. Je ne veux pas me marier AVEC BELLAMY.

C'est à ce moment-là que j'ai jugé bon d'intervenir. J'étais là tout de même !

-Moi non plus, princesse, je ne veux pas me marier avec toi !

Dîtes-moi ce que vous en pensez ! D