TerrifyMogo : Merci beaucoup pour ta review, ça m'a fait très plaisir (
Je vais prochainement répondre aux autres reviews par mp, merci à tous ! ( : !
Dans ce chapitre, un rêve bizarre et une peinture… (
Hope you'll enjoy it !
Chapitre 2
Point de vue de Clarke
Un coureur de jupons, un beau parleur, un visage attirant, un égo surdimensionné. Voilà ce qu'était Bellamy De Blake. Je le détestais autant que lui me détestais, sinon plus. Son petit sourire en coin, j'aurai voulu le lui faire avaler. Je ne pouvais pas ne serait-ce qu'envisager passer une semaine seule avec lui. Alors ma vie entière…Ca me donnait la nausée.
Deux jours s'étaient écoulés depuis cette annonce déroutante, et mes parents et moi étions restés dans le château des De Blake. Il était prévu que nous y séjournions jusqu'aux noces. Après cela, moi et Bellamy étions sensés-et je dis bien sensés-nous installer dans une maison d'héritage de la famille des De Blake, situés à la lisière d'une forêt non-loin d'ici. Je n'y étais jamais allée, mais on m'avait raconté qu'elle était spacieuse, qu'un étang coulait dans le jardin, que tout était fleuri : un endroit magique. Ça ne me réconfortait pas. A quoi bon vivre au paradis avec son pire ennemi pour mari ?
Mes parents continuaient à essayer de me convaincre que ce mariage serait une bonne chose, que nos deux familles étaient anglaises, que les problèmes financiers de la famille De Blake s'arrangeraient grâce à ma dote, et que je m'y ferai, avec le temps, comme tout le monde. Comme tout le monde, n'est-ce pas ? Ils s'étaient mariés par amour, eux !
Je m'approchais de la fenêtre de ma chambre. J'avais évité Bellamy comme la peste, ces derniers temps. Il était là, dans le jardin, sous le sol-pleureur, lisant paisiblement. Il avait l'air si détendu. Comme quand moi je dessinais. Je dessinais…Je pris une toile et de la peinture à l'huile, avant de ne plus penser à rien. Je voulais oublier. M'échapper. M'envoler.
Point de vue de Bellamy
Je n'avais encore pas vu l'heure. Je regardais alors ma montre, et me levais. 18 heures. Je devais parler à Clarke. Nous serions mariés dans 18 jours, et nous avions intérêts à nous mettre d'accord sur un maximum de choses. Je rentrai chez moi et me dirigeai vers la chambre de la jeune femme. J'entrai sans frapper, comme à mon habitude.
-Je me demande parfois si vous connaissez la définition du mot « politesse », Bellamy.
Elle avait dit cela en se tournant vers lui et en levant les yeux au ciel, de sa voix ennuyée et faussement désespérée. Elle était l'incarnation de la tête à claques. Je poussai un grognement lui signifiant qu'elle avait plutôt intérêt à se taire. Je remarquai une tache de peinture sur sa robe.
-La peinture, toujours la peinture, à ce que je vois…
Je soupirai. Au moins, nous aurions de quoi décorer notre logis. Je ne sais pas pourquoi, je m'étais résigné. Non pas que j'étais heureux, loin de moi cette idée, disons plutôt que je savais à quel point ma famille avait besoin d'argent, ce qui n'était pas le cas de ma future compagne. Elle roula une nouvelle fois ses pupilles.
-Vous lisez des sornettes, je ne vois pas en quoi c'est plus utile.
Mon sang ne fit qu'un tour.
-Des sornettes ? N'as-tu donc aucune culture ?
-Cessez immédiatement de me tutoyer, sir De Blake ! Je vous en serai gré.
Son ton s'était calmé légèrement sur la dernière phrase. Elle était aussi perdue que moi, ce qui ma rassura. Je m'approchai de la toile. Je débauchai un petit sourire en coin, et la regardait, taquin.
Point de vue de Clarke
Je détestais ce sourire, cet air de gamin qu'il avait quand il se croyait plus intelligent que moi. Je me retournai pour poser mes yeux sur l'objet de sa moquerie, et je rougis comme une tomate. Lui. J'avais fait son portrait. J'étais vraiment idiote.
Ce soir-là, je n'avais pas mangé avec les autres. Sentir le regard de Bellamy me traverser m'agaçait tellement que j'aurai pu l'étouffer avec son abominable petit thé. Voyez-vous, je devenais folle. Coincée dans ma situation. J'en perdais l'appétit.
Le lendemain, je me rendis dans ma future demeure. Je m'étais assise dans le jardin, au milieu des fleurs, et il faisait étrangement beau pour un mois de septembre. A côté de moi se trouvait un étang, et je jetai des pétales de roses pour faire fuir les canards qui s'approchaient trop de moi. L'air était chaud et parfumé, le soleil brillait dans mes cheveux coiffés d'une couronne de fleurs. Puis j'entendis un cri. Un cri joyeux. Je me levais, surprise, pensant être seule. Un petit garçon d'environ deux ans courait, en hurlant « Maman! Maman! ». Je me retournai, pour regarder la femme qu'il appelait. Personne. Je regardai à nouveau l'enfant, et paniquai quand il s'accrochait à ma robe. Il enfouit son visage dans ma jupe blanche et me serra contre lui. Il était seul, et visiblement un peu dérangé… Je m'agenouillais, soucieuse, et le regardais. Je me forçais à sourire devant son visage ravi. Il était adorable, mais bizarre…
-Comment t'appelles-tu, jeune homme ?
Il me regarda étrangement.
-Quoi ? Pouquoi dis ça ?
J'assimilais ses paroles dans ma tête pour tenter de faire une phrase compréhensible.
-Qu'est-ce que tu fais ici tout seul ?
Je le regardais dans les yeux, cherchant une réponse. Ils étaient marrons. Et son visage rond était parsemé de tâches de rousseurs. Comme Bellamy…Je commençais à comprendre. Bellamy avait une maitresse, c'était certainement la raison de son attitude insupportable envers moi.
Je me relevais, voyant qu'il ne répondait pas et qu'il me regardait, sans comprendre de quoi je lui parlais. Je voulais vérifier.
-Comment s'appelle ton papa ?
-Be'my !
Je souriais, un sourire plus tordu que sincère. J'avais raison, et je ne savais pas pourquoi, je ressentais comme une pointe de…jalousie. C'était absurde, je le haïssais !
-Viens…euh…Tu ne m'as toujours pas donné ton prénom.
-Ben..Maman, tu rappelles plus moi Finn ?
-Viens Finn, on va retrouver ton papa.
-Attends maman ! Veux donner pain à canards !
Il me tira la main et m'entraina vers l'étang. J'avais horreur des canards, aussi je me tenais à l'écart. Cependant, lorsque je le vis se pencher trop en avant et tomber dans l'eau, je dû m'approcher pour l'en sortir. Je commençais à frictionner ses cheveux…blonds. La couleur exacte des miens. Et les mêmes boucles que son père. Je frissonnai. Bellamy devait aimer les femmes blondes. Etrange alors, je le répugnais. Je me penchai pour récupérer le béret de l'enfant, et mon reflet me stupéfia. J'étais plus vieille. Enfin, plus âgée, plus mature, plus adulte. Une femme. Je reculais, presque choquée, avant de me retourner à nouveau vers Finn. Le me fit un sourire en coin, le même que celui que Bellamy faisait. Tout devint flou autour de moi. Et soudain, j'ouvrai les yeux et me redressai dans mon lit, haletante. Encore un cauchemar...
Dîtes-moi ce que vous en pensez ! ( :
